Journal Le copyleft est-il en danger ?

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Tags : aucun
28
25
juin
2010
On est en droit de se le demander lorsqu'on lit cette note de la SACEM américaine pour appeler des fonds :


"A cet instant, nous faisons face au plus grand défi de notre histoire. Beaucoup de forces parmi lesquelles Creative Commons, Public Knowledge, Electronic Frontier Foundation (EFF) et des entreprises technologiques avec des moyens financiers importants se mobilisent pour promouvoir le "Copyleft" de manière à ébranler notre "Copyright". Ils disent qu'ils défendent les droits des consommateurs, mais la vérité c'est que ces groupes ne veulent tout simplement pas payer pour l'utilisation de notre musique. Leur mission est de faire savoir que notre musique devrait être gratuite",


C'est hallucinant de mauvaise foi:
"Leur musique devrait être gratuite"
Comme si le choix de la licence leur était imposé.
Il y a déjà une insécurité juridique permanente sur les LLs avec les brevets logiciels. Il semble que les défenseurs de la PI ne veuillent pas s'arrêter là.

Comme je me contente de relayer une information de nos amis de Numerama, je cite ma source à qui revient le mérite de la traduction et d'autres explications (J'espère qu'ils ne pardonneront cet usage du fair use ;)
  • # Mauvais lien

    Posté par . Évalué à 5.

    Ton lien ne pointe visiblement pas sur le bon article
  • # c'est presque vrai

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    Ils disent qu'ils défendent les droits des consommateurs, mais la vérité c'est que ces groupes ne veulent tout simplement pas _NOUS_ payer pour l'utilisation de notre\w _LA_ musique

    juste 2 petits mots de changés et tout semble différents
  • # La musique Copyleft est elle si populaire aux US ?

    Posté par . Évalué à 9.

    Tout est dans le titre : la musique Copyleft est-elle si populaire aux US, pour que leur equivalent la Sacem en vienne là ?
    Non parce qu'en France, quand je parle de musique libre, on me regarde encore avec des grand yeux, du style "mais de quoi il parle là ?!?"
    • [^] # Re: La musique Copyleft est elle si populaire aux US ?

      Posté par . Évalué à 10.

      Justement, l'assimiler au "plus grand défi" de leur histoire alors que son developpement n'est qu'embryonnaire, c'est juste ridicule... et flatteur.
      • [^] # Re: La musique Copyleft est elle si populaire aux US ?

        Posté par . Évalué à 10.

        Je ne crois pas.

        Tu te souviens de ce précepte de gandi "First they ignore you" ?

        Pour une fois qu'il n'attendent pas le dernier moment pour réagir, c'est plutôt intelligent de leur part.

        Mais j'ai bien peur que plus profondément que la musique libre, ce qui leur fait peur, c'est tout ce qui leur échappe. Que ce soit la musique libre, le téléchargement (P2P, direct download etc.), les gens qui arrêtent d'écouter de la musique tout simplement (sans remplacer par la consommation de musique libre, le téléchargement autre).

        Tout ceci doit représenter, pour eux, un grand front qui avance et je ne suis pas sûr qu'ils discernent bien les particularités et les différences des parties qui composent ce front.


        Par ailleurs, si on regarde comment évolue le libre dans d'autres domaines, je pense qu'ils n'ont peut être part tort de s'inquiéter :
        * Dans le domaine des logiciels il est de plus en plus présent. Surtout depuis la crise. Encore moins d'un % d'OS libres ? Pas grave. Dell en fait la promo, de plus en plus d'administrations ou d'entreprises disent l'utiliser, les distribs règnent sans partage sur les supercalculateurs et sont des solutions très sexy pour les notebook et les smartphones, Firefox et chrome vont bientôt atteindre les 50% des visites sur le net etc.
        * Dans le domaine de la culture : Je ne mentionne même pas wikipedia, wiktionary etc. et qui a connu une ascension impressionnante (presque toujours exponentielle) et qui ne souffre d'aucune concurrence sérieuse.

        Pourquoi n'y aurait-il pas la même chose avec la musique, les films, les images etc. ?

        Surtout avec des idiots qui poussent HADOPI, des majors déconnectées de la réalités, des ministres incompétents[1], etc. On ne pouvait pas trouver meilleurs argument pour démontrer la perversion du modèle existant et la nécessité d'en trouver un autre.

        Je pense qu'ils font la meilleure pub aux musiques libres qu'on pouvait imaginer.

        Tout ne se fera pas en un jour, ça peut encore prendre 5 ans comme ça pourrait prendre 20 ans (eh oui), mais je pense que ça évoluera dans le bon sens (même si très très lentement).

