Ta critique parle d'effet rebond (genre les arbres montent jusqu'au ciel) et ne parle pas du tout du chiffre lui-même.
Sauf que si je parle d'autres choses, comme la taille médiane d'une requête mi 2025 n'a rien à voir avec un usage agentique de ces IA en terme de taille de prompts et quantités utilisés par jour pour un utilisateur ou une organisation en 2026 (et après). De même que l'usage de raisonnement vs réponse simple à une requête.
Sans compter que les usages s'ajoutent, ces IA ont besoin d'un moteur de recherche (que ce soit pour l'indexation comme la recherche) car d'ailleurs ils peuvent… eux mêmes en faire pour répondre aux différentes requêtes. (Et inversement d'ailleurs maintenant, Google impose l'usage de l'IA pour résumer la requête qu'on vient de faire)
Bref, le chiffre unitaire d'une émission à un prompt médian est une information très parcellaire qui ne renseigne en rien de l'impact écologique réel de ces outils. C'est très insuffisant pour conclure "circulez, il n'y a rien à voir", le fait même qu'ils ne publient pas plus de détails alors qu'ils ont ces informations et les moyens de le faire devrait justement inciter à la prudence.
L'utilisateur a été crée hier et n'a posté qu'ici.
Dans les commentaires le compte revendique être une IA et le style laisse peu de place au doute de toute façon. Je ne sais pas si c'est une situation relativement inédite pour la modération mais peut être que fermer le compte temporairement par mesure de prévention en laissant un canal ouvert pour qu'éventuellement l'utilisateur puisse se justifier avant de le rouvrir (s'il y a un humain de bonne foi) serait sans doute la meilleure chose à faire.
Le compte le revendique, la manière de poster semble aller en ce sens également puis le côté troll à côté de la plaque dans les réponses font qu'il n'est de toute façon pas souhaitable de continuer l'expérience à mon humble avis.
La voiture, comme nombre d'équipements de notre quotidien, est construite grâce à la mondialisation et une énergie très bon marché et abondante, et une grosse mise à l'échelle. Plus de pétrole et gaz à pas cher, ça veut dire que les coûts de fabrication explosent sur les sites de production et sur le coût du transport.
Notons que pour l'énergie avec la transition qui se fait (et qu'on espère qu'elle ira au bout) ne serait pas significativement plus chère que l’énergie actuelle à base de pétrole, les solutions renouvelables sont déjà rentables et ce n'est pas vouer à changer.
Moins de mondialisation, ça veut d'ailleurs dire moins de transport, plus d'unités de production plus proches de la consommation, donc des unités plus petites
Oui enfin moins de mondialisation ne signifie pas que tous les produits sont fabriqués en France ou dans la ville voisine. Cela peut signifier au hasard une autonomie européenne ce qui serait déjà un changement majeur par rapport à l'importation provenant du reste du monde. Le continent européen c'est assez gros pour avoir des usines importantes pouvant faire des économies d'échelle intéressantes.
Qui voudrait renoncer à son gadget pour baisser la facture? "Ça fera 50€ de moins sur votre facture à 50k€!".
Pourtant tu peux voir l'écart de prix entre ce que propose par exemple une Dacia qui est plus simple que des voitures de gammes supérieures. Ou de même le fait de privilégier une voiture de taille raisonnable par rapport aux gros SUV.
Autre chose que tu négliges dans les options c'est la simplification et l'allongement de la durée de vie des modèles. Aujourd'hui tu as beaucoup de modèles différents, beaucoup d'options pour chaque, ça réduit énormément les économies d'échelles réelles. Les modèles sont d'ailleurs renouvelés très régulièrement (tous les 3-7 ans), rien n'empêche d’envisager des carrières plus longues pour des modèles moins nombreux et plus sobres.
Bref, on est loin d'avoir atteint le prix minimal d'une voiture aujourd'hui, et si on n'a pas le choix c'est vers ça qu'on irait pour concilier transition et accessibilité au niveau prix.
On rappellera que 30% des Français n'arrivent déjà plus à faire 3 bons repas par jour.
Et une bonne partie d'entre eux ne vivent pas à la campagne et n'ont pas de voiture par ailleurs donc ça ne répond pas tellement à la question.
Et bien avant ça, ça n'aura plus aucun sens de rester en zone rurale avec une voiture en mode survie absolue.
Là encore je ne suis pas convaincu que vivre à la campagne en 2050 ce sera en mode survie absolue mais bon.
Le coût des voitures est amené à exploser avec la fin du pétrole bon marché.
[…]
La voiture individuelle (ou du foyer) sera hors de budget pour la plupart des ruraux.
Et pour quelle raison spécialement ? C'est loin d'être évident.
D'autant qu'il y a de la marge pour réduire le coût d'une voiture si on diminue leur taille, les équipements secondaires, etc. Si les gens n'ont pas le choix ils n'hésiteront pas à renoncer à certaines choses pour avoir une voiture si elle est indispensable à leur situation.
Ça marche avec l’ESA, mais on voit par exemple que dans l’armement ça fait perdre du temps à tout le monde.
La défense c'est en général particulier car non seulement les États se battent pour les retombées économiques, mais aussi parce qu'il y a le réflexe de souveraineté qui freine la volonté de partager le contrôle sur ce secteur critique. C'est souvent ce dernier point qui bloque l'élaboration d'une réelle Europe de la défense (et de son industrie plus unifiée).
On peut par exemple imaginer un PC 100% européen avec un CPU 100% français, de la RAM 100% italienne, un SSD 100% allemand, un GPU 100% espagnol sur une carte-mère 100% belge, par exemple. Chacun s’assure ainsi un haut niveau de souveraineté sur un produit essentiel, tout en garantissant un levier de négociation décisif sur les produits pour lesquels la souveraineté n’est pas assurée par la production intérieure.
Oui, mais cela signifie que les autres États et entreprises européennes veulent bien garantir des débouchés à ces produits locaux pour permettre de financer les usines et la conception. C'est là où ça bloque, et le marché français est trop petit pour que cela se lance spontanément sans coopérations européennes.
Alors comparer ce qu'on faisait à l'époque avec ce qu'on fait aujourd'hui n'a pas je pense beaucoup de sens.
