Affichage éducation : "les logiciels libres à partager sans compter" sur enventelibre.org

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15
14
jan.
2011
Éducation
Le groupe de travail Éducation de l'April a lancé la campagne « Les logiciels libres : à partager sans compter ! » en réalisant une affiche invitant à utiliser les logiciels libres en classe (et en dehors). « Nous appelons l'ensemble des acteurs du système éducatif à diffuser le plus largement possible cette affiche : salle des professeurs, casiers, salles de réunion, panneaux d'affichage divers, CDI, salles de cours,... Faisons ensemble de cette campagne le succès qu'elle mérite ! ».

Grâce à l'aide de Framasoft et d'envente-libre.org, nous pouvons maintenant proposer cette affiche à la vente au format A2 (40cm par 60cm exactement) en impression de qualité professionnelle.

Merci à Antoine Bardelli pour la réalisation graphique et aux contributeurs du groupe Éducation.

N'hésitez pas à relayer cette annonce au sein de vos réseaux, liste ou LUGs (achats groupés).
  • # Plein de couleurs cette affiche!

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    C'est très "flashy", c'est sympa.
    C'est spécialement pour les enfants ce genre de palette de couleurs?
  • # le logiciel libre dans l'éducation nationale ?

    Posté par . Évalué à -8.

    Promouvoir le logiciel libre chez l'ennemi, c'est une drôle d'idée.
    • [^] # Re: le logiciel libre dans l'éducation nationale ?

      Posté par . Évalué à 3.

      «Promouvoir le logiciel libre chez l'ennemi, c'est une drôle d'idée.»

      un ennemi ? où ça ??

      Ça sent le gros préjugé...
      • [^] # Re: le logiciel libre dans l'éducation nationale ?

        Posté par . Évalué à -8.

        Ben l'éducation nationale, c'est pas vraiment un exemple en matière de liberté.

        Ce serait assez ironique qu'on y trouve des logiciels libres, vu qu'elle se finance avec les prélèvements obligatoires. Le modèle économique de l'éducation nationale est en effet bien plus proche de celui de Microsoft (monopole et vente liée ou forcée) que de celui des logiciels libres (pluralité, libre choix, gratuité, bénévolat...)
        • [^] # Re: le logiciel libre dans l'éducation nationale ?

          Posté par (page perso) . Évalué à 4.

          N'importe quoi.
          • [^] # Re: le logiciel libre dans l'éducation nationale ?

            Posté par . Évalué à -2.

            Quoi j'ai écris quelque chose de faux peut-être ? Svp ne me laissez pas dans l'ignorance.
            • [^] # Re: le logiciel libre dans l'éducation nationale ?

              Posté par (page perso) . Évalué à 5.

              Ça fera 3k€ pour l'explication, on ne va pas jouer au service public pour toi.

              « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

              • [^] # Re: le logiciel libre dans l'éducation nationale ?

                Posté par . Évalué à -2.

                Encore heureux que vous ne jouez pas au service public pour me donner cette explication, sinon j'aurais été obligé de payer ces 3k€. Et si j'avais refusé vous auriez envoyé les flics pour me mettre en taule.

                Là je peux juste refuser poliment ton offre.
            • [^] # Re: le logiciel libre dans l'éducation nationale ?

              Posté par . Évalué à 7.

              Une éducation libre, ce serait une éducation ou la qualité varie en fonction des revenus des parents, et de ce qu'ils sont prêt à mettre, et aussi une éducation ou on enseigne exactement ce que veulent les parents, à savoir que Dieu à créé le monde en 7 jours et que les dinausaures n'ont jamais existé si ça leur chante ?
              • [^] # Re: le logiciel libre dans l'éducation nationale ?

                Posté par . Évalué à 4.

                « une éducation ou on enseigne exactement ce que veulent les parents, à savoir que Dieu à créé le monde en 7 jours »

                Ah oui, ça serait vraiment n'importe quoi, on peut pas laisser faire ça !

                Dieu a créé le monde en 6 jours, le septième il s'est reposé.
              • [^] # Re: le logiciel libre dans l'éducation nationale ?

                Posté par . Évalué à -6.

