Journal Claude en fait trop

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jan.
2016

La pale lueur d’un soleil de janvier dissimulé derrière un épais voile nuageux donnait à cet après-midi une ambiance cotonneuse et terne. La tristesse toute hivernale de cette météo avait fini d’achever le peu de motivation et d’entrain que Claude avait, dans un effort immense, rassemblé en se levant ce matin dans l’espoir de faire avancer ses projets en cours. Claude rêvassait devant ses écrans de supervision, desquels était absent toute alerte rouge qui aurait été source d’urgence à agir. Le système d’information tournait sans accro, les traitements s’enchaînaient avec la régularité d’un coucou suisse.
Claude constatait distraitement la faible activité de sa boîte mail, s’interrogeait sur la pertinence d’aller boire un douzième café et observait du coin de l’œil sa jolie collègue, qui tout aussi désœuvrée que lui, le nez plongé dans son smartphone ne troublait guère la quiétude de cette fin de journée. Un jour lisse et calme comme un dimanche de Pâques qui aurait lieu un quinze août.
Après quelques minutes de réflexion Claude s’était sans surprise rendu une nouvelle fois à la machine à café, bien qu’il fût toujours aussi peu motivé à faire quoi que ce soit de productif il se disait avec une sorte de joie enfantine que ce gobelet en plastique lui donnait tout de même une image presque studieuse auprès de ces collègues qui passaient à côté de lui en quittant le bureau, les uns derrières les autres. Une souris dans une main et sa boisson chaude dans l’autre il se dit qu’il ressemblait trait pour trait à un architecte Java en pleine réflexion. C’est légèrement désabusé que Claude, pourtant aguerri à la procrastination, se rendit compte qu’il avait fait le tour des activités inutiles à sa disposition. Même pas un troll à nourrir. Claude commença à réfléchir à une occupation mais cette activité intellectuelle soudaine lui sembla instantanément très fatigante. Il était piégé, il n’avait même plus la force et la motivation nécessaires pour chercher une activité inutile, il venait d’atteindre le stade ultime du désœuvrement : le vide cérébral absolu. Cette pensée provoqua rapidement chez Claude un sentiment de satisfaction, celui que l’on éprouve lorsque l’on passe une nouvelle étape dans sa vie, il n’était plus un simple procrastinateur comme tant d’autres, il était devenu une sorte de légume qui respire, qui émane autant de force vitale qu’une chaise à roulettes.
Cependant il restait encore à l’étage un petit groupe d’employés zélés pour troubler la plénitude amnésique de Claude. Plus qu’une dizaine de minutes avant que tous ces pénibles aient quitté le bureau. Claude devait faire preuve de patience, il était bien sûr agacé du fait de devoir patienter, il s’agissait après tout d’une certaine activité que celle d’attendre, mais un regard sur la pendule en bas de son écran lui permis de constater qu’il lui restait moins de deux heures à tuer. Il y arriverait, il était Claude, connu sous le sobriquet de super-faignant, un glandeur de compétition, capable de ne rien faire pendant de longues heures et ceci sans se fatiguer. L’idée d’une fédération mondiale des tire-au-flanc pour unir tous les flemmards de cette planète commença à germer dans son esprit, Claude nota dans un coin de sa tête qu’il devrait un jour penser à inscrire ça sur sa liste de choses à faire plus tard. Sa réflexion fût interrompue par l’arrivée de M. Leblanc, le chef de Claude, dans son bureau : « Dites-moi Claude, qu’avez-vous pensé de la mise en production de cet après-midi ? » Claude, prenant un air concerné, s’interrogea afin de savoir à quoi M. Leblanc pouvait bien faire allusion. Ce dernier devait parler de la mise à jour du logiciel iSlave pour les ressources humaines, cela évoquait vaguement quelque chose à Claude, il se rappela de ce que ses collègues lui avaient dit plutôt dans la journée : « Ils vont patcher cette bouse d’iSlave c’est pas trop tôt ! ». Claude ne savait rien de cette mise en production mais il savait quoi répondre au décideur pressé qu’était M. Leblanc : « Je pense que la cohésion sans faille de toute l’équipe ainsi que notre rigueur, tant sur le plan technique que fonctionnel, a encore une fois permis de réaliser cette action complexe de façon optimale. Votre idée brillante d’établir une méthodologie conforme à ITIL porte enfin ses fruits ! ». Il n’en fallut pas plus à M. Leblanc pour émettre un rictus qui ressemblait presque à un sourire et souhaiter la bonne soirée à Claude en partant d’un pas léger.
« Finalement cette journée fût tout de même pas mal chargée. » se dit Claude, satisfait de voir que dehors il faisait nuit. Cela signifiait que l’heure de sa libération approchait. Il se jura de prendre soin de ne pas travailler autant demain. Claude faisait partie des personnes au fait du danger et des ravages provoqués par le burn-out. Il avait déjà lui-même faillit se retrouver dans cet état un jour où n’étant pas pleinement en possession de ses moyens il avait par mégarde, par inattention, travaillé deux heures entières sans prendre une seule pause.
À l’heure pile à laquelle il devait quitter son poste Claude avait déjà enfourché sa trottinette et filait en slalomant entre les piétons tout en sifflotant un tube de Justin Bieber. Il allait enfin pouvoir ne rien faire chez lui.

  • # Monsieur Claude

    Posté par . Évalué à 4.

    me fait penser à Mr Robot.

  • # Employeur

    Posté par . Évalué à -10.

    Claude travaille-t-il chez Orange ou bien dans l'Administration Française ?

    • [^] # Re: Employeur

      Posté par . Évalué à -2.

      Orange a dû se séparer de Claude à cause de certains drames humains survenus dans l’entreprise. On ne sait toujours pas s’il s’agit d’une séparation justifiée ou d’une cabale mais deux des personnels qui se sont donnés la mort étaient parmi les subalternes directs de Claude. Des bruits de couloir critiquant ses méthodes de management innovantes ont pris de l’ampleur et Claude a dû faire face à la lâcheté de sa direction qui ne l’a pas suivi.

      Son passage dans l'Administration Française a laissé un goût amer d’échec à Claude. Il n’a pas su s’adapter à la culture d’entreprise malgré sa solide volonté d’en foutre le moins possible. On l’a remercié pour « précipitation à la tâche de manière répétée mettant en danger la vie d’autrui » (officieusement parce qu’il marchait trop vite dans les couloirs et ne restait jamais discuter à la machine à café).

      Actuellement et depuis environ 1 ans Claude est freelance, en mission de technico-consulting social pour un grand groupe de l’agro-alimentaire mondial spécialiste des pâtes alphabet.

      • [^] # Re: Employeur

        Posté par . Évalué à 10.

        Ça devient légèrement fatiguant le cassage de fonctionnaires. Est-ce que vous en connaissez ? Tout ce discours est peut être du second degrés mais ça n'en porte aucun signe.

        Mes amis et moi nous sommes payés une misère moins de 2000€ avec un bac +8 et 6 ans d'expérience et on ne fait clairement pas 35 heures (largement plus). Je suis entourés de fonctionnaire de la fonction publique d'état de la territoriale et hôpitaux et ils sont tous à la limite du burn-out. Ça à l'air sympa et dans l'air du temps ces petites histoires mais au final autour de moi c'est plutôt les gens qui sont dans le privé qui rêvent d'aller faire prof de Yoga car ils ne trouvent aucun sens dans leur taf mais restent du fait du salaire important. Avec en plus des réflexions fatigantes sur ton implication dans ton travail et sur le fait que eux s'éclatent dans des activités hors travail. Donc ces caricatures ça va 5 minutes.

        Après, je finirais également par me lasser de prendre mon cheval blanc … et vous laisserez dans votre détestation.

        • [^] # Re: Employeur

          Posté par (page perso) . Évalué à -10. Dernière modification le 14/01/16 à 09:55.

          Ça devient légèrement fatiguant le cassage de fonctionnaires. Est-ce que vous en connaissez ?

          Oui.
          Disclaimer : j'ai été salarié (CDI, pas fonctionnaire, mais côtoyant des fonctionnaires) chez France Telecom (mélange de CDI et de fonctionnaires), après avoir été presta chez eux.

          Pour l'histoire rigolote (c'est le passé, et je n'ai plus de contrat avec eux, je peux me lâcher, liberté de parole tout ça) en dehors du classique "heureusement qu'il y a les prestas pour que ça tourne", ça m'a fait rire quand on m'a migré de force (les dissidents n'avaient pas envie de retourner au bercail) de Orange Mobile (dissidents de FT qui avaient eu envie de faire un truc qui bouge) à FT (faut pas déconner, le mobile ça rapporte alors on le ramène à la maison), le poste ne me plaisait pas plus que ça et j'ai décidé de travailler à 50% (en étant payé 100%, c'est à dire être plus souvent à la machine à café, discuter dans les couloirs, prendre mon temps), et lors de l'entretien individuel on m'a félicité pour être parmi les plus efficaces.
          Ca m'a fait grandement hésiter avant de partir (pas facile de lâcher un boulot peinard à vie assez bien payé par rapport à ce qui est produit et sans prise de tête ni stress, faut juste supporter cette mentalité), d'ailleurs quand je suis parti les collègues m'ont dit que j'étais fou de partir (ben oui, pas fous les mecs, ils savent que c'est peinard, il ne vont pas dire "Donc ces caricatures ça va 5 minutes" sur les forums; bon, OK, pas tous il y a quand même des gens hurlant qu' "on amène les vieux chevaux à l’abattoir" car on leur offre "que" 3 ans de salaire pour les 5 ans qu'il reste pour arriver à la retraite, rien n'a été inventé la, j'avais envie de flinguer du monde quand j'ai entendu se plaindre de 3 ans de salaire pour 5 ans de vacances comme "nul").
          ai-je parlé des gens passant 3-4 heures par jour à la machine à café ou dans les couloir à parler du WE passé tranquille puis se plaignant de devoir rester plus tard que l'horaire prévu car trop de travail?

