Lisez en liberté avec TeaBook Open Reader !

Posté par (page perso) . Édité par Davy Defaud, Florent Zara, baud123 et Bruno Michel. Modéré par Florent Zara.
33
25
oct.
2012
Communauté

Avant‐propos : je travaille chez TEA, entre autres choses sur ce projet.

Comme vous le savez probablement, l’Open World Forum a eu lieu, il y a peu, à Paris. À cette occasion, TEA the ebook alternative vient d’annoncer l’ouverture du code du TeaBook Open Reader en GPL. Il s’agit d’une application de lecture de livres numériques EPUB destinée à être utilisée dans les navigateurs, sur PC et tablettes :

  • bibliothèque de livres ;
  • lecture d’EPUB ;
  • reprise de la lecture là où on s’est arrêté ;
  • gestion de la police d’affichage et du rendu tels que l’a souhaité l’éditeur ;
  • affichage sur une ou deux pages ;
  • lecture et accès à la bibliothèque même sans connexion Internet.

Il est à noter que cette application est en développement actif chez TEA. Une démonstration a été mise en ligne pour que vous puissiez voir et tester l’application.

Vous ne savez pas quoi coder d’utile et d’intéressant ? Venez donc participer au développement de cette superbe application de lecture de livres numériques !
 
Vous trouverez plus de détails (licence, application…) dans la suite de la dépêche.

Sommaire

Licence

L’application est partagée suivant la GPL 3.0 avec une exception spécifique pour les mesures techniques de protection (MTP) quand elles sont requises par les éditeurs.

Pour faire simple, cette exception permet de rajouter le code nécessaire à la gestion des mesures de protection, sans que ce code soit couvert par la GPL. Nous attirons toutefois votre attention sur le fait que le nom de l’application et les éventuelles parties de design originales ne sont pas couvertes par la licence. L’objectif est aussi de vous réapproprier l’application, avec votre propre design.

Tea

TEA the ebook alternative est une société fondée par Guillaume Decitre, Valérie Heppe‐Collin et Éric Daspet. TEA est la première solution complète de distribution de livres numériques, ouverte à tous les acteurs de la chaîne du livre.

TBook Open Reader est notre vision à long terme de la lecture de livres électroniques sur PC et tablettes. Plutôt que de créer une application native pour chaque appareil et chaque version du système d’exploitation, nous visons à élaborer une unique application de lecture utilisable dans un navigateur récent, sans aucun prérequis à installer.

Parce que c’est notre vision du partage et parce que nous ne croyons pas dans l’enfermement des lecteurs, nous partageons notre développement. Nous espérons qu’il sera repris, amélioré, diffusé, et que d’autres se l’approprieront.

 Éric, pour l’équipe de TEA the ebook alternative

Vous pourrez trouver plus de détails sur la vision libre et ouverte de TEA dans le manifeste de TEA, ainsi que sur la page dédiée à l’open source.

L’application

Le code source de l’application est disponible sur GitHub. Il est à noter que cette application a été initialement créée avec le concours d’af83. L’application est basée sur une partie serveur en Ruby on Rails. La partie cliente, codée essentiellement en CoffeeScript, utilise Monocle. La documentation, entre autres d’installation, est disponible dans le fichier README et sur le wiki du projet. L’installation y est détaillée pour Debian Squeeze et Ubuntu 12.04. Vous y trouverez également les instructions pour installer et exécuter très facilement TeaBook Open Reader sur machine virtuelle, via Vagrant. L’installation est réalisable sur d’autres distributions, étant donné qu’il s’agit essentiellement d’une application Web utilisant RoR.

Fonctionnalités

La fonctionnalité première est bien évidemment la lecture de livres. Étant donné qu’on ne peut être connecté en permanence (par exemple, dans les transports en commun), la lecture peut également être réalisée en mode hors ligne, sans installation. L’application utilise en effet les systèmes de cache côté navigateur.

L’accès au sommaire, à la quatrième de couverture et une barre de progression indiquant l’avancement dans la lecture sont des fonctionnalités bien évidemment disponibles. D’autres fonctionnalités, sociales par exemple, sont envisagées pour les développements futurs. Vous trouverez dans le fichier README directement accessible sur le dépôt, de plus amples informations sur l’application, son fonctionnement et son état d’avancement.

