De l’interdiction de publier certains logiciels (2)

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24
19
juin
2011
Justice

Cette dépêche fait suite à celle du mois dernier sur le même sujet : l’interdiction de publier certains logiciels, donc les limitations du droit moral des auteurs sur certains types de logiciels.

Le Japon vient de voter une loi punissant d’amende et de prison l’écriture, la distribution et la possession de virus informatique, sans « motif raisonnable ». Les deux premiers sont punis de un à trois ans de prison et 500 000 ¥ d’amende (environ 6 200 $ ou 4 400 €), le dernier de un à deux ans d’emprisonnement et de 300 000 ¥ d’amende (environ 3 700 $ ou 2 600 € ).

Très classiquement, le texte était très attendu par les forces de police, et jugé sécuritaire et excessif par les défenseurs des libertés et de la vie privée, qui évoquent même sa potentielle inconstitutionnalité.

Les exemples précédents de limitation sur le droit moral des auteurs de logiciels :

  • la loi française DADVSI : l’interdiction de publier certains logiciels « permettant la suppression ou la neutralisation de tout dispositif technique protégeant un logiciel » (les fumeuses menottes techniques appelées DRM). Article L122-6-2 du Code de la propriété intellectuelle. Le L122-6-1 encadre aussi les conditions de l’interopérabilité ;
  • la limitation sur les logiciels de chiffrement en France (il reste des cas de déclaration nécessaire, si j’en crois la page de synthèse DCSSI) ;
  • l’hypothétique interdiction en France des logiciels pouvant servir à indiquer les positions de radars (cf dépêche précédente).

L’occasion de reposer les questions : que pensez‐vous de ces types de limitation du droit moral des auteurs de logiciel ? Dans quels cas estimez‐vous que ces limitations sont justifiées, utiles, légitimes ? Les auteurs de logiciels libres vont‐ils râler contre la future législation sur les radars, comme ils l’ont fait pour DADVSI, HADOPI, etc. ? Connaissez‐vous d’autres cas d’interdiction de publication de logiciels, en France ou ailleurs ?

  • # Normalisation

    Posté par . Évalué à 2.

    Je trouve que ces interdictions s'explique (même si je ne les approuve pas). Dans la vraie vie (tm), la possession et l'utilisation des armes à feux est très réglementée. Je pense que le législateur veut appliquer le même genre de raisonnement au numérique, même si un virus informatique, ça ne tue pas (mais ça peut provoquer des dégâts économiques importants, et finalement, c'est ça qui compte[/ironie]).

    Maintenant, à partir de ce principe, plein de questions se posent : comment reconnaître un virus ? que faire quand un virus se colle dans un programme légitime : est-on en possession du virus (si qqn jette une arme à feu dans mon jardin, suis-je propriétaire de l'arme à feu) ? que faire quand un virus se réplique à l'insu du propriétaire de la machine (qui est quand même un mode de fonctionnement assez normal pour un virus) ? Autant de questions passées sous silence : tout le monde dans le même sac.

    En France, on va y arriver un jour, il suffit qu'un virus occupe la scène médiatique (ou qu'on lui fasse occuper) pour que notre bon président s'active à nous pondre le même genre de loi avec comme argument : «ils le font au Japon !»

    • [^] # Re: Normalisation

      Posté par . Évalué à 10.

      un virus informatique, ça ne tue pas

      Stuxnet s'attaque à des équipements industriels.
      Une variante qui provoquerait des pannes sur un réseau électrique ou de transport en commun pourrait provoquer des morts.

      que faire quand un virus se réplique à l'insu du propriétaire de la machine

      HADOPI a une réponse : si le virus a téléchargé le dernier Lady Gaga le propriétaire est coupable :( (défaut de sécurisation)

      • [^] # Re: Normalisation

        Posté par . Évalué à 10.

        Une variante qui provoquerait des pannes sur un réseau électrique ou de transport en commun pourrait provoquer des morts.

        Une bouteille d'eau versée –dans l'idéal il s'agirait de mines de crayons de papier pillées– dans le bon panneau électrique pourra aussi occasionner des dégâts et provoquer des morts. Doit-on pour autant réglementer la détention de bouteilles d'eau dans la société (ou des crayons de papier) ? Idem pour les téléphones portables qui peuvent causer des micro-étincelles et provoquer des incendies et explosions dans les dépôts de carburants.