          Mes amis et moi nous sommes payés une misère moins de 2000€

          Appeler plus que le salaire médian une misère est une insulte à ceux qui sont au SMIC ou au chômage.
          sans compter les avantages que le statut apporte (se pointer à sa banque pour emprunter et entendre "ha fonctionnaire ou assimilé, bien sûr, vous voulez combien? Clair on vous accepte le crédit et clair vous avez le meilleur taux direct", c'est un avantage financier pas des plus pourris, la différence par rapport à un CDI en TPE est de plusieurs milliers d'Euros en gain pour un emprunt)

          avec un bac +8 et 6 ans d'expérience

          Argument d'autorité.
          Rien à foutre que tu es un bac +20 dans un domaine pourri inintéressant professionnellement, ce fût un choix de ta part.

          De plus, autant il n'est pas facile de devenir fonctionnaire (il faut se coltiner un concours auquel il faut "adhérer" dans la mentalité, on peut être bon professionnellement et merder ce concours, comme l'inverse), autant il est facile de démissionner pour aller voir ailleurs si on "vaut" quelque chose.
          Que tu y restes en crachant sur ton salaire en dit long sur ce que tu penses de ta vraie valeur (tu as un bien haute estime de toi ;-) ).

          Je suis entourés de fonctionnaire de la fonction publique d'état de la territoriale et hôpitaux et ils sont tous à la limite du burn-out.

          Le milieu hospitalier (que je connais aussi, et en ai "subit" l'impact indirectement, c'est con aussi) est un peu différent : les fonctionnaires sans états d'âme peuvent glander tranquillement en profitant des états d'âmes des fonctionnaires ne supportant pas de laisser les patients dans la merde; on y côtoie autant de fonctionnaires au bord du burn out que de fonctionnaires peinards.
          bizarrement, tu "oublies" de parler de la seconde catégorie…

          Bref, tu moments où tu n'as pas d'état d'âme, ça reste tranquille (pour les autres, c'est du masochisme car ils ne seront jamais mieux reconnus ni mieux payés que ceux sans états d'âme, voire ils seront considérés comme des chieurs qui empêchent les autres de glander tranquillement ben oui quelle idée de râler que des gens glandent, et on ne peut rien pour eux, c'est un travail qu'ils doivent faire sur eux-même de rentrer "dans le moule des sans états d'âme" ou aller voir ailleurs, ça prend en général une dizaine d'année à faire le choix, bien que certaines personnes mettent jusqu'à une trentaine d'années)

          et vous laisserez dans votre détestation.

          Pas une détestation, juste un constat… Je parie que tu n'as jamais été en entreprise non publique (ou quasi publique); bizarrement les fonctionnaires que j'ai croisé ayant travaillé dans le privé avant ne se permettent jamais de critiquer la charge de travail de leur nouveau taf, ceux ceux n'ayant pas travaillé dans le privé se permettent de critiquer qu'ils ne peuvent pas faire autant d'activités extra-pro que souhaité. Perso j'ai fait les deux et peut donc comparer.

          Allez, c'était pour le plaisir, je te laisse à tes fantasmes sur la dure vie de fonctionnaire mal payé statut que tu ne veux quand même pas quitter.

          • [^] # Re: Employeur

            Posté par . Évalué à 10.

            Note que tu peux aussi trouver des gros branleurs qui s'en sortent dans le privé. Ça dépend des boites et de leur orga.

            • [^] # Re: Employeur

              Posté par . Évalué à 10. Dernière modification le 14/01/16 à 14:56.

              De moins en moins, avant, quand tu arrivais à 50 ans, on te mettait au placard pour attendre la retraite. Aujourd'hui, on coupe le chauffage dans le placard et on te harcèle pour que tu foutes le camp. Une fois dehors, tu peux bien sur te gratter pour trouver du boulot. A cet age, plus personne ne veut de toi. Dans cette jungle, seuls les plus fort survivent et les autres n'ont qu'a crevé, n'étant plus assez productif, ni rentable. Et s'ils n'ont pas la patience d'attendre que le cancer les flingue, il leur suffit de se jeter sous un train. Ultime vengeance contre ces années passées compresser dans ce maudit RER pour aller bosser. Un jour viendra ou l'on collectera leur cadavres pour les recycler sous forme de petites tablettes nutritives vertes. Les cimetières, c'est pas écolo, ça dégage du méthane et les bruler produit du Co2.

              (bon ok, c'est un peu noir comme réflexion. c'est la saison qui veut ça, je déprime.)

              Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

              • [^] # Re: Employeur

                Posté par . Évalué à 10.

                De moins en moins,

                Ahah, tu dois pas travailler dans l'info alors …
                Déjà toutes les boites qui implémentent ITIL c'est qu'elles ont pas pigé c'était quoi l'info (mobiliser 5 personnes pour valider qu'un changement dans un fichier de conf n'allait pas faire exploser toute l'entreprise … je caricature un peu mais voila).

                Je précise : travailler à faire du vent, même si tu fait 45h par semaine pour tenir les objectifs qu'on te fixe, c'est la même chose que de ne pas travailler. Ca t'occupes oui, mais en travail efficace , ça se pose là.

                Petite, grosse boite, privée, public, à peu près la même quantité d'inutiles , de contre productif et de petit chef.

                La plupart des gens ont une vision d'épinal des fonctionnaires (et d'ailleurs de tout métier un peu différents d'eux). Ils s'imaginent que seul la partie visible consitue leur taff, et oublie aussi tous les "stress induits" et les réductions de personnels qui existent partout chez les "petites mains".

                Par contre, dans toutes les boites (privée, publiques,GIE,…), le nombre de structures "transverse" et de couche de management sont devenus complètement hors de contrôle.

                Croire que l'infirmière, qui doit assurer la nuit pour s'occuper de 50 patients toute seule, avec certains violents, "franchement c'est trop facile, elle en glande pas une", ben faites le.
                Imaginer que gérer le nombre de rapport/formulaires/… avec des outils absolument pas adapté (c'est l'état je vous rappelle) et devoir gérer les merdes des outils payé au lance pierre et développé par une boite privée (ss2i) comme une merde, c'est tranquille, "ya qu'a cliqué" … ah ben non, session perdu, faut que tu rerentre toutes les données, en gérant l'usager en face de toi qui t'engeules parce que tu met trop de temps et qu'il comprends pas.

                Et sur la recherche, entre gérer le taff que certains ne font pas parce que tu comprends, lui il s'entends bien avec le directeur du centre donc il a pas besoin de faire ces taches bassement matériel, Toi par contre, tu reste payé 800€/mois \o/, avec le budget prévu pour le nouveau matos qui part dans l'achat de licences complètement abscons parce que le directeur de l'univ a eu une visite d'un VRP …

                Bref, l'herbe est souvent plus verte ailleurs, sauf quand on doit la brouter.

                Une des règles de bases, privées, publique, est qu'en général, plus t'es bas, plus t'as d'emmerdes.

                Ps : j'ai vu des fonctionnaires ne pas en glander une. J'ai aussi vu des gens du privée ne pas en glander une. Et j'ai vu des fonctionnaires ne pas compter leurs heures (hint, regarder les heures en rab d'un flic ou d'un gendarme …) , et idem dans le privée.

                • [^] # Re: Employeur

                  Posté par . Évalué à 8. Dernière modification le 18/01/16 à 08:46.

                  Déjà toutes les boites qui implémentent ITIL c'est qu'elles ont pas pigé c'était quoi l'info (mobiliser 5 personnes pour valider qu'un changement dans un fichier de conf n'allait pas faire exploser toute l'entreprise … je caricature un peu mais voila).

                  Surtout, qu'il s'agit généralement de cinq gusses qui ne comprennent absolument pas de quoi tu parles. Perso, j'en rajoute une tonne dans le dramatique pour les faire flipper. Ça fait les chier, car souvent, ils ne peuvent pas vraiment ne pas valider sans risquer une escalade, et s'il valident et que ça se passe effectivement mal, ils sont mal. Au début, je faisais le contraire, et j'en prenais plein la gueule. L'important c'est le powerpoint animé. Avec un bon powerpoint animé, tout passe. C'est comme les gamins à qui tu met un dessin animé pour être peinard.

                  Mais les réunions les plus fun, c'est celle sur les incidents. Où tu doit expliquer ce qu'il faudrait faire pour ne pas que ça se reproduise. Il faut absolument qu'ils repartent avec une liste de truc à faire, sinon, c'est le drame. Alors généralement, je commence par dire qu'il faudrait vraiment faire, et qui coute forcément une blinde et qu'on aurait déjà fait depuis longtemps si on avait le budget. Pareil, ça les calme, il suffit ensuite de balancer quelques emplâtres à jambes de bois et ils te laissent peinard.

