On le savait depuis quelques temps déjà, les 577 postes mis à disposition des députés à l'Assemblée Nationale française doivent passer aux logiciels libres, Linux inclus, à partir du début de la prochaine législature.
Un appel d'offre avait été émis par l'Assemblée Nationale pour qu'un prestataire mette en place cette migration, et ce marché vient d'être remporté en tandem par Linagora et Unilog. Leur proposition tourne autour de la distribution communautaire Ubuntu, un choix qui se détache des traditionnelles Suse ou Red Hat.
La suite bureautique est celle d'OpenOffice.org et le navigateur Internet sera Firefox.
La distribution Mandriva Linux était proposée dans plusieurs autres dossiers en lice mais n'a pas été retenue.
NdM : Merci à Frédéric Couchet d'avoir proposé une dépêche similaire. À noter aussi un article ZdNet.
RGI : Parution du décret au journal officiel
Il s'agit du « Décret n° 2007-284 du 2 mars 2007 fixant les modalités d'élaboration, d'approbation, de modification et de publication du Référentiel Général d'Interopérabilité » (RGI).
Ce décret comporte 4 articles que l'on peut résumer ainsi :
Actuellement, les membres du comité sont en cours de nomination. Leur première réunion pour prise de contact est prévue en avril et une deuxième réunion devrait avoir lieu un mois plus tard.
À la suite de cette deuxième réunion, l'arrêté d'application du RGI sera publié, mais cette publication nécessite habituellement quatre à cinq mois.
Le référentiel général d'interopérabilité sera alors mis à disposition du public par voie électronique à une adresse facilement accessible, ce qui n'est pas le cas actuellement. L'application de ce RGI sera alors obligatoire dans l'administration française.
NdM : Merci à Sylvain MAURIN, ceyquem et legrego pour avoir aussi proposé une dépêche sur ce sujet.
Ce décret comporte 4 articles que l'on peut résumer ainsi :
- Il est placé sous la responsabilité du ministre chargé de la réforme de l'État.
- Le comité du RGI est créé. Il comprend des membres de différents ministères et d'autres organisations.
- Le RGI est approuvé par arrêté du Premier ministre
- Les ministères concernés sont chargés de l'exécution du présent décret.
Actuellement, les membres du comité sont en cours de nomination. Leur première réunion pour prise de contact est prévue en avril et une deuxième réunion devrait avoir lieu un mois plus tard.
À la suite de cette deuxième réunion, l'arrêté d'application du RGI sera publié, mais cette publication nécessite habituellement quatre à cinq mois.
Le référentiel général d'interopérabilité sera alors mis à disposition du public par voie électronique à une adresse facilement accessible, ce qui n'est pas le cas actuellement. L'application de ce RGI sera alors obligatoire dans l'administration française.
NdM : Merci à Sylvain MAURIN, ceyquem et legrego pour avoir aussi proposé une dépêche sur ce sujet.
Pétition sur le vote électronique
Depuis 2004, en France, un nombre croissant de communes s'équipent en ordinateurs de vote (dénommés « machines à voter » par le Code électoral). Plus d'un million d'électeurs seront concernés en 2007. L'utilisation de ces machines pose un très grand nombre de problèmes, en particulier en l'absence d'une trace papier.
Cette pétition ne remet pas en cause le principe du vote électronique (dans l'absolu), mais demande un moratoire dans l'attente d'un débat national sur le sujet.
Il est important de noter que si rien ne change rapidement, le vote électronique sera en vigueur pour les présidentielles dans plusieurs villes de plus de 100 000 habitants.
Le site de la pétition comporte un grand nombre d'éléments très précis qui pourront contribuer à l'élaboration de l'opinion de chacun.
NdM : si les spécifications de la machine étaient publiques et les logiciels libres, les hordes de geeks pourraient faire une revue du fonctionnement, mais le grand public ne serait toujours pas capable de superviser le déroulement des élections
Cette pétition ne remet pas en cause le principe du vote électronique (dans l'absolu), mais demande un moratoire dans l'attente d'un débat national sur le sujet.
Il est important de noter que si rien ne change rapidement, le vote électronique sera en vigueur pour les présidentielles dans plusieurs villes de plus de 100 000 habitants.
Le site de la pétition comporte un grand nombre d'éléments très précis qui pourront contribuer à l'élaboration de l'opinion de chacun.
NdM : si les spécifications de la machine étaient publiques et les logiciels libres, les hordes de geeks pourraient faire une revue du fonctionnement, mais le grand public ne serait toujours pas capable de superviser le déroulement des élections
QuickSynergy
QuickSynergy est l'interface graphique en C/Gtk+/GPL ou Cocoa pour Synergy que beaucoup attendaient fébrilement depuis si longtemps.
Quant à Synergy, c'est un client et un serveur libre de trafic clavier/souris. En d'autres termes, il s'agit d'un logiciel client/serveur de partage de claviers/souris sur plusieurs ordinateurs, ou encore un logiciel multi-plateformes qui permet de n'utiliser qu'un jeu de clavier/souris sur plusieurs ordinateurs à travers le réseau, sans utiliser de commutateur KVM. Au final, c'est une solution logicielle qui permet le multi-écran/multi-machine avec un seul ensemble clavier/souris.
Il permet donc d'organiser de véritables écrans physiques sur un espace de travail (véritable bureau en chêne massif par exemple), en ne conservant qu'un clavier/souris : celui de la machine faisant tourner le serveur Synergy. Les autres machines sont clientes Synergy, donc tous leurs autres claviers / souris sont sous le bureau.
L'interface graphique QuickSynergy n'est disponible que pour les systèmes d'exploitation Linux, *BSD et Mac OS X.
Quant à Synergy, c'est un client et un serveur libre de trafic clavier/souris. En d'autres termes, il s'agit d'un logiciel client/serveur de partage de claviers/souris sur plusieurs ordinateurs, ou encore un logiciel multi-plateformes qui permet de n'utiliser qu'un jeu de clavier/souris sur plusieurs ordinateurs à travers le réseau, sans utiliser de commutateur KVM. Au final, c'est une solution logicielle qui permet le multi-écran/multi-machine avec un seul ensemble clavier/souris.
Il permet donc d'organiser de véritables écrans physiques sur un espace de travail (véritable bureau en chêne massif par exemple), en ne conservant qu'un clavier/souris : celui de la machine faisant tourner le serveur Synergy. Les autres machines sont clientes Synergy, donc tous leurs autres claviers / souris sont sous le bureau.
L'interface graphique QuickSynergy n'est disponible que pour les systèmes d'exploitation Linux, *BSD et Mac OS X.



