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Dépêche modérée par

Dépêche éditée par

: Une étude sur l'impact économique de la copie sape les fondements de la loi DADVSI

Posté par Pierre Jarillon (page perso, ). Modéré le 21 décembre 2005.
Peer-to-peer, gravure, échanges : une étude inédite des comportements des internautes

Le laboratoire ADIS de l'Université Paris XI et l'UFC-Que Choisir viennent de publier une étude qui décrit et analyse les pratiques de copiage des internautes en France. Cette étude, la première de ce genre est faite à partir d'un échantillon national de 4000 personnes, ce qui est quatre fois la taille de l'échantillon généralement utilisé pour ce genre de statistiques et en augmente la précision.

En conclusion, l'étude permet de largement relativiser les a priori qui circulent sur les pratiques de copiage : les conséquences économiques graves ou l'atteinte à la diversité culturelle. Pour sa part, l'UFC-Que Choisir considère donc que les principales dispositions du projet de loi DADVSI , qui ne sont fondées sur aucune étude fiable des comportements, ne sont ni légitimes sur le plan éthique ni justifiées économiquement.

> Lire la dépêche (27 commentaires, moyenne: 4,4).  

Attention : Il y a 4 pages sur le site de l'UFC Que Choisir :
1 : Objectif de l'étude,
2 : Positionnement et originalité de l'étude,
3 : Synthèse des résultats,
4 : Résultats détaillés.

Je dois avouer que j'ai honteusement copié la dépêche sur le texte que Cyprien Gay a posté sur une liste de l'ABUL.

Cette discussion est archivée, il n'est plus possible de laisser des commentaires.

Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n'en sommes pas responsables.

MOUAHAHAHAHAHA

Posté par Nicolas Boulay () le 21/12/2005 à 12:39. (lien). Évalué à 4.

Bon, d'après l'étude, plus on copie plus on achète de CD.

En gros, plus on copie plus on s'interresse à ce que l'on copie. Quelques parts, c'est logique.

D'un autre coté le P2P se greffe sur les échanges qui se faisaient déjà avant. Au hasard, les échanges de CD gravé :)

Mais c'est un peu tout l'inverse de l'esprit de la loi DADVSI...

Reseaux de diffusion culturels legaux.

Posté par Rossel Olivier () le 21/12/2005 à 13:36. (lien). Évalué à 3.

Actuellement, le mode de transmission P2P répartit les coûts de stockage et de livraison de la donnée sur le net.

Si un grand nombre d'internautes se tournent vers des fournisseurs legaux de contenu culturel, on revient a un mode de fourniture "client-serveur".

Est-ce que la quantite d'information actuellement vehiculée par les réseaux P2P peut vraiment être disponible dans ce mode là?

Est-ce qu'on ne va pas assister a une réduction de l'offre ou à une augmentation non négligeable des coûts, dûes à ce mode "client-serveur"?

La diabolisation du mode de fourniture P2P n'est-elle pas un terrible retour en arrière pour les utilisateurs de l'Internet haut débit?
A quoi bon augmenter les débits de transmission si les émetteurs de données sont bridés par un mode de fourniture obsolète?

Les utilisateurs de l'Internet haut débit ne devraient-ils pas se représenter en tant que possible founisseur de contenus?
Proposant la meilleure technologie de distribution actuellement disponible sur le marché?

DRM

Posté par governator () le 21/12/2005 à 13:58. (lien). Évalué à 2.

Il y a un autre problème que personne ne soulève chez les éditeurs de musique payante, ils ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre qu'on peut vouloir acheter légalement de la musique sans etre lié à des OS / logiciels propriétaires.
Essayez donc d'acheter un titre encodé en ogg, à part du wma ou du itunes, formats que ne lisent ni mon lecteur audio ni mon baladeur mp3.

De la démo à l'achat

Posté par Baby_lone () le 21/12/2005 à 14:06. (lien). Évalué à 3.