                  Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

                  • [^] # Re: Employeur

                    Posté par . Évalué à 3.

                    Mais les réunions les plus fun, c'est celle sur les incidents. Où tu doit expliquer ce qu'il faudrait faire pour ne pas que ça se reproduise. Il faut absolument qu'ils repartent avec une liste de truc à faire, sinon, c'est le drame.

                    Alors ouai, ça s’appelle la gestion des problèmes, un problème au sens ITIL pour ce que j’en ai compris (toujours pas eu la motivation de RTFM…) c’est un même incident, ou plusieurs incidents avec la même typologie, qu’il s’agit de ne pas négliger. Régler un problème c’est potentiellement empêcher plusieurs incidents de survenir…

                    Évidemment pour ce job on ne prend pas les techniciens qui ont déjà assez de travail pour faire fonctionner le bousin (gérer ces incidents au quotidien…), ou développer d’autres bousins qui ont déjà été vendu au client (le slip connecté 2.0)… Pour ce job on prend des as de l’organisationnel, des mordus de relation humaine et de politique, des animateurs nés… Ils ont en effet quasi tous un niveau en diaporama de présentation proche de 9000 et une réunionite chronique plus ou moins avancée…

                    Le plus drôle que j’ai vécu je vie c’est un problème identifié depuis un peu plus d’un an (quand même…), générant un incident quotidien et une action manuelle de l’exploitation dont le contournement est trivial (faire faire à l’automate cette action manuelle…) mais dont l’organisation de l’entreprise fait que s’agissant d’une chaîne métier elle n’est pas sous la responsabilité de l’exploitation et que cette dernière ne peut donc pas si facilement faire ça. Sans compter que par principe c’est aux études de réparer leur bouse plutôt qu’à l’exploitation de mettre en place un contournement…

                    • [^] # Re: Employeur

                      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                      Le plus drôle que j’ai vécu je vie c’est un problème identifié depuis un peu plus d’un an (quand même…), générant un incident quotidien et une action manuelle de l’exploitation dont le contournement est trivial (faire faire à l’automate cette action manuelle…)

                      Ta résolution de mec hyper compétent mais aigri par la nullité de la hiérarchie, c'est d'automatiser le contournement purement heuristique à postériori ?

                      Heureusement que Claude n'a rien de crucial à faire, finalement.

                      Sans compter que [logiquement et même pragmatiquement] c’est aux études de réparer leur bouse plutôt qu’à l’exploitation de mettre en place un contournement…

                      Ah bah tu vois que tu sais.

                      • [^] # Re: Employeur

                        Posté par . Évalué à 3.

                        Ta résolution de mec hyper compétent mais aigri par la nullité de la hiérarchie, c'est d'automatiser le contournement purement heuristique à postériori ?

                        Je ne suis pas hyper compétent (on a tous nos lacunes) et je ne suis pas aigri, d’abord. Ensuite si nullité il y a ce n’est pas celle de ma hiérarchie mais d’exécutants au même niveau que moi, simplement pas dans la même branche de l’arbre…

                        Ah bah tu vois que tu sais.

                        Oui mais j’ai moi-même jeté un œil au truc et c’est objectivement un bel étron sur le plan technique, je peux comprendre que le prestataire en charge de ça y panne rien et ne soit pas en mesure d’apporter une solution… D’ailleurs si j’ai jeté un œil c’est que je me suis dit que si j’arrivais à régler le problème j’aurais certainement un bon point… J’avoue que je n’y suis pas arrivé (comme quoi j’ai bien conscience de ne pas avoir la science infuse) et je ne peux que plaindre le gus qu’on a assigné à la correction de ce problème…

                        Il n’empêche que selon moi, quand un problème est identifié (donc tracé) il n’est pas utile de générer un incident à chaque plantage. Mon chef n’est pas d’accord là dessus (je respecte sa vision mais je n’ai pas la même)… Je ne crois pas que la volumétrie des incidents liés à un problème incite en quoi que ce soit à régler le problème rapidement… Pour moi le fait que le problème soit ouvert depuis un certain temps suffit à exprimer la nécessité de se pencher sérieusement sur le cas. Sinon je sais pas, elle sert à rien cette notion de « problème »…

                        Donc coller un contournement (pour éviter de générer un incident) ne me paraît pas si déconnant car de toute façon le problème reste ouvert donc on sait que là ya un truc qui cloche…

                        • [^] # Re: Employeur

                          Posté par . Évalué à 4.

                          Peut-être que tu ne vois pas l'aspect politique derrière :
                          -enregistrer plus d'incidents pour garder la priorité dessus
                          -s'assurer que personne ne viendra voir ton chef en lui reprochant de ne pas avoir assez soulevé le problème
                          -encore mieux: se protéger des accusations de dissimulation
                          -peut-être qu'il a l'intention de descendre quelqu'un avec ça (le mec chargé de corriger?) et les incidents reflèteront son échec?

                          Les possibilités sont nombreuses!

                • [^] # Re: Employeur

                  Posté par . Évalué à 3.

                  Déjà toutes les boites qui implémentent ITIL c'est qu'elles ont pas pigé c'était quoi l'info (mobiliser 5 personnes pour valider qu'un changement dans un fichier de conf n'allait pas faire exploser toute l'entreprise … je caricature un peu mais voila)

                  D’un autre côté quand tu vois les méthodes de barbare de certains informaticiens tu te dis que c’est quand même nécessaire d’essayer de pousser les bonnes pratiques :)

                  • [^] # Re: Employeur

                    Posté par . Évalué à 3.

                    Itil n'est pas un problème en soi : j'ai bossé il y a quelque temps dans une boite connue ou il n'y avait aucune organisation, pas d'ITIL, et franchement, c'était pire que ce qui a été décrit plus haut.

                    Le problème ce sont les gens qui gèrent : ceux qà qui tu accordes un petit pouvoir et qui usent à fond de ce pouvoir pour essayer de montrer qu'ils sont indispensables.

            • [^] # Re: Employeur

              Posté par (page perso) . Évalué à 6.

              Note que tu peux aussi trouver des gros branleurs qui s'en sortent dans le privé. Ça dépend des boites et de leur orga.

              Dans mon précédent poste j'ai démissionné parceque je ne trouvais pas grand sens de mon travail (mon chef était un Shadock, il voulait juste pomper!). Boîte de 35 salariés avec 4M€ de CA, salaires pas super, je vous laisse faire le calcul de rentabilité! :)

              Autant dans des grosses structures pyramidales il est inévitable que certains se retrouvent à ne rien carrer, autant il est incompréhensible que des structures de cette taille se retrouvent avec un service de 10 personnes qui ne travaille pratiquement pas et affiche une santé économique insolente!

              • [^] # Re: Employeur

                Posté par . Évalué à 4.

                T'aurais dû emmener les bosseurs avec toi et monte la même boite en face!

                • [^] # Re: Employeur

                  Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                  T'aurais dû emmener les bosseurs avec toi et monte la même boite en face!

                  J'ai effectivement joué avec cette idée pendant un moment, mais ce n'est pas facile de trouver des gens bosseurs et courageux!

              • [^] # Re: Employeur

                Posté par . Évalué à -3.

                On a encore pas trouvé une forme d’organisation non-pyramidoïde viable… D’un point de vue mécanique une pyramide à base carré c’est sûrement une forme s’approchant de d’un idéal de stabilité dans un champ de gravitation.

                des structures de cette taille se retrouvent avec un service de 10 personnes qui ne travaille pratiquement pas et affiche une santé économique insolente!

                Tu veux parler d’un service si inutile qu’il en est devenu indispensable ?

                • [^] # Re: Employeur

                  Posté par (page perso) . Évalué à 9.

                  On a encore pas trouvé une forme d’organisation non-pyramidoïde viable…

                  Pas exactement, les grosses boîtes de conseil (PWC, KPMG, TÜV, p.ex.) sont très viables et ont une structure, en peigne disons, plutôt que pyramidale. En gros elles sont organisées comme des universités (pas les universités françaises, plutôt comme en Allemagne): le senior partner (le prof dans le modèle univ) gère son équipe de 5-15 personnes, fait de l'acquisition de projet etc. comme une toute petite boîte de conseil. Tous ces groupes sont agrégés de façon lâche dans une grosse méta-structure qui s'occupe de l'infrastructure, de la comm, de la gestion des compétences, de la formation etc. Et chaque groupe doit être rentable!

                  Ce type d'organisation est très efficace, car il réduit les problèmes de décision inhérents aux très grosses structures. Les sociétés de développement peuvent s'en inspirer, en divisant les logiciels qu'elles écrivent en petits-projets.

          • [^] # Re: Employeur

            Posté par . Évalué à 10.

            Mes amis et moi nous sommes payés une misère moins de 2000€

            Appeler plus que le salaire médian une misère est une insulte à ceux qui sont au SMIC ou au chômage.

            Je ne vois pas trop le rapport avec le chômage, on peut toucher bien plus de 2000€ en étant au chômage.

            Tous les nombres premiers sont impairs, sauf un. Tous les nombres premiers sont impairs, sauf deux.

        • [^] # Re: Employeur

          Posté par . Évalué à 9.

          Mais il faut revendiquer le fait de travailler moins que les autres ! Travailler trop quand il y a un chomage pas possible, c'est vraiment de l'égoïsme de classe ça ! Et puis la vie ne s'arrête pas au boulot : comment veux-tu t'investir dans la vie municipale, l'AMAP, l'école des gamins si tu travailles 35 heures entières par semaine ??