API

Les comptes utilisateur ne sont pas intégrés dans cette application. L’objectif est d’utiliser un serveur externe pour les gérer. Typiquement, cela peut être une plate‐forme de vente de livres numériques. Un serveur de test est également fourni. Il permet de simuler les réponses, par exemple pour l’authentification, et permet donc de tester l’application de lecture sans implémentation de ce serveur. Vous pouvez trouver une documentation de cette API. Ceci peut vous permettre de créer votre propre serveur d’authentification et d’accès aux livres, ainsi que de l’étendre en imaginant de nouvelles fonctionnalités et possibilités.

Prise en charge des navigateurs

L’application est utilisable pour le moment uniquement sur les navigateurs utilisant Webkit comme moteur de rendu (Chrome et Safari, iPad). La prise en charge de Firefox est un point important pour nous, mais dans l’état actuel nous rencontrons des problèmes de performance au niveau de l’injection de données en Data URI sous ce navigateur. Vous êtes évidemment les bienvenus si vous souhaitez travailler sur la compatibilité avec les navigateurs.

EPUB

Actuellement seule la version 2 des EPUB est prise en charge. Certaines fonctionnalités des EPUB 3 sont déjà intégrées, mais il reste encore beaucoup de chemin à faire, entre autres concernant les livres enrichis avec des scripts.

Contribuer

Le projet est ouvert à toute contribution, que ce soit au niveau du code en lui‐même (corrections, améliorations, etc.) ou côté API, ou finalement tout ce que vous voudrez en faire.
N’hésitez pas à proposer des améliorations, des demandes d’intégration — pull requests — via GitHub, courriel, etc.

Contact

Vous pouvez évidemment utiliser GitHub pour nous contacter sur tout sujet lié au développement ou à son utilisation. Étant donné que je passe, mine de rien, assez fréquemment sur le site, n’hésitez pas non plus à réagir ou poser des questions dans les commentaires. Pour toute autre question, vous pouvez nous contacter directement à contact chez tea-ebook.com.

  • # Pas un simple logiciel de lecture

    Posté par (page perso) . Évalué à 1.

    Contrairement à ce à quoi on pourrait s'attendre en commençant à lire, il ne s'agit pas d'un logiciel de lecture « normal », mais bien d'un logiciel hébergé, inutilisable en local (à moins de s'installer un serveur avec Ruby on Rails sur sa machine, en fait). Pas top, comme conception, pour un truc aussi bête que de la lecture d'EPUB.

    • [^] # Re: Pas un simple logiciel de lecture

      Posté par (page perso) . Évalué à 5. Dernière modification le 25/10/12 à 10:11.

      FAUX ! HTML5 permet le stockage local / la synchronisation des pages hors connexion. Et c'est justement implémenté dans Teabook Open reader… mais il fallait l'essayer pour s'en rendre compte.

    • [^] # Re: Pas un simple logiciel de lecture

      Posté par (page perso) . Évalué à 9.

      Oui et non.
      Oui, c'est plus qu'un simple logiciel de lecture.
      Sauf que tu peux l'utiliser hors connexion. Tu peux lire tes livres sans accès au site, sans installer de logiciel ou d'extension. En fait sans autre chose que ton navigateur.

      Pas top, comme conception

      Merci.
      Allez, un exemple à la con : tu as plusieurs machines (imaginons un pc au boulot, un chez toi, et une tablette). Tu commences un livre sur ton pc perso. Tu passes au salon, tu veux le continuer sur ta tablette. A ta pose au boulot, tu souhaites en lire quelques pages.
      Ben avec un serveur, l'avantage c'est qu'à chaque fois que je vais ouvrir mon livre, il sera à l'endroit où je l'ai arrêté.
      Sans cela, je fais comment ? Je télécharge le livre sur mes 3 machines ? Je me souviens où j'ai arrêté la lecture à chaque fois ?

      pour un truc aussi bête que de la lecture d'EPUB.

      Heu… un truc aussi bête que la lecture d'EPUB ?
      La je suis pas certain que ce soit aussi simple. Et oui la cible est plus large que simplement un pur lecteur d'epub (bien que rien que sur ce point il y ait beaucoup beaucoup de choses à faire). Par exemple, pouvoir connecter l'application avec un site de vente d'epub, que les livres achetés soient automatiquement placé dans ta bibliothèque (donc pas d'étape du genre télécharger le livre, aller dans ton lecteur, le placer dedans). Et tes livres sont, si tu le souhaite, dispo hors ligne.