                << Une éducation libre, ce serait une éducation ou la qualité varie en fonction des revenus des parents, et de ce qu'ils sont prêt à mettre, >>

                La qualité, dans la vie, ça a souvent un prix. Et si l'état ne monopolisait pas le secteur avec des tarifs imposés, l'offre d'éducation s'adapterait à la demande. Là l'état ne parvient qu'à créer un effet de seuil : le public a droit à une éducation médiocre, et seuls les plus riches peuvent se permettre de franchir le seuil tarifaire pour avoir une éducation de qualité dans le privé.

                << et aussi une éducation ou on enseigne exactement ce que veulent les parents, à savoir que Dieu à créé le monde en 7 jours et que les dinausaures n'ont jamais existé si ça leur chante ? >>

                C'est leur droit. Ce sont leurs enfants et la religion, aussi fausse soit-elle, n'est pas un crime que je sâche. Et ça vaut mieux que de créer des tensions au sein des établissements, avec des élèves qui recoivent des signaux contradictoires entre leurs parents et leurs professeurs.
                • [^] # Re: le logiciel libre dans l'éducation nationale ?

                  Posté par . Évalué à 3.

                  Mieux vaut carrément les laisser s'engager sur la voie de l'obscurantisme le plus idiot que de leur envoyer le signal contradictoire d'un savoir qu'on a mis des siècles ou même des millénaires à construire et à vérifier, quoi.

                  Et les laisser s'enfermer dans leur famille ou leur communauté plutôt que de leur faire rencontrer des tas de gens de toutes origines et milieux social. Ça c'est une vertu de l'éducation publique qui n'a pas de prix, à mon avis.
                  • [^] # Re: le logiciel libre dans l'éducation nationale ?

                    Posté par . Évalué à -3.

                    << Mieux vaut carrément les laisser s'engager sur la voie de l'obscurantisme le plus idiot que de leur envoyer le signal contradictoire d'un savoir qu'on a mis des siècles ou même des millénaires à construire et à vérifier, quoi. >>

                    Et beh ! Tu oserais dire ça à un croyant ? Tu serais bien mal inspiré. Tu ne peux pas dénigrer ainsi les croyances des gens, aussi absurdes soient-elles. Ce sont leurs enfants, pas les tiens. À chacun ses dogmes irrationnels. Pour certains c'est Dieu tout puissant, pour d'autres c'est l'état providence et la démocratie.
                • [^] # Re: le logiciel libre dans l'éducation nationale ?

                  Posté par . Évalué à 1.

                  «éducation de qualité dans le privé»

                  et tu te bases sur quoi pour affirmer ça ?
          • [^] # Re: le logiciel libre dans l'éducation nationale ?

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            Et voilà, vous avez marché dedans.
        • [^] # Re: le logiciel libre dans l'éducation nationale ?

          Posté par . Évalué à 1.

          La différence, tout de même, c'est que les contenus et le fonctionnement de l'Éducation Nationale et autres services publics sont définis démocratiquement (démocratie indirecte, certes, mais démocratie tout de même), tandis que le peuple n'a pas son mot à dire sur ce que fait Microsoft de sa rente de monopole.
          • [^] # Re: le logiciel libre dans l'éducation nationale ?

            Posté par . Évalué à -4.

            Pour être honnête je préfère encore Microsoft à l'éducation nationale. Au moins Microsoft a fini par accepter de rembourser l'OS installé par défault sur les machines.

            L'éducation nationale, elle, continue à envoyer la police pour me forcer à payer le salaire de ses employés. Et je me fiche de savoir que des millions de gens ont décidé ça par le vote. Dix millions de gens qui décident d'extorquer quelqu'un, ça reste dix millions de voleurs.
            • [^] # Re: le logiciel libre dans l'éducation nationale ?

              Posté par (page perso) . Évalué à 3.

              Pour être honnête je préfère encore Microsoft à l'éducation nationale. Au moins Microsoft a fini par accepter de rembourser l'OS installé par défault sur les machines.

              Microsoft n'a jamais remboursé un OS préinstallé.

              « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

              • [^] # Re: le logiciel libre dans l'éducation nationale ?

