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: Mouvement des semences libres

Posté par Patrix (page perso, ). Modéré le 14 juillet 2008.
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L'assemblée générale du collectif des faucheurs volontaires, réunie ce week-end, a décidé de lancer le mouvement des semeurs volontaires. Elle revendique la liberté d'échanger gratuitement des semences et lutte contre la privatisation du vivant.

Les intérêts économiques des grands semenciers sont aujourd'hui protégés par le Certificat d'obtention végétale (COV), qui leur garantit un monopole pour 20 ou 30 ans. Les semences qui ne sont pas inscrites dans le catalogue officiel sont interdites à la vente. Pour avoir bravé cette interdiction au nom de la biodiversité, l'association Kokopelli avait été condamnée dans un procès l'opposant au grainetier Baumaux.

« L'objectif est de dénoncer toutes les formes de privatisation du vivant, en permettant des échanges gratuits de semences.

Nous réclamons la liberté d'échanger nos semences.

On se bat depuis 11 ans contre les OGM parce qu'ils sont brevetés et qu'à travers ces brevets, les firmes essaient de privatiser le vivant.

C'est un nouveau hold-up sur les paysans et sur les citoyens qui utilisent des semences. »

> Lire la suite (101 commentaires, moyenne: 4).   [dépêche : 404 caractères]

Malgré les analogies avec le logiciel libre, il y a quelques différences à noter. Le COV prévoit une sorte de « copie privée » en autorisant l'agriculteur à ressemer une partie de sa récolte en payant un montant réduit. Mais en pratique, presque toutes les semences sont hybrides et stériles. Le COV permet aussi de mettre au point de nouvelles variétés à partir d'une variété protégée.

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J'aime bien cette phrase...

Posté par Christophe Chailloleau-Leclerc (Jabber id, page perso, ) le 14/07/2008 à 22:46. (lien). Évalué à 8.

Nous réclamons la liberté d'échanger nos semences.

Liberté d'échanger ses semences.

Posté par xavier philippon () le 14/07/2008 à 22:51. (lien). Évalué à 6.

C'est ce que j'essaie de faire comprendre à ma copine mais elle n'est toujours pas d'accord !

Bon trève de conneries !

Posté par xavier philippon () le 14/07/2008 à 22:58. (lien). Évalué à 4.

J'espère que le post ci dessus aura été pris comme comme une plaisanterie.
Maintenant, une idée parmi d'autres, si on allait semer des mauvaises herbes bien résistantes dans les champs d'OGM ?

Bon trève de conneries !

Posté par 120 () le 14/07/2008 à 23:40. (lien). Évalué à 10.

En fait la COV est une version souple du brevet, notamment parce qu'elle permet de faire des croisements et de réutiliser les semences produites soi-même moyennant paiement. Mais comme la tendance est à commercialiser des variétés stériles, je ne vois pas bien l'utilité par rapport au système de brevets.
Sinon, la protection d'un investissement en recherche par un brevet n'est en soit pas mauvaise, mais il y a beaucoup trop de dérapages. Notamment, le fait de ne pas pouvoir disposer librement des semences produites par ses propres plantes est aberrant. Cela me paraît évident de récolter les graines de mes plantes pour l'année suivante, j'ai déjà payé les semences auprès du producteur une fois, et je ne vois pas pourquoi je devrais payer ce qui est issu de mon jardin (remplacer par champs pour les concernés). Je n'ai pas vu un seul céréalier venir arroser ou enlever les mauvaises herbes.

La loi est inégalitaire

Posté par 6Ber Yeti (page perso, ) le 15/07/2008 à 10:34. (lien). Évalué à 10.

"La loi Française (en application d'une directive européenne; article L613-5-1 du code de la propriété intellectuelle) indique clairement qu'un agriculteur à le droit de reproduire et de multiplier des semences brevetés qu'il a acheté sur sa propre exploitation."

Mais :
"'il faut faire "certifier" l'espece que tu veux vendre"

Or certifier coûte très cher. Résultat, c'est hors d'atteinte pour des petits producteurs. C'est comme ça que Kokopelli a été condamnée :
http://www.kokopelli.asso.fr/proces-kokopelli/gnis-fnpsp6.ht(...)