        Le fait qu'un système critique soit sensible à des interactions non souhaitées ne rend pas obligatoire l'interdiction globale de posséder ce qui peut causer ces interactions.

        The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein

        • [^] # Re: Normalisation

          Posté par . Évalué à 2.

          Heu… pilées.

          The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein

          • [^] # Re: Normalisation

            Posté par . Évalué à -2.

            Et crayon à papier, ton crayon n'étant en aucune manière fabriqué EN papier. Donc, pas "crayon de papier".

            Pardon, mais ça fait partie des petits machins qui me font bondir cette expression.

            cd /pub && more beer

            • [^] # Re: Normalisation

              Posté par . Évalué à 2.

              Pardon, mais ça fait partie des petits machins qui me font bondir cette expression.

              Peut-être, après remplacement automatique du mot manquant. D'autres le nomment crayon de bois, tandis que d'autres le nomment crayon gris.

              Entre un crayon de papier fait en bois, un crayon à papier qui écrit très bien sur des supports autre que du papier et un crayon gris qui est terme aussi vague qu’imprécis, on fait quoi ?

              The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein

            • [^] # Re: Normalisation

              Posté par (page perso) . Évalué à -2.

              Il me semble que crayon DE papier est parfaitement correct. En tout cas, je n'ai pu ni l'infirmer, ni l'affirmer sur Google.

              Un lien serait le bienvenu :)

            • [^] # Re: Normalisation

              Posté par . Évalué à 0.

              En fait, crayon tout court… Ou à la rigueur crayon de bois, crayon à mine de graphite.

        • [^] # Re: Normalisation

          Posté par . Évalué à 5.

          La fonction première d'une bouteille d'eau ou des mines de crayon n'est pas de provoquer un accident.

          Sur ce, je vais compléter ma collection de bazookas (aucune raison d'en interdire la possession, n'est-ce pas ?)

          • [^] # Re: Normalisation

            Posté par . Évalué à 4.

            Tu ne feras pas grand chose avec des tubes lanceurs qui sont principalement constitués d'un tube ouvert en matériaux composites, d'une poignée et d'un contacteur pour la mise à feu. Une bouteille d'eau fermée par un bouchon est considérée comme un projectile plus dangereuse.

            Par contre, en ce qui concerne la possession de projectiles auto-propulsés avec charge militaire, autrement dit des roquettes, cela risque de poser un problème.

            Tu as tout de même raison lorsque tu écris que la fonction première d'une bouteille d'eau n'est pas de provoquer des accidents. Un virus non plus, sa fonction première est de se reproduire.

            The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein

    • [^] # Re: Normalisation

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Ils nous feront des "logiciels de sécurisation" obligatoire

  • # Pareil en France

    Posté par . Évalué à 2.

    • [^] # Re: Pareil en France

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Il y est question de « fabrication de dispositifs techniques ». Je ne suis pas sûr qu'un simple logiciel rentre dans le cadre (contrairement à un matériel ou une combinaison matériel+logiciel), et que l'on puisse considérer cet article comme une restriction sur le droit moral de publication d'un logiciel.

      • [^] # Re: Pareil en France

        Posté par . Évalué à 3.

        En tout cas les débats au Parlement et les rapports parlementaires font référence à un dispositif en général purement logiciel:
        > Actuellement, sont disponibles en vente libre dans le commerce à la fois des solutions matérielles et des solutions logicielles susceptibles de permettre la captation de données informatiques, telle qu’elle est envisagée par le projet de loi. [...] Dans la plupart des cas, c’est donc un dispositif logiciel qui sera privilégié.

        http://www.assemblee-nationale.fr/13/rapports/r2271.asp#P1929_586506

  • # XVIII

    Posté par (page perso) . Évalué à 8.

    L’occasion de reposer les questions : que pensez‐vous de ces types de limitation du droit moral des auteurs de logiciel ?

    On fera comme au XVIII, on ira publier en Hollande. :)

  • # pas choquant

    Posté par . Évalué à 0.

    On a pas le droit de faire des bombes sales, des manipulations génétiques, des expérimentations OMG, donc des virus, pourquoi pas.

    Des virus genre Stuxnet rappellent que les dégâts occasionnés par des virus, c'est pas que du virtuel.

    Ceux qui veulent du sang et de l'horreur et des larmes n'ont qu'à essayé de patcher emacs.

    • [^] # Re: pas choquant

      Posté par . Évalué à 2.