                Posté par . Évalué à -2.

                Ah bon ? Au temps pour moi, il me semblait avoir lu le contraire quelque part.

                Quoi qu'il en soit, au moins Microsoft ne me taxe pas à vie pour un service que j'aurais utilisé dans ma jeunesse. L'éducation nationale, elle, c'est une dette perpétuelle qu'elle me fait payer.
                • [^] # Re: le logiciel libre dans l'éducation nationale ?

                  Posté par . Évalué à 1.

                  Si je comprends bien, tu es un ultra-libéral (ou un anarchiste, c'est la même chose), un défenseur de la liberté absolue des poules et du renard dans le poulailler. Eh bien moi, je fais partie des dix millions de poules qui ont décidé de s'associer pour s'opposer au renard, et tant pis si le renard est pas content.

                  Un pays où il n'y a pas d'impôt est un pays où il n'y a pas d'état. L'anarchie totale. Ça existe : la Somalie. C'est pas un pays où j'aimerais vivre, personnellement.
                  • [^] # Re: le logiciel libre dans l'éducation nationale ?

                    Posté par . Évalué à -2.

                    Je ne vois pas pourquoi je devrais être comparé à un renard. Les anarchistes sont adeptes du principe dit de non agression. En gros tu peux mettre un renard en taule si il a tué et mangé une poule. Mais un type qui s'est enrichit uniquement par l'échange marchand, n'a ni volé ni agressé personne. On n'a pas à utiliser la force contre lui pour le mettre en taule s'il refuse d'obéir aux lois qu'il désapprouve.
                • [^] # Re: le logiciel libre dansl'éducationnationale ?

                  Posté par . Évalué à 4.

                  « Si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez donc l'ignorance »
                  • [^] # Re: le logiciel libre dansl'éducationnationale ?

                    Posté par . Évalué à -3.

                    C'est pas comme si on nous donnait le choix, non plus. Quand bien même on refuserait l'éducation qu'on nous donne pour aller chercher la notre nous même, on paierait tout de même pour celle des autres.
                    • [^] # Re: le logiciel libre dansl'éducationnationale ?

                      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                      Personne ne t'empêche d'aller en Somalie par exemple.

                      « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

                    • [^] # Re: le logiciel libre dansl'éducationnationale ?

                      Posté par . Évalué à 2.

                      «Quand bien même on refuserait l'éducation qu'on nous donne pour aller chercher la notre nous même, on paierait tout de même pour celle des autres. »

                      Cela s'appelle la solidarité nationale, comme pour plein d'autres choses...
                      • [^] # Re: le logiciel libre dansl'éducationnationale ?

                        Posté par . Évalué à -1.

                        Moi j'appelle ça du vol en bande organisée.
                        • [^] # Re: le logiciel libre dansl'éducationnationale ?

                          Posté par . Évalué à 1.

                          Appelle ça du vol en bande organisée si tu veux, et alors ?

                          Si je dois choisir entre la sacralisation du droit de propriété et le bonheur des gens, je choisis le deuxième.

                          Exemple (certes extrême, mais c'est pour bien montrer où mène la position caricaturale du droit de propriété inaliénable) :
                          Trois personnes dans un désert, dont l'une possède trois bidons d'eau (c'est sa propriété et au nom du droit de propriété elle ne compte rien céder aux deux autres, qui n'ont rien à marchander en échange). Un seul bidon suffit à une personne pour gagner la ville ou l'oasis la plus proche.
                          D'après le droit de propriété érigé en principe suprême, il serait immoral que les deux malheureux s'allient pour forcer celui qui a trois bidons à leur en donner deux. Ce serait, je cite, du « vol en bande organisée ». Les deux malheureux doivent rester les bras croisés, et mourir de soif sans protester. Peux-tu vraiment soutenir que c'est bien ?

                          (Si on parle seulement de l'Éducation Nationale, le problème est évidemment moins caricatural et donc moins simple, mais si on parle des impôts et de la redistribution en général, ça revient bien à ça.)
                          • [^] # Re: le logiciel libre dansl'éducationnationale ?

                            Posté par . Évalué à -2.