      • [^] # Re: Pas un simple logiciel de lecture

        Posté par (page perso) . Évalué à 0.

        Je n'ai pas dit qu'il était insensé d'avoir un serveur. Mais d'héberger le code applicatif dessus, je maintiens : je trouve ça mal fichu. Mais bon, c'est la mode…

        • [^] # Re: Pas un simple logiciel de lecture

          Posté par (page perso) . Évalué à 6.

          Pour le coup ce que je trouverais mal fichu serait d'avoir à installer à logiciel sur chacun de mes terminaux de lecture, puis de les connecter à un serveur pour pouvoir synchroniser ma lecture. Là c'est transparent et je trouve ça plus agréable.

          Maintenant, je comprend ton point de vue, mais je pense par contre que ce n'est pas qu'une question de mode mais aussi de simplicité pour un utilisateur classique.

      • [^] # Re: Pas un simple logiciel de lecture

        Posté par . Évalué à 4.

        Il se passe quoi si le serveur ferme ou tombe en rade. J'ai toujours acces a ma bibliotheque ou j'en perd des morceaux ? Ca veut aussi dire que je ne peux pas deplacer ou auto heberger ma synchronisation, ni mes livres d'ailleur.

        Que la synchronisation soit fait sur le serveur, ca peut etre pratique, que l'application et les donnees n'en soit pas independente, ca peut etre genant dans le temps. Par contre, c'est deja mieux que la demarche d'Amazon.

        • [^] # Re: Pas un simple logiciel de lecture

          Posté par (page perso) . Évalué à 9.

          Il s'agit de "un" moyen d'accès, pas le seul.

          Si le serveur tombe en rade temporairement alors ça sera exactement comme si tu étais déconnecté : Tu as accès à la bibliothèque et tu peux continuer ou initier la lecture des livres qui ont été rappatriés pour lecture hors ligne par ton navigateur.

          Si le service ferme alors tu auras toujours ton fichier epub. Il y a des liens de téléchargement dans le compte que tu as chez ton libraire. Tu peux lire sur l'application web mais tu peux aussi télécharger et lire dans l'application de ton choix ou avec le matériel de ton choix. C'est important pour nous : nous ne sommes pas dans un jardin fermé comme pour Amazon. Maintement c'est une question distincte de cette application précise.

          Côté synchronisation nous avons prévu d'ouvrir les API pour que le lecteur puisse jouer avec ses annotations et ses marques pages. Pour l'instant ce n'est pas encore dans l'application, donc il faut nous laisser le temps. Toutefois, pour bien marquer que ce n'est pas une promesse en l'air, dans l'application Android qui va sortir sous peu, il y a déjà un bouton "exporter ses annotations" qui sort un fichier HTML sur disque. L'idée est bien qu'on n'enferme pas les données des utilisateurs et qu'au contraire on les lui ouvre.

    • [^] # Re: Pas un simple logiciel de lecture

      Posté par (page perso) . Évalué à 7.

      Pour un « simple » lecteur d'epub, il existe Readium. C'est une extension Chrome qui fonctionne de manière isolée, c'est-à-dire :

      • il ne faut pas s'attendre à pouvoir l'utiliser avec son navigateur préféré dans un futur proche (sauf si celui-ci est chrome) ;
      • aucune synchronisation entre plusieurs devices ;
      • j'avais eu ds problèmes de stabilité avec Chrome après avoir importé certains epub (je n'ai pas retesté récemment, donc possible que ce soit corrigé) ;
      • la communication se fait de manière assez agressive (par exemple, Readium se vante de sa prise en charge du format Epub3 Fixed Layout, mais celui-ci est assez ridicule, même la lecture de droite à gauche dans les mangas ne marche pas).
    • [^] # Re: Pas un simple logiciel de lecture

      Posté par (page perso) . Évalué à 1. Dernière modification le 25/10/12 à 10:34.

      lecture et accès à la bibliothèque même sans connexion Internet

      Ça paraît quand même utilisable en local dans une certaine mesure.

