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Dépêche modérée par

: Droit à la copie privée

Posté par Marcopolo (page perso, ). Modéré le 24 octobre 2003.
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Un député décide enfin de s'opposer à la toute puissance des maisons de disques.

Il rappelle avec fermeté la loi sur la copie privée, faisant remarquer au passage qu'il y a une taxe qui doit garantir à l'usager son droit.

Ça fait du bien d'entendre un autre son de cloche rappelant que ce n'est pas parce que le téléchargement et la copie de musique est illégale lorsque l'on a pas l'accord de l'auteur que les maisons de disque peuvent s'arroger le droit de bafouer la loi.

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Re: Droit à la copie privée

Posté par grrr () le 24/10/2003 à 12:32. (lien). Évalué à 10.

C'est vrai que dans le paysage actuel,
ca laisse quelques lueurs d'espoir.
Cependant, il faudrait voir si son action
sera suivie par d'autres.
Quelques mails de soutien pourront peut
etre l'encourager a poursuivre ses efforts ...
bye.

Interessant

Posté par rangzen (page perso, ) le 24/10/2003 à 12:44. (lien). Évalué à 10.

Question N° : 15873 de M. Mathus Didier ( Socialiste - Saône-et-Loire )
Ministère interrogé : culture et communication
Ministère attributaire : culture et communication
Question publiée au JO le : 07/04/2003 page : 2604
Réponse publiée au JO le : 11/08/2003 page : 6305
Rubrique : propriété intellectuelle
Tête d'analyse : droits d'auteur
Analyse : CD. procédé anticopie. illégalité

Texte de la QUESTION :

M. Didier Mathus appelle l'attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur les atteintes au droit à la copie privée auxquelles se livrent les multinationales de l'édition musicale. Depuis quelques mois, ces compagnies mettent sur le marché des disques dotés d'un système dit copy protected empêchant toute reproduction, même à usage familial. Généralement, ces dispositifs interdisent également la lecture des CD concernés sur les appareils auto-radio. C'est une sorte de dommage collatéral non maîtrisé ! Il s'agit là d'une violation flagrante de la loi de 1985 organisant le droit à la copie privée. Cette violation est d'autant plus choquante qu'en 2002 la redevance perçue au titre de la copie privée sur les supports amovibles audio et vidéo a généré quelque 131 millions d'euros au profit de la SACEM et autres sociétés de répartition des droits. Les sociétés d'auteurs et les majors du disque semblent donc s'entendre pour spolier les consommateurs, et les jeunes en particulier, avec un cynisme rarement égalé : les premières engrangent des taxes sur un droit à la copie privée que les secondes rendent impossibles dans les faits. Le PDF d'Universal Music propose même une sorte de retournement barbare de la technologie contre les libertés qu'elle a engendrées en utilisant le système DRM (Digital Right Management) qui dégrade la qualité sonore des enregistrements dès lors qu'ils sont reproduits. Monsieur Nègre, puisque c'est son nom, a un goût marqué pour le libéralisme et l'innovation technologique, mais seulement lorsqu'ils lui permettent d'accroître le pactole d'Universal Music et de ses semblables dans le besoin comme Warner, Sony Music ou Virgin. Il devient urgent de mettre un terme aux pratiques de ces Dark-Vador du cash-flow. Il lui demande quelles mesures il entend prendre pour imposer aux multinationales le respect du droit et de la loi dans notre pays.