                            Si le gars refuse de donner un de ses bidons, il doit avoir ses raisons. Peut-être estime-t-il qu'il aura besoin de tous ces bidons pour traverser le désert à pied comme il en a l'intention. Peut-être qu'il pense qu'une personne avec trois bidons a plus de chance de survivre que trois personnes avec un bidon chacun. Peut-être possède-t-il trois bidons parce qu'il a été le plus prévoyant, ou que les autres ont gaspillé leur réserves précédemment alors que lui s'était rationné.

                            Quoiqu'il en soit, la morale n'intervient pas là dedans. Seulement la volonté individuelle et ce qu'est prêt à faire chacun pour survivre. Ne t'attends donc pas à ce que le gars se laisse voler cette eau : il la défendra au péril de sa vie.

                            De même, si la majorité vote l'expropriation d'une minorité, ne t'attends pas à ce que cette minorité accepte sans broncher. Elle cherchera par tous les moyens à se protéger, et elle dénoncera la démocratie qui a institutionnalisé le vol, jusqu'à l'utiliser pour financer des aides qui n'ont manifestement rien à voir avec la survie. Si l'état vole de nos jours, ce n'est clairement pas pour donner à boire à ceux qui sont en danger de mort dans le désert. La liste des futilités financées par l'impôt est consternante. Le dernier exemple en date qui me vient à l'esprit c'est la carte jeune, financée par moitié en volant le contribuable. Tout ça pour que des gamins puissent écouter de la musique qu'on leur interdit par ailleurs de se partager entre eux. On est loin, très loin du bidon d'eau dans le désert.

                            Ne t'attends pas à ce qu'un tel vol puisse se faire impunément. C'est moins une question de morale que de jugement individuel et de libre arbitre. Le prétexte de l'aide aux miséreux qui seraient en danger de mort si on ne leur venait pas en aide, ne tient pas une seconde. Les gens qui invoquent cette excuse devraient sur le champ ouvrir la porte de leur appartement et héberger quelques SDF au lieu d'utiliser la force pour voler autrui.
                            • [^] # Re: le logiciel libre dans l'éducation nationale ?

                              Posté par . Évalué à 1.

                              « Si le gars refuse de donner un de ses bidons, il doit avoir ses raisons. »

                              Oui, bien sûr : au-delà du bidon de boisson, il veut garder les deux autres bidons pour sa douche. Alors que les autres en auraient besoin pour survivre. La main invisible est quelque peu égoïste...

                              « Peut-être possède-t-il trois bidons parce qu'il a été le plus prévoyant, ou que les autres ont gaspillé »

                              Peut-être. Quand bien même les autres ont fait des conneries, est-ce que ça justifie de les laisser crever ?

                              Et peut-être aussi qu'ils ont fait des conneries parce qu'on ne leur a pas appris à être prévoyants, parce qu'il n'avaient pas les moyens de se payer une éducation privée dans ce désert où l'éducation publique gratuite n'existe pas...

                              Ça ne veut pas dire que le mérite (d'être prévoyant, par exemple) ne doit pas du tout être récompensé par la société, le mérite doit être récompensé, mais on peut tempérer les choses.
                              Et puis je doute fort qu'il y ait une forte corrélation entre la répartition des richesses dans le monde et la répartition des mérites. Plein de gens sont riches parce qu'ils ont hérité, parce que le hasard les a fait naître au bon endroit, parce qu'ils ont eu de la chance, parce qu'ils ont volé, etc. Peu de gens sont riches parce qu'ils ont fait quelque chose pour le mériter.

                              « Quoiqu'il en soit, la morale n'intervient pas là dedans. »

                              Bah moi, il me paraît quand même plus moral que chacun aie un bidon, et pas de mort à la fin.

                              « Ne t'attends donc pas à ce que le gars se laisse voler cette eau : il la défendra au péril de sa vie. »

                              Risquer sa vie pour une douche...

                              « ne t'attends pas à ce que cette minorité accepte sans broncher. »

                              Le renard râle... et la caravane passe.