Je ne doute pas que la France pourrait en théorie y parvenir, ce n'est pas cet aspect là que je remets en question. Bon déjà malgré tout on manque de savoir et de savoir faire pour faire ces puces, il y a des gens compétents dans le domaine dans nos contrées c'est indéniable mais malgré tout peu d'entre eux ont touché à la conception et fabrication de ces puces de dernières générations donc il y a beaucoup de rattrapage à faire ne serait-ce niveau formation et connaissance. Il ne suffit pas de prendre des employés de STMicroelectronics par exemple et de leur dire "faites des puces hyper puissantes gravées en 3 nm".
Ensuite il faut construire ces usines et ces coûts sont très élevés, bien plus que de construire celles pour les puces de générations précédentes. Cela nécessite donc de l'aide d'État mais aussi des garanties de commandes si tu veux espérer voir cette usine sortir de terre. Et la France seule est probablement trop petite pour financer cette opération et apporter ce volume nécessaire.
Faire au niveau européen a du sens car déjà ça permet de pouvoir mobiliser plus de chercheurs et d'ingénieurs sur ces questions, de créer un écosystème plus vaste et parce qu'il y a aussi des ponts possible entre les activités selon les puces donc il y a moyen de partager beaucoup d'infos.
Et je ne dis pas ça en souhaitant que ça arrive. Je pense juste que c'est quasiment inéluctable.
Mouais.
Dans aucun scénario de transition un minimum sérieux ne semble faire disparaître entièrement la voiture, il doit y en avoir moins, et utilisées moins souvent, et évidemment électrifiées, mais on ne tombe pas à zéro unités partout. Même un usage résiduel de pétrole et de gaz fossile peut être préservé pour les quelques cas où ça peut être pertinent.
Cela signifie que dans les zones rurales conserver les voitures n'est pas en soi un problème même si idéalement on fait en sorte que ces habitants puissent avoir des alternatives ou avoir moins besoin d'effectuer de longues distances (et donc réduire l'usage de la voiture).
Mais les zones urbaines et périurbaines qui ont une capacité de renonciation à la voiture plus importante il faut faire un effort plus important.
Bon, les acteurs actuels ne sont pas bien indépendants non plus, il me semble que la pluspart des fabriques utilisent des machines de lithographie venant de chez ASML basé en hollande.
Je ne sais pas si des taxes sur les produits étrangers serait un bienfait ou une bétise
De toute façon, aucun pays ne peut être autonome pour tous les produits et à toutes les étapes clés. Même la Chine et les USA, relativement autonomes sur de nombreux plans, dépendent d'autres pays ne serait-ce pour la matière première ou certains équipements de pointe.
L'UE n'a pas la capacité de faire mieux qu'eux et aucun pays ne peut avoir une autonomie complète.
Et même s'ils peuvent produire pour eux, ils dépendent aussi de clients pour garantir leur force économique et stratégique. La Chine et les USA peuvent faire des embargo de produits à destination de l'UE mais c'est aussi à double tranchant car ces entreprises ne pourront pas remplacer un si gros client si facilement sans impact pour eux. Sans compter la rupture de confiance qui peut faire des dégâts à long terme envers les pays lésés mais aussi les autres qui pourraient se sentir menacés. Les USA sont en train de le vivre avec la stratégie de Trump qui peut potentiellement donner des gains de courts termes mais très pénalisant à long terme.
C'est un aspect compliqué dans la question des dépendances, globalement les feuilles de route de l'UE sur les différents sujets suggèrent que :
À défaut d'une autonomie complète, essayer d'avoir une réserve minimale dans les différentes étapes de chaines de valeur stratégiques est nécessaire pour pouvoir produire même à minima en cas de chocs (que ce soit rupture d'approvisionnement type embargo dictée par la Chine ou rupture d'approvisionnement pour causes indirects type détroit d'Ormuz ou COVID) ;
Pour la part qu'on ne peut pas rapatrier en Europe (trop cher, pas les ressources ou compétences pour, etc.), diversifier les fournisseurs et privilégier les fournisseurs alignés avec nous (comme la Norvège, le Royaume-Uni et le Canada pour les hydrocarbures) ;
Ne pas trop se préoccuper de la question pour des objets non stratégiques ou pour laquelle l'offre est vraiment diversifiée et sans trop de risques de rupture à priori (comme les vêtements).
C'est je pense la bonne approche concernant cette question et dans le cas des processeurs être capable de produire un peu de RAM ou gros CPUs devrait entrer dans ce cadre même si le volume ne serait pas nécessairement suffisant pour que tout PC européen utilise ces puces. Maintenant entre les souhaits et la réalité, il y a un grand pas à franchir qu'on peine à faire pour le moment.
Et avoir une usine en France ne signifie pas se limiter au marché français, on vend bien du champagne jusqu’au bout du monde…
Bien sûr, mais cela ne change pas ce que je dis.
Lancer de telles usines cela reste cher et long. C'est plus facile d'avoir des financements privés et publics si on peut garantir des débouchés. Cela passe par des commandes ou des régulations pour garantir des achats groupés locaux et souvent les acteurs publics sont les premiers à le faire.
La France seule n'a pas la possibilité de garantir ce volume nécessaire, faut trouver d'autres acheteurs à l'étranger et avant de lancer la construction de l'usine. Je ne crois pas que beaucoup d'industriels étrangers vont se battre pour cela sans contraintes externes, d'autant que nous n'avons pas à ce jour de tels produits démontrant le savoir faire de notre pays qui a des compétences connues pour des micro contrôleurs mais pas des puces à haute performance.
On le voit d'ailleurs à d'autres niveau au niveau européen. Le secteur de la défense est très fragmenté et cela freine la possibilité d'avoir des programmes ambitieux malgré le fait que l'Europe est un exportateur majeur d'armes dans le monde. Car peu de coordination des projets au niveau européen ce qui mène à des projets dupliqués mais moins ambitieux et le peu de garanti concernant le volume de production.
D'où l'intérêt de le faire au niveau européen, cela ouvre des horizons et garanties plus larges et évitant les redondance : certains États produisent des composants type mémoire, d'autres des CPUs, etc. Et on a assez d'industriels sur le continent pour qu'on puisse garantir un volume de vente dans tous les cas.