Texte de la REPONSE :

La copie privée est une faculté reconnue aux membres du public pour leur usage personnel en vertu des articles L. 122-5 et L. 211-3 du code de la propriété intellectuelle. Cette faculté n'est toutefois consentie, en dérogation au droit exclusif d'exploitation de leurs oeuvres et prestations reconnu aux titulaires de droits d'auteur ou de droits voisins, qu'en contrepartie d'une rémunération juste et équitable. Ce principe de rémunération pour copie privée est conforté au niveau communautaire par la directive 2001/29/CE du 22 mai 2001 relative à l'harmonisation de certains aspects du droit d'auteur et des droits voisins dans la société de l'information qui impose aux Etats membres, en cas d'exception pour copie privée, le versement d'une compensation équitable au profit des ayants droit. La directive 2001-29 prend en compte l'existence de mesures techniques de protection des oeuvres destinées à permettre aux titulaires de droit de continuer à contrôler l'utilisation d'oeuvres ou prestations protégées. Elle pose un cadre juridique protecteur de ces mesures et impose aux États membres de prévoir une protection juridique contre tout acte de contournement ou concourant au contournement de ces mesures techniques. Les titulaires de droit sont cependant tenus de prendre les mesures volontaires afin de permettre l'exercice des exceptions prévues en application de l'article 5 de la directive, parmi lesquelles figure l'exception pour copie privée. A défaut, les Etats membres ont la faculté de prendre des mesures appropriées pour assurer un équilibre entre cette dernière exception et les mesures techniques de protection, sous réserve de laisser aux titulaires de droit la possibilité de limiter le nombre de copies et de ne pas viser les services interactifs à la demande. Le ministère de la culture et de la communication estime que l'exception de copie privée numérique doit être maintenue afin de permettre aux consommateurs de bénéficier d'un large accès aux oeuvres. C'est pourquoi le projet de loi qui sera déposé très prochainement devant le Parlement maintiendra l'exception pour copie privée et inclura un dispositif juridique de règlement souple et rapide des éventuels litiges sur la compatibilité des mesures techniques de protection avec le respect de l'exception de copie privée.

Re: Droit à la copie privée

Posté par stork () le 24/10/2003 à 12:46. (lien). Évalué à 4.

..il y a une taxe qui doit garantir à l'usager son droit.

Attention à ne pas prendre la rémunération pour copie privée pour une taxe justifiant
la duplication illégale de logiciels, documents et autres oeuvres protégés.

On peut parler des raisons pour lesquelles l'industrie de la musique notement est en crise,
mais la duplication sauvage de CD audio tient sa part de résponsabilité dans l'état actuel
du marché de la musique.

Re: Droit à la copie privée

Posté par ome () le 24/10/2003 à 12:49. (lien). Évalué à 5.

En passant, il faudrait rappeler à tous les acteurs concernés ce qu'est un CD audio et à quelle norme il doit répondre pour pouvoir porter le nom de CD audio!

(Pour rappel: certaines mesures anti-copie sont telles que la norme du CD audio n'est plus respectée. Pourtant c'est sous cette appelation que ces saloperies sont vendues.
Une bonne façon de marquer sa désaprobation c'est de ne plus acheter ce type de simili-CD ou de le rapporter chez le disquaire. Quand ils en auront marre de voir se rabouler des clients mécontents, certains disquaires se plaindrons peut-être chez leur distributeur et ainsi de suite...)

Re: Droit à la copie privée

Posté par Gohar () le 24/10/2003 à 13:23. (lien). Évalué à 10.

Comme pour les logiciels, ce qui est inadapté, c'est de traiter une création de l'esprit comme une marchandise.

On a beau tourner le problème dans tous les sens, une marchandise, c'est matériel. Elle doit se trouver en quantité limité pour pouvoir répondre à la loi de l'offre et de la demande sur un marché. Si l'offre est infinie, pas de marché, ni de marchandise et, en l'état actuel des choses, de rémunération du producteur.

Avant, on achetait un disque (microsillon). L'impossibilité de copier fidèlement cet objet en grand nombre faisait qu'on ne pouvait pas dissocier la musique de son support matériel. On pouvait donc confondre œuvre et support, musique et marchandise.

Aujourd'hui, la musique est duplicable à l'infini pour un coût négligeable. La taxe Tasca ou les dispositifs anti-copie ne sont qu'une tentative rétrograde pour conserver à la musique son statut de marchandise.

Le problème n'est donc pas de chercher à maintenir une rareté artificielle, mais plutôt de rémunérer autrement les producteurs de l'œuvre (artistes ou développeurs).