                              « La liste des futilités financées par l'impôt est consternante. Le dernier exemple [...]. On est loin, très loin du bidon d'eau dans le désert. »

                              On prend les exemples qu'on veut, et certes, on peut survivre sans musique. Mais dernièrement, le parlement a aussi supprimé la gratuité de l'Aide Médicale d'État, ce qui représente bien une question de vie ou de mort pour les personnes concernées. Ça, c'est pas une fiction, c'est une réalité !
                              Mais bon, avec les économies ainsi réalisées, Bettencourt pourra s'acheter quelques bijoux en plus...

                              « Les gens qui invoquent cette excuse devraient sur le champ ouvrir la porte de leur appartement et héberger quelques SDF au lieu d'utiliser la force pour voler autrui. »

                              On est tous plus ou moins égoïstes et attachés à notre petit confort personnel, mais il me paraît quand même sain que l'État redistribue un peu les cartes de manière à réduire les inégalités.
                      • [^] # Re: le logiciel libre dansl'éducationnationale ?

                        Posté par . Évalué à -1.

                        "Comme pour plein d'autres choses", dis-tu. Mais, oui, pourquoi limiter ça à l'éducation ? Pourquoi pas l'alimentation, le logement, la santé...
                        Fonctionarisons donc les boulangers, charcutiers, agents immobiliers, médecins etc... En gros y'aura plus que les produits de luxe, genre diamants et caviar, qui obéiront à la loi du marché (si tant est qu'ils survivent aux taxes imposées pour financer les biens et services soit-disant publics).

                        <<
                        En premier lieu, nous constatons que toujours ou presque toujours le service public éteint, en droit ou en fait, le service privé de même nature. Quand l'État se charge d'un service, généralement il a soin de décréter que nul autre que lui ne le pourra rendre, surtout s'il a en vue de se faire du même coup un revenu. Témoins la poste, le tabac, les cartes à jouer, la poudre à canon, etc. Ne prit-il pas cette précaution, le résultat serait le même. Quelle industrie peut s'occuper de rendre au public un service que l'État rend pour rien? On ne voit guère personne chercher des moyens d'existence dans l'enseignement libre du droit ou de la médecine, dans l'exécution de grandes routes, dans l'élève d'étalons pur-sang, dans la fondation d'écoles d'arts et métiers, dans le défrichement des terres algériennes, dans l'exhibition de Musées, etc. Et la raison en est que le public n'ira pas acheter ce que l'État lui donne pour rien. Ainsi que le disait M. de Cormenin, l'industrie des cordonniers tomberait bien vite, fût-elle déclarée inviolable par le premier article de la Constitution, si le gouvernement s'avisait de chausser gratuitement tout le monde.

                        À la vérité, le mot gratuit appliqué aux services publics renferme le plus grossier et, j'ose dire, le plus puéril des sophismes.

                        J'admire, pour moi, l'extrême gobe-moucherie avec laquelle le public se laisse prendre à ce mot. Ne voulez-vous pas, nous dit-on, l'instruction gratuite, les haras gratuits?

                        Certes, oui, j'en veux, et je voudrais aussi l'alimentation gratuite, le logement gratuit... si c'était possible.

                        Mais il n'y a de vraiment gratuit que ce qui ne coûte rien à personne. Or les services publics coûtent à tout le monde; c'est parce que tout le monde les a payés d'avance qu'ils ne coûtent plus rien à celui qui les reçoit. Celui-ci, qui a payé sa part de la cotisation générale, se gardera bien d'aller se faire rendre le service, en payant, par l'industrie privée.

                        Ainsi le service public se substitue au service privé. Il n'ajoute rien au travail général de la nation, ni à sa richesse. Il fait faire par des fonctionnaires ce qu'eût fait l'industrie privée.
                        >>

                        Bastiat, "services privés, services publics"
                        http://bastiat.org
                        • [^] # Re: le logiciel libredansl'éducationnationale?

                          Posté par . Évalué à 2.

                          Ben c'est chouette mais c'est faux.

                          La médecine privée existe, idem pour l'éducation, idem pour la livraison à domicile (de colis au moins).