Je constate en tout cas que cette étude correspond parfaitement à la pratique des réseaux p2p par mon amie (moi, je n'écoute plus de musique du tout depuis bien longtemps).

il est bien évident que ce n'est pas les députés français (qui vivent encore au 19e siècle) qui comprendront le concept de démo, c.a.d je télécharge d'abord et j'achète ensuite si ça me plait. Une pratique beaucoup trop démocratique pour être accepté par les majors qui ne pourront plus caché l'affligeante nullité de ce qu'ils vendent aux gamins d'aujourd'hui.

Je constate aussi l'assourdissant silence des artistes qui ne se posent certainement pas la question de savoir comment ils pourront travailler après cette loi.

Je constate encore (oui, c'est la journée du constat), que les médias télévisuelles feraient mieux, une fois de plus, de se taire et qu'ils sont comme d'habitude à l'origine d'idées éronnées et d'aprioris bidons.

Le ministre de la culture repousse de la main cette étude.

Posté par poip () le 21/12/2005 à 14:22. (lien). Évalué à 10.

Renaud Donnedieu de Vabres est un escroc qui a été condamné a une amende de 15.000 euros pour blanchiment d'argent en février 2004 :
http://www.rtl.fr/info/article.asp?dicid=161359

c'est un SCANDALE qu'il soit aujourd'hui ministre de la culture!

comment un homme pareil peut militer pour le rétablissement du droit ?

Hier il avait accordé aux majors d'offrir des rabais musicaux aux autres députés à l'assemblée nationnal pour mieux les convaincres d'accepter cette loi, certain citoyens vont en prison pour agir aussi malhonnêtement.

Mouais

Posté par farib () le 21/12/2005 à 14:23. (lien). Évalué à 5.

Je suis perplexe quand même. On met en valeur les points de vue qui nous plaisent et nous convienne.

Dans mon cas, chez les étudiants, bah tout le monde a ses 2-3 douzaines de Go de mp3. De manière générale, tout le monde a peu de CD.

Les gens (les jeunes) copient et c'est un état de fait, même si copier c'est mal, c'est devenu la norme. Le tort des majors est quand même d'avoir attendu que ça se répande totalement et que les gens prennent l'habitude, bref de n'avoir pas sondé et su s'adapter au marché.

Legitimité de la loi ?

Posté par Richard Sangarne (page perso, ) le 21/12/2005 à 21:41. (lien). Évalué à 5.

Naîf suis je naîf...
si je me référe à Déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948 Adoptée par l´Assemblée générale
dans sa résolution 217 A (III) du 10 décembre 1948 et en particulier à l'article n°12

"Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, (ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation). Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes."

Naîvement je pensais que mon ordinateur entrait dans le cadre de cet article, etant chez moi, donc protégé par le cadre de la vie privée. nul n'est cencé avoir accés au contenu de ce dernier sans mon autorisation ou au pire par un decision de justice duement justifiée ( ce qui est normal pour lutter contre des délis comme la pédophilie le térrorisme, le banditisme, etc)
Par contre je ne savais pas qu'une société commerciale aurait à l'avenir la possibilité sous pretexe de veriffier ci j'ai bien payé le cd ou le dvd que je souhaite lire sur mon ordinateur d'avoir acces pendant cette dite vériffication que je serai obligé de faire par internet ( et si j'ai pas internet je fais comment ? je ne peut pas utilisé le produit acheteé ? ) à mon disque dur pour éventuellement y collecter des informations comportementales d'achat, d'écoute, de gout et bien sur sans avoir la garantie que ces informations ne seront pas utilisée à d'autres fin voir vendu à des tiers ou que quelque temps aprés je sois solicité par mail pour des produits qui "me corespondent".
Rien non plus ne me garantie que ce scan de mon disque dur se limitera au fichier audio, vidéo. quand sera t'il de ma configuration, des logiciels que je préfére etc ....

c'est pour celà que je me demande si en vertu de l'article de la déclaration des droits de l'homme cité plus haut la loi en court de discution sera constitutionnellement apliquable ?

Ce serai quand même un comble que le pays à l'origine de la DDH autorise le secteur marchand à contrevenir au texte fondateur de notre démocratie.

Naîf, je suis ....

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