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Hadopi en débat sur rue89.com avec Versac
Posté le 25 juin 2008
Versac, qui tient l'un des blogs politiques des plus fréquentés, a engagé une véritable bataille sur internet contre le projet de loi hadopi. Non sans quelques bonnes raisons.
Mais certaines de ses thèses sur l'avenir prochain du web font quelque peu frémir.
http://www.versac.net/2008/06/hadopi-loi-crat.html
Sur rue89.com :
http://www.rue89.com/explicateur/internet-la-loi-sur-le-pira(...)
http://www.rue89.com/explicateur/internet-la-loi-sur-le-pira(...)
Personnellement j'ai exprimé mon désaccord en ce qui concerne le droit d'auteur car je considère que le droit d’auteur est un droit de l'homme :
La tentative de déposséder l'auteur de son œuvre n'est pas nouvelle. L'écosystème encore en vogue de production des biens culturels a toujours été pingre avec les créateurs. Les plus grosses "maisons" de productions et d'éditions à vocation artistique ont bien mal rémunéré les plus novateurs.
Certes il y a bien révolution de l'information. Et Michel Serres disait dans une conférence où se joue la nouveauté :
"La révolution culturelle ou cognitive est avant tout un changement pratique ... d'un espace euclidien, cartésien à un espace topologique où la distance est à redéfinir...
changer d'espace signifie changer de droit et de politique... Les nouvelles technologies nous ont condamnés à devenir intelligents. Puisque nous avons le savoir et les
technologies devant nous, nous sommes condamnés à devenir inventifs, intelligents, transparents.
L'inventivité est tout ce qu'il nous reste."
Le modèle que vous préconisez, cher Versac, ne me paraît pas si nouveau. En définissant les œuvres esthétiques comme un bien public, c'est à dire comme une ressource d'intérêt général, ce n'est rien moins qu'un système ultralibéral au sens strictement économique du terme, que vous souhaitez appliquer au commerce des biens culturels. Comme l'eau, ressource naturelle et gratuite, mais il faut un réseau pour le distribuer, et les énergies, produits industriels, qui nécessitent aussi des réseaux de distribution, vous laissez la part très belle aux revendeurs. Comme tous les biens d'intéret général, la commercialisation est devenue l'apanage de grands groupes financiers, les mêmes qui possèdent amazon.com. On sait combien ils font peu de cas des investissements d'entretien de l'infrastructure. Vous semblez définir l'ensemble des œuvres culturelles comme une sorte d'infrastructure immatérielle. Et les producteurs, dans ce cas précis de la création esthétique, ne sont que très rarement soutenus par des financiers. Seulement des mécènes ou des passionnés aident-ils, sans espoir de retour sur investissement, des créateurs peu connus du public.
Ces groupes de services se distinguent par leurs stratégies de domination quasi-complète de leur secteur de marché. Ainsi amazon.com, en revendant à perte, dans beaucoup de pays dont la France, tente d'en finir avec la concurrence et de profiter ainsi d'un monopole lucratif.
Un vieux rêve des investisseurs trouve là de quoi se concrétiser : les arts ne seraient plus liés à l'offre, seuls les créateurs ont, encore, l'initiative de produire ce que bon leur semblent. Mais ils obéiraient bientôt à la demande. Des prescripteurs, désinstitutionnalisés, des amateurs en somme et non plus des experts, donneraient les tendances, en influençant les consommateurs. Mallarmé, subjugué par la mode féminine avait anticipé ce que deviendrait l'art, une façon commode de se livrer à des mascarades esthétiques aussi saisonnières que superficielles. En contractant le temps de la reconnaissance d'une œuvre à quelques mois, les investisseurs seront complètement comblés de récupérer aussi rapidement leurs bénéfices.
Exit, la durée qui se compte en années pour qu'une œuvre vraiment novatrice trouve enfin une audience.
Sur ces deux points, L'ouvrage d' Eric Vigne Le livre et l’éditeur, chez Klinsieck à propos de l'édition est éclairant.
En industrialisant la culture, celle-ci deviendrait enfin un produit de luxe vendable à la multitude. En "spectacularisant" la figure de l'artiste, on trouverait bien de quoi le sponsoriser pourvu qu'il participe à la promotion de ses créations.
Ce futur, presque à venir, verra, sans doute, dans l'anonymat le plus complet, des auteurs se désespérer de ne pouvoir vivre et créer. Dans une société où la médiocrité est ce qui, en art, se partage le mieux du monde, de telles extrémités sont vraiment à redouter. Marina Tsvetaeva, poétesse russe, reconnue par ses pairs, sinistrement ignorée dans la société de la Russie soviétique en a fait les frais. Peu d'époques ont échappé à ce travers de ne pas accueillir la novation esthétique.
On ne croit pas aujourd'hui, plus qu'en ces temps, à la spécificité d'un savoir proprement artistique sur le monde et la réalité, différent de celui des sciences et de la philosophie.
Faisons une fête !
Sur l'histoire du droit des auteurs, ce livre :
http://www.lesimpressionsnouvelles.com/droitsauteurs.html
Mais certaines de ses thèses sur l'avenir prochain du web font quelque peu frémir.
http://www.versac.net/2008/06/hadopi-loi-crat.html
Sur rue89.com :
http://www.rue89.com/explicateur/internet-la-loi-sur-le-pira(...)
http://www.rue89.com/explicateur/internet-la-loi-sur-le-pira(...)