      Des virus genre Stuxnet rappellent que les dégâts occasionnés par des virus, c'est pas que du virtuel.
      Ceux qui veulent du sang et de l'horreur et des larmes n'ont qu'à essayé de patcher emacs.

      Sous entendu emacs est un dégât occasionné par un virus?

      • [^] # Re: pas choquant

        Posté par . Évalué à 5.

        Heuu... un virus, c'est pas un vi fabriqué en Union Soviétique?

  • # Interdictions logicielles

    Posté par . Évalué à 10.

    Le logiciel est une construction intellectuelle. Interdire une construction intellectuelle par crainte d'effets économiques, mercantiles, physiques ou psychologiques, c'est le début de la censure. La bonne réponse est de mettre l'objet de nos craintes hors du champ de la menace supposée, pas de se simplifier la vie en légiférant à tout va.

    • [^] # Re: Interdictions logicielles

      Posté par . Évalué à 1.

      C'est une construction intellectuelle un peu particulière: elle peut avoir des effets perceptibles dans le monde bien réél et concret!

      L'exemple le plus cité ici, Stuxnet, montre quand même que cette construction intellectuelle peut mettre des vies en danger!

      Je suis toujours un peu circonspect sur les interdictions (ou: à quel moment limitons-nous la liberté de chacun pour préserver celle d'autrui et à quel moment créons-nous un déséquilibre du principe d'égalité? vous avez 4h!!). Mais je doute que la réponse soit toujours aussi simple.

      • [^] # Re: Interdictions logicielles

        Posté par . Évalué à 5.

        Stuxnet ? En même temps si un virus s'introduit dans une centrale nucléaire, celui qui est à blâmer c'est le concepteur. Pas l'auteur du virus...

        Systemd, the bright side of linux, toward a better user experience and on the road to massive adoption of linux for the desktop.

        • [^] # Re: Interdictions logicielles

          Posté par (page perso) . Évalué à -2.

          En même temps si un virus s'introduit dans une centrale nucléaire, celui qui est à blâmer c'est le concepteur.

          Attend, j'essaye de suivre la logique : si tu te fais tuer chez toi, celui qui est à blâmer c'est toi (ben oui, fallait te protéger pour qu'il ne rentre pas chez toi si je suis ta logique).

          Euh... Non. OK il faut savoir se protéger, mais ça n'absout pas l'auteur du virus.

          • [^] # Re: Interdictions logicielles

            Posté par . Évalué à 6.

            Encore un raccourci bien rapide : est-ce que la sécurité d'une centrale nucléaire doit être comparée à celle de la maison d'un particulier ?

            Article Quarante-Deux : Toute personne dépassant un kilomètre de haut doit quitter le Tribunal. -- Le Roi de Cœur

          • [^] # Re: Interdictions logicielles

            Posté par . Évalué à 1.

            Tu ne peux pas appliquer la logique de protection d'une centrale nucléaire à la protection de ta propre personne.

            Si une centrale nucléaire est faillible alors elle est fautive.
            Si tu es faillible alors tu es juste humain.

            Si quelqu'un s'introduit dans une centrale nucléaire, il est a blâmer bien sûr. Mais le plus à blâmer c'est bien le concepteur de la central.

            C'est une question d'enjeu. Ta mort ne provoquera que tristesse (et éventuellement des dégâts économiques limité mais c'est pas sûr si tu es bien assuré). Une centrale nucléaire peut provoquer des dégâts bien plus grand que de la tristesse (genre ta mort).

            • [^] # Re: Interdictions logicielles

              Posté par . Évalué à -1.

              Bon, je vois peut-être le mal partout, mais ça sent l'argument à la con d'anti-nucléaire:

              "La centrale nucléaire doit avoir une sécurité PARFAITE"

              Si quelqu'un a une recette pour ça, je pense que nombreux seront les preneurs.
              Et pour les doux rêveurs: aucune centrale au monde n'a une sécurité parfaite. Elles sont toutes faillibles d'une manière ou d'une autre.
              Indice: on accepte que l'Homme soit faillible, mais pas ce qu'il conçoit?!?

              • [^] # Re: Interdictions logicielles

                Posté par . Évalué à 3.

                Ce n'est pas de l'argumentation anti-nucléaire. Je n'est pas dis que la central devrait être parfaite, j'ai dis qu'en cas d'erreur elle devait être considéré comme fautive (et donc se corriger).