La Chine n'a pas ce problème, elle est plus uniforme sur ce plan, et la main mise du parti permet la Chine de financer des usines non rentables si nécessaires et de forcer ses entreprises à acheter le produit qui en sortira à un volume tel que ça sera intéressant de mener le projet au bout. Et ensuite les produits pourront s'exporter ailleurs, les acheteurs étrangers pourront s'en servir sans prendre de risque et en sachant les capacités réelles des puces produites avant ce qui est un atout important.
Là où la France commence péniblement à envisager du Linux pour ses administrations pour gagner un peu de souveraineté côté logiciel, la Chine fait déjà dans le dur et a déjà ses CPUs et ses GPUS…
En même temps c'est assez irréaliste que la France soit indépendante du côté des semi-conducteurs. C'est probablement la mauvaise échelle pour penser cela, c'est plutôt au niveau européen que cela doit être envisagé pour avoir un marché assez grand pour rentabiliser les coûts fixes énormes de cette industrie.
La Chine est assez grande pour envisager ce genre d'indépendance technologique dans son coin.
EDIT : je précise que ta proposition de dépêche sur les produits chinois m'intéresse.
Donc même en gérant bien (l'état doit en plus se subsituer aux héritiers gérants, qui bossent énormément, limite ne font que ça pour survivre, bonne chance) il ne pourra que rarement gagner plus en confisquant.
Mais il y a plusieurs possibilités derrière cela en fait.
L'État peut considérer cela comme un actif intéressant ou stratégique et garder la main dessus avec propriété et gestion publique. Elle peut garder les parts mais chercher un dirigeant externe dont potentiellement dans la famille ou les employés actuels de la boîte. Elle peut revendre tout ou partie des parts dont à la famille du défunt ou aux employés éventuellement avec un système de prêt pour la reprise avec un taux intéressant. Etc.
Il y a certainement des cas où l'État en tirera un bénéfice moindre qu'avec le système actuel mais il y en a plein d'autres où elle gagnera bien d'avantage aussi. Et rien n'empêche d'utiliser des seuils de valeur pour différencier les cas ou d'avoir des approches hybrides. Mais on ne peut nier que l'héritage actuellement semble poser bien plus de problèmes au niveau de la société qu'elle n'en résout.
Et là on parle aussi du cas particulier des entreprises familiales mais une bonne partie du patrimoine de nombreuses familles reposent sur des biens de luxe, de l'immobilier, des actions (ou gestion d'une multinationale), etc. où ces problématiques sont absentes.
Je suis d'accord avec ce principe de payer des droits de succession (du style 45 %), mais il faut bien comprendre que l'état gagne bien plus via ces droits qu'en confisquant l'entreprise.
Tu parles du court terme, mais il y a le long terme et c'est plus compliqué à analyser que juste cet exemple. Car si l'entreprise tourne bien, l'État peut récupérer une partie du bénéfice au long terme aussi à son compte, revendre plus cher à un investisseur, les politiques pour lutter contre les inégalités par ailleurs ont un coût humain et financier qu'il faut analyser sur le temps long.
Sans compter qu'il y a des optimisations possibles pour transmettre le patrimoine ce dont ne se privent pas les plus fortunés ce qui ne permet pas une comparaison avec ta situation si la transmission a été faite sans préparation particulière.
C'est une vision très matérialiste de ce qu'est l'inégalité.
En même temps quand certains héritent de quoi vivre sans devoir travailler le reste de leur vie quand d'autres héritent juste de photos de famille car ils n'ont rien d'autres et vont galérer jusqu'à la fin de leur vie car ils sont pauvres par ailleurs, on ne peut pas dire que c'est un détail. C'est peut être matérialiste mais tant que tout le monde n'a pas la garantie d'avoir de quoi se nourrir, se soigner, se loger dans de bonnes conditions, c'est évidemment à prendre en compte.
Est-ce vertueux de gérer l'héritage par un état ?
Est-ce vertueux de ne rien faire ? Je ne pense pas.
C'est aussi totalement injuste que quelqu'un ayant travaillé toute sa vie se fasse confisquer ce qu'il a gagné.
Alors le jour où mes parents mourront, ils ne profiteront plus de leur capital et de leurs biens par définition. Ce ne sont pas eux qui seront punis (ils ne seront plus là), sanctionnés ou confisqués, mais les descendants (ici les enfants).
Mais les enfants en question n'ont rien mérité de spécial, je n'ai pas travaillé pour le capital et les biens obtenus par mes parents. Pourquoi je mérite plus que d'autres à ce sujet ? Car je suis "bien né" ? C'était déjà une chance dans ma jeunesse où je n'ai manqué de rien, pu avoir des conditions de vies très bonnes jusqu'à l'âge adulte grâce à eux, en plus je devrais bénéficier d'un avantage à la fin de ma vie de leur part ? C'est profondément injuste.
En plus le capital s'accumule très facilement dans une famille. À partir d'un seuil de richesse, tu peux léguer par exemple un logement complet et des parts d'entreprises à chaque enfant. Si chaque enfant se marie avec quelqu'un dans ce genre de familles et que chaque couple peut financer des logements par ailleurs, leur descendance auront encore plus de biens à leur nom que la génération au dessus, etc. Et très rapidement tu peux avoir des familles de rentiers de génération en génération pendant que d'autres familles galèrent pour juste financer la location de leur logement principal. Tu trouves ça juste ?
C'est un grand débat.
D'un point de vue économique et d'égalité pourtant le débat semble clair, l'héritage actuellement est un problème. Car oui ça nuit aussi à la "saine concurrence libérale" d'avoir des familles qui ont la mainmise sur des pans entiers de l'immobilier ou de l'économie ce qui freine l'apparition de concurrents ou d'alternatives.
Le principal problème est sentimental, les gens ne sont pas près à lâcher ce concept souvent sur le base de mauvaises informations sur l'impact dans la société et leur vie. D'autant que l'héritage est dorénavant touché en général en fin de vie active ou début de retraite, quand la vie est déjà sur la fin et que cet apport de capital est moins nécessaire que quand tu as 20 ans et que tu as une carrière à lancer, une famille à lancer et potentiellement un achat immobilier à financer.