Personnellement j'ai exprimé mon désaccord en ce qui concerne le droit d'auteur car je considère que le droit d’auteur est un droit de l'homme :
La tentative de déposséder l'auteur de son œuvre n'est pas nouvelle. L'écosystème encore en vogue de production des biens culturels a toujours été pingre avec les créateurs. Les plus grosses "maisons" de productions et d'éditions à vocation artistique ont bien mal rémunéré les plus novateurs.
Certes il y a bien révolution de l'information. Et Michel Serres disait dans une conférence où se joue la nouveauté :
"La révolution culturelle ou cognitive est avant tout un changement pratique ... d'un espace euclidien, cartésien à un espace topologique où la distance est à redéfinir...
changer d'espace signifie changer de droit et de politique... Les nouvelles technologies nous ont condamnés à devenir intelligents. Puisque nous avons le savoir et les
technologies devant nous, nous sommes condamnés à devenir inventifs, intelligents, transparents.
L'inventivité est tout ce qu'il nous reste."
Le modèle que vous préconisez, cher Versac, ne me paraît pas si nouveau. En définissant les œuvres esthétiques comme un bien public, c'est à dire comme une ressource d'intérêt général, ce n'est rien moins qu'un système ultralibéral au sens strictement économique du terme, que vous souhaitez appliquer au commerce des biens culturels. Comme l'eau, ressource naturelle et gratuite, mais il faut un réseau pour le distribuer, et les énergies, produits industriels, qui nécessitent aussi des réseaux de distribution, vous laissez la part très belle aux revendeurs. Comme tous les biens d'intéret général, la commercialisation est devenue l'apanage de grands groupes financiers, les mêmes qui possèdent amazon.com. On sait combien ils font peu de cas des investissements d'entretien de l'infrastructure. Vous semblez définir l'ensemble des œuvres culturelles comme une sorte d'infrastructure immatérielle. Et les producteurs, dans ce cas précis de la création esthétique, ne sont que très rarement soutenus par des financiers. Seulement des mécènes ou des passionnés aident-ils, sans espoir de retour sur investissement, des créateurs peu connus du public.
Ces groupes de services se distinguent par leurs stratégies de domination quasi-complète de leur secteur de marché. Ainsi amazon.com, en revendant à perte, dans beaucoup de pays dont la France, tente d'en finir avec la concurrence et de profiter ainsi d'un monopole lucratif.
Un vieux rêve des investisseurs trouve là de quoi se concrétiser : les arts ne seraient plus liés à l'offre, seuls les créateurs ont, encore, l'initiative de produire ce que bon leur semblent. Mais ils obéiraient bientôt à la demande. Des prescripteurs, désinstitutionnalisés, des amateurs en somme et non plus des experts, donneraient les tendances, en influençant les consommateurs. Mallarmé, subjugué par la mode féminine avait anticipé ce que deviendrait l'art, une façon commode de se livrer à des mascarades esthétiques aussi saisonnières que superficielles. En contractant le temps de la reconnaissance d'une œuvre à quelques mois, les investisseurs seront complètement comblés de récupérer aussi rapidement leurs bénéfices.
Exit, la durée qui se compte en années pour qu'une œuvre vraiment novatrice trouve enfin une audience.
Sur ces deux points, L'ouvrage d' Eric Vigne Le livre et l’éditeur, chez Klinsieck à propos de l'édition est éclairant.
En industrialisant la culture, celle-ci deviendrait enfin un produit de luxe vendable à la multitude. En "spectacularisant" la figure de l'artiste, on trouverait bien de quoi le sponsoriser pourvu qu'il participe à la promotion de ses créations.
Ce futur, presque à venir, verra, sans doute, dans l'anonymat le plus complet, des auteurs se désespérer de ne pouvoir vivre et créer. Dans une société où la médiocrité est ce qui, en art, se partage le mieux du monde, de telles extrémités sont vraiment à redouter. Marina Tsvetaeva, poétesse russe, reconnue par ses pairs, sinistrement ignorée dans la société de la Russie soviétique en a fait les frais. Peu d'époques ont échappé à ce travers de ne pas accueillir la novation esthétique.
On ne croit pas aujourd'hui, plus qu'en ces temps, à la spécificité d'un savoir proprement artistique sur le monde et la réalité, différent de celui des sciences et de la philosophie.
Faisons une fête !
Sur l'histoire du droit des auteurs, ce livre :
http://www.lesimpressionsnouvelles.com/droitsauteurs.html
> Lire le journal (28 commentaires, moyenne: 2,4).
Les mésaventures d'un lecteur compulsif
Posté le 15 mai 2008
Quand je n'ai pas une vingtaine de livres d'avance à lire dans ma bibliothèque, je ne suis pas à l'aise. Suivant l'injonction de Rimbaud :
"Soyons moderne, résolument !" J'ai acquis un livre électronique, un ebook.
Mal inspiré en faisant confiance au format du fichier, pdf d'Adobe, j'ai téléchargé l'ouvrage. Je n'avais pas prévu que le système de gestion des droits d'utilisation (DRM) me poserait tant de problèmes.