                          > Ainsi le service public se substitue au service privé. Il n'ajoute rien au travail général de la nation, ni à sa richesse. Il fait faire par des
                          > fonctionnaires ce qu'eût fait l'industrie privée.

                          Ainsi le service privée se substitue au service privé. Il n'ajoute rien au travail général de la nation, ni à sa richesse. Il fait faire par l'industrie
                          privée ce qu'eût fait des fonctionnaires.
                          • [^] # Re: le logiciel libredansl'éducationnationale?

                            Posté par . Évalué à -2.

                            V'oui en effet il y a quelques survivants.

                            Ça en dit long sur la nullité du service publique d'ailleurs, pour que certaines personnes acceptent de payer deux fois : une fois pour un service privé qu'ils décident d'utiliser, et une fois pour un service public qu'ils refusent d'utiliser, mais qu'on les force tout de même à payer. Ce prix supplémentaire, ce boulet que trainent les plus riches, constitue l'effet de seuil qui empêche aux services privés d'être accessibles aux plus bas revenus.

                            << Ainsi le service privée se substitue au service privé. Il n'ajoute rien au travail général de la nation, ni à sa richesse. Il fait faire par l'industrie privée ce qu'eût fait des fonctionnaires. >>

                            Sauf que le service privé, lui, il n'envoie pas les flics si tu refuses d'acheter. Il se contente de ne pas te servir. C'est pas tout à fait symétrique, hein...
                            • [^] # Re: le logiciel libredansl'éducationnationale?

                              Posté par . Évalué à 2.

                              Effectivement, on a pu constater par le passé que les mineurs de la grande époque pouvaient accéder aux mêmes services que ceux qui les payaient, quand ils ne crevaient pas dans la mine parce que les règles de sécurité à l'époque étaient inexistantes, dans l'indifférence génrale.
                              • [^] # Re: le logiciel libredansl'éducationnationale?

                                Posté par . Évalué à -2.

                                Je ne sais pas, j'suis nul en histoire. Pourtant je suis allé à l'école publique, moi aussi. Je devrais être super bon dans toutes les matières puisque l'école publique est si formidable.

                                Ceci étant, je crois tout de même savoir que ces gens qui descendaient dans les mines, ils n'avaient pas de fers aux pieds, non plus. Quant aux règles de sécurité, elles existaient. Elles n'avaient juste pas le même niveau qu'aujourd'hui. Y'a eu la technologie entre temps, on n'en est plus à devoir se fier à des canaris en cage pour détecter le monoxyde de carbone, par exemple.

                                Invoquer la situation sociale des mineurs du XIXème siècle pour justifier le système soviétiforme français actuel, c'est quand même énorme. Pas étonnant remarque, venant de quelqu'un qui cherche à défendre une école publique qui essaie de laver le cerveau des jeunes avec des écrivains gauchistes comme Zola ou Hugo, mais qui tait soigneusement le nom d'un des économistes français les plus réputés de la même époque (Bastiat encore et toujours, pour ceux qui n'ont pas compris).
                                • [^] # Re: le logiciel libredansl'éducationnationale?

                                  Posté par . Évalué à 2.

                                  On peut invoquer d'autres situations, comme celle du système social aux US, que tout le monde trouve génial, par exemple.

                                  Le système d'école public est pas spécialement réputé là bas non plus, mais c'est le seul que certains aient à disposition. Il se trouve que malheureusement ta théorie de l'effet de seuil qui rend inaccessibles certaines prestations privées aux plus pauvres ne tiennent pas vraiment la route avec cet exemple.
                                  • [^] # Re: le logiciel libredansl'éducationnationale?

                                    Posté par . Évalué à -1.

                                    << Le système d'école public est pas spécialement réputé là bas non plus, mais c'est le seul que certains aient à
                                    disposition. Il se trouve que malheureusement ta théorie de l'effet de seuil qui rend inaccessibles certaines
                                    prestations privées aux plus pauvres ne tiennent pas vraiment la route avec cet exemple. >>

                                    Relis l'extrait de Bastiat, t'as pas l'air d'avoir bien compris. Si l'école publique est la seule que certains ont à leur disposition, c'est parce qu'il n'existe pas d'offre privée correspondante.