    • [^] # Re: Pas un simple logiciel de lecture

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      pour un truc aussi bête que de la lecture d'EPUB.

      Je te recommande d'aller lire la spec de epub3 par exemple, pour te rendre combien cette spec est complexe et contenant de nombreux trucs mal foutu, voir le blog de Daniel Glazman à ce sujet.

  • # \o/

    Posté par (page perso) . Évalué à 9.

    J'ai eu le plaisir de travailler sur ce projet, avec mes collègues d'af83, et de faire un retour d'expérience lors de Paris Web sur le choix du Web pour cette application, avec Anne-Sophie Tranchet. Donc, comme CrEv, je peux répondre aux questions dans les commentaires de cette dépêche.

    Je voudrais également souligner l'effort de TEA, qui n'est qu'une jeune startup, et qui n'hésite pas à publier une base de code conséquente et à la faire vivre avec la communauté. Dans un monde, le livre numérique, où les DRM pullulent, où Amazon domine largement et peut même se permettre d'effacer des bibliothèques sans se justifier, j'espère vraiment qu'ils réussiront à faire bouger les choses.

    • [^] # Re: \o/

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      Tea n'est pas opposé aux DRMs d'après ce que je lis.

      • [^] # Re: \o/

        Posté par (page perso) . Évalué à 7.

        Nous sommes pragmatiques sur la question. Notre mission est en grande partie d'aider les librairies à passer au numérique et de leur offrir les services adaptés. Pour l'instant les éditeurs imposent les DRM pour la très grande majorité des titres.

        Il n'est pas envisageable pour ces librairies de se couper de 75% du catalogue, surtout si quasiment tous les titres papier qu'ils vendent actuellement viennent des éditeurs des grands groupes qui justement sont dans ces 75%.

        TEA est donc neutre de ce point. Contrairement à des concurrents nous n'avons pas de conditions propres à inciter à passer en DRM des titres qui ne le seraient pas ailleurs. Nous sommes heureux de proposer le livre sans DRM quand l'éditeur ne nous l'impose pas. Nous leur proposons de plus s'ils le souhaitent un niveau de protection intermédiaire (simple marquage invisible des fichiers) que ne proposent pas Amazon Apple ou Kobo et qui ne pose pas les problèmes des verrous DRM.

        Pour les titres qui restent en DRM nous nous assurons d'utiliser un DRM commun à tous les libraires autres que Amazon et Apple, et nous allons justement proposer en parallèle cette application de lecture web qui permettra de ne pas avoir d'incompatibilité sous les systèmes libres. C'est certainement imparfait du point de vue de ceux qui sont opposés aux DRM mais c'est à peu près ce que nous pouvons faire de mieux.

        Maintenant si vous voulez du sans DRM, les libraires TEA en proposent aussi.

        • [^] # Re: \o/

          Posté par (page perso) . Évalué à 2. Dernière modification le 25/10/12 à 11:36.

          Je ne dis pas que vous auriez pu faire autrement, mais je soulignais que le commentaire précédent laissait entendre des choses partiellement inexactes.

          Si j'ai bien compris TEA permettra d'avoir des app stores décentralisés en reproduisant le modèle des libraires actuelles (chaque librairie pourrait avoir son app store), à la façon du Mozilla Market Place ? Si c'est ça c'est un immense progrès.

          • [^] # Re: \o/

            Posté par (page perso) . Évalué à 7.

            Je ne sais pas si le terme d'app store est le meilleur mais c'est un peu ça. Chaque libraire est indépendant des autres : sa base client, ses recommandations, son interface, son site web, sa classification et son catalogue. Ça va du site web jusqu'aux applications en passant par les liseuses ou tablettes éventuellement vendues en magasin. C'est important dans le sens où nous ne nous substituons pas aux libraires mais au contraire les soutenons.

            Concernant l'application qu'on vient de partager il y aura bien une instance pour chaque libraire, où tu pourras te connecter avec le compte que tu as sur ce libraire, et voir en temps réel tes achats ou commencer la lecture. Dans l'idéal ça peut même être un lien directement depuis ton compte ou ton panier.

            Ça c'est notre vision mais l'application elle-même peut tout à fait servir pour une bibliothèque, pour une promo de fac afin d'échanger des supports, ou dans une famille de geeks :)
            Mais oui, nous adhérons très bien à la direction du Mozilla Market Place.