En fait, pour pouvoir accéder au texte, il faut accréditer au moins un ordinateur non seulement auprès de l'éditeur qui envoie un identificateur qui permet d'ouvrir le fichier mais il faut aussi déclarer le programme de lecture de la machine auprès d'Adobe. Ces opérations d'identification doivent etre renouvelées pour chaque PC qui accueillerait une copie du livre.
Adobe préconise de s'inscrire à passeport.net de Microsoft mais propose, en cas de refus, l'inscription sur son site. L'identification permet ainsi de qualifier chaque programme de lecture.
Surprise désagréable, les versions d'Acrobat Reader qui ont un module de gestion des droits tournent seulement sur Windows et McOS !
Pour Linux, Adobe n'a pas encore planifié la mise à disposition d'une version qui gère les autorisations d'accès aux documents protégés.
Depuis la version du Reader 8.1.x, Adobe impose un nouveau module de lecture des livres protégés. Ce programme n'est pas au point.. L'interface d'accès aux bibliothèques de documents et celle du lecteur sont vraiment minimales. Si le livre n'a pas d'index associé, on est condamné au défilement des pages une à une. L'impression bogue ou ne tient pas compte des droits à imprimer s'ils existent pour le document. De plus Adobe oblige à mettre à jour le lecteur dès qu'une nouvelle release est disponible quelque soit la qualité du module fourni en bloquant l'accès aux documents tant que la mise à jour n'est pas effectuée.
Avec Windows, on peut se servir d'Acrobat Reader 7.1.0 dont le plugin de gestion des droits accorde de lire sur l'interface habituelle qui donne l'avantage, en l'absence d'index, de proposer sur la gauche du lecteur le défilement rapide des pages en format réduit (thumbnails) et l'accès direct à la page choisie.
J'ai tenté d'user de ce Reader windows avec wine sous linux. Et ça fonctionne !
Linux debiean etch
wine 1.0RC1
Flash player windows XP
Firefox 2 windows
Acrobat Reader windows XP sp2 7.1.0
Firefox windows est nécessaire pour accomplir à partir de la machine linux les démarches d'accréditation sur le site d'Adobe pour enregistrer l'hote et autoriser le Reader à gérer les pdf avec DRM.
Si je comprend que les éditeurs de livres défendent leurs droits et les rémunérations des ventes d'ouvrages. Je ne crois pas que le DRM soit la solution.
Trop de contraintes et de restrictions empèchent la jouissance de posséder un livre. En fait, on n'en devient pas le propriétaire, on paye pour le droit d'accéder à un fichier dont la moindre modification de l'environnement technique risque de vous priver de son contenu. Il faut sans cesse demander à Adobe et à l'éditeur la réactivation des droits d'usage.
Contrairement au livre papier, on ne peut ni le donner, ni le preter, ni le vendre. S'il est un peu moins cher qu'un exemplaire papier, l'encadrement stricte de son utilisation rend très inconfortable son utilisation.
La pérennité de l'usage n'est pas garantie car on peut avoir besoin de réactiver en contactant l'éditeur. Si celui-ci fait faillite ou est racheté, qui s'occupera du suivi de la gestion des droits ?
Un nouvel intermédiaire, au moins, apparait dans la chaine du livre, l'éditeur de logiciel de lecture avec la gestion des droits d'accès.
Tous les produits avec DRM sont des programmes propriétaires opaques et fermés, sans normes, les formats des livres numériques sont aussi propriétaires. De nombreux dispositifs de lecture se disputent le marché. Peu sont compatibles avec plusieurs formats ou systèmes de gestions de droit.
Pourvu que le livre papier ait encore de beaux jours devant lui !
"Soyons moderne, résolument !" J'ai acquis un livre électronique, un ebook.
Mal inspiré en faisant confiance au format du fichier, pdf d'Adobe, j'ai téléchargé l'ouvrage. Je n'avais pas prévu que le système de gestion des droits d'utilisation (DRM) me poserait tant de problèmes.
En fait, pour pouvoir accéder au texte, il faut accréditer au moins un ordinateur non seulement auprès de l'éditeur qui envoie un identificateur qui permet d'ouvrir le fichier mais il faut aussi déclarer le programme de lecture de la machine auprès d'Adobe. Ces opérations d'identification doivent etre renouvelées pour chaque PC qui accueillerait une copie du livre.
Adobe préconise de s'inscrire à passeport.net de Microsoft mais propose, en cas de refus, l'inscription sur son site. L'identification permet ainsi de qualifier chaque programme de lecture.
Surprise désagréable, les versions d'Acrobat Reader qui ont un module de gestion des droits tournent seulement sur Windows et McOS !
Pour Linux, Adobe n'a pas encore planifié la mise à disposition d'une version qui gère les autorisations d'accès aux documents protégés.
Depuis la version du Reader 8.1.x, Adobe impose un nouveau module de lecture des livres protégés. Ce programme n'est pas au point.. L'interface d'accès aux bibliothèques de documents et celle du lecteur sont vraiment minimales. Si le livre n'a pas d'index associé, on est condamné au défilement des pages une à une. L'impression bogue ou ne tient pas compte des droits à imprimer s'ils existent pour le document. De plus Adobe oblige à mettre à jour le lecteur dès qu'une nouvelle release est disponible quelque soit la qualité du module fourni en bloquant l'accès aux documents tant que la mise à jour n'est pas effectuée.