          Bon sinon si tu n'est pas content de 2 000 € pour un bac +8, je te conseille deux voies pour améliorer cette injustice :
          – la recherche publique, si possible dans des domaines porteurs comme la biologie ou la chimie. Avec un bac+8 tu auras un hypothétique enchainement de CDD, et certainement pas 2 000 €, faut pas déconner.
          – ou alors hommes/femmes de ménage. Tu auras un boulot nettement moins intéressant et nettement moins payé.

          • [^] # Re: Employeur

            Posté par . Évalué à 6.

            À me relire, je précise sur la deuxième : je suis pour la revalorisation du salaire des fonctionnaires bien sûr :-) Quand l'État file des milliards aux multinationales (Crédit impot recherche par ex.), il peut en filer un peu pour les fonctionnaires. Et puis si on veut attirer des compétences, il vaut mieux payer correctement les gens.

            • [^] # Re: Employeur

              Posté par . Évalué à -4.

              OK, mais il faut dans ce cas accepter d'en payer moins. Parce que c'est bien beau de demander une revalorisation des salaires des fonctionnaires, mais il est hors de question de payer des impots en plus pour pouvoir le faire.

              • [^] # Re: Employeur

                Posté par . Évalué à 10.

                On donne actuellement sans contrepartie l'équivalent du budget du CNRS à des entreprises privées, dans le cadre du crédit impôt recherche. Les études de la Cour des Comptes montrent de façon flagrantes comment cet argent ne bénéficie pas à la recherche, mais en quasi exclusivité aux actionnaires de grands groupes.

                Avec cette manne on pourrait donc doubler le budget du CNRS sans augmenter le budget de l'Enseignement supérieur et la Recherche.

                Autre axe d'économie : la course aux projets que se livrent les labo (ANR, Projets régions, etc.) prennent énormément de temps. Dans pas mal de cas les labo postule à des machins qui vont retenir 5% des dossiers, c'est débile. En revenant à un fonctionnement plus sain, c'est à dire en fournissant des dotations de fonctionnement au labo plutôt de les obliger à courir derrière des projets, on pourrait aussi gagner beaucoup de temps de recherche… à budget constant.

                Bref, la question urgente n'est pour l'instant pas tellement s'il faut dépenser plus, car la marge de manœuvre pour mieux dépenser est énorme.

                Après on pourrait débattre pour savoir s'il vaut mieux avoir beaucoup de fonctionnaire (et donc beaucoup de service public) ou pas.

                • [^] # Re: Employeur

                  Posté par . Évalué à 0.

                  On donne actuellement sans contrepartie l'équivalent du budget du CNRS à des entreprises privées, dans le cadre du crédit impôt recherche.

                  Je ne dis pas que c'est forcément mieux.

                  Avec cette manne on pourrait donc doubler le budget du CNRS sans augmenter le budget de l'Enseignement supérieur et la Recherche.

                  On pourrait surtout réduire notre dette.

                  Autre axe d'économie : la course aux projets que se livrent les labo (ANR, Projets régions, etc.) prennent énormément de temps. Dans pas mal de cas les labo postule à des machins qui vont retenir 5% des dossiers, c'est débile. En revenant à un fonctionnement plus sain, c'est à dire en fournissant des dotations de fonctionnement au labo plutôt de les obliger à courir derrière des projets, on pourrait aussi gagner beaucoup de temps de recherche… à budget constant.

                  C'est effectivement une idée.

                  Bref, la question urgente n'est pour l'instant pas tellement s'il faut dépenser plus, car la marge de manœuvre pour mieux dépenser est énorme.

                  Mais ça j'en suis convaincu depuis longtemps. J'ai vu dans certaines administrations ou entreprises publiques (on trouve ça aussi dans le privé, mais ce n'est pasforcément aussi flagrant) des services qui bossaient de façon inefficaces ou archaique juste pour justifier le poste de certaines personnes. En réorganisant les services publics, je suis convaincu qu'on pourrait faire de sérieues économies sur ce genre de choses. On pourrait certainement ainsi payer des fonctionnaires dans les services qui sont réellement prêts à exploser (exemple : l'hopital ou la justice) sans forcément augmenter les dépenses de l'état.

                  Après on pourrait débattre pour savoir s'il vaut mieux avoir beaucoup de fonctionnaire (et donc beaucoup de service public) ou pas.

                  De toute façon,

                • [^] # Re: Employeur

                  Posté par (page perso) . Évalué à 2. Dernière modification le 21/01/16 à 06:58.

                  On donne actuellement sans contrepartie l'équivalent du budget du CNRS à des entreprises privées, dans le cadre du crédit impôt recherche. Les études de la Cour des Comptes montrent de façon flagrantes comment cet argent ne bénéficie pas à la recherche, mais en quasi exclusivité aux actionnaires de grands groupes.

                  Il y a un dumping fiscal en Europe, si tu enlèves le crédit impôt recherche en France, je te parie que plein de grands groupes déménagent de suite dans d'autres pays d'Europe.
                  Oui, c'est pervers.

                  If you choose open source because you don't have to pay, but depend on it anyway, you're part of the problem.evloper) February 17, 2014

                  • [^] # Re: Employeur

                    Posté par . Évalué à 5.

                    Je prend le pari !! Mais poussons la réflexion jusqu'au bout : si on ne rétablit pas l'esclavage en France, les grands groupes irons ailleurs…

                    À chaque avancée sociale on ressort cet argument, et au final on s'aperçoit que ça n'est pas lié : c'est pas parce que tu donnes du fric à une grosse société qu'elle va rester, et inversement les avancées sociales ne les font pas forcément fuir…

                    Et si le choix c'est « grands groupes et racket » ou « ni racket ni grands groupes », perso je préfère la deuxième solution.

                    • [^] # Re: Employeur

                      Posté par (page perso) . Évalué à -6.

                      Et si le choix c'est « grands groupes et racket » ou « ni racket ni grands groupes », perso je préfère la deuxième solution.

                      Ha la joie de ne pas avoir de problème logique à se dire qu'on peut avoir des salariés sans "méchants employeurs" (sachant que les "grands groupes" font vivre beaucoup de "petites boites" françaises, et sachant que le CIR ne concerne pas que les grands groupes)… Je t'envie.

                      Tu aurais pu dire : Et si le choix c'est « des emplois grâce à une législation tordue pour corriger du tordu » ou « on reste avec une législation tordue et personne n'embauche », perso je préfère la deuxième solution. C'est équivalent, juste une question de point de vue…

                      À chaque avancée sociale

                      Ce qui est bien avec le mot "avancée", c'est que pas mal de monde le définit comme "ce qui me plait". Ce que certaines personnes appellent "avancée sociale" est vu comme "régression sociale" par d'autres.

            • [^] # Re: Employeur

              Posté par . Évalué à 9.

              Et puis si on veut attirer des compétences, il vaut mieux payer correctement les gens.

              Ben oui, sauf que justement : on ne veut PAS attirer des compétences. Parce que bon, c'est bien joli, mais les gens compétents et bien payés, on finit par en dépendre, et ça se voit sur un budget. Alors qu'en payant mal, c'est tout bénef' : soit tu as des gens incompétents MAIS peu payés (ça se voit nettement moins sur le-dit budget), soit tu as des masochistes qui font du zèle et bossent bien malgré le salaire de misère, auquel cas tu gagnes sur les deux tableaux.

              Au final, c'est super pour l'économie : en dehors des masochistes sus-cités, tu fournis du boulot pour des gens qui n'en trouveraient objectivement pas ailleurs - et sans augmenter les chiffres du chômage - et comme le boulot est fait par des prestas, tu fais tourner le privé du même coup. Bon évidemment, c'est tellement chiant de bosser avec le public que les privés qui acceptent te surfacturent largement, et comme de toutes façons ce n'est jamais le mec qui décide qui paye ça passe toujours.

              Donc oui, du coup ça coûte cher. Mais tant qu'il y a du monde pour financer un montage pareil, hein.

          • [^] # Re: Employeur

            Posté par (page perso) . Évalué à 5.

            – la recherche publique, si possible dans des domaines porteurs comme la biologie ou la chimie. Avec un bac+8 tu auras un hypothétique enchaînement de CDD, et certainement pas 2 000 €, faut pas déconner.

            À l'université, maître de conférences (ou si vous préférez enseignant chercheur débutant), démarre à 1719€ net (hors primes éventuelles et heures sups) (autres grilles suivant les corps).

            Au CNRS (et autres EPST), chargé de recherche (ou si vous préférez chercheur débutant), démarre à 2012€ brut (hors primes éventuelles).

            C'est un domaine qui paye généralement mieux à l'étranger.

            Python 3 - Apprendre à programmer en Python avec PyZo et Jupyter Notebook → https://www.dunod.com/sciences-techniques/python-3

            • [^] # Re: Employeur

              Posté par . Évalué à 4.

              Bonne blague de parler de postes titulaires !! En vrai, les embauches se font très majoritairement en CDD, parfois en CDI, et la grille devient vite plus un vague guide qu'une obligation stricte, que ce soit en terme de salaire que d'avancement.