        [1] http://www.pcinpact.com/actu/news/57884-gateau-cricri-annive(...)
        • [^] # Re: La musique Copyleft est elle si populaire aux US ?

          Posté par . Évalué à 4.

          des idiots qui poussent HADOPI, des majors déconnectées de la réalités, des ministres incompétent perversion du modèle existant et la nécessité d'en trouver un autre

          Ce qu'on raconte d'ailleurs à ce propos, sur l'inévitable descente aux enfers du modèle existant, peut être repris comme un exemple de la circulation des élites de Pareto. En gros, quand la vieille aristocratie est vermoulue, une nouvelle se met en place en broyant les racines de l'ancienne.

          J'ai trouvé ce lien qui explique assez rapidement en quoi ça peut consister: http://denis-collin.viabloga.com/news/la-theorie-des-elites#(...)

          Avec une telle optique, de fait, l'élimination des parasites est inéluctable, et la question est le temps de purge et les dégâts de la purge.
          • [^] # Re: La musique Copyleft est elle si populaire aux US ?

            Posté par . Évalué à 3.

            On nomme cela "amender la terre" (et surtout ne pas oublier d'ajouter des trichodermas harzanium, notre "aïwa" à nous depuis longtemps, jusqu'à ce le remembrement et l'agriculture intensive détruise ce réseau)

            okok je connais le chemin :)
            • [^] # Re: La musique Copyleft est elle si populaire aux US ?

              Posté par . Évalué à 3.

              Et bien on en apprend des choses ici! :) Donc oui, il y a l'idée d'un retour à l'équilibre quand la classe dominante est jeune. Mais aussi celle d'une dégénérescence inéluctable pour toute classe dominante. Un peu comme les cycles dans un jardin ou un champ, sans doute. Quand à l'agriculture intensive, ça serait un peu l'équivalent de la dictature. Une durabilité faible pour l'agriculture intensive donc.
  • # leur mission

    Posté par . Évalué à 10.

    Les Majors, au moins, elles assuraient un équilibre entre "artistes qui rapportent" et "investissement sur la diversité". Les majors se détournent de cela sous des pretextes à la con qui les arrangent bien. Et la Sacem n'a jamais rien fait d'autre que de s'engraisser sur le dos des artistes. La sacem c'est (le haut de la) fff de la chanson.

    Vaudrait mieux que les artistes cassent eux mêmes ce monopole par la construction d'un cabinet d'avocats communs, et avec quelques managers et producteurs chevronnés. Là au moins ils auraient la même qualité de service, voir mieux, et ils pourraient controler les éventuelles redistributions pour financer la diversité.

    Quant les producteurs ne veulent plus prendre de risques, et que la gestion des droits engraisse autant les gestionnaires que les ayant droits, il y a un bug dans la matrice. Et ce bug, faut l'éradiquer.

    "dis sacem, je touche plus rien en droit de diffusion"
    "c'est à cause du piratage sur internet mon petit"
    "oui je veux bien te croire mais toi tu continues de te gaver, et même 70 ans après ma mort tu continuera de te gaver sur mes droits"
    "je gère mon petit, je gère"
  • # Petite correction

    Posté par . Évalué à 6.

    « ils ne pardonneront »...

    Tu aurais également pu donner le nom de la "SACEM américaine" : ASCAP.
    • [^] # Re: Petite correction

      Posté par (page perso) . Évalué à 7.

      Tu aurais également pu donner la signification du sigle ASCAP : « American Society of Composers, Authors and Publishers ».
      • [^] # Re: Petite correction

        Posté par . Évalué à 5.

        Tu aurais également pu donner la traduction de la signification du sigle ASCAP : « Association Américaine des Compositeurs, Auteurs et Éditeurs ».
        • [^] # Re: Petite correction

          Posté par . Évalué à 8.

          Tu aurais pu donner l'équivalent en France de cette société: SACEM
          Après l'humour récursif, c'est l'humour cyclique la nouvelle tendance ici ?
      • [^] # Re: Petite correction

        Posté par . Évalué à 7.

        C'est vrai qu'avec une balise acronym c'était mieux : ASCAP...
    • [^] # Re: Petite correction

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      Tu aurais également pu donner le nom de la "SACEM américaine" : ASCAP.

      Il n'avait PACSA à foutre, visiblement.
  • # Scandaleux

    Posté par . Évalué à 4.

    Sérieux, quand j'ai lu cet article sur Numerama l'autre jour, j'ai vraiment été scandalisé dans leur propos (ceux de la SACEM américaine j'entends).