Avec Windows, on peut se servir d'Acrobat Reader 7.1.0 dont le plugin de gestion des droits accorde de lire sur l'interface habituelle qui donne l'avantage, en l'absence d'index, de proposer sur la gauche du lecteur le défilement rapide des pages en format réduit (thumbnails) et l'accès direct à la page choisie.
J'ai tenté d'user de ce Reader windows avec wine sous linux. Et ça fonctionne !
Linux debiean etch
wine 1.0RC1
Flash player windows XP
Firefox 2 windows
Acrobat Reader windows XP sp2 7.1.0
Firefox windows est nécessaire pour accomplir à partir de la machine linux les démarches d'accréditation sur le site d'Adobe pour enregistrer l'hote et autoriser le Reader à gérer les pdf avec DRM.
Si je comprend que les éditeurs de livres défendent leurs droits et les rémunérations des ventes d'ouvrages. Je ne crois pas que le DRM soit la solution.
Trop de contraintes et de restrictions empèchent la jouissance de posséder un livre. En fait, on n'en devient pas le propriétaire, on paye pour le droit d'accéder à un fichier dont la moindre modification de l'environnement technique risque de vous priver de son contenu. Il faut sans cesse demander à Adobe et à l'éditeur la réactivation des droits d'usage.
Contrairement au livre papier, on ne peut ni le donner, ni le preter, ni le vendre. S'il est un peu moins cher qu'un exemplaire papier, l'encadrement stricte de son utilisation rend très inconfortable son utilisation.
La pérennité de l'usage n'est pas garantie car on peut avoir besoin de réactiver en contactant l'éditeur. Si celui-ci fait faillite ou est racheté, qui s'occupera du suivi de la gestion des droits ?
Un nouvel intermédiaire, au moins, apparait dans la chaine du livre, l'éditeur de logiciel de lecture avec la gestion des droits d'accès.
Tous les produits avec DRM sont des programmes propriétaires opaques et fermés, sans normes, les formats des livres numériques sont aussi propriétaires. De nombreux dispositifs de lecture se disputent le marché. Peu sont compatibles avec plusieurs formats ou systèmes de gestions de droit.
Pourvu que le livre papier ait encore de beaux jours devant lui !
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L C E N
Posté le 31 janvier 2004
La polémique déclenchée par l'adoption par le parlement
du projet de la LCEN et de ses amendements a suscité de
nombreuses réactions.
L'ampleur des protestations, de l'ensemble des
prestataires techniques et des dizaines de milliers
d'internautes, démontrent qu'il y a pourtant une
attente que le gouvernement ne semble pas réaliser.
Au delà de la polémique, tentons d'en tirer quelques
enseignements. Les directives européennes enjoignent
aux états membres à assurer le juste équilibre entre la
liberté d'expression, la protection de la vie privée,la
régulation et l'harmonisation dans l'UE des actes
économiques dans le contexte des nouvelles technologies
de l'information. La directive CE de 2000 que la LCEN
doit transposer en droit français concernent les actes
de l'économie numérique.
La diffusion de contenu réalisé à titre de bénévolat ne
peut être considéré comme un acte économique. La LCEN
ne s'applique pas en principe à ce type de diffusion.
Qu'en est-il des prestataires bénévoles, ce qui est le
cas d'un certain nombre d'hébergeurs associatifs ? On
le voit la complexité propre aux médias numériques
aurait mérité de la part du législateur, une plus
grande attention dans l'élaboration de la loi.
Il incombe aux états de garantir la protection des
données personnelles, les droits et obligations des
différents acteurs économiques, d'assurer la libre
circulation de l'information, de définir le rôle de la
puissance publique. Il est donc inéluctable que les
responsabilités des prestataires soient clairement
définis. Il est évident que les prestataires de service
techniques y compris les hébergeurs aient quelques
obligations qui impliquent leur responsabilité.
Dans le cas où, un site hébergé ferait état indûment de
données personnelles, comme par exemple, nom, adresse,
n° de téléphone d'une personne sans son consentement,
l'hébergeur peut et doit participer au respect de la
vie privée et intervenir quand une atteinte manifeste
lui est signalée. On peut penser qu'il est du devoir du
FHI qu'il intervienne promptement sans pour autant
attendre une décision de justice. On peut admettre une
interruption momentanée de la diffusion de
l'information jusqu'à ce que le responsable du site ait
mis fin à la publication non autorisée.
Un prestataire technique marchand qui comprend dans
son offre un service d'hébergement même gratuit est
concerné directement par la LCEN. La directive
européenne interdit aux états d'imposer un contrôle
générale des contenus. Néanmoins, pour des cas précis,
les états peuvent imposer aux prestaires des
obligations particulières. La vision coercitive des
amendements a pris le pas sur l'obligation de respecter
la liberté d'expression, obligation dont la LCEN ne
fait pas mention comme ressortant de la responsabilité
des prestataires. Au contraire, en instituant une
obligation de contrôle permanent, on prend le risque
d'empécher ce droit d'expression. Les députés vont à
l'encontre de la directive européenne en imposant un
contrôle systématique qui s'apparente de fait à une
obligation générale. Le legislateur aurait du prendre
un soin particulier pour décrire sans ambiguités les
circonstances pour lesquelles l'hébergeur doit avoir
des obligations de contrôle et d'intervention.