                Tout ce que l'homme fait est incarné, ça ne veut pas dire que tout ce que l'homme fait doit être rabaissé au niveau de l'homme. Les groupes ont le droit de faire mieux qu'un seul.

                Indice: on accepte que l'Homme soit faillible, mais pas ce qu'il conçoit?!?

                vs

                C'est une question d'enjeu.

                Je rajouterai aussi que le problème est le même avec la justice.

      • [^] # Re: Interdictions logicielles

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        C'est une construction intellectuelle un peu particulière: elle peut avoir des effets perceptibles dans le monde bien réél et concret!

        C'est le cas de la plupart des constructions intellectuelles il me semble. Qu'il s'agisse d'œuvres artistiques, dont le moindre effet perceptible est la création de l'œuvre physique elle-même mais d'autres effets bien tangibles sont possibles, comme des déplacements de foules, les sciences, les religions. En fait, presque tout ce qui est important pour nous, qui vivons dans une société suffisamment confortable pour nous rendre faciles beaucoup des contigences de notre vie quotidienne, presque tout ce qui est important pour nous et organise nos vies relève de la construction intellectuelle. (Par exemple, dans le désordre: la propriété privée, le contrat de travail, l'Histoire, les sentiments et les règles communautaires de toute nature qu'ils soient …).

  • # Cool

    Posté par . Évalué à 10.

    C'est une bonne nouvelle ! Je veux dire, Sony, c'est bien japonnais non ? https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/Rootkit#Rootkits_Sony

  • # Rien de plus normal

    Posté par . Évalué à -1.

    Un virus n'est pas une utilisation détournée d'un programme légitime, c'est un logiciel écrit dans le seul but, et sans autre intérêt que, la malveillance. Il est logique de condamner son écriture et son recel, plus encore sa diffusion. Si une telle loi venait à être votée en France (si elle n'existe pas déjà), la seule critique que l'on pourrait lui faire est de faire doublon avec l'interdiction de pénétrer dans un système sans en avoir eu l'autorisation. Et ça ne concerne que l'aspect diffusion.
    Le seul élément de discussion est ce truc du "motif raisonnable". Je n'ai pas lu la loi (et de toutes façons j'y pige pas grand chose...), mais dit comme ça, c'est trop vague. Est-ce que ça couvre la recherche théorique, par exemple, ou le fait de transmettre le code malveillant à une société de service dans le but de rechercher une parade. Cela concerne-t-il seulement l'exécutable ou aussi le source ? Bref, comme toujours, l'enfer est dans les détails...

    • [^] # Re: Rien de plus normal

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      Et le fait de tester la solidité de la sécurisation? Personnellement, quand je mets un serveur en route, je testes les différentes attaques possibles pour justement vérifier que j'y suis préparé. Sinon, comment être sûr?

      « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

      • [^] # Re: Rien de plus normal

        Posté par . Évalué à -1.

        C'est encore un détail, qui pourrait (ou non, comme je l'ai déjà dit, "c'est pas clair") être couvert par cette histoire de "motif raisonnable". Quoiqu'il en soit, je trouve que tu es à la limite de la mauvaise foi. je doute que tu aies besoin d'un virus pour tester la résistance à un exploit. Pas besoin par exemple de déclenchement automatique ou par ingénierie sociale, pas besoin de payload, pas besoin d'autoréplication, etc... Juste trois lignes de code, ça fait pas un virus. Mais là encore, comme indiqué dans mon précédent message, il faut aussi définir ce qu'est un virus.
        Ce n'est pas non plus le sujet, mais tu ne testes pas LES différentes attaques, mais DES... Tu ne peux donc pas être sur, juste RAISONNABLEMENT sur.

        • [^] # Re: Rien de plus normal

          Posté par . Évalué à 1.

          Tiens non, j'avais effacé dans mon texte précédent la question sur la définition du virus... My bad. C'est pourtant la question la plus essentielle.

        • [^] # Re: Rien de plus normal

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          C'est encore un détail, qui pourrait (ou non, comme je l'ai déjà dit, "c'est pas clair") être couvert par cette histoire de "motif raisonnable".

          Dans ce cas, tout le monde est couvert, il suffit de justifier que tu testais ton propre PC.

          je doute que tu aies besoin d'un virus pour tester la résistance à un exploit. Pas besoin par exemple de déclenchement automatique ou par ingénierie sociale, pas besoin de payload, pas besoin d'autoréplication, etc...