              D'après les echo que j'ai, en Biologie c'est plutôt autour de 1400/1600 net pour un ingénieur d'étude en CDD, mais encore une fois ça dépend du domaine. et sans prime de précarité à la fin bien sûr. J'imagine qu'en philosophie ça ne doit pas voler haut, déjà que pas mal font une thèse en étant non payés…

              • [^] # Re: Employeur

                Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                Là c'était les salaires titulaires chercheurs. Il me semble que les personnes niveau chercheur en CDD (les post-doc), si on compte la prime de précarité, doivent gagner un peu plus que les débutants - mais sans évolution…

                Tiens, trouvé un lien: http://www.cote-azur.cnrs.fr/Guide/NonPermanentsGuide/Recrutement_cdd/;view

                Tu as sur cette page les salaires bruts mensuels.

                Python 3 - Apprendre à programmer en Python avec PyZo et Jupyter Notebook → https://www.dunod.com/sciences-techniques/python-3

          • [^] # Re: Employeur

            Posté par . Évalué à 3.

            Heuu, je suis dans la recherche publique justement.
            J'étais pris au CEA pour à 2400€/net en sortie de thèse mais j'ai préféré aller au CNRS. Donc je connais bien le sujet.
            Pour les BAC+8, on les recrute en post-doc au dessus de 1900€. Donc ton certainement pas n'est clairement pas une généralité et ils n'ont pas 6 ans d'expé après la thèse.

            En ce qui concerne les femmes| hommes de ménages, je trouve cela assez injuste de comparer ce qui ne l'est pas vraiment et je regrette leur position corvéable à merci par leur employeur qui n'est bien souvent pas le bénéficiaire de leur travail !

            • [^] # Re: Employeur

              Posté par . Évalué à 10.

              Donc ton certainement pas n'est clairement pas une généralité et ils n'ont pas 6 ans d'expé après la thèse.

              Tout dépend du domaine. Il y a des domaines qui payent, et d'autres beaucoup moins. Perso j'ai vu des thésards non payés (philo), ou des post-doc juste défrayé (bio), sans rémunération :-/ Et puis le post-doc, après un an ou deux, il fait quoi ? En général il saute :-/

              Pour les gens de ménage, perso j'ai toujours trouvé inadmissible qu'on les paye pas plus : Plus le boulot est minable, moins il est payé, et plus il est intéressant, plus il est payé, c'est complètement illogique ! Ce système fonctionne parce que certains sont obligés de prendre le taf pas terrible, et ça n'est pas satisfaisant je trouve.

            • [^] # Re: Employeur

              Posté par (page perso) . Évalué à 4.

              Les post-doc au CNRS sont mieux payés que les CR2 en début de carrière (et pourtant il faut y rentrer). Après, tout dépend de ton point de comparaison. Par rapport au salaire médian Français, c'est pas si mal. Par rapport à un boulot dans le privé, ou un job équivalent à l'étranger, bah c'est pas terrible.

              Et sinon, il n'y a pas de prime de précarité au CNRS (et pas de solde tout compte non plus) …

            • [^] # Re: Employeur

              Posté par . Évalué à 4.

              J'étais pris au CEA pour à 2400€/net en sortie de thèse mais j'ai préféré aller au CNRS

              Par curiosité, et si ça te gène pas de répondre de manière publique, c'était pour quelle raison ?
              Moins de liberté dans les thématiques de recherche au CEA ? Environnement moins stimulant ?

              • [^] # Re: Employeur

                Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                Je vais te livrer l'avis d'une connaissance sur le CEA :

                • il y a fait une thèse sur la programmation parallèle
                • il y est resté pour bosser là-dessus
                • on le ballade de projet jetable d'un mois en projet jetable d'un mois, soit du type "faire une page web pour l'intranet" (fini en 3 jours et après il s'emmerde) soit "il faudrait finir la conception de cette nouvelle carte révolutionnaire et lancer la production ; au fait tu as jusqu'à la semaine prochaine"
                • embrouilles politiques et lourdeurs hiérarchiques dignes des meilleurs services informatiques de banque
                • salaire "de misère" (bon au CNRS ça doit pas être folichon non plus)
              • [^] # Re: Employeur

                Posté par . Évalué à 4.

                J'étais pris au CEA pour à 2400€/net en sortie de thèse mais j'ai préféré aller au CNRS

                Par curiosité, et si ça te gène pas de répondre de manière publique, c'était pour quelle raison ?
                Moins de liberté dans les thématiques de recherche au CEA ? Environnement moins stimulant ?

                Une des raisons est le développement d'une recherche qui va principalement servir à l'armement même si en général il est possible d'avoir des applications dans d'autres secteurs. Une autre raison bien plus importante est la situation géographique des sites qui sont souvent éloignés des villes (pour des raisons évidentes) et comme je ne suis pas seul, les probabilités de trouver un job pour ma compagne étaient nulles. La dernière raison est la diversité du taf au CNRS, je travaille sur de la bio-méca, de la tribologie, de la fusion de données (IRM,InfraRouge, Visible, MEB, EBSD, acoustique, …), conçois des machines expérimentales pour essais multiaxiaux, participe à la fabrication une caméra IR et pour tout ça je n'utilise que des logiciels libres !
                Ça n'a pas de prix et je ne regrette absolument pas.

        • [^] # Re: Employeur

          Posté par . Évalué à -1.

          • [^] # Re: Employeur

            Posté par (page perso) . Évalué à 7.

            C'est une fonctionnaire dans une mairie et on en trouve probablement aussi d'autres ailleurs, mais ça n'en fait pas pour autant une situation généralisable à tous les fonctionnaires.

            On trouve des patrons qui gagnent plusieurs millions d'euros pas ans… ça n'implique pas que tous gagnent ce montant.

            Python 3 - Apprendre à programmer en Python avec PyZo et Jupyter Notebook → https://www.dunod.com/sciences-techniques/python-3

        • [^] # Re: Employeur

          Posté par . Évalué à 0.

          Évalué à 10 (+32/-3)

          Il y a pas mal de fonctionnaires qui participent à linuxfr.org ! :)

          Tout ce discours est peut être du second degrés mais ça n'en porte aucun signe.

          Je débute dans la littérature. Je suppose que c’est un défaut courant du débutant que de donner dans le cliché. Un cliché, par définition, ça parle à beaucoup de monde… c’est probablement céder à la facilité lorsqu’on écrit, c’est vrai…

          J’essaierai d’y penser mais en toute honnêteté je parie que j’aurais du mal à résister au ressort bien gras d’un bon cliché des familles !

          Sur le fond… pour avoir un temps (~ 4ans) occupé un poste de technicien itinérant et ainsi pu côtoyer un large panel d’entreprises (sans compter les particuliers…) j’ai tendance à dire qu’il y a quand même un rythme, des méthodes de travail, d’organisation, assez typique de structures telles que : bureau de poste, CPAM, INRA, etc… Qui se détachent du reste du monde de l’entreprise. C’est toute une culture !

          À l’inverse, tu fais bien de le faire remarquer, des pans entiers du services public, l’hospitalier en tête, sont plutôt dans la situation inverse, ou on arrive à faire cumuler des années de RTT à des personnels, dont on sait pertinemment qu’on ne leur donnera jamais l’occasion de les rattraper…

          Après, je finirais également par me lasser de prendre mon cheval blanc … et vous laisserez dans votre détestation.

          Oui. Comme tout le monde au bout d’un moment tu auras compris…

          • [^] # Re: Employeur

            Posté par . Évalué à 6.

            /ironie
            C'est souvent un bon moyen de faire monter mon karma
            /ironie

            Les cadres dans la fonction publique sont souvent là par conviction et de ce fait ils ont du mal à ne pas traiter les dossiers qu'ils trouvent importants. Donc au final ils font des journée très longues sans que personne ne s'en émeuve.

            Mon poste ne critiqué pas ton journal car au final il pourrait s'appliquer aussi bien au public au privé mais la charge bourrinne et gratuite spécifique sur les fonctionnaires.

        • [^] # Re: Employeur

          Posté par . Évalué à 9. Dernière modification le 15/01/16 à 14:52.

          Mes amis et moi nous sommes payés une misère moins de 2000€

          Je ne réagirai ici que sur ce point, mais le salaire médian (en-dessous duquel vit la moitié des Français) est de 1500 €, et vos 2000 € vous placent en fait dans le 8ème décile, à la limite du 9ème d'ailleurs. Seuls 10 à 20% des Français gagnent plus que vous.

          Certes, c'est peu, même très peu en regard à vos diplômes et expériences, mais si vous vous retrouvez à ces postes avec un tel cursus, c'est un choix volontaire de votre part, car à la base, ils ne réclament pas un tel bagage, mais le fait est que des gens sur-diplômés passent les concours de la fonction publique bien en-dessous de leur niveau, la plupart du temps pour se mettre à l'abri des réalités du privé.

          Ce n'est pas tant que vous soyez mal payés, mais plutôt que ~80% des Français sont très mal payés, et ce malgré des sur-qualifications pour la plupart. Et ça c'est effrayant, et c'est responsable de la fuite massive des jeunes cerveaux à l'étranger.

          • [^] # Re: Employeur

            Posté par . Évalué à 10.