        • [^] # Re: \o/

          Posté par . Évalué à 2.

          Ou comment nous expliquer que le marché du livre prend le chemin du marché de la musique est du film…

  • # Félicitations

    Posté par (page perso) . Évalué à 1.

    Je tiens à féliciter l'équipe qui porte ce projet courageux. Je leur souhaite de réussir, et d'en vivre, si c'est là leur objectif, et si ce n'est pas encore le cas.

    Je ne me fait d'ailleurs aucun souci pour eux, car tous les éléments sont présent pour que leur projet plaise à l'industrie :

    • possibilité d'inclusion de DRM,
    • gestion centralisée de la bibliothèque des clients,
    • priorité donnée à la location des ebook plutôt qu'à leur achat.

    Je vois déjà venir les premières contributions :

    • publicité ciblée,
    • compteur du nombre de lectures.

    Universal en rêvait, TEA l'a fait.

    Félicitations donc.

    PS: je vous souhaite néanmoins sincèrement de réussir votre projet. Je trouve simplement un peu gros le ton de la dépêche qui voudrait nous faire croire que votre projet est tout blanc pour les libertés des œuvres de l'esprit. Il est gris, sinon gris foncé. Peut-être même noir tant il ment à vouloir paraître blanc.

    Je vous prie de m'excuser d'avance s'il apparaît que je n'ai rien compris, et je vous prie de m'expliquer ce qui m'a échappé.

    • [^] # Re: Félicitations

      Posté par (page perso) . Évalué à 8.

      Je trouve la critique assez sévère, mais admettons. Du coup, je me pose une question : à la place de TEA, tu ferais quoi pour améliorer le monde du livre numérique et le délivrer du joug d'Amazon ?

      • [^] # Re: Félicitations

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        Àmha, il y a plus à craindre de la fascination pour le modèle d'Amazon que d'Amazon lui-même.

        Àmha, le monde du livre numérique se porterait mieux s'il acceptait qu'une fois vendu, le livre numérique n'était plus en son pouvoir (ni dans ses serveurs, ni dans son logiciel de lecture, ni dans sa liseuse électronique).

        • [^] # Re: Félicitations

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          Ce qui est justement l'un des objectifs de TEA, indiqué dans son manifeste :

          Pour que chaque lecteur puisse lire, manipuler et commenter ses livres numériques où il veut, quand il veut, et comme il veut, indépendamment du distributeur et du matériel de lecture…

          • [^] # Re: Félicitations

            Posté par . Évalué à 3.

            Pas très cohérent avec les DRMs, ça, si?

            • [^] # Re: Félicitations

              Posté par (page perso) . Évalué à 4.

              Dans l'ensemble si. Il s'agit de faire à notre niveau tout ce qu'on peut pour que ça fonctionne. Maintenant nous ne pouvons agir que là où nous avons contrôle.

              Le choix des DRM ou non est côté éditeur. C'est vers eux qu'il faut éventuellement vous tourner.

              • [^] # Re: Félicitations

                Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                N'hésite pas à balancer : c'est Hachette qui est rétrograde.

              • [^] # Re: Félicitations

                Posté par . Évalué à 2.

                Disons que dans ce cas, vous mettez l'objectif "permettre à chaque lecteur [de] lire, manipuler et commenter ses livres numériques où il veut, quand il veut, et comme il veut, indépendamment du distributeur et du matériel de lecture" en retrait par rapport à "permettre aux éditeurs de faire un peu ce qu'ils veulent, y compris aux dépens des lecteurs". Ce qui n'est pas choquant en soi, mais TEA ne semble clairement pas fait pour permettre aux lecteurs de reprendre du poids face aux éditeurs (ce qui serait, je l'admets, un peu risqué comme business model).

    • [^] # Re: Félicitations

      Posté par (page perso) . Évalué à 7.

      possibilité d'inclusion de DRM,

      Oui, et ?

      gestion centralisée de la bibliothèque des clients,

      Attention, là on parle (de teabook open reader) d'un lecteur. Pas de la plateforme de vente.
      Alors oui pour pouvoir offrir des fonctionnalités comme la synchronisation de l'emplacement de lecture, des annotations, des bookmarks, etc entre plusieurs devices il faut bien synchroniser ces données à un moment donner et le passage par un point central est plus simple.
      Mais rien du tout n'oblige à utiliser ce lecteur ou cette bibliothèque plutôt que de télécharger le livre et de le lire sur le support / dans le logiciel de son choix.

      priorité donnée à la location des ebook plutôt qu'à leur achat.