          D'accord pour l'ingénierie sociale mais pour le reste tu pourrais très bien vouloir tester ce qu'il se passe quand une sécurité tombe. Par exemple, tu veux empêcher que si un virus passe, il s'autoréplique pour limiter la casse, il faut donc pouvoir le tester quand même.

          Juste trois lignes de code, ça fait pas un virus.

          Testé un vrai virus, c'est aussi un test parce que tu peux très bien oublié des cas dans tes tests. Là, tu as du code écrit par quelqu'un d'autre dont l'efficacité a été prouvé.

          Ce n'est pas non plus le sujet, mais tu ne testes pas LES différentes attaques, mais DES... Tu ne peux donc pas être sur, juste RAISONNABLEMENT sur.

          Je sais, je ne teste même pas tout ce que je connais par manque de temps et de compétence.

          « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

      • [^] # Re: Rien de plus normal

        Posté par . Évalué à 9.

        Moi je veux savoir si le serveur tiendra face à une attaque du genre Anonymous.

        Alors je développe un virus qui infiltre un grand nombre d'ordinateurs dans le monde, transformés en zombie, et je leur fais attaquer mes serveurs de test, juste pour voir.

        Ça me semble complètement raisonnable!

        -------------> [ ]

        • [^] # Re: Rien de plus normal

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          Ça me semble complètement raisonnable!

          Tu ne seras malheureusement pas le juge à ton propre procès, il va falloir essayer d'utilsier d'autres arguments … :)

    • [^] # Re: Rien de plus normal

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      Un virus n'est pas nécessairement néfaste, il existe des virus bienveillants.
      Là je n'ai pas le bouquin sous la main, mais le vieux et très intéressant livre « du virus à l'antivirus » de Mark Ludwig avait un chapitre à ce sujet.

      • [^] # Re: Rien de plus normal

        Posté par . Évalué à 7.

        Au vu du nombre de failles de sécurité enregistré, et sachant qu'elles sont le plus souvent trouvée pas des particuliers, je trouve ce genre de loi aberrant.
        Il ne faut pas rêver, les gens qui ont pondu cette loi visent non pas la possession, mais la divulgation d'infos de failles de sécurité sur les SI. Ça a déjà été tenté avec la divulgation des "proof of concept" d'attaque informatique...
        Or, il existe de nombreux logiciels où les failles sont connues depuis longtemps, mais dont la société éditrice n'a pas pris la peine, pour diverses raisons, de pallier à ces failles. Or quelqu'un qui après l'avoir averti X fois, divulguerait la faille de sécurité se trouverait dans le collimateur de cette fois, alors que l'éditeur en ne corrigeant pas le problème, se rend au final responsable de la possibilité d'attaques...

        A titre d'exemple, je serai plutôt favorable à la création d'une sorte de comité de surveillance des failles, qui serait chargé de contrôler que les sociétés ne mettent pas trop de temps à corriger les failles qui leur sont signalée, en prenant en compte la complexité de la chose naturellement...

        • [^] # Re: Rien de plus normal

          Posté par . Évalué à -2.

          Isildur37 Tout ce que tu décris est très regrettable, mais ça n'a rien à voir avec une loi interdisant les virus...
          Goffi Là encore, c'est une histoire de définition. SI, tous les virus sont néfastes. Ils le sont, car tous cherchent à accéder à un système auxquels ils ne devraient pas accéder, sans le consentement de l'utilisateur (sinon, ça s'appelle un patch, un script, un programme, ou n'importe quoi d'autre). Allons-y d'une analogie foireuse : personne n'a a entrer chez moi sans mon consentement, même pour déposer 1 million en espèce. Chez moi, c'est chez moi, point barre.

  • # Définition de virus

    Posté par . Évalué à 4.

    Hé mais hé... Si leur définition de virus est suffisamment large, peut-être que NetworkManager va être interdit !

    Je re, j'émigre au Japon.

    • [^] # Re: Définition de virus

      Posté par . Évalué à 2.

      Quel est le problème avec NetworkManager ?
      Je ne savais pas qu'il faisait l'objet de trolls^w polémiques

      • [^] # Re: Définition de virus

        Posté par . Évalué à 2.

        Wow, tu dois être jeune toi si tu as toujours vu un networkmanager qui marche !

        Le problème est que (comme pour pulseaudio), des gens ont pris la décision pour tout le monde de pousser un logiciel en qualité pré-alpha dans les distributions, pour "faciliter sa maturation et son adoption".