            Je critique pas mon salaire mais le fait que d'une part il n'est pas très élevé, que d'autre part mon investissement n'est pas proportionnel à ce salaire et qu'en plus des gens qui gagnent bien plus dans le privé en font moins et le revendique. C'est juste une façon de dire que la généralisation fontionaire => rythme de travail faible => payer sur le dos du contribuable => il faut remplacer par le privé est fallacieuse.
            Quand à mon niveau d'étude au regard de mon poste plus de 95% dans mes collègues ont un doctorat au CNRS, il est très difficile d'interfacer recherche et ingénierie sans avoir un doctorat. Donc non cette situation n'est pas anormale. Quand à chercher dans quel quantile mon salaire est, cela n'a aucun sens. Regarder par rapport à mes collègues de promo a déjà plus de sens et la comparaison est évidemment faite en ce sens. Après le terme "misère" est très mal choisi.

            Il faut aussi arrêter de parler des réalités du public et du privé, il s'agit plutôt d'organisation en fonction des tailles de structure. On peut rencontrer les mêmes écueils dans le privé et dans le public et les relations hiérarchiques dans le public peuvent être très pernicieuses également. On s'en rend compte lorsque l'on est dedans mais dehors tout le monde a une impression de branleurs que tout le monde laissent en paix. C'est juste faux. Un point c'est tout, ça arrive comme dans le privé. Lorsque tu es agent du public et que tu subis une injustice c'est bien plus compliqué car les commission paritaires ne sont pas les prud'hommes et donc c'est assez compliqué de faire valoir ses droits, sans parler de la libre interprétation du devoir de réserve. Rien n'est simple. Donc les caricatures simpliste qui donnent des billes aux libéraux et au FN en détruisant toute forme de cohésion sociale c'est saoulant.

          • [^] # Re: Employeur

            Posté par . Évalué à 2.

            Fuite massive, fuite massive, c'est vite dit.
            80% envisagent de partir, ok, combien l'envisagent serieusement (i.e. Pas juste "oh ca serait cool, mais je m'en occuperais apres le bigdil ce soir"), et combien le font reellement?
            Je ne nie pas que l'herbe est/parait plus verte a cote, etant moi meme a cote, mais ton article parait tres alarmant sans citer de sources claires.

            Linuxfr, le portail francais du logiciel libre et du neo nazisme.

          • [^] # Re: Employeur

            Posté par . Évalué à 6.

            Un truc utile qu’on apprend quand on a BAC+8 c’est de cliquer sur les liens :p

            De Wikipedia à :

            http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATnon04247

            (c’est bien on a les données 2013)

            Puis on passe aux définitions :

            http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/niveau-de-vie.htm

            http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/revenu-disponible.htm

            On ne peut donc pas comparer directement le salaire et le niveau de vie INSEE. Passe du brut au net, puis du net enlève l’impôt sur le revenu et les impôts locaux… (je crois que ça va faire mal à certains, que de constater qu’ils ne gagnent pas aussi bien leur vie que ce qu’ils croyaient en regardant la statistique INSEE…)

            Pour info. pour un célibataire de manière très grossière :

            Mettons qu’on a 23k (début 8ème décile 2007) net tout impôt. ajoute 500€ de locaux, 23,5k, je passe à la simulation IR au doigt mouillé > ça donne environ 26k de revenu avant IR, salaire brut, si on prend un ratio de 75 % entre brut et net, on arrive à plus de 34,5k ce qui donne environ 2900 brut/mois soit 2200 net/mois. Là je pense que de l’avis général on commence à toucher de l’intéressant.

            Pour le médian (en 2007!), à 20k, il faut ~22k de salaire net, soit 2,4k brut ou 1,8k net par mois. À bac+8, 30 ans, je ne les ai pas (dans un an j’y serai… et encore parce que je suis passé dans le privé, et avec des heures sup’).

            Ça ce sont les données 2007, en 2013 pour rester dans le décile il faut gagner un peu plus que ça.

            Pour enfoncer le clou, la syntec (que beaucoup ici doivent connaître) c’est pour un bac+5 débutant : 2k brut/mois * .75 de cotisation - 2000 d’ir = 16k tout juste dans le 4ème décile en 2013.

            Voilà. Tout ça c’est histoire de rétablir les choses.

            (et je ne reviendrai pas sur le fait d’utiliser le revenu médian plutôt que la moyenne, histoire de gommer les revenus extrêmes qui sont si indécent qu’il suffit d’un petit nombre pour avoir un poids considérable sur une statistique de 65 millions de personnes).

            réalités du privé

            Heu… comment dire, on est tous sur-diplômé aussi là où je bosse, pour les derniers embauchés. On est juste mieux payés (mais ça reste merdique). Et personnellement je m’y fais autant chier que dans le public (au moins je n’ai pas été dépaysé).

            Toi aussi ami, fasciste, réactionnaire, néo-nazi, antisémite, défenseur du patronat persécuté, viens rencontrer tes amis sur Linuxfr pour combattre cette engeance gauchiste islamophile qui viole ta femme, mange ton bébé et pratique la sodomie.

    • [^] # Re: Employeur

      Posté par . Évalué à 3.

      Il peut être fonctionnaire et travailler chez Orange (yen a).

      Le statut de fonctionnaire lui donne la possibilité de demander sa mutation dans un service administratif.

      • [^] # Re: Employeur

        Posté par . Évalué à 4.

        Claude ne demande pas une mutation, il faut écrire une lettre… c’est du travail… Il obtient sa mutation, sans rien faire.

      • [^] # Re: Employeur

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        Il peut être fonctionnaire et travailler chez Orange (yen a).

        De moins en moins, l'ex FT fait tout pour les éliminer.

        Le statut de fonctionnaire lui donne la possibilité de demander sa mutation dans un service administratif.

        Oui, et on en voit arriver, dégoutés par la façon dont un ex service public a tourné.

        Python 3 - Apprendre à programmer en Python avec PyZo et Jupyter Notebook → https://www.dunod.com/sciences-techniques/python-3

  • # ah bon

    Posté par . Évalué à 10.

    Et claude, il sait pas aerer le texte ?

    • [^] # Re: ah bon

      Posté par . Évalué à 0. Dernière modification le 13/01/16 à 21:01.

      C'est un figure de style pour évoquer la platitude et l'ennui que peu véhiculer la vie de Claude pour une personne extérieure à la vie de Claude. Et je te laisse deviner quel est le nom de cette figure de style.
      C'est rudement bien trouvé.

      • [^] # Re: ah bon

        Posté par . Évalué à 7.

        C'est très bien écrit. Cependant, une phrase comme celle-là :

        Claude devait faire preuve de patience, il était bien sûr agacé du fait de devoir patienter, il s’agissait après tout d’une certaine activité que celle d’attendre, mais un regard sur la pendule en bas de son écran lui permis de constater qu’il lui restait moins de deux heures à tuer.

        Je l'aurais écrite plutôt comme ça :

        Claude devait faire preuve de patience. Il était bien sûr agacé du fait de devoir patienter. Il s’agissait après tout d’une certaine activité que celle d’attendre. Un regard sur la pendule en bas de son écran lui permis de constater qu’il lui restait moins de deux heures à tuer.

        Très bon l'idée de l'activité d'attendre. Perso, quand je rédige, j'y vais franchement. Là où je peux couper une phrase, je la coupe. Généralement, je le fais lors de la relecture. Ça ne nuit en rien au style, bien au contraire. Ici, ça peut même rajouter une certaine monotonie dans le rythme. Les phrases à rallonge, c'est très bien, lorsque c'est justifié. Par exemple, en inversant la proposition :

        Un regard sur la pendule en bas de son écran lui permis de constater qu’il lui restait moins de deux heures à tuer et cette activité qui consistait à attendre, à devoir patienter, agaçait Claude et mettait à l'épreuve sa patience.

        Je préfère quand même la phrase originale, mais découpée en phrase plus petites. Celle-là accentue de façon trop grossière la répétition autour de l'attente.

        Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

        • [^] # Re: ah bon

          Posté par . Évalué à 4.

          "mettait sa patience à l'épreuve" sera plus fluide.

        • [^] # Re: ah bon

          Posté par . Évalué à 2.

          Là où je peux couper une phrase, je la coupe.

          Et tu as bien raison. J’ai conscience que c’est un défaut chez moi d’écrire des phrases à rallonge. D’où ce genre de journal pour m’exercer et essayer de corriger mes défauts ^^

          Merci pour tes conseils.

          • [^] # Re: ah bon

            Posté par (page perso) . Évalué à 4.

            Ici ça sert le discours : le lecteur aussi attend le point et s'active à l'attendre.

          • [^] # Re: ah bon

            Posté par . Évalué à 5. Dernière modification le 14/01/16 à 10:07.

            Merci à toi plutôt, il est très chouette ton texte. Comme dit dans d'autres commentaires, ces phrases longues peuvent le servir dans le cas présent. Et ce n'est pas un défaut. Je crois que l'on fait tous pareil. C'est juste que, personnellement, je fais systématiquement une relecture dans le de couper les phrases lorsque c'est possible.

            Et j'aime beaucoup l'idée du type qui s'acharne à éviter le travail. Certaines personnes développement carrément leur compétences dans ce domaine. Ils s'épuisent a ne pas travailler. Ils en ramènent même à la maison, où ils se contentent de mettre les pieds sous la table en racontant combien leur journée a été épuisante.

            Sur un thème un peu similaire, si tu l'a pas déjà lu, il y a Le Désert des Tartares, de Dino Buzzati. Un vrai chef-d’œuvre.

            Bon, je te laisse, j'ai du boulot.

            Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

            • [^] # Re: ah bon

              Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 20/01/16 à 21:24.

              je fais systématiquement une relecture dans le de couper les phrases lorsque c'est possible.

              Toi tu n’as pas relu cette phrase ;)

              Mais ouai c’est un truc à faire, comme une relecture « adverbes » (se demander pour chaque adverbe s’il est vraiment nécessaire), là tu te rends compte que bien souvent supprimer purement et simplement l’adverbe apporte de la fluidité sans changer le sens du propos…

        • [^] # Re: ah bon

          Posté par . Évalué à 4.

          Je ne suis pas tout à fait d'accord pour la première remarque : les phrases longues dans ce textent donnent un style et un ton que tu ne retrouves pas en faisant des phrases trop courtes comme celles que tu as rédigées. . Mis à part peut-être le premier point. Moi j(aurais fait un truc du genre

          Claude devait faire preuve de patience. il était bien sûr agacé du fait de devoir patienter: il s’agissait après tout d’une certaine activité que celle d’attendre, mais un regard sur la pendule en bas de son écran lui permi t de constater qu’il lui restait moins de deux heures à tuer.

          Je préfère quand même la phrase originale, mais découpée en phrase plus petites. Celle-là accentue de façon trop grossière la répétition autour de l'attente.

          Là c'est peut-être une question de gout, parce que je trouve les phrases plus petites mons monotones.

          • [^] # Re: ah bon

            Posté par . Évalué à 2.

            Même si Proust se permettait de faire des phrases qui s’étalent sur trois pages je trouve que faire des phrases longues n’apporte rien et nuit à la lisibilité (donc à la compréhension) du texte. Sans non plus tomber dans le style télégraphique je pense que s’efforcer de raccourcir ses phrases n’a que des avantages.

        • [^] # Re: ah bon

          Posté par (page perso) . Évalué à 7.

          Justement je trouve que faire des phrases longues donne une impression de lenteur. Les phrases courtes rendent le texte plus sec, plus saccadé, et donnent une impression de frénésie, tout le contraire de l'idée du texte.

          • [^] # Re: ah bon

            Posté par . Évalué à 2.

            Toutafé !

            Par honnêteté je dois avouer que ce ne fut pas volontaire et que j’ai de manière générale tendance à faire des phrases trop longues :/

            Je vais essayer de garder cela à l’esprit dans la rédaction du prochain journal de Claude. J’ai quelques idées sur le sujet de son prochain journal mais pour l’instant ce n’est pas arrêté… D’ailleurs si vous avez une idée de ce sur quoi Claude devrait écrire n’hésitez pas à m’en faire part.

            • [^] # Re: ah bon

              Posté par . Évalué à 3.

              Juste une idée comme ça, mais si c'est le journal de Claude, peut-être essayer de le rédiger à la première personne. Et pour faire une transition, annoncer que Claude suite à la lecture de ton journal, sur lequel il est tombé alors qu'il tuait le temps sur linuxfr, t'a envoyé un mail …

              Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

              • [^] # Re: ah bon

                Posté par . Évalué à 3.

                Je ne suis pas sûr que Claude parvienne à écrire autant sans s'épuiser.
                Ou alors uniquement en heures sups!

  • # Ca fait tache dans un si beau texte ...

    Posté par . Évalué à 9. Dernière modification le 13/01/16 à 21:18.

    La pale lueur d’un soleil de janvier dissimulée
    desquels était absent e toute alerte
    Le système d’information tournait sans accro c
    un regard sur la pendule en bas de son écran lui permis permit de constater
    lui avaient dit plutôt plus tôt dans la journée
    Il avait déjà lui-même faillit failli

    Ca casse la monotonie de l'histoire … ;)

    • [^] # Re: Ca fait tache dans un si beau texte ...

      Posté par . Évalué à 2.

      Merci pour la correction. Pour la première par contre je l’ai sciemment écrit comme ça, c’est le soleil qui est dissimulé.

      J’ai aussi fait une faute à :

      il se rappela de ce que ses collègues lui avaient dit plutôt dans la journée : « Ils vont patcher cette bouse d’iSlave c’est pas trop tôt ! »

      Je voulais écrire « plus tôt dans la journée », j’ai de la chance ça va bien aussi avec « plutôt », dans le sens : « patcher une bouse » plutôt que « faire une mise en production » ! :)

      Si un modo peut corriger toutes les fautes citées par totof2000, sauf la première, il a mon accord.

      • [^] # Re: Ca fait tache dans un si beau texte ...

        Posté par . Évalué à 4.

        Pour la première par contre je l’ai sciemment écrit comme ça, c’est le soleil qui est dissimulé.

        effectivement, je ne l'avais pas lu dans ce sens … Au temps pour moi.

        Celà dit, écrire un texte si long avec si peu de fautes, je dis bravo ;)

    • [^] # Re: Ca fait tache dans un si beau texte ...

      Posté par . Évalué à 3.

      La pâle lueur
      cette journée fut tout de même

      • [^] # Re: Ca fait tache dans un si beau texte ...

        Posté par . Évalué à 3.

        Le système d’information tournait sans accro,

        J'aurais mis accroc mais c'est vrai qu'il y a peut-être des accros (au travail ou à autre chose) dans le coin.

        Sinon je te remercie d'avoir changé mon prénom pour l'histoire.

  • # Réorientation

    Posté par (page perso) . Évalué à 8.

    J'aurais dû faire de l'administration réseau et pas du dev…

    • [^] # Re: Réorientation

      Posté par . Évalué à 3.

      Oui mais l’administration c’est pas donné à tout le monde, c’est pas comme les postes de dev… qu’on peut confier au premier venu ! :p

    • [^] # Re: Réorientation

      Posté par . Évalué à 3.

      [HS]Tu as 10x plus de jobs sur le marché quand tu es dev. Surtout avec cette nouvelle mode des "devops".
      Le sysadmin se bouffe la concurrence des SSII et du cloud…[/HS]

      • [^] # Re: Réorientation

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        C'est vrai que ça fait un moment que je tourne dans des boîtes sans sysadmin, je sais sais pas avec qui parler de mes parties de nethack.

    • [^] # Re: Réorientation

      Posté par . Évalué à 10.

      Haha, c'est parce qu'on t'a pas parlé des trucs du genre astreinte et incidents. Quand ça marche, y effectivement pas forcément énormément d'activité, le problème, c'est quand ça part en sucette. Et ça part toujours en vrille à un moment, jamais le bon d'ailleurs. Quand on te réveille à 4h00 du mat parce que la prod est en carafe, que le nagios s'est suicidé et que la boite perd l'équivalent de ton salaire annuel par minute, t'a intérêt a avoir les nerfs solides, pas question de glander. Le pire que j'ai vécu dans le genre, c'est une salle de datacenter qui s'arrête d'un coup suite a une mauvaise manip sur l'arrivée électrique. Le silence de mort la-dedans, le moment de flottement qui précède la furie où t'entend ton coeur battre, je m'en souviendrais toujours, je crois.

      D'ailleurs, j'en connais plein d'admins, qui fuient lorsque tu leur parle d'exploit et de prod. Les projets, l'ingénierie et l'architecture, ça oui, mais l'exploit …

      Bon, faut que j'arrête de glander là, a cause de la NSA, on a tout nos firewalls qui sont troués comme des passoires à upgrader en urgence.

      Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

      • [^] # Re: Réorientation

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Briseur de rêves !

        • [^] # Re: Réorientation

          Posté par . Évalué à 10.

          Et encore, je t'ai pas raconté l'histoire de l'admin qui a planté les cisco d'entrée de site en faisant la commande fatale : switchport trunk allowed vlan 42 sur les deux routeurs (Ne jamais faire ça. C'est pour ça que les admins réseau sont souvent en pause. Ils sont entre deux conf de routeurs).

          Ouais, parce que si tu oublie le add entre allowed et vlan, tu vires tout les vlans déjà configuré. Et là, boum, le datacenter n'a plus internet.

          Dans l'open space du réseau, imagine, t'a un type tout rouge qui déboule en courant et qui gueule :

          • Y a quelqu'un chez vous qui a touché aux routeurs d'entrée de site ?

          Le type qui se paye une suée à ce moment là, généralement, c'est lui.

          Faut pas être cardiaque dans ce métier ou alors éviter les cisco. La cli des juniper est plus reposante pour les nerfs. Il y a la possibilité de faire un diff/commit.

          Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

          • [^] # Re: Réorientation

            Posté par (page perso) . Évalué à 8.

            Je rêvais plutôt d'être admin dans une TPE avec des tâches qui consistent à monter un petit SFTP de temps en temps, faire des jolis présentations avec des graphiques cacti de temps en temps et débrancher la set-top-box une fois par mois pendant quelques heures pour qu'on se rappelle de mon utilité. Je me demande si ça existe encore.

            • [^] # Re: Réorientation

              Posté par . Évalué à 10.

              Non, surtout pas. C'est le pire. Tu peux toujours foutre par terre un datacenter, rayer un pays de la carte d'internet en foirant une annonce bgp, c'est rien à coté du fait de travailler directement avec des utilisateurs.

              L'utilisateur, c'est le pire cauchemar de l'admin. Il ne comprend rien, mais te donne son avis sur tout. Il installe un tas de merde sur son pécé et après il te refile le merdier et te pourris la vie tant que t'a pas réglé le problème.