C'est complètement inique.
Il y a même eu pire. Le parlement avait voté une loi interdisant l'utilisation et la publicité de produits "phytosanitaires" non homologués.
C'est comme ça qu'un mec a failli être condamné pour organiser des stages de jardinage bio parce qu'il promouvait entre autre l'utilisation du purin d'ortie.
Il y a eu une telle levée de bouclier, entre autre de la part du Jardinier en Chef du Chateau de Versailles (Alain Baraton), que le parlement (ou le gouvernement ... je ne sais plus)est revenu en arrière.

Dans le même temps, il faut souligner que Monsanto a imposé un black out sur les tests effectués sur ses OGM.
Non seulement ils ne publient pas les protocoles de tests (secret industriel...) mais en plus, ils interdisent aux gouvernements de publier les résultats. Et les gouvernement se couchent ! Déni total de démocratie.

Une fois de plus, il va falloir qu'un organisme indépendant s'occupe de ça :
http://www.criigen.org/

Que ceux qui croient encore aux promesses du Grenelle de l'Environnement lèvent le doigt !

--
Profitez bien de ce jour

Le Yeti

L'autre point de vue

Posté par beb () le 15/07/2008 à 12:22. (lien). Évalué à 4.

Parce qu'il peut être utile d'entendre les arguments de l'autre coté, il me semble intéressant de donner quelques liens trouvés sur le site du GNIS (groupement qui gère le catalogue des variétés).

http://www.gnis.fr/index/action/page/id/67/cat/2/ref/227

http://www.gnis.fr/index/action/page/id/67/cat/2/ref/435

On y apprend qu'il existe un catalogue spécial pour inscrire les variétés anciennes et que l'inscription d'une nouvelle variété y est gratuite par exemple.

COV

Posté par bob le homard (page perso, ) le 15/07/2008 à 14:45. (lien). Évalué à 4.

>Les intérêts économiques des grands semenciers sont aujourd'hui protégés par le COV

C'est marrant, l'acronyme est utilisé en Environnement pour décrire les Composés Organiques Volatiles (très toxiques).
Hors contexte, ça peut faire sourire...

[+] C'est comme le cinéma

Posté par Pierre Tramonson () le 17/07/2008 à 23:20. (lien). Évalué à -3.

ça n'a rien à faire sur linuxfr ce genre d'articles !

semences

Posté par matheus () le 19/07/2008 à 20:08. (lien). Évalué à 2.

Bonjour.

Il faut différencier deux cas.

Le cas de la vente :
- nécessité que les variétés vendues (ou les produits finis issus de ces variétés) soient inscrites au catalogue officiel
- respect des COV et brevets

Le cas entre jardiniers, non commercial :

- on peut sans probleme multiplier sans reverser les royalties tout matériel végétal protégé par un COV, tant que ca reste pour un usage privé et familial. Mais pas si c'est un brevet.
Lire à ce sujet le tableau en fin de page sur le site du GNIS :
http://www.gnis-pedagogie.org/pages/resourc/chap5/2.htm

- on peut se donner sans probleme des variétés, même non inscrites au catalogue officiel, entre jardiniers amateurs.
Il existe d'ailleurs des "eMule" du végétal sur le net
http://www.echange-tomates.net
http://www.semences-du-potager.net/bourse.php
http://www.fruitiers.net
etc.

Concernant Kokopelli, abordé dans une discussion ci-dessous, ce qui leur est reproché, c'est d'avoir fait du commerce avec des semences. S'il les avaient données, il n'y aurait pas eu de problème. I

On peut les soutenir aussi

Posté par Gohar () le 21/07/2008 à 11:46. (lien). Évalué à 2.

À noter que comme tout on peut adhérer à l'April, http://www.april.org/ , on peut aussi adhérer à Kokopelli. http://www.kokopelli.asso.fr/qui-sommes-ns/adherents.html

Même si dans mon cas, adhérent aux deux assoces, je tourne sous GNU/Linux, mais je n'ai pas de jardin :-/

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