      Alors là j'aimerais vraiment bien savoir d'où ça vient…
      Car il n'est aucunement question de location d'ebook mais d'un lecteur permettant de lire ceux qui ont été acheté, téléchargés, y compris sur une autre plateforme d'ailleurs.
      Il n'y a pas de limitation lecteur <-> plateforme de vente

      Je vois déjà venir les premières contributions :
      publicité ciblée,

      d'ailleurs les première contributions c'est aussi ce que vous voudrez en faire hein…

      compteur du nombre de lectures.

      on parle toujours de lire le livre que l'utilisateur a déposé (ou poussé lors de son achat). Oui si tu veux je peux rajouter le nombre de fois que l'utilisateur à ouvert son livre, maintenant je suis pas certain que ça ait un intérêt.

      PS: /bla bla/

      heu… comment dire…

      Mentir sur quoi d'ailleurs ?
      Un lecteur d'epub a été développé.
      Il n'est lié à aucune plateforme de vente, il permet juste de se connecter à une API qui elle fourni la gestion des comptes, des livres dispos etc.
      Ce lecteur est sous licence libre.
      Il n'y a pas de gestion de DRM.
      Il est tout à fait possible de développer une plateforme, qui implémente cette API.
      Un concurrent peut en développer une s'il le veut.
      Tu peux en développer une si tu veux, et d'ailleurs en interdisant dessus tout livre avec DRM.

      Donc je résume, tu as un lecteur (le sujet de la dépêche) qui est libre, qui ne gère pas les DRM, que tu peux modifier comme tu veux mais en fait c'est mal.

      Je vous prie de m'excuser d'avance s'il apparaît que je n'ai rien compris, et je vous prie de m'expliquer ce qui m'a échappé.

      J'espère que c'est un peu plus clair, mais si ce n'est toujours pas le cas n'hésite pas.

      • [^] # Re: Félicitations

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        Merci Crev pour cette sympathique réponse à un commentaire peu amène. Je nuance mon point de vue en bas du commentaire, mais avant, voici quelques arguments…

        Un lecteur d’epub a été développé. Il n’est lié à aucune plateforme de vente, il permet juste de se connecter à une API qui elle fourni la gestion des comptes, des livres dispos etc.

        Justement, ce qui transparaît de la dépêche, des commentaires et du site de TEA c’est que le lecteur est la pointe d'un iceberg qui pose question. Sous le lecteur, TEA propose clef en main une certaine idée du livre numérique. La liseuse est faite pour mettre en œuvre cette idée du livre numérique, de sorte que cette idée imprègne la technologie même de la liseuse.

        TEA propose que le livre numérique soit dans les nuages, associé à une enseigne de ventes et à un compte client. Or, cette façon de concevoir le livre numérique contredit à mon avis, le projet affiché : « lire en toute liberté ».

        • Application dans les nuages : dans la vraie vie, le serveur est aux mains du vendeur, et l’utilisateur n’a pas la possibilité d’exercer les libertés offertes par la licence. En outre, le vendeur peut, à peu de frais, supprimer la possibilité de télécharger l’e-book, ou de lire hors ligne, car vous avez fait le plus gros du travail de développement de lecture en ligne. Bref, c’est de la liberté logicielle à destination des vendeurs, pas des lecteurs.
        • API de gestion des comptes : Cette API est partie intégrante du produit, pourtant elle n’est pas nécessaire à la lecture des livres. Elle a d’autres finalités, la question étant de savoir lesquelles. Je ne doute pas des intentions de TEA. Je doute des intentions de ceux à qui la technologie de TEA est destinée. J’ai été pris de vertige en imaginant qu’une telle API permettait de réaliser les rêves les plus fous des éditeurs : publicité ciblée, authentification à chaque lecture, verrouillage du nombre de lectures possibles… Là encore, ce sont des possibilités offertes par la technologie de TEA, difficilement accessibles avant cela.
        • Une instance de l’application pour chaque libraire, tablette bookeen avec un ebookstore dédié à chaque enseigne, serveurs-bibliothèques dédiés à chaque enseigne : Quid de la possibilité d’accéder facilement à ma bibliothèque hébergée chez plusieurs enseignes ? Dois-je vraiment argumenter pour expliquer ça contraint la lecture plus que ça ne la libère ?
        • Design propriétaire, DRM : Je ne dis pas que c’est mal, je dis juste que ce n’est pas libre.