              L'utilisateur a plein d'idées. Il trouverais génial que l'appli face ça ou ça, mais il n'a pas la moindre idée de l'uzine à gaz qu'il faut juste pour son truc. T'aimerais lui dire que le problème c'est lui, que la meilleure façon de le résoudre serait qu'il n'approche plus un ordinateur. Mais tu peux pas. L'utilisateur dans une TPE, c'est pas un client que tu peux enfumer avec toute la puissance de ton service marketing. Cet utilisateur, c'est ton patron. Le type qui signe ton chèque a la fin du mois.

              Non, c'est pas pour rien qu'on a inventé le cloud. Au moins, avec ça, on est peinard, l'utilisateur fait tout lui même. As a Service que c'est marqué dessus. Et si ça foire, c'est forcément de sa faute.

              Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

            • [^] # Re: Réorientation

              Posté par . Évalué à 5.

              Tu devrais regarder du côté des secteurs para-publiques : ma copine a bossé dans une association de protection de l'enfance avec 500+ salariés, 20 centres (éducatif fermés, renforcés, etc…) à l'échelle d'une région (pas un qui comprenne quoi que ce soit), le directeur du service info de 2 personnes dont lui + 1 stagiaire (qui s'occupait du volet téléphonie avec asterix) avait l'air d'être grassement payé, et de bien se branler la nouille.

              L'intervention type c'était d'envoyer le stagiaire ou l'autre employé à l'autre bout de la région, pour changer une souris (sans le savoir parce que personne n'était en mesure de dresser un diagnostic autre que « ça marche pas », du coup il fallait y aller 2 fois). La personne en question devait trouver une voiture de service dispo, parce que la voiture de service du directeur était de fait sa voiture de fonction (tous les directeurs|cadres le faisaient… argent publique aïe). La barrière d'entrée n'avait pas l'air très haute : un DUT + être là au bon moment pour candidater.

              Après il faut une certaine disposition pour bosser avec des tocards, dans un environnement surréaliste, et se farcir les réunions de directeurs avec pour casting une bonne brochette de boulets. L'ambiance de gaspillage d'argent publique (par exemple, y'a des cadres qui tentaient de se faire rembourser leurs frais de route des vacances puisqu'ils avaient utilisé la voiture de service), de féodalisme au travail doublé du discours « on travaille avec de l'humain, on ne fabrique pas des petites cuillères », peut mettre en danger ton intégrité.

              • [^] # Re: Réorientation

                Posté par . Évalué à 6.

                Purée, on dirait que tu décris exactement les expériences que j'ai eu avec les PEP (au moins celles du département) et les associations médico-sociales qui leur sont reliées !

                Un gros budget (subventions) largement gaspillé dans des conneries « on va dépenser x millions dans de nouveaux serveurs et du Citrix Metaframe parce que toutes les boîtes du CAC40 ont ça », on change de matériel tous les ans ou tous les deux ans, parce qu'après il fait vieux, on a une infrastructure sur-dimensionnée par rapport aux besoins (exemple : 4 gros serveurs — certes, des DELL — pour l'usage bureautique d'une quinzaine de personne d'un site), mais ça en jette d'avoir plus que n'importe quelle boîte de l'agglomération, une réunionite aigüe et des réunions qui n'en finissaient jamais et au cours desquelles on avait tourné autour des mêmes pots sans jamais être plus avancé, des salariés très très bien payés (une secrétaire « pas très bien payée » qui émargeait à 2000 € nets avec un mi-temps, pour donner une idée…), des abus de biens sociaux assez manifestes (gros véhicule de société qui devient de facto un véhicule de fonction du président, véhicules de société qui servent à partir en vacances et week-end, d'ailleurs, j'ai un de mes voisins qui y bosse et se sert de sa petite Twingo avec les autocollants PEP au quotidien comme véhicule personnel visiblement), un rythme de travail qui met surtout à mal les machines à café, des horaires de travail rêvées.

                Perso, voir tout cet argent public ainsi détourné de ses buts m'a pas mal écœuré. Mon collègue n'avait pas les mêmes scrupules, lui, il se trouvait bien planqué là où il était (prestataire sous contrat en temps partagé).

    • [^] # Re: Réorientation

      Posté par (page perso) . Évalué à 6.

      Deviens chef de Projet!

      Et lorsque le projet se vautrera parce que tu te pognes le cul, tu pourras toujours blâmer ces feignasses de développeurs!

  • # Toute ressemblance avec des faits réels…

    Posté par . Évalué à 10.

    Ça n'arrive pas qu'à des sys admins. J'ai moi-même fait l'expérience d'une veille internet longue de 2,5 mois pour voir si je me faisais topper. J'ai fini par y mettre un terme, parce que ç'en devenait pénible.

    Pré-requis :
    — bureau discret|seul et/ou collègues qui ne vous traquent pas (parce qu'ils passent aussi un temps conséquent sur des sites web (journaux, achats en lignes, ebay, streaming de match de football))
    — organisation qui laisse peut de place à l'initiative personnelle
    — pratique de réunion paléolithique
    — un vapor project sans fin

    Déclencheur
    Suite à 4 mois de vapor project sur des circuits de test de techno avancée en 10 nm, j'ai voulu faire une proposition de style de dessin robuste au yield pourri des phases de développement. En présentation, j'ai eu droit à 3 réactions successives :
    — qui t'a demandé de faire ça ? (le "team leader", à qui j'avais déjà montré le truc, qui était réticent, et m'a suggéré de faire la réunion… le vicieux)
    — va-t-on utiliser ça ? (le mec qui touche le plus de l'équipe, très orienté pratique; ça sonne comme un refus de discuter de nouvelles idées)
    — mon dieu tu ne respectes pas les guidelines !! (ambiance « on n'a toujours fait comme ça au village »)

    Déroulement de la période d'oisiveté
    Ça m'a calmé… Et comme je disais à un de mes collègues « better say nothing than show something ». Je me suis tenu à faire que ce qu'on me demandait explicitement : en tout 1 semaine de travail en 2,5 mois. À chaque réunion hebdomadaire, quand on me demandait si j'avais quelque chose à dire/montrer je répondais non. Et pendant 2,5 mois j'ai fait de la veille internet, c'est long et bien souvent en milieu de journée on a fait le tour.

    J'ai aussi pu personnaliser mon .vimrc, installer le BÉPO sur une RH 5.4 sans droit admin, de même sur le laptop avec W7 sans droits admin, faire quelques autres bricolages sympas. Je me suis trouvé des collègues francophones pour fumer des clopes (j'avais pourtant bien arrêté, étant dans une équipe où personne d'autre ne fume) : super pratique ce Lync, la messagerie instantanée au taf c'est vraiment top pour s'organiser.

    De temps en temps je passais saluer le chef, en lui glissant dans la conversation à 10h que j'avais déjà fini ce qu'on m'avait demandé de faire aujourd'hui, lorsque c'était vrai.

    Retour à la vie normale
    Après cette période (les éclaircissements sur le plan de licenciement qui était en cours), j'ai dit à mon chef que j'avais réussi à faire que ce qu'on m'avait demandé depuis 2,5 mois. Il m'a demandé ce que j'entendais par là. Je lui ai expliqué. Il ne m'a pas cru. Je lui ai assuré n'avoir rien fait, en lui demandant si c'était normal que personne n'ait rien vu. Et en lui disant qu'il faudrait changer des choses et me mettre sur de vrais projets. Ce fut fait (je n'ai même pas eu de problème; peut-être mon chef est-il cool mais il y a des précédent).

    Conclusion
    Pas besoin de travailler chez Orange ou dans l'Administration Française

  • # bravo

    Posté par . Évalué à 2.

    très bien, j'ai bien aimé tant le fond que la forme
    le sujet est évidemment passionnant et fertile en développement
    le style est bon, colle au sujet et les phrases ne sont absolument pas trop longues (il y en a qui n'ont encore rien vu faut croire)

    je te félicite, j'espère que tu continueras… à t o n r y t h m e

  • # Au début

    Posté par . Évalué à 7. Dernière modification le 14/01/16 à 13:32.

    j'ai pensé que Claude nous faisait une descente de bad trip, puis j'ai compris que c'est un message contre l'usage au travail d'enfants mineurs. C'est tout a la fin, l'emploi de "Justin Bierber" qui m'a mis la puce a l'oreille.

  • # Pour vous désintoxiquer de la glandouille, passez indé!

    Posté par . Évalué à 3. Dernière modification le 15/01/16 à 17:34.

    Pas de filet, quand on est libéral (pour les impôts, statut "bénéfices non commerciaux"). Donc, pas la peine d'essayer de rien fiche, y a suffisamment de trucs qui vous collent aux basques pour vous motiver à rentrer des affaires. Histoire de ne pas avoir d'arriérés avec les caisses sociales (RSI, CIPAV, URSSAF) et perceptions diverses.
    Après 10 ans comme enseignant-chercheur, un boulot que je trouvais déjà pas mal prenant (ça pouvait monter à 1 semaine de prépa pour 1 heures de cours, sans parler des perspectives bouchées pour se faire titulariser maître de conf.), j'en fais désormais encore plus (je vous dis pas l'usure), depuis + de 10 ans, mais j'ai l'honneur de financer les services publics. Sans rancune, hein…

    Euh, je retourne à "iagno" là ;-) (1)

    (1) https://wiki.gnome.org/Apps/Iagno

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