Journal Une étude prédit la disparition de Facebook en 2017

Posté par . Licence CC by-sa
102
22
jan.
2014

Chers condisciples, je m'adresse à vous à propos d'un sujet qui n'est pas immédiatement lié au logiciel libre ni à Linux, mais qui ne manquera néanmoins pas d'intéresser ceux d'entre vous qui se préoccupent de leur vie privée et/ou de la décentralisation de l'internet et/ou du contrôle de leurs données. C'est à propos d'une prophécie qui ferait pâlir d'envie Paco Rabanne et Nostradammus réunis.

En effet, une étude de l'université de Princeton, intitulée Epidemiological modeling of online social network dynamic, compare le cycle de vie du réseau Facebook au mode de propagation d'une maladie contagieuse. Je n'ai pas encore lu le papier dans les détails, mais si j'en crois le résumé qui en est fait par le Nouvel Observateur, la conclusion des deux chercheurs est que Facebook devrait perdre 80% de ses utilisateurs d'ici 2017.

L'idée n'est pas sans intérêt, elle part en effet du principe que les utilisateurs des réseaux sociaux utilisent ceux-ci parce que leurs contacts l'utilisent également, et qu'ils se lassent du réseau social lorsque leurs contacts s'en lassent également.

Les chercheurs ont comparé leur modèle à l'histoire de MySpace, et apparemment ça colle plutôt bien. Comme Facebook a atteint son pic de popularité en 2012, et a perdu des utilisateurs en 2013, l'avenir paraît radieux.

Évidemment, la mauvaise nouvelle, c'est que si les jeunes, notamment, se détournent de Facebook, ce n'est pas au profit d'IRC, d'owncloud et des réseaux sociaux décentralisés, mais plutôt au profit d'autres services centralisés du même tonneau. La bonne nouvelle, c'est que si le modèle est valide, ces nouveaux réseaux finiront aussi par disparaître, car il n'y a que le poil qui survive vraiment longtemps.

  • # Dommage il ne me reste plus d'avis !

    Posté par . Évalué à 2.

    C'est sympa cette approche épidémiologique… S'il me restait un avis, je plussoierais ton journal !

    Merci pour le lien et la synthèse…

  • # there is an ap^Wxkcd for that

    Posté par (page perso) . Évalué à 8.

    Plus ou moins en rapport : http://what-if.xkcd.com/69/

    Sinon ça voudrait donc dire que tous les gens qui ne sont pas sur Facebook sont en fait des précurseurs plus hype que hype.

    Par ailleurs, il y a des gens qui ont des recommendations pour des logiciels libre de réseau sociaux décentralisés maintenus et qui ressemblent pas complètement à de la blague (pas forcément en terme de nombre d'utilisateurs) ?

    pertinent adj. Approprié : qui se rapporte exactement à ce dont il est question.

    • [^] # Re: there is an ap^Wxkcd for that

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

    • [^] # Re: there is an ap^Wxkcd for that

      Posté par . Évalué à 6.

      Je me suis toujours dit que j'avais un petit côté avant-gardiste.

    • [^] # Re: there is an ap^Wxkcd for that

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      Par ailleurs, il y a des gens qui ont des recommendations pour des logiciels libre de réseau sociaux décentralisés maintenus et qui ressemblent pas complètement à de la blague (pas forcément en terme de nombre d'utilisateurs) ?

      https://github.com/nono/linuxfr.org

      • [^] # Re: there is an ap^Wxkcd for that

        Posté par (page perso) . Évalué à 10.

        C'est pas décentralisé, le système de mise en forme est une vaste blague, ainsi que le code (la preuve, ils acceptent mes patches).

        pertinent adj. Approprié : qui se rapporte exactement à ce dont il est question.

    • [^] # Re: there is an ap^Wxkcd for that

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      Par ailleurs, il y a des gens qui ont des recommendations pour des logiciels libre de réseau sociaux décentralisés maintenus et qui ressemblent pas complètement à de la blague (pas forcément en terme de nombre d'utilisateurs) ?

      Tout dépend de ce que tu attends de ce genre de trucs. Mais les trucs maintenus et qui ne sont pas des blagues, il commence à y en avoir quelques uns, on sort régulièrement des listes. De tête (mais j'en oublie): Retroshare, Friendica, Lorea, GNU Social - qui récupère le code de status.net -, et ceux plus ou moins basés sur XMPP; Buddycloud, Jappix, MOVIM et SàT. On va pouvoir ajouter Twister maintenant.

      Ils sont à ma connaissance tous maintenus (pour GNU Social et Lorea c'est peut-être à confirmer), et plusieurs d'entre eux sont fonctionnels ou en passe de l'être. Ils sont tous là depuis plusieurs années (sauf Twister), et ils ont probablement tous besoin de contributeurs si vous voulez que ça aille plus vite.

      En centralisé sur peux ajouter Elgg qui a eu le droit à un journal il y a quelques temps, et un bon paquet de projets de Forums/blogs/etc.

      Bref, encore une fois, tout dépend de ce que tu attends de ce genre de choses…

    • [^] # Re: there is an ap^Wxkcd for that

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      des logiciels libre de réseau sociaux décentralisés maintenus et qui ressemblent pas complètement à de la blague ?

      1. http://www.slrn.org/
      2. http://news.lacave.net/servers/reader/list

      * Ils vendront Usenet^W les boites noires quand on aura fini de les remplir.