La nature même des obligations de contrôle des contenus
qui relèvent de la pédophilie, de l'incitation au
racisme et du négationisme dépasse et de loin les
moyens raisonnables des hébergeurs pour en empécher la
diffusion sans attendre qu'on leur signale de tels
faits. N'était-il pas plus juste d'imposer une réaction
prompte dès la connaissance du fait délictueux, sans
attendre une décision de justice, même si de telles
mesures seraient provisoirement appliquées.
Sans définition particulière de l'acte sous jacent à la
diffusion, la LCEN impose aux prestatires d'intervenir
si on signale un contenu potentiellement litigieux et
engage la responsabilité du prestataire si la justice
confirme l'illicité du contenu. En terme clair,
n'importe qui peut obtenir une décision allant en
faveur d'une restriction de la liberté d'informer et de
sans arbitrage judiciaire. L'équilibre entre acteurs de
l'économie numérique est rompue. La libre circulation
de l'information, la liberté d'expression est mis à
mal. Les instances juridictionnelles supérieures,
nationales ou européennes, ne manqueront pas de statuer
contre ces dispositions comme le Conseil d'Etat l'a
déjà fait pour l'amendement BLOCHE. Pour finir, si a
directive européenne reconnait le droit aux états
d'imposer des obligation particulières pour des cas
précis correpondant à des actes illicites pour autant,
elle ne préconise pas de telles dispositions.
La LCEN concerne les actes économiques, ce qui exclu
toutes actions bénévoles de diffusion de contenus. Les
litiges d'ordre économique de quelque nature que ce
soit ont besoin d'un véritable droit. Chaque acteur
doit avoir la possibilté d'un recours équitable en
justice pour faire valoir ses intérêts. Cependant sous
prétexte d'efficacité, confier une forme de régulation
par nature juridique à des acteurs techniques sous
contraintes de responsabilité irait à l'encontre des
principes élémentaires du droit.
L'absence de cette régulation est une régression du
droit et du rôle de l'état. En ce sens LA LCEN est un
acte politique. Le gouvernement ne semble pas mesurer
la portée d'un tel dispositif qui sort largement du
cadre économique. Il serait bon que le legislateur en
revienne à de plus saines dispositions.
Il est dommage que le gouvernement n'est pas réuni tous
les acteurs de l'économie numérique pour négocier des
codes de bonnes conduite sous forme de charte
professionnelles. Ces codes librement consenti aurait
l'avantage de diminuer le risque de recours à la
justice. La LCEN en définissant le droits et devoirs de
chacun des acteurs dans le domaine d'intervention qui
est le sien, garantirait ainsi l'équité entre toutes
les parties.
du projet de la LCEN et de ses amendements a suscité de
nombreuses réactions.
L'ampleur des protestations, de l'ensemble des
prestataires techniques et des dizaines de milliers
d'internautes, démontrent qu'il y a pourtant une
attente que le gouvernement ne semble pas réaliser.
Au delà de la polémique, tentons d'en tirer quelques
enseignements. Les directives européennes enjoignent
aux états membres à assurer le juste équilibre entre la
liberté d'expression, la protection de la vie privée,la
régulation et l'harmonisation dans l'UE des actes
économiques dans le contexte des nouvelles technologies
de l'information. La directive CE de 2000 que la LCEN
doit transposer en droit français concernent les actes
de l'économie numérique.
La diffusion de contenu réalisé à titre de bénévolat ne
peut être considéré comme un acte économique. La LCEN
ne s'applique pas en principe à ce type de diffusion.
Qu'en est-il des prestataires bénévoles, ce qui est le
cas d'un certain nombre d'hébergeurs associatifs ? On
le voit la complexité propre aux médias numériques
aurait mérité de la part du législateur, une plus
grande attention dans l'élaboration de la loi.
Il incombe aux états de garantir la protection des
données personnelles, les droits et obligations des
différents acteurs économiques, d'assurer la libre
circulation de l'information, de définir le rôle de la
puissance publique. Il est donc inéluctable que les
responsabilités des prestataires soient clairement
définis. Il est évident que les prestataires de service
techniques y compris les hébergeurs aient quelques
obligations qui impliquent leur responsabilité.
Dans le cas où, un site hébergé ferait état indûment de
données personnelles, comme par exemple, nom, adresse,
n° de téléphone d'une personne sans son consentement,
l'hébergeur peut et doit participer au respect de la
vie privée et intervenir quand une atteinte manifeste
lui est signalée. On peut penser qu'il est du devoir du
FHI qu'il intervienne promptement sans pour autant
attendre une décision de justice. On peut admettre une
interruption momentanée de la diffusion de
l'information jusqu'à ce que le responsable du site ait
mis fin à la publication non autorisée.