La musique ne doit plus être traitée comme une marchandise et les artistes comme des épiciers. Il faut rémunérer les artistes directement. Comment ? Comme les développeurs du libre !*

[*] Je veux dire par là que je ne vois pas de solution évidente, mais le besoin est impératif.

Re: Droit à la copie privée

Posté par Éric (Jabber id, page perso, ) le 24/10/2003 à 14:57. (lien). Évalué à 3.

> une taxe qui doit garantir à l'usager son droit.

Le truc c'est que je suis sûr que dans l'esprit de beaucoup de gens la taxe n'est payée que si on copie (pas de copie ? pas de média vierge, donc pas de taxe). Du coup si la copie est impossible il n'y a plus de taxe pour "justifier" le fait qu'on enlève les protections ...

... et malheureusement la taxe on la paye même sans les fameuses copies privées, donc effectivement on est en droit d'attendre ce qui a été acheté avec (ie: des copies privées)

Re: Droit à la copie privée

Posté par steblond () le 24/10/2003 à 19:50. (lien). Évalué à 3.

il faut un système qui permette la copie privée, en gérant techniquement le nombre de copies réalisables par le consommateur. Ensuite, il faudrait évidemment définir par décret ou autre les limites de la copie privée.


Il y a un proverbe qui dit que "l'enfer est pavé de bonnes intentions " ou quelques choses comme ça.


< mode vision du futur >
A quand les platines CD qui imposeront une connexion internet sur les serveurs contrôlés par micromachinchose ? Le système de contrôle serait simplement déporté, et de telle manière qu'il deviendrait omniprésent ......
</ mode vision du futur >

Quelle est la nature du produit acheté ?

Posté par Philip Marlowe (Jabber id, ) le 25/10/2003 à 09:51. (lien). Évalué à 8.

Juste une remarque au passage. Supposons que les éditeurs de musique arrivent à faire interdire toute copie d'une oeuvre achetée sur un support quelconque ; dans ce cas, nous sommes en droit de penser qu'en achetant un objet de cette sorte, nous avons acquis avant tout une copie de l'oeuvre, car c'est l'oeuvre en elle-même qui est protégée par la loi. Le support matériel de l'oeuvre (CD, DVD, etc.) devient alors, dans cette logique, secondaire, et il y a lieu de dissocier les deux aspects du produit.

Il conviendrait alors, en cas de défaillance ou d'obsolescence du support, de pouvoir échanger l'objet en notre possession contre son équivalent en bon état ou au goût du jour pour le seul prix du support.

Qu'en pensez vous, et en particulier parmi vous, nos amis juristes ?

Re: Droit à la copie privée

Posté par gueben () le 25/10/2003 à 16:58. (lien). Évalué à 2.

J'achète des CD et DVD vierges, même si ce n'est pas pour copier de la musique ou des films (simple supposition), je paye... si je paye, que l'on ne m'empêche pas de copier ! On ne peut pas tout avoir, prendre les gens pour des pirates par défauts et les faire payer pour ça, et d'un autre côté se plaindre qu'ils le soient !

De plus quand on achète une oeuvre, on ne paye pas pour son support (ou si peu), mais surtout pour le "droit" d'en jouir pour notre usage personnel. Qu'importe le nombre de copies que l'on en fait, on a payé ce droit (et en plus pour chaque copie en paye aussi une taxe !).

Tout ceci devient grave... il ne faut pas s'étonner que je n'achète plus de disques (et faut voir ce qu'il y a à vendre... c'est à pleurer de nullité).

Les oeuvres copiées de Jimi Hendrix servent à payer Lorie et la starac (et surtout leurs producteurs).

Re: Droit à la copie privée

Posté par Benjamin Michotte (page perso, ) le 26/10/2003 à 12:33. (lien). Évalué à 1.

bientot disponibles a la vente, les cd audio illisibles par n'importe quel lecteur et les dvd cryptés sans aucune clé de décryptage

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