                                    Pourquoi un entrepreneur s'aventurerait sur un marché déjà occupé par quelqu'un utilisant la force pour se faire payer ? C'est dur de rivaliser avec cela.

                                    La seule manière c'est de proposer un service de qualité tellement supérieure qu'elle puisse valoir de supporter le double paiement.
                                    • [^] # Re: le logiciel libredansl'éducationnationale?

                                      Posté par . Évalué à 2.

                                      Bien sur, les pauvres aux US ont les moyens de se faire payer des cours par des profs extrêmement compétents, c'est évident.
                                      • [^] # Re: le logiciel libredansl'éducationnationale?

                                        Posté par . Évalué à -2.

                                        T'as toujours pas compris on dirait. Essaie encore.

                                        Le problème c'est qu'il n'existe pas d'offre d'éducation privée pour les pauvres. Pourquoi les profs adapteraient ils leur offre à ce marché, puisqu'ils peuvent se faire payer leur salaire en utilisant la force publique ?
                                        • [^] # Re: le logiciel libredansl'éducationnationale?

                                          Posté par . Évalué à 2.

                                          J'ai failli me répondre en redoutant que tu ne me réponde ça. Pourquoi un prof irait enseigner à des gens qui n'ont de toute façon pas assez d'argent pour vivre correctement, donc à fortiori pour le payer lui ?
                                          • [^] # Re: le logiciel libredansl'éducationnationale?

                                            Posté par . Évalué à -2.

                                            Parce que si c'est son métier, il faut bien qu'il vive, lui aussi. Du coup, s'il veut gagner sa vie sans demander à un flic de braquer un flingue sur la tête des gens, il doit adapter son offre à la demande, aussi modeste soit-elle. Quitte à ce qu'il doive lui aussi vivre misérablement.
                                            • [^] # Re: le logiciel libredansl'éducationnationale?

                                              Posté par . Évalué à 2.

                                              Si tu trouves des volontaires. Le marché, c'est pas aussi se tourner vers les offres plus lucratives qu'on peut te faire, les études qui offrent le plus de perspectives de ce point de vue ?

                                              T'es extrêmement dogmatique dans ton genre. Le symptome : tu t'en réfère constamment à un mec mort depuis longtemps comme si plus rien n'avait été fait en économie ou en politique depuis ...
                                              • [^] # Re: le logiciel libredansl'éducationnationale?

                                                Posté par . Évalué à -1.

                                                << Le marché, c'est pas aussi se tourner vers les offres plus lucratives qu'on peut te faire, les études qui offrent le plus de perspectives de ce point de vue ? >>

                                                Un système dans lequel les études permettent de gagner le droit d'utiliser la force publique pour voler autrui, ça s'appelle la technocratie je crois. C'est sympa quand t'as réussi les études en question, à condition que tu sois capable de ne pas trop te demander d'où vient l'argent que tu reçois, ou que tu sois juste assez cynique pour t'en moquer. En tout cas ça n'a rien à voir avec l'économie de marché. L'économie de marché c'est basé sur l'échange marchand, où les deux parties agissent volontairement, sans coercition.

                                                Tu peux choisir la technocratie si ça t'arrange, par exemple si tu as réussi les études en question. Je comprendrais tout à fait, mais dans ce cas on n'a plus besoin de discuter puisque la technocratie c'est un rapport de force et qu'on est pas dans le même camp.
                                                • [^] # Re: le logiciel libredansl'éducationnationale?

                                                  Posté par . Évalué à 2.

                                                  Les fonctionnaires ont le pouvoir maintenant ... Non mais tu crois que ça se voit pas que tu essayes de détourner la conversation en ouvrant un nouveau troll approximatif et extrêmement clairement défini et pertinent ?
                                                  • [^] # Re: le logiciel libredansl'éducationnationale?

                                                    Posté par . Évalué à -1.

                                                    Honnêtement je ne vois pas de quoi tu parles. Je ne faisais sincèrement que répondre à ta question.
                                                    • [^] # Re: le logiciel libredansl'éducationnationale?

                                                      Posté par . Évalué à 3.