        Enfin, je rigole bien quand je vois des enthousiastes de NM pleurer quand leur X est pété et qu'ils n'ont aucun moyen de lancer leur wifi :)

        • [^] # Re: Définition de virus

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          Enfin, je rigole bien quand je vois des enthousiastes de NM pleurer quand leur X est pété et qu'ils n'ont aucun moyen de lancer leur wifi :)

          Pourtant, il existe des outils pour gérer nm en ligne de commande (bon, ce n'est pas le plus pratique mais le wifi en ligne de commande, je n'ai jamais vu de truc pratique) http://vidner.net/martin/software/cnetworkmanager/

          « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

        • [^] # Re: Définition de virus

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          des gens ont pris la décision pour tout le monde de pousser un logiciel en qualité pré-alpha dans les distributions

          Tiens? Même dans le libre il traîne des théories du complot?
          Ce n'est pas parce que tu n'as pas été consulté, que les distributions ne fonctionnent pas démocratiquement. Par exemple Mageia, NM arrive lentement, en alternative à l'outil draknet. Quand toutes les fonctionnalités de draknet seront implémentées (VPN etc) la bascule se fera.

          D'autres distributions n'avaient pas d'outil à proposer, elles ont été plus promptes à basculer (par exemple Kubuntu).

          ⚓ À g'Auch TOUTE! http://agauch.online.fr

  • # « L'homme est un loup pour l'homme »

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    Waw... On aborde ici un sujet fortement philosophique et politique !

    J'aimerais avoir un avis tranché. J'aime pas l'idée de restreindre les libertés, celles qui nous sont si chers ici, fondamentales pour les logiciels libres.

    Mais voila que l'on parle d'un pouvoir, potentiellement dangereux pour la collectivité, entre de mauvaises mains.

    Connaissez-vous le cas étrange de Sergey Aleynikov[1] ? Ce mathématicien russe qui aurait, au sein de Goldman Sachs, travaillé sur un logiciel pouvant être « utiliser pour manipuler malhonnêtement les marchés » (selon le procureur à la presse le 4 juillet 2009). Cette déclaration malencontreuse devait faire suite à une procédure d'urgence du fait que cette homme avait quitté Goldman Cachs et aurait pu utiliser ces mêmes algorithmes au sein d'une autre entreprise, Teza Technologie. L'histoire ne précise pas l'usage, "honnête" ou pas, que Goldman Sachs fait de ce genre de logiciel... Mais donc, voici peut-être encore un cas d'interdiction en vue... ? :)

    Je pense également à un tas d'autres choses interdites, toute sortes d'armes et produits toxiques. Il y a énormément de choses dont un particulier ne peut être en possession.

    En quoi la forme numérique devrait-elle faire exception ? Je sais pas encore mais j'ai quand même l'impression qu'il ne s'agirait pas d'une bonne solution. Probablement ais-je cette impression du fait qu'il s'agit d'immatériel, proche de l'idée ou de la pensée... Comment interdire la présence de certaines pensée dans nos têtes ?

    Dans le même ordre d'idées (justement), il y a des livres qui sont interdits ! Peut-on même parler des ces livres ? ...les évoquer ici ?

    Haaa, et ici-même, de quoi ne peut-on pas parler ?

    [1] "Le capitalisme à l'agonie", page 139.

    • [^] # Re: « L'homme est un loup pour l'homme »

      Posté par . Évalué à 3.

      Haaa, et ici-même, de quoi ne peut-on pas parler ?

      Par exemple, Pascal Nègre est interdit de parole ici parce qu'il souhaite la mort du PàP. Il y en a qui se sont fait bannir pour l'avoir clamé sur le bouchot.
      ---->[]

  • # Qu'est qu'un virus sinon un simple logiciel.

    Posté par . Évalué à 3.

    En france ils ont réussit à l'époque à interdire les petits utilitaires en s'attaquant aux développeurs de shareware ou de logiciel gratuit.

    Donc pour ceux qui sont d'accord vous êtes donc aussi d'accord pour que l'on interdise l'interdiction de k3b et de la suite de logiciels qui le composent, que l'on retire tous le softs permettant de gérer et protéger son réseau (nmap, clefs gpg et consorts). Sans compter nombre d'utilitaires nous permettant de nous faciliter la vie pour passer outre les drm et autres bêtises nous empêchant d'utiliser normalement un soft acheté ?

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