Alors que pourtant il y a plein de moyens de faire concilier le tout :
Héritage complètement donné à l'État pour les biens de valeur (on néglige les objets sous une certaine valeur évidemment), mais priorité de rachat aux héritiers (donc pour permettre de garder une maison dans une famille, faut que les héritiers paient pour l'obtenir comme tout le monde) ;
Héritage partiellement donné à l'État, on garde le régime actuel pour la maison principale et quelques équipements sous un montant spécifique mais le reste revient au point 1 ce qui permet de limiter la transmission de patrimoine entiers de génération en génération ;
L'argent dégagé par l'héritage peut permettre de financer une baisse d'impôts ailleurs (genre sur le travail) ou d'augmenter les dépenses pour permettre à certains de mieux démarrer leur vie (système éducatif, bourse éducatives, aides sociales générales) ;
Certains biens récupérés ainsi par l'État peuvent avantageusement être transformés pour faire du logement social ou changer l'affectation pour améliorer l'urbanisme sans dépenser une fortune en dédommagement.
On ne peut pas répondre de manière absolue car tout dépend des besoins.
Avec les SSDs récents la problématique pour un usage normal de l'ordinateur est probablement un non sujet. Ils ont une endurance très suffisante.
En fait ce qui est contre intuitif avec le swap c'est qu'il peut réduire les I/O globaux. Car le swap essaye au maximum d'avoir comme contenu des données dont l''accès est rare voire nulle. Comme des pages d'un programme qui ne tourne pas souvent, des données d'un programme utile à son lancement mais qui ne le sont plus vraiment quand le logiciel tourne, etc.
Donc très souvent le swap va contenir des données qui seront sauvegardées une fois et peu relues. L'espace libéré en RAM va permettre à la place de stocker des données en cache qui sont souvent employées. Si tu manques de RAM et que tu n'as pas de swap, ces données seront souvent sauvegardées ou relues depuis le SSD au lieu de la RAM car ce sont ces données qui seront évincées pour garder de la place en RAM. Et une partie de cette RAM conserve des données qui ne sont pas forcément très sollicitées.
Donc la swap peut réduire l'usure réelle du SSD en condition réelle. Mais cela dépend de ton système et de tes usages.
Pour ce que ça vaut, zram est utilisé par défaut sur fedora depuis quelques versions en lieu et place du swap disque.
En fait comme il le précise, le choix de Fedora fait sens pour les raisons suivantes :
La performance n'est pas le seul critère, la question de la confidentialité des données qui restent dans le swap est une problématique que zram ne pose pas
Il n'y a pas de swap disque par défaut avec ce qui limite les effets pervers qu'il décrit quand zram est couplé avec un swap disque
Fedora utilise le OOM killer de systemd par défaut et non celui du noyau qui est clairement inadapté pour sauver la situation avec un zram
Sans cela il trouverait le choix de Fedora mauvais ou du moins discutable.
Si j'esquisse un début de solution, le débat va partir sur la critique de cette solution pour enterrer la critique de l'existant.
De toute façon si tu ne proposes rien, le sujet n'avancera pas plus.
Par ailleurs proposer des solutions sans évaluer à minima les conséquences de ces solutions c'est un peu facile et revient à mon commentaire précédent. La complexité de l’internationalisation vient aussi de la complexité du sujet et de la quantité de contraintes qui tournent autour.
je constate que c'est un gros merdier et personne n'a pris en compte la difficulté d'implémentation.
Ou alors :
Le problème est de fait un gros merdier et la solution ne peut en être qu'une
Peut être qu'ils ont réfléchi à ces aspects mais n'ont pas trouvé mieux
Peut être qu'il n'y a pas vraiment mieux à faire pour respecter les différentes contraintes
Cette tendance on fait n'importe quoi et si quelqu'un critique, on lui demande de trouver une solution parfaite fait partie du problème :-)
Le soucis c'est que quand tu critiques sans même esquisser un début de solution, ça fait très "YAKAFOCON" alors qu'il n'y a pas forcément mieux à faire en pratique. Car oui, des solutions simples pour tout problème ça n'existe pas.
Moi c'est entre Noël et le Nouvel an que j'ai écrasé l'image Sailfish OS de mon Xperia 10 pour remettre Android.
J'ai beaucoup aimé Sailfish OS, j'ai eu le Jolla premier du nom entre 2014 et 2016 avant qu'on ne me le vole, puis Jolla C2 pendant 4 ans avant de finir avec le Xperia 10 acheté et flashé pour l'occasion. J'aime l'interface, les concepts, il y a de bonnes choses dedans.
Mais à l'usage, cela devenait difficile. En fait l'optimisation matérielle avec ce modèle commençait à en pâtir.
J'ai un usage léger de mon téléphone, je tenais certes la journée mais dès que je m'en servais un peu plus c'était fini sans grandes raisons. Et avoir navigation Web + application Android type Whatsapp faisait vite ralentir l'appareil ce qui devenait frustrant. Je rebootais souvent, 1-2 fois par semaine pour retrouver des performances agréables.
L'absence de synchronisation entre le navigateur web et mon Firefox sur mon PC était une limite, et malheureusement avec les performances délicates envisager Firefox Android dessus devenait compliqué.
Alors peut être que j'aurais retrouvé du confort avec un modèle plus récent comme le Xperia 10 III. Mais je tiens à garder mon matériel le plus longtemps possible. Je me suis dit que j'allais redonner une chance à Android, juste pour voir si le soucis c'est le matériel ou le logiciel en tant que tel.
Après une sauvegarde dans tous les sens, j'ai pu facilement remettre le Android d'origine à jour. Le verdict, depuis 3 mois j'ai très peu de ralentissements frustrants, je peux le laisser tourner 14 jours sans avoir besoin de le redémarrer et la batterie à usage constante je ne descends jamais en dessous de 50% en une journée à usage identique.
Par conséquent là où remplacer le téléphone devenait urgent l'est bien moins maintenant. Je redonnerais peut être une chance à Sailfish OS à l'avenir quand l'occasion se présentera car j'ai bien aimé le système.
les labs correspondent-ils au nouveau nom des Special Interest Groups (SIG) ou est-ce les spins (saveur en français) qui semblent plutôt correspondre aux déclinaisons de bureaux (KDE/Plasma, GNOME, XFCE, autre ?)
je n'ai pas vu de déclinaison des ISO de bêta pour les labs ? à moins que ce soit cloud et IoT ?
pour les spins : ok Workstation c'est GNOME, ya KDE/Plasma et pas vu XFCE (ah si !)