Un prestataire technique marchand qui comprend dans
son offre un service d'hébergement même gratuit est
concerné directement par la LCEN. La directive
européenne interdit aux états d'imposer un contrôle
générale des contenus. Néanmoins, pour des cas précis,
les états peuvent imposer aux prestaires des
obligations particulières. La vision coercitive des
amendements a pris le pas sur l'obligation de respecter
la liberté d'expression, obligation dont la LCEN ne
fait pas mention comme ressortant de la responsabilité
des prestataires. Au contraire, en instituant une
obligation de contrôle permanent, on prend le risque
d'empécher ce droit d'expression. Les députés vont à
l'encontre de la directive européenne en imposant un
contrôle systématique qui s'apparente de fait à une
obligation générale. Le legislateur aurait du prendre
un soin particulier pour décrire sans ambiguités les
circonstances pour lesquelles l'hébergeur doit avoir
des obligations de contrôle et d'intervention.
La nature même des obligations de contrôle des contenus
qui relèvent de la pédophilie, de l'incitation au
racisme et du négationisme dépasse et de loin les
moyens raisonnables des hébergeurs pour en empécher la
diffusion sans attendre qu'on leur signale de tels
faits. N'était-il pas plus juste d'imposer une réaction
prompte dès la connaissance du fait délictueux, sans
attendre une décision de justice, même si de telles
mesures seraient provisoirement appliquées.
Sans définition particulière de l'acte sous jacent à la
diffusion, la LCEN impose aux prestatires d'intervenir
si on signale un contenu potentiellement litigieux et
engage la responsabilité du prestataire si la justice
confirme l'illicité du contenu. En terme clair,
n'importe qui peut obtenir une décision allant en
faveur d'une restriction de la liberté d'informer et de
sans arbitrage judiciaire. L'équilibre entre acteurs de
l'économie numérique est rompue. La libre circulation
de l'information, la liberté d'expression est mis à
mal. Les instances juridictionnelles supérieures,
nationales ou européennes, ne manqueront pas de statuer
contre ces dispositions comme le Conseil d'Etat l'a
déjà fait pour l'amendement BLOCHE. Pour finir, si a
directive européenne reconnait le droit aux états
d'imposer des obligation particulières pour des cas
précis correpondant à des actes illicites pour autant,
elle ne préconise pas de telles dispositions.
La LCEN concerne les actes économiques, ce qui exclu
toutes actions bénévoles de diffusion de contenus. Les
litiges d'ordre économique de quelque nature que ce
soit ont besoin d'un véritable droit. Chaque acteur
doit avoir la possibilté d'un recours équitable en
justice pour faire valoir ses intérêts. Cependant sous
prétexte d'efficacité, confier une forme de régulation
par nature juridique à des acteurs techniques sous
contraintes de responsabilité irait à l'encontre des
principes élémentaires du droit.
L'absence de cette régulation est une régression du
droit et du rôle de l'état. En ce sens LA LCEN est un
acte politique. Le gouvernement ne semble pas mesurer
la portée d'un tel dispositif qui sort largement du
cadre économique. Il serait bon que le legislateur en
revienne à de plus saines dispositions.
Il est dommage que le gouvernement n'est pas réuni tous
les acteurs de l'économie numérique pour négocier des
codes de bonnes conduite sous forme de charte
professionnelles. Ces codes librement consenti aurait
l'avantage de diminuer le risque de recours à la
justice. La LCEN en définissant le droits et devoirs de
chacun des acteurs dans le domaine d'intervention qui
est le sien, garantirait ainsi l'équité entre toutes
les parties.
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Traduction d'un article de Ian Murdock fondateur de Debian
Posté le 12 août 2003
Traduction rapide d'un article de Ian Murdock, fondateur de Debian à propos de l'industrie des distributions Linux.
Ian Murdock est depuis longtemp un utilisateur de Linux, il particpe à son développement et en est un fervent défenseur
Il a fondé Debian, un projet de distribution linux, dès 1993.
C'est aussi un co-fondateur et un administrateur de Progeny, une société de distribution LInux qui vend Linux comme une plateforme.
Article paru en anglais :
http://zdnet.com.com/2100-1107_2-5057755.html(...)
Humble contribution à la dépèche Linux n'est pas un produit
http://linuxfr.org/2003/08/12/13620.html(...)
Tout commentaire de l'article doit être posté à l'url ci-dessus.
Par contre tout critique ou amélioration de la traduction sont les bienvenue sur ce journal.
--COMMENTAIRE--
Les déclarations à propos du succés commercial de Linux sont souvent accompagnées des rapports d'analystes montrant comment les ventes croissent comme aucun autre OS depuis 1999, ou bien que Linux est le deuxieme plus populaire OS pour les serveurs.
Pourt moi , cette vision de "Linux comme un produit" manque totalement la nature de ce qu'est vraiment Linux et le modèle de développement open-source qui l'a créé.
Linux n'est pas un produit. Mieux, Linux c'est un ensemble de composants, individuellement fabriqués par des milliers de "mains" indépendantes à travers le monde, chacun de ses composants évoluant à son propre rythme
Penser Linux comme un produit, c'est faire abstraction de sa dynamique propre, c'est tenter d'enfermer un phénomène qui est intrinséquement ouvert. Cela ne peut se faire sans perdre l'essentiel de ce qu'est Linux.
Non, Linux n'est pas un produit. C'est un process.
Evidemment, les distributions Linux --intègrant des collections de software associées au noyau Linux pour faire un OS complet-- ont été les premiers vecteurs de la commercialisation de Linux depuis quelques années.