        Les choix techniques ne sont jamais innocents. Ils poussent toujours les usages dans un sens ou dans l’autre. Vous proposez une liseuse dont toute la technologie est faite pour que les enseignes maîtrisent totalement la liseuse, la lecture et le lecteur, et vous nous dites que le projet consiste à « libérer la lecture ». C’est paradoxal. Je crois que la lecture se porterait mieux sans ce genre de technologie.

        À moins que TEA ne gère lui-même les serveurs, et veille au grain, je ne vois pas comment il peut espérer que sa technologie « libère la lecture ». Mais si, effectivement, le projet de TEA consiste à gérer les serveurs et à assurer le b-a-ba de la liberté du lecteur, je suis prêt à vous faire confiance. Je trouverai même le concept génial.

        • [^] # Re: Félicitations

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          ah non, ça ferait un nouvel app store centralisé, il vaut mieux que chaque libraire gère son store

        • [^] # Re: Félicitations

          Posté par (page perso) . Évalué à 5.

          Ok, j'ai l'impression de radoter un peu dans la réponse, mais je pense que l'incompréhension est surtout lié à un point (je te laisse le trouver c'est pas compliqué ;))


          Sous le lecteur, TEA propose clef en main une certaine idée du livre numérique. La liseuse est faite pour mettre en œuvre cette idée du livre numérique, de sorte que cette idée imprègne la technologie même de la liseuse

          Attention, il ne faut pas confondre TEA et la liseuse TeaBook Open Reader.
          D'ailleurs tu peux très bien aller acheter un livre numérique sur le site de cultura ou decitre et simplement télécharger l'epub. Et dans ce cas (si l'éditeur n'a pas obligé de DRM, dans ce cas ce serait en effet un poil plus complexe) ben tu l'as ton bouquin. Tu peux le copier, le dupliquer, le placer sur plusieurs liseuses, dans plusieurs logiciels, l'archiver, etc.
          Il faut voir le lecteur dont la dépêche parle comme un lecteur supplémentaire, pas forcément comme le seul est unique lecteur. C'est aussi ce qui permet d'avoir des usages différents.

          TEA propose que le livre numérique soit dans les nuages, associé à une enseigne de ventes et à un compte client. Or, cette façon de concevoir le livre numérique contredit à mon avis, le projet affiché : « lire en toute liberté ».

          TeaBook Open Reader est un lecteur en partie de ce type. Mais :

          • TEA n'est pas uniquement TeaBook
          • je peux très bien intégrer un epub acheté / téléchargé ailleurs dans la bibliothèque de mon TeaBook, je ne suis pas contraint à une enseigne
          • libre à quiconque de prendre le lecteur et d'y enlever tout lien avec un serveur externe, une enseigne ou un compte client. C'est avant tout un lecteur qui peut être utilisé hors connexion.

          API de gestion des comptes : Cette API est partie intégrante du produit, pourtant elle n’est pas nécessaire à la lecture des livres.

          Oué enfin je peux quand même lire mon livre serveur coupé puisque la lecture hors ligne existe. La partie compte est nécessaire pour imaginer acheter depuis le lecteur, pour synchroniser la lecture, les marques pages, etc mais ne change rien pour la lecture proprement dite.

          J’ai été pris de vertige en imaginant qu’une telle API permettait de réaliser les rêves les plus fous des éditeurs : publicité ciblée, authentification à chaque lecture, verrouillage du nombre de lectures possibles… Là encore, ce sont des possibilités offertes par la technologie de TEA, difficilement accessibles avant cela.