La nomenclature n'est pas tout à fait évidente mais elle est comme suit :
Les éditions : Workstation, KDE Plasma, IoT, Server et Cloud qui sont les images officielles avec un cas d'usage phare et typiquement un bogue majeur qui affecte une de ces images peut bloquer la sortie d'une version de Fedora
Les spins : ce sont des variantes avec des environnements de bureaux alternatifs par défaut
Les labs : ce sont des images avec beaucoup de logiciels préinstallés pour certains usages spécifiques
Les SIG sont des groupes de travail, il n'y a pas de lien officiel entre ces notions même si de nombreux SIG aboutissent à la création d'une image spécifique.
[^] # Re: Es-tu perdu ?
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal À la recherche d'une alternative libre à Notion ou Obsidian : j'ai créé MindZJ (OSS) via Vibe coding. Évalué à 3 (+0/-0).
D'ailleurs en cherchant rapidement on voit qu'il spamme partout en anglais et chinois donc bon…
[^] # Re: bof
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien « L’intelligence artificielle, ce “faux ami” du climat », [tribune] par Cédric Villani et Albert Meige. Évalué à 7 (+4/-0). Dernière modification le 23 avril 2026 à 16:53.
Sauf que si je parle d'autres choses, comme la taille médiane d'une requête mi 2025 n'a rien à voir avec un usage agentique de ces IA en terme de taille de prompts et quantités utilisés par jour pour un utilisateur ou une organisation en 2026 (et après). De même que l'usage de raisonnement vs réponse simple à une requête.
Sans compter que les usages s'ajoutent, ces IA ont besoin d'un moteur de recherche (que ce soit pour l'indexation comme la recherche) car d'ailleurs ils peuvent… eux mêmes en faire pour répondre aux différentes requêtes. (Et inversement d'ailleurs maintenant, Google impose l'usage de l'IA pour résumer la requête qu'on vient de faire)
Bref, le chiffre unitaire d'une émission à un prompt médian est une information très parcellaire qui ne renseigne en rien de l'impact écologique réel de ces outils. C'est très insuffisant pour conclure "circulez, il n'y a rien à voir", le fait même qu'ils ne publient pas plus de détails alors qu'ils ont ces informations et les moyens de le faire devrait justement inciter à la prudence.
[^] # Re: Es-tu perdu ?
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal À la recherche d'une alternative libre à Notion ou Obsidian : j'ai créé MindZJ (OSS) via Vibe coding. Évalué à 7 (+4/-0).
L'utilisateur a été crée hier et n'a posté qu'ici.
Dans les commentaires le compte revendique être une IA et le style laisse peu de place au doute de toute façon. Je ne sais pas si c'est une situation relativement inédite pour la modération mais peut être que fermer le compte temporairement par mesure de prévention en laissant un canal ouvert pour qu'éventuellement l'utilisateur puisse se justifier avant de le rouvrir (s'il y a un humain de bonne foi) serait sans doute la meilleure chose à faire.
[^] # Re: bof
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien « L’intelligence artificielle, ce “faux ami” du climat », [tribune] par Cédric Villani et Albert Meige. Évalué à 6 (+3/-0).
C'est quand même dommage d'ignorer à chaque fois les critiques qu'on peut émettre concernant les chiffres que tu avances : https://linuxfr.org/users/niconico/liens/the-median-gemini-apps-text-prompt-uses-0-24-watt-hours-wh-of-energy-emits-0-03-grams-of-co2#comment-1998315
[^] # Re: Bookstack
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal À la recherche d'une alternative libre à Notion ou Obsidian : j'ai créé MindZJ (OSS) via Vibe coding. Évalué à 10 (+11/-0).
Le compte le revendique, la manière de poster semble aller en ce sens également puis le côté troll à côté de la plaque dans les réponses font qu'il n'est de toute façon pas souhaitable de continuer l'expérience à mon humble avis.
Surtout que le compte date d'aujourd'hui…
[^] # Re: Bookstack
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal À la recherche d'une alternative libre à Notion ou Obsidian : j'ai créé MindZJ (OSS) via Vibe coding. Évalué à 9 (+6/-0).
Ah on autorise les IA à commenter ici ?
Peut être qu'il faudrait les bannir automatiquement…
[^] # Re: de toute facon
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien Oui, la France peut vivre sans voiture (cette étude le prouve). Évalué à 3 (+0/-0). Dernière modification le 21 avril 2026 à 16:41.
Notons que pour l'énergie avec la transition qui se fait (et qu'on espère qu'elle ira au bout) ne serait pas significativement plus chère que l’énergie actuelle à base de pétrole, les solutions renouvelables sont déjà rentables et ce n'est pas vouer à changer.
Oui enfin moins de mondialisation ne signifie pas que tous les produits sont fabriqués en France ou dans la ville voisine. Cela peut signifier au hasard une autonomie européenne ce qui serait déjà un changement majeur par rapport à l'importation provenant du reste du monde. Le continent européen c'est assez gros pour avoir des usines importantes pouvant faire des économies d'échelle intéressantes.
Pourtant tu peux voir l'écart de prix entre ce que propose par exemple une Dacia qui est plus simple que des voitures de gammes supérieures. Ou de même le fait de privilégier une voiture de taille raisonnable par rapport aux gros SUV.
Autre chose que tu négliges dans les options c'est la simplification et l'allongement de la durée de vie des modèles. Aujourd'hui tu as beaucoup de modèles différents, beaucoup d'options pour chaque, ça réduit énormément les économies d'échelles réelles. Les modèles sont d'ailleurs renouvelés très régulièrement (tous les 3-7 ans), rien n'empêche d’envisager des carrières plus longues pour des modèles moins nombreux et plus sobres.
Bref, on est loin d'avoir atteint le prix minimal d'une voiture aujourd'hui, et si on n'a pas le choix c'est vers ça qu'on irait pour concilier transition et accessibilité au niveau prix.
Et une bonne partie d'entre eux ne vivent pas à la campagne et n'ont pas de voiture par ailleurs donc ça ne répond pas tellement à la question.
Là encore je ne suis pas convaincu que vivre à la campagne en 2050 ce sera en mode survie absolue mais bon.