Ces distributions jouent donc un rôle vital dans "l'écosystème Linux". Elles combinent le "nec plus ultra" des technologies open-source et les intègrent dans des offres complètes et cohérentes. C'est ce qui permet de distribuer Linux aux utilisateurs comme des solutions intégrées et non pas comme un ensemble disparate de différentes technologies.
Pour autant le seul moyen de commercialiser Linux, est-il de vendre une solution intégrée comme un produit "tous en un" ?
Faire ça, je le maintiens, c'est être à coté de ce qu'est Linux, parceque Linux est fondamentalement différent d'un OS traditionnel, et technologiquement et, faute d'un meilleur terme, culturellement.
Déjà les modèles économiques adoptées par les principales distributions commerciales Linux sont remarquablement semblables à ceux batis pour les OS propriétaires qu'elles prétendent remplacer :
Positionner l' OS comme un standard de fait, puis controler les standard en "capturant" les client aux moyens de technologies propriétaires, de contrats de support englobant les standards existants et s'étendant jusqes aux bonnes pratiques".
Tentons de comprendre pourquoi tant de gens s'intéressent tant à Linux :
- C'est une une plateforme ouverte qui n'est ni possédée ni controllée par une unique société.
- Ses possibilitées de personnalisations, d'optimisation et d'intégration sont sans équivalent.
- C'est le "moteur invisible" idéale pour la prochaine génération d'applications et de services.
- Il offre à ses utilisateurs un meilleur contrôle de l'évolution de la plateforme sous-jacente, puisqu'ils peuvent chjoisir leur release selon leurs propres besoins.
En bref, avec Linux, le pouvoir revient aux utilisateurs et non plus aux vendeurs de plateforme.
Les incompatibilités introduites par certaines sociétés [de distributions Linux] conduisent,à nouveau, à un verrouillage par ces sociétés au moyen des services et du support. Le vendeur, et non pas le client, reprend le contrôle de l'évolution de la plateforme et impose au client l'évolution des release et l'implémentation de nouveau produits ou services. Et le "tout en un", Linux-produit, complique inutilement ou élimine la capacité de personnalisation d'optimisation et d'intégration.
Bien sur , le produit peut être modifié par le client, mais il perd le service et le support puisqu'on sort des limites fixées par contrat.
L'industrie des distributions Linux doit voir Linux différemment :
comme une plateforme partageable et non pas comme un produit qu'on possède.
Les vendeurs de distributions Linux ont besoin d'un modèle éconoimique qui prennet vraiment en compte les différences fondamentales qui ont placé Linux sur le marché, tant pour la technologie, la culture and le process. Ils ont besoin d'un modèle qui préserve la magie ce que Linux est aujourd'hui.
A ce stade, ce n'est plus la viabilité commerciale des distributeurs Linux qui est en jeux mais l'éco système Linux lui-même qui est en jeu.
Dans un article de Nicholas Carr's de "l'Harvard Business Review", intitulé "IT Doesn't Matter"
il fait la distinction entre les technologies propriétaires et les infrastructures technologies et montre que les infrastructures technologiques "offrent plus de valeurs quand elle sont partagées que lorsque elle sont utilisées individuellement."
Linux est clairement une infrastructure technologique. Après tout, hors internet, c'est l'infrastructure technologique la plus récente, apte à refonder les technologies de l'information.
Tentons d'imaginer si Internet avait évolué d'une infrastructure vers une technologie propriétaire ? Que nous en resterait-il ?
En suivant une stratégie de verrouillage de plateforme traditionnelle, l'industrie des distributions Linux tente de transformer une infrastructure technologique en une technologie propriétaire. Les sources peuvent être disponibles , mais à quoi bon, si on reste soumis à un distributeur ?
Ian Murdock est depuis longtemp un utilisateur de Linux, il particpe à son développement et en est un fervent défenseur
Il a fondé Debian, un projet de distribution linux, dès 1993.
C'est aussi un co-fondateur et un administrateur de Progeny, une société de distribution LInux qui vend Linux comme une plateforme.
Article paru en anglais :
http://zdnet.com.com/2100-1107_2-5057755.html(...)
Humble contribution à la dépèche Linux n'est pas un produit
http://linuxfr.org/2003/08/12/13620.html(...)
Tout commentaire de l'article doit être posté à l'url ci-dessus.
Par contre tout critique ou amélioration de la traduction sont les bienvenue sur ce journal.
--COMMENTAIRE--
Les déclarations à propos du succés commercial de Linux sont souvent accompagnées des rapports d'analystes montrant comment les ventes croissent comme aucun autre OS depuis 1999, ou bien que Linux est le deuxieme plus populaire OS pour les serveurs.
Pourt moi , cette vision de "Linux comme un produit" manque totalement la nature de ce qu'est vraiment Linux et le modèle de développement open-source qui l'a créé.
Linux n'est pas un produit. Mieux, Linux c'est un ensemble de composants, individuellement fabriqués par des milliers de "mains" indépendantes à travers le monde, chacun de ses composants évoluant à son propre rythme
Penser Linux comme un produit, c'est faire abstraction de sa dynamique propre, c'est tenter d'enfermer un phénomène qui est intrinséquement ouvert. Cela ne peut se faire sans perdre l'essentiel de ce qu'est Linux.
Non, Linux n'est pas un produit. C'est un process.
Evidemment, les distributions Linux --intègrant des collections de software associées au noyau Linux pour faire un OS complet-- ont été les premiers vecteurs de la commercialisation de Linux depuis quelques années.