    C'est exactement comme si les agences immobilières voulaient interdire TOUTES les transactions qui ne passent pas par eux. Ils veulent le monopole. Et ils le revendiquent, je trouve ça hallucinant.

    En plus, ils disent qu'"on" vole les artistes de cette manière, mais à ce que je sache, lorsque une œuvre est publiée sous copyleft, c'est bien l'auteur qui a choisi de la mettre sous cette licence. En quoi ça regarde la "SACEM" ? Si l'auteur veut diffuser ses œuvres gratuitement / librement, il fait ce qu'il veut.
    • [^] # Re: Scandaleux

      Posté par . Évalué à 5.

      Ce qui est scandaleux, c'est que des gens puissent lire Numerama.
      • [^] # Re: Scandaleux

        Posté par . Évalué à 2.

        Pire, on y lit dans les commentaires de certains DLFPiens qui parfois , en restant modeste ici, s'affublent du titre de "Grand" sur ce site impie pour y distiller leur sagesse , nous abandonnant à notre sort.

        Ami "Grunt" ne serait-ce pas toi qui poste la-bas sur le respect du copyleft/right ?
        • [^] # Re: Scandaleux

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          En tout cas cette personne n'a jamais assisté à une conférence de RMS sur les droits d'auteurs, sinon il n'aurait jamais dit une telle imbécillité.

          "It was a bright cold day in April, and the clocks were striking thirteen" - Georges Orwell

    • [^] # Re: Scandaleux

      Posté par . Évalué à 1.

      C'est dans l'air du temps depuis un moment. J'avais écrit ça il y a quelque temps à ce sujet : http://blog.pititjo.net/post/2006/08/02/Le-Mus-Et-si-cetait-(...)
      • [^] # Re: Scandaleux

        Posté par . Évalué à 1.

        Attends... tu écris un blog qui ne passe pas par LinuxFR ?

        Toi tu vas avoir des problèmes.
  • # Ironie...

    Posté par (page perso) . Évalué à 8.

    Sauf si je me trompe, le copyleft est basé sur le copyright [1]. Ironiquement, le meilleur moyen de détruire le copyleft à coup sûr est donc pour eux de saborder le copyright :)

    Ils mettent en place le copyright et ensuite ils se plaignent que l'on s'en serve selon notre bon plaisir...

    [1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_publique_g%C3%A9n%C3%A9(...)
    • [^] # Re: Ironie...

      Posté par . Évalué à 2.

      Beaucoup trop intellectuel ces histoires de PI. La PI, c'est bien connu, ça ne sert qu'à obtenir le monopole des ressources financières. Le reste, les histoires de licences, de mise en oeuvre de la PI, c'est secondaire. D'ailleurs, si l'état pouvait interdire les licences qui empêchent ce monopole de s'établir complètement, ça serait beaucoup mieux.
      • [^] # Re: Ironie...

        Posté par . Évalué à 1.

        Oh le joli troll d'un preux défenseur du copyright sous couvert de copyleft.
        C'est bien connu les libristes, sont tous des pirates qui ne veulent que prendre gratuitement et légalement ce qu'ils devraient payer. La note de l 'ASCAP ne dit pas autre chose.

        C'est vrai que de nos jour la PI est en péril et l'arsenal législatif bien maigre sur le sujet.

        Je n'aborderai pas le sujet des licences non copyleft et la différence entre droit moral et le droit patrimonial de l'auteur, de l'amalgame entre PI et droit d'auteur, de la non-rivalité de ladite PI et de son coté arbitraire ... pour ne pas tomber dans le panneau hein !

        Y'a déjà notre ami Grunt qui se charge de remettre les pécheurs dans le droit chemin sur Numérama. La résistance s'organise entre les supporters GPListes on dirait (Un troll prêté vaut bien un troll qui a rendu).
      • [^] # Re: Ironie...

        Posté par . Évalué à 1.


        D'ailleurs, si l'état pouvait interdire les licences qui empêchent ce monopole de s'établir complètement, ça serait beaucoup mieux.

        Et au fait joli homme de paille.
        Ceux qui réclament un assouplissement de la loi, ou pire que ces questions reviennent dans la sphère privée pour renforcer la concurrence libre et non faussée veulent simplement interdire ces licences.

        Clap clap clap !
  • # Autonomy

    Posté par . Évalué à 2.

    Moi qui vient de finir le roman "Autonomy", ca colle parfaitement avec la vision du futur du roman. J'epère qu'il se trompe, mais qu'il sortira le tome 1 rapidement 5L'histoire commencant au tome 0)
  • # Le droite de reponse de CC

    Posté par . Évalué à 2.

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