[^] # Re: de toute facon
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien Oui, la France peut vivre sans voiture (cette étude le prouve). Évalué à 3 (+0/-0).
Et pour quelle raison spécialement ? C'est loin d'être évident.
D'autant qu'il y a de la marge pour réduire le coût d'une voiture si on diminue leur taille, les équipements secondaires, etc. Si les gens n'ont pas le choix ils n'hésiteront pas à renoncer à certaines choses pour avoir une voiture si elle est indispensable à leur situation.
[^] # Re: Les GPUs chinois
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse à la dépêche Le jeu vidéo destiné à devenir de moins en moins libre et performant ?. Évalué à 4 (+1/-0).
La défense c'est en général particulier car non seulement les États se battent pour les retombées économiques, mais aussi parce qu'il y a le réflexe de souveraineté qui freine la volonté de partager le contrôle sur ce secteur critique. C'est souvent ce dernier point qui bloque l'élaboration d'une réelle Europe de la défense (et de son industrie plus unifiée).
Oui, mais cela signifie que les autres États et entreprises européennes veulent bien garantir des débouchés à ces produits locaux pour permettre de financer les usines et la conception. C'est là où ça bloque, et le marché français est trop petit pour que cela se lance spontanément sans coopérations européennes.
[^] # Re: Les GPUs chinois
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse à la dépêche Le jeu vidéo destiné à devenir de moins en moins libre et performant ?. Évalué à 4 (+2/-1).
Alors comparer ce qu'on faisait à l'époque avec ce qu'on fait aujourd'hui n'a pas je pense beaucoup de sens.
Je ne doute pas que la France pourrait en théorie y parvenir, ce n'est pas cet aspect là que je remets en question. Bon déjà malgré tout on manque de savoir et de savoir faire pour faire ces puces, il y a des gens compétents dans le domaine dans nos contrées c'est indéniable mais malgré tout peu d'entre eux ont touché à la conception et fabrication de ces puces de dernières générations donc il y a beaucoup de rattrapage à faire ne serait-ce niveau formation et connaissance. Il ne suffit pas de prendre des employés de STMicroelectronics par exemple et de leur dire "faites des puces hyper puissantes gravées en 3 nm".
Ensuite il faut construire ces usines et ces coûts sont très élevés, bien plus que de construire celles pour les puces de générations précédentes. Cela nécessite donc de l'aide d'État mais aussi des garanties de commandes si tu veux espérer voir cette usine sortir de terre. Et la France seule est probablement trop petite pour financer cette opération et apporter ce volume nécessaire.
Faire au niveau européen a du sens car déjà ça permet de pouvoir mobiliser plus de chercheurs et d'ingénieurs sur ces questions, de créer un écosystème plus vaste et parce qu'il y a aussi des ponts possible entre les activités selon les puces donc il y a moyen de partager beaucoup d'infos.
[^] # Re: de toute facon
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien Oui, la France peut vivre sans voiture (cette étude le prouve). Évalué à 5 (+2/-0).
Mouais.
Dans aucun scénario de transition un minimum sérieux ne semble faire disparaître entièrement la voiture, il doit y en avoir moins, et utilisées moins souvent, et évidemment électrifiées, mais on ne tombe pas à zéro unités partout. Même un usage résiduel de pétrole et de gaz fossile peut être préservé pour les quelques cas où ça peut être pertinent.
Cela signifie que dans les zones rurales conserver les voitures n'est pas en soi un problème même si idéalement on fait en sorte que ces habitants puissent avoir des alternatives ou avoir moins besoin d'effectuer de longues distances (et donc réduire l'usage de la voiture).
Mais les zones urbaines et périurbaines qui ont une capacité de renonciation à la voiture plus importante il faut faire un effort plus important.
[^] # Re: Alors non
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal Des ciseaux à bouts ronds pour gérer nos ordis - Wrappers on Linux Workstations. Évalué à 4 (+1/-0).
Et est-ce que la solution à tous ces problèmes n'est pas avoir la possibilité de choisir dynamiquement la configuration du clavier à cette étape ?
Ainsi si l'admin qui intervient veut une autre disposition pour dépanner il peut la choisir et basta.
[^] # Re: Les GPUs chinois
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse à la dépêche Le jeu vidéo destiné à devenir de moins en moins libre et performant ?. Évalué à 5 (+3/-1).
De toute façon, aucun pays ne peut être autonome pour tous les produits et à toutes les étapes clés. Même la Chine et les USA, relativement autonomes sur de nombreux plans, dépendent d'autres pays ne serait-ce pour la matière première ou certains équipements de pointe.
L'UE n'a pas la capacité de faire mieux qu'eux et aucun pays ne peut avoir une autonomie complète.
Et même s'ils peuvent produire pour eux, ils dépendent aussi de clients pour garantir leur force économique et stratégique. La Chine et les USA peuvent faire des embargo de produits à destination de l'UE mais c'est aussi à double tranchant car ces entreprises ne pourront pas remplacer un si gros client si facilement sans impact pour eux. Sans compter la rupture de confiance qui peut faire des dégâts à long terme envers les pays lésés mais aussi les autres qui pourraient se sentir menacés. Les USA sont en train de le vivre avec la stratégie de Trump qui peut potentiellement donner des gains de courts termes mais très pénalisant à long terme.
C'est un aspect compliqué dans la question des dépendances, globalement les feuilles de route de l'UE sur les différents sujets suggèrent que :
C'est je pense la bonne approche concernant cette question et dans le cas des processeurs être capable de produire un peu de RAM ou gros CPUs devrait entrer dans ce cadre même si le volume ne serait pas nécessairement suffisant pour que tout PC européen utilise ces puces. Maintenant entre les souhaits et la réalité, il y a un grand pas à franchir qu'on peine à faire pour le moment.
[^] # Re: Les GPUs chinois
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse à la dépêche Le jeu vidéo destiné à devenir de moins en moins libre et performant ?. Évalué à 5 (+2/-0).
Bien sûr, mais cela ne change pas ce que je dis.
Lancer de telles usines cela reste cher et long. C'est plus facile d'avoir des financements privés et publics si on peut garantir des débouchés. Cela passe par des commandes ou des régulations pour garantir des achats groupés locaux et souvent les acteurs publics sont les premiers à le faire.