  • # Une question

    Posté par . Évalué à 4.

    Les chercheurs ont comparé leur modèle à l'histoire de MySpace, et apparemment ça colle plutôt bien.

    J'ai pas pris le temps de lire l'étude, ni même la synthèse du Nouvel Observateur, mais je me pose une question.

    Est-ce que Facebook pourrait ne pas suivre la même voie que MySpace (tomber dans l'oubli) s'il avait atteint une masse critique ?

  • # Ou pas.

    Posté par . Évalué à 3.

    L'étude est pas franchement bien faite.
    http://www.slate.fr/life/82585/facebook-utilisateurs-recherche

    • [^] # Re: Ou pas.

      Posté par . Évalué à 2.

      Mouhé, tu cites un article qui dès les premières phrases parle 'de la revue Arxiv'… qui n'a jamais été une revue mais un site de dépôt d'article, ça fait sérieux !

      • [^] # Re: Ou pas.

        Posté par . Évalué à 0.

        Effectivement, un raccourci pareil, ca rend leur argument principal (les utilisateurs de fb bypassent completement google pour 50% d'entre eux) completement caduque!

        Linuxfr, le portail francais du logiciel libre et du neo nazisme.

  • # Et donc, le prochain?

    Posté par . Évalué à 5.

    Dis-donc, le prochain réseau social qui va tout déchirer en termes de parts de marché, ils ne veulent pas nous en donner quelques bribes, histoire qu'on se lance?
    (Ah moi les millards!!)

  • # Valable à un instant t

    Posté par . Évalué à 1.

    Salut,

    Ce type d'étude est intéressant, mais n'est valable qu'à un instant t.
    En effet, elle se base sur l'état de Facebook à l'instant de l'étude.

    Si Facebook n'évolue pas, le destin semble tout tracé. Mais ce n'est pas ce qu'on observe depuis quelques mois (ajout des hashtag, rachat de boite, etc).

    Ce n'est pas demain, à mon avis, que les investisseurs vont lâcher leur poule.

    J'avais aussi entendu que Facebook perdait des utilisateurs, mais seulement dans les pays développés. En revanche, ils en gagnent énormément plus dans les pays émergent. Pour l'instant le solde total est positif mais j'avais lu ça il y a 1 ou 2 ans, peut-être que la chose s'est inversée depuis.

  • # Le grand cercle de la vie

    Posté par (page perso) . Évalué à 6.

    MySpace s'est fait supplanter par Facebook. Facebook se fera supplanter par autre chose.

    Une différence, c'est que cette autre chose se fera sans doute racheter par Facebook. Ils l'ont déjà fait avec Instagram qui avait plein d'utilisateurs qui voulaient fuir Facebook.

    Le prochain ne sera pas racheté par Facebook si il appartient à Google, Apple, Microsoft, Yahoo… ou si c'est un projet libre et décentralisé mais je n'y crois (malheureusement) pas trop.

  • # La cavalerie des réseaux

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    Ça me rappelle un article que j'avais lu : La cavalerie des réseaux.

    Les communautés de « bavards » se transforment , quand elles sont trop grandes, en communautés de lecteurs uniquement… Ce qui fait disparaître une bonne partie de l'intérêt du système… Donc oui, cet effondrement dû à la taille guette aussi twitter… Cela veux dire qu'il y a déjà un intérêt pour un « nouveau » outil « social », pas encore trop peuplé , qui pourra récupérer les utilisateurs de facebook et/ou twitter quand ces sous-réseaux s'effondreront… avis aux amateurs ;)

    Dans la mesure ou la plupart de ces services gagnent de l'argent grâce au grand nombre de ses utilisateurs, ils ont donc intérêt à faire croitre les communautés, ce qui invariablement […] amène à l'effondrement du système.

    Bon, cet article a bientôt 4 ans, comme quoi Facebook survit bien. L'intérêt de Facebook est d'être un immense réseau qui ne montre qu'une vue superficielle à ses utilisateurs (les « amis »), ce qui fait que l'overdose ne vient pas.

    Mais pourtant, on ne peut empêcher la lassitude, certains s'en vont malgré tout. Pour contrer cela, Facebook travaille à rajouter des fonctionnalité « transversales » aux cercles d'amis, comme le hashtags ou une liste de sujet à la mode à la Twitter. Ce faisant, il donne à ses utilisateurs les moyens du surmenage, et donc d'abandonner. Qui vivra verra.

    ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes

  • # réponse

    Posté par (page perso) . Évalué à 6.

    Une étude publiée par Facebook semble indiquer que l'université de Princeton est vouée à disparaitre d'ici 2021 : https://www.facebook.com/notes/mike-develin/debunking-princeton/10151947421191849

    pertinent adj. Approprié : qui se rapporte exactement à ce dont il est question.

  • # Extrapolation

    Posté par . Évalué à 3.

    Extrapolating

  • # owncloud

    Posté par . Évalué à 0.

    la mauvaise nouvelle, c'est que si les jeunes, notamment, se détournent de Facebook, ce n'est pas au profit d'IRC, d'owncloud

    Euh en même temps il serait quand même bizarre que "les jeunes" se désintéressent de facebook au profit d'owncloud…

Suivre le flux des commentaires

Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n'en sommes pas responsables.