Ces distributions jouent donc un rôle vital dans "l'écosystème Linux". Elles combinent le "nec plus ultra" des technologies open-source et les intègrent dans des offres complètes et cohérentes. C'est ce qui permet de distribuer Linux aux utilisateurs comme des solutions intégrées et non pas comme un ensemble disparate de différentes technologies.
Pour autant le seul moyen de commercialiser Linux, est-il de vendre une solution intégrée comme un produit "tous en un" ?
Faire ça, je le maintiens, c'est être à coté de ce qu'est Linux, parceque Linux est fondamentalement différent d'un OS traditionnel, et technologiquement et, faute d'un meilleur terme, culturellement.
Déjà les modèles économiques adoptées par les principales distributions commerciales Linux sont remarquablement semblables à ceux batis pour les OS propriétaires qu'elles prétendent remplacer :
Positionner l' OS comme un standard de fait, puis controler les standard en "capturant" les client aux moyens de technologies propriétaires, de contrats de support englobant les standards existants et s'étendant jusqes aux bonnes pratiques".
Tentons de comprendre pourquoi tant de gens s'intéressent tant à Linux :
- C'est une une plateforme ouverte qui n'est ni possédée ni controllée par une unique société.
- Ses possibilitées de personnalisations, d'optimisation et d'intégration sont sans équivalent.
- C'est le "moteur invisible" idéale pour la prochaine génération d'applications et de services.
- Il offre à ses utilisateurs un meilleur contrôle de l'évolution de la plateforme sous-jacente, puisqu'ils peuvent chjoisir leur release selon leurs propres besoins.
En bref, avec Linux, le pouvoir revient aux utilisateurs et non plus aux vendeurs de plateforme.
Les incompatibilités introduites par certaines sociétés [de distributions Linux] conduisent,à nouveau, à un verrouillage par ces sociétés au moyen des services et du support. Le vendeur, et non pas le client, reprend le contrôle de l'évolution de la plateforme et impose au client l'évolution des release et l'implémentation de nouveau produits ou services. Et le "tout en un", Linux-produit, complique inutilement ou élimine la capacité de personnalisation d'optimisation et d'intégration.
Bien sur , le produit peut être modifié par le client, mais il perd le service et le support puisqu'on sort des limites fixées par contrat.
L'industrie des distributions Linux doit voir Linux différemment :
comme une plateforme partageable et non pas comme un produit qu'on possède.
Les vendeurs de distributions Linux ont besoin d'un modèle éconoimique qui prennet vraiment en compte les différences fondamentales qui ont placé Linux sur le marché, tant pour la technologie, la culture and le process. Ils ont besoin d'un modèle qui préserve la magie ce que Linux est aujourd'hui.
A ce stade, ce n'est plus la viabilité commerciale des distributeurs Linux qui est en jeux mais l'éco système Linux lui-même qui est en jeu.
Dans un article de Nicholas Carr's de "l'Harvard Business Review", intitulé "IT Doesn't Matter"
il fait la distinction entre les technologies propriétaires et les infrastructures technologies et montre que les infrastructures technologiques "offrent plus de valeurs quand elle sont partagées que lorsque elle sont utilisées individuellement."
Linux est clairement une infrastructure technologique. Après tout, hors internet, c'est l'infrastructure technologique la plus récente, apte à refonder les technologies de l'information.
Tentons d'imaginer si Internet avait évolué d'une infrastructure vers une technologie propriétaire ? Que nous en resterait-il ?
En suivant une stratégie de verrouillage de plateforme traditionnelle, l'industrie des distributions Linux tente de transformer une infrastructure technologique en une technologie propriétaire. Les sources peuvent être disponibles , mais à quoi bon, si on reste soumis à un distributeur ?
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Citations.
Posté le 07 août 2003
"Chaque époque place dans ses panthéons les icônes quelle mérite, et en qui elle se reconnaît. Notre âge aura été jusquau bout celui de la frime et de lAmnésie. "
Simon Leys. L'ange et le cachalot.
"La politique par sa nature même, implique violence et mensonge."
Georges Orwell
Simon Leys. L'ange et le cachalot.
"La politique par sa nature même, implique violence et mensonge."
Georges Orwell
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Correcteur 101, fini pour Linux
Posté le 15 mai 2003
C'est passé totalement inaperçu, en janvier dernier, il n'y a plus de correcteur 101 pour Linux.
Le Groupe documens annonce :
" l'abandon du Correcteur 101 sous Linux, mais nous n'avons pas eu le choix dû à la trop petite demande des clients pour cette version."
C'est une mauvaise nouvelle pour ceux qui utilisaient ce correcteur sous linux.
Par contre, on peut se poser la question de l'insuccès de ce produit dans le "monde" linux. Ce n'était pas un produit "libre". Pour l'utiliser pleinement il fallait s'acquiter d'une somme, modique (10 ), mais pour avoir un "lecteur virtuel, capable d'analyser la syntaxe des phrases qu'on lui proposait, ce n'était vraiment pas cher.
Alors est-ce une victime de l'idéologie du tout "gratuit" ou bien le succès des suites bureatiques et surtout de openoffice a-t-il rendu caduc le besoin d'un correcteur autonome ?
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