La France seule n'a pas la possibilité de garantir ce volume nécessaire, faut trouver d'autres acheteurs à l'étranger et avant de lancer la construction de l'usine. Je ne crois pas que beaucoup d'industriels étrangers vont se battre pour cela sans contraintes externes, d'autant que nous n'avons pas à ce jour de tels produits démontrant le savoir faire de notre pays qui a des compétences connues pour des micro contrôleurs mais pas des puces à haute performance.
On le voit d'ailleurs à d'autres niveau au niveau européen. Le secteur de la défense est très fragmenté et cela freine la possibilité d'avoir des programmes ambitieux malgré le fait que l'Europe est un exportateur majeur d'armes dans le monde. Car peu de coordination des projets au niveau européen ce qui mène à des projets dupliqués mais moins ambitieux et le peu de garanti concernant le volume de production.
D'où l'intérêt de le faire au niveau européen, cela ouvre des horizons et garanties plus larges et évitant les redondance : certains États produisent des composants type mémoire, d'autres des CPUs, etc. Et on a assez d'industriels sur le continent pour qu'on puisse garantir un volume de vente dans tous les cas.
La Chine n'a pas ce problème, elle est plus uniforme sur ce plan, et la main mise du parti permet la Chine de financer des usines non rentables si nécessaires et de forcer ses entreprises à acheter le produit qui en sortira à un volume tel que ça sera intéressant de mener le projet au bout. Et ensuite les produits pourront s'exporter ailleurs, les acheteurs étrangers pourront s'en servir sans prendre de risque et en sachant les capacités réelles des puces produites avant ce qui est un atout important.
[^] # Re: Les GPUs chinois
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse à la dépêche Le jeu vidéo destiné à devenir de moins en moins libre et performant ?. Évalué à 7 (+6/-2). Dernière modification le 19 avril 2026 à 15:42.
En même temps c'est assez irréaliste que la France soit indépendante du côté des semi-conducteurs. C'est probablement la mauvaise échelle pour penser cela, c'est plutôt au niveau européen que cela doit être envisagé pour avoir un marché assez grand pour rentabiliser les coûts fixes énormes de cette industrie.
La Chine est assez grande pour envisager ce genre d'indépendance technologique dans son coin.
EDIT : je précise que ta proposition de dépêche sur les produits chinois m'intéresse.
[^] # Re: Beaucoup de bourgeois qui s'ignorent.
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien Patrimoine : 10% des ménages captent 50% de la masse, l'héritage comme moteur. Évalué à 4 (+1/-0).
Mais il y a plusieurs possibilités derrière cela en fait.
L'État peut considérer cela comme un actif intéressant ou stratégique et garder la main dessus avec propriété et gestion publique. Elle peut garder les parts mais chercher un dirigeant externe dont potentiellement dans la famille ou les employés actuels de la boîte. Elle peut revendre tout ou partie des parts dont à la famille du défunt ou aux employés éventuellement avec un système de prêt pour la reprise avec un taux intéressant. Etc.
Il y a certainement des cas où l'État en tirera un bénéfice moindre qu'avec le système actuel mais il y en a plein d'autres où elle gagnera bien d'avantage aussi. Et rien n'empêche d'utiliser des seuils de valeur pour différencier les cas ou d'avoir des approches hybrides. Mais on ne peut nier que l'héritage actuellement semble poser bien plus de problèmes au niveau de la société qu'elle n'en résout.
Et là on parle aussi du cas particulier des entreprises familiales mais une bonne partie du patrimoine de nombreuses familles reposent sur des biens de luxe, de l'immobilier, des actions (ou gestion d'une multinationale), etc. où ces problématiques sont absentes.
[^] # Re: Beaucoup de bourgeois qui s'ignorent.
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien Patrimoine : 10% des ménages captent 50% de la masse, l'héritage comme moteur. Évalué à 5 (+2/-0).
Tu parles du court terme, mais il y a le long terme et c'est plus compliqué à analyser que juste cet exemple. Car si l'entreprise tourne bien, l'État peut récupérer une partie du bénéfice au long terme aussi à son compte, revendre plus cher à un investisseur, les politiques pour lutter contre les inégalités par ailleurs ont un coût humain et financier qu'il faut analyser sur le temps long.
Sans compter qu'il y a des optimisations possibles pour transmettre le patrimoine ce dont ne se privent pas les plus fortunés ce qui ne permet pas une comparaison avec ta situation si la transmission a été faite sans préparation particulière.
[^] # Re: Beaucoup de bourgeois qui s'ignorent.
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien Patrimoine : 10% des ménages captent 50% de la masse, l'héritage comme moteur. Évalué à 6 (+3/-0).
En même temps quand certains héritent de quoi vivre sans devoir travailler le reste de leur vie quand d'autres héritent juste de photos de famille car ils n'ont rien d'autres et vont galérer jusqu'à la fin de leur vie car ils sont pauvres par ailleurs, on ne peut pas dire que c'est un détail. C'est peut être matérialiste mais tant que tout le monde n'a pas la garantie d'avoir de quoi se nourrir, se soigner, se loger dans de bonnes conditions, c'est évidemment à prendre en compte.
Est-ce vertueux de ne rien faire ? Je ne pense pas.
Alors le jour où mes parents mourront, ils ne profiteront plus de leur capital et de leurs biens par définition. Ce ne sont pas eux qui seront punis (ils ne seront plus là), sanctionnés ou confisqués, mais les descendants (ici les enfants).
Mais les enfants en question n'ont rien mérité de spécial, je n'ai pas travaillé pour le capital et les biens obtenus par mes parents. Pourquoi je mérite plus que d'autres à ce sujet ? Car je suis "bien né" ? C'était déjà une chance dans ma jeunesse où je n'ai manqué de rien, pu avoir des conditions de vies très bonnes jusqu'à l'âge adulte grâce à eux, en plus je devrais bénéficier d'un avantage à la fin de ma vie de leur part ? C'est profondément injuste.
En plus le capital s'accumule très facilement dans une famille. À partir d'un seuil de richesse, tu peux léguer par exemple un logement complet et des parts d'entreprises à chaque enfant. Si chaque enfant se marie avec quelqu'un dans ce genre de familles et que chaque couple peut financer des logements par ailleurs, leur descendance auront encore plus de biens à leur nom que la génération au dessus, etc. Et très rapidement tu peux avoir des familles de rentiers de génération en génération pendant que d'autres familles galèrent pour juste financer la location de leur logement principal. Tu trouves ça juste ?
D'un point de vue économique et d'égalité pourtant le débat semble clair, l'héritage actuellement est un problème. Car oui ça nuit aussi à la "saine concurrence libérale" d'avoir des familles qui ont la mainmise sur des pans entiers de l'immobilier ou de l'économie ce qui freine l'apparition de concurrents ou d'alternatives.
Le principal problème est sentimental, les gens ne sont pas près à lâcher ce concept souvent sur le base de mauvaises informations sur l'impact dans la société et leur vie. D'autant que l'héritage est dorénavant touché en général en fin de vie active ou début de retraite, quand la vie est déjà sur la fin et que cet apport de capital est moins nécessaire que quand tu as 20 ans et que tu as une carrière à lancer, une famille à lancer et potentiellement un achat immobilier à financer.
Alors que pourtant il y a plein de moyens de faire concilier le tout :
[^] # Re: Age du compte
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal LinuxFr.org s'adapte au futur contrôle de l'âge. Évalué à 8 (+5/-0).
Avec IPoT ce n'est pas sûr comme méthode de vérification.
[^] # Re: Swap sur SSD
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal ZRAM et ZSWAP et les mythes associés. Évalué à 9 (+6/-0).
On ne peut pas répondre de manière absolue car tout dépend des besoins.
Avec les SSDs récents la problématique pour un usage normal de l'ordinateur est probablement un non sujet. Ils ont une endurance très suffisante.
En fait ce qui est contre intuitif avec le swap c'est qu'il peut réduire les I/O globaux. Car le swap essaye au maximum d'avoir comme contenu des données dont l''accès est rare voire nulle. Comme des pages d'un programme qui ne tourne pas souvent, des données d'un programme utile à son lancement mais qui ne le sont plus vraiment quand le logiciel tourne, etc.
Donc très souvent le swap va contenir des données qui seront sauvegardées une fois et peu relues. L'espace libéré en RAM va permettre à la place de stocker des données en cache qui sont souvent employées. Si tu manques de RAM et que tu n'as pas de swap, ces données seront souvent sauvegardées ou relues depuis le SSD au lieu de la RAM car ce sont ces données qui seront évincées pour garder de la place en RAM. Et une partie de cette RAM conserve des données qui ne sont pas forcément très sollicitées.
Donc la swap peut réduire l'usure réelle du SSD en condition réelle. Mais cela dépend de ton système et de tes usages.
[^] # Re: LA question
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal ZRAM et ZSWAP et les mythes associés. Évalué à 4 (+1/-0).
En fait comme il le précise, le choix de Fedora fait sens pour les raisons suivantes :
Sans cela il trouverait le choix de Fedora mauvais ou du moins discutable.
[^] # Re: "Microsoft was making OOXML deliberately more complicated than it needed to be"
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal NextCloud et le format ODF : des gros nuages orageux. Évalué à 4 (+2/-1).
De toute façon si tu ne proposes rien, le sujet n'avancera pas plus.
Par ailleurs proposer des solutions sans évaluer à minima les conséquences de ces solutions c'est un peu facile et revient à mon commentaire précédent. La complexité de l’internationalisation vient aussi de la complexité du sujet et de la quantité de contraintes qui tournent autour.
[^] # Re: "Microsoft was making OOXML deliberately more complicated than it needed to be"
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal NextCloud et le format ODF : des gros nuages orageux. Évalué à 7 (+4/-0).
Ou alors :
Le soucis c'est que quand tu critiques sans même esquisser un début de solution, ça fait très "YAKAFOCON" alors qu'il n'y a pas forcément mieux à faire en pratique. Car oui, des solutions simples pour tout problème ça n'existe pas.
# J'ai fait le chemin inverse fin 2025
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal Migration sous SailfishOS. Évalué à 7 (+4/-0).
Moi c'est entre Noël et le Nouvel an que j'ai écrasé l'image Sailfish OS de mon Xperia 10 pour remettre Android.
J'ai beaucoup aimé Sailfish OS, j'ai eu le Jolla premier du nom entre 2014 et 2016 avant qu'on ne me le vole, puis Jolla C2 pendant 4 ans avant de finir avec le Xperia 10 acheté et flashé pour l'occasion. J'aime l'interface, les concepts, il y a de bonnes choses dedans.
Mais à l'usage, cela devenait difficile. En fait l'optimisation matérielle avec ce modèle commençait à en pâtir.
J'ai un usage léger de mon téléphone, je tenais certes la journée mais dès que je m'en servais un peu plus c'était fini sans grandes raisons. Et avoir navigation Web + application Android type Whatsapp faisait vite ralentir l'appareil ce qui devenait frustrant. Je rebootais souvent, 1-2 fois par semaine pour retrouver des performances agréables.
L'absence de synchronisation entre le navigateur web et mon Firefox sur mon PC était une limite, et malheureusement avec les performances délicates envisager Firefox Android dessus devenait compliqué.
Alors peut être que j'aurais retrouvé du confort avec un modèle plus récent comme le Xperia 10 III. Mais je tiens à garder mon matériel le plus longtemps possible. Je me suis dit que j'allais redonner une chance à Android, juste pour voir si le soucis c'est le matériel ou le logiciel en tant que tel.
Après une sauvegarde dans tous les sens, j'ai pu facilement remettre le Android d'origine à jour. Le verdict, depuis 3 mois j'ai très peu de ralentissements frustrants, je peux le laisser tourner 14 jours sans avoir besoin de le redémarrer et la batterie à usage constante je ne descends jamais en dessous de 50% en une journée à usage identique.
Par conséquent là où remplacer le téléphone devenait urgent l'est bien moins maintenant. Je redonnerais peut être une chance à Sailfish OS à l'avenir quand l'occasion se présentera car j'ai bien aimé le système.
[^] # Re: spin, labs
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse à la dépêche Venez tester Fedora Linux 44 Beta !. Évalué à 3 (+0/-0).
La nomenclature n'est pas tout à fait évidente mais elle est comme suit :
Les SIG sont des groupes de travail, il n'y a pas de lien officiel entre ces notions même si de nombreux SIG aboutissent à la création d'une image spécifique.