                                                      On parlait éducation, et objectif d'en donner une potable à tout le monde, tu réponds technocratie. Ça n'a aucun rapport.
                                                      • [^] # Re: le logiciel libredansl'éducationnationale?

                                                        Posté par . Évalué à -1.

                                                        Ah peut-être. J'ai du mal interpréter ce que tu voulais dire avec cette phrase :

                                                        << Le marché, c'est pas aussi se tourner vers les offres plus lucratives qu'on
                                                        peut te faire, les études qui offrent le plus de perspectives de ce point de
                                                        vue ? >>

                                                        Mais là ducoup j'avoue ne pas comprendre du tout ce que tu voulais dire. Oui, normalement t'es sensé choisir les meilleurs études, avec le meilleur rapport cout/bénéfice possible. Mais t'es surtout sensé faire ce choix toi-même. T'es pas sensé le subir.
                                                        • [^] # Re: le logiciel libredansl'éducationnationale?

                                                          Posté par . Évalué à 2.

                                                          Le sens, c'est qu'on trouvera pas de prof si ça paye pas assez en comparaisons d'autres activités, c'est tout. Et ça risque pas d'être payé si les pauvres en questions n'ont pas les moyens. Faut trouver d'autres sources de financement.
                                                          • [^] # Re: le logiciel libredansl'éducationnationale?

                                                            Posté par . Évalué à -2.

                                                            Ça, c'est une prédiction économique. On n'est pas obligé de la croire sur parole. Perso je crois que l'offre finit toujours par s'adapter à la demande. En tout cas c'est certainement pas sur la base de ces prédictions qu'on doit institutionnaliser le vol.
                                                            • [^] # Re: le logiciel libredansl'éducationnationale?

                                                              Posté par . Évalué à 2.

                                                              Pas plus qu'on est obligé de croire sur parole ta propre prédiction, qui tend à pas trop être réalisée sur le terrain, ni dans l'esprit (pourquoi ?) ni dans les faits dans les états les plus libéraux ou la situation est loin d'être idéale.


                                                              Le système de santé aux US n'est pas accessible pour les plus pauvres ? Surtout empêchons Obama de le rendre plus accessible, ce serait encore pire pour eux !
                                • [^] # Re: le logiciel libredansl'éducationnationale?

                                  Posté par . Évalué à 2.

                                  «Je devrais être super bon dans toutes les matières puisque l'école publique est si formidable.»

                                  À public équivalent (et oui, le privé sélectionne ses élèves et parfois sélectionne parmi ceux-là ceux que l'établissement présente aux examens) le public a de meilleurs résultats que le privé.

                                  De même les concours de recrutement des profs sont plus sélectifs pour le public que pour le privé.
                                  • [^] # Re: le logiciel libredansl'éducationnationale?

                                    Posté par . Évalué à -1.

                                    << De même les concours de recrutement des profs sont plus sélectifs pour le public que pour le privé. >>

                                    Normal. Dans le privé t'es sensé montrer tes compétences surtout dans ton travail, pas lors du recrutement initial. Et si tu t'avères incompétent, t'es remercié. Dans le public c'est, disons... différent.
                                    • [^] # Re: le logiciel libredansl'éducationnationale?

                                      Posté par . Évalué à 3.

                                      «Dans le privé t'es sensé montrer tes compétences surtout dans ton travail, pas lors du recrutement initial. Et si tu t'avères incompétent, t'es remercié. Dans le public c'est, disons... différent. »

                                      et c'est faux encore une fois :
                                      la plupart des profs du privé (dit sous contrat) sont fonctionnaires et titulaires de leur poste, protégés de la même manière que les profs du public. Mais les concours sont distinct et de difficulté ... différente
                                      • [^] # Re: le logiciel libredansl'éducationnationale?

                                        Posté par . Évalué à -1.

                                        Hum, pardon mais un prof du privé qui est fonctionnaire, c'est un rien contradictoire pour moi. Ça ne m'intéresse pas de jouer sur les mots ici, mais par "prof du privé", j'entends "professeur employé et payé par une entreprise privée", sans la moindre intervention de l'État. Quand je parle de privé je parle du privé, du vrai.

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