          Non. L'API (offerte par la technologie de TEA) ne permet pas cela. Il y a une doc de l'API sur le wiki sur github, tu veras qu'on en est loin.
          Maintenant, lorsque je vois http://www.numerama.com/magazine/13484-kindle-amazon-efface-a-distance-des-centaines-de-livres-achetes-legalement-maj.html ou http://www.bekkelund.net/2012/10/22/outlawed-by-amazon-drm/ je me dis que ce que tu crains existe déjà et que l'API de TEA ne le permet pas en l'état.
          Mais finalement ce que tu crains est théoriquement possible (enfin c'est plus complexe quand même) dès que tu as un logiciel connecté et que ce logiciel est le point central obligatoire.

          Quid de la possibilité d’accéder facilement à ma bibliothèque hébergée chez plusieurs enseignes ? Dois-je vraiment argumenter pour expliquer ça contraint la lecture plus que ça ne la libère ?

          Il est possible d'ajouter à une bibliothèque des livres provenant d'ailleurs, manuellement.
          Et il faut voir que le côté instance pour un libraire à d'autres avantages comme par exemple pouvoir bénéficier des conseils, mises en avant ou autre comme si j'allais dans la librairie en bas de chez moi. Le but à ce moment est de continuer à être en relation avec mon libraire habituel, même s'il est question d'ebook.

          Design propriétaire

          Sur ce point (design, nom) il faut le voir de la même manière que firefox pour mozilla. Le code est ouvert, la marque non.

          DRM : Je ne dis pas que c’est mal, je dis juste que ce n’est pas libre

          Le code publié ne contient rien du tout concernant les DRM.

          Vous proposez une liseuse dont toute la technologie est faite pour que les enseignes maîtrisent totalement la liseuse, la lecture et le lecteur,

          1. non
          2. revoir le lien par exemple sur le manifeste de TEA
          3. TeaBook n'est pas le seul lecteur existant, c'est un lecteur et l'achat d'ebook (en utilisant des technos de TEA) peut se faire dès à présent sans passer par TeaBook (qui n'est pas en prod actuellement)

          Je crois que la lecture se porterait mieux sans ce genre de technologie.

          J'aimerais bien dans ce cas que tu nous présentes ce que ça pourrait être alors. Quelles solutions apporter au multi lecteur avec synchro des marques pages, annotations, etc par exemple ?

          Je trouverai même le concept génial.

          Peut-être que tout n'est pas toujours clair (moi je suis dev, pas forcément super bon en communication hein) mais le concept est génial. Et est plus vaste que TeaBook Open Reader.

        • [^] # Re: Félicitations

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          Je crois qu'il y a une mécompréhension.

          J'ai l'impression que tu projettes tes propres peurs. Non nous ne proposons pas une liseuse dont la technologie est faite pour que les enseignes maitrisent la lecture et le client. Nous proposons une liseuse dont la technologie est faite pour que les enseignes puissent simplifier des opérations que leurs clients trouvent complexes.

          Je ne sais pas si c'est évident pour tout le monde ici mais pour le lecteur moyen le livre numérique c'est complexe. Il faut télécharger, savoir quoi installer pour lire, ouvrir le fichier, mettre à jour quand le livre est mis à jour, etc. Le ressenti va parfois de "long et pénible" à "je ne comprends rien". Fournir un service où le lecteur peut cliquer sur le lien dans son compte et lire immédiatement ce qu'il a acheté c'est juste indispensable pour beaucoup de gens.

          Après l'important ici c'est que cette vision ne remplace pas le téléchargement, elle vient en plus. Tu peux télécharger le contenu et le lire où tu veux. Tu peux même prendre notre liseuse et la monter sur ton serveur que tu contrôles si tu ne souhaites pas faire confiance au libraire.

          Il ne s'agit pas de contrôler la lecture et le lecteur : Ce que nous mettons en oeuvre (notamment le téléchargement du fichier sous son format d'origine) ne le permet pas.

          Mais si, effectivement, le projet de TEA consiste à gérer les serveurs […] je suis prêt à vous faire confiance. Je trouverai même le concept génial.

          Nous hébergeons et gérons les serveurs des services offerts à nos clients libraires, oui.

          Maintenant ça n'empêchera pas quelqu'un de monter son propre serveur et son propre service, c'est justement ça le concept du logiciel libre ;)

          • [^] # Re: Félicitations

            Posté par (page perso) . Évalué à 5.

            J'ai l'impression que tu projettes tes propres peurs.

            Effectivement. En lisant la dépêche, le fait que la technologie de la liseuse rendait possible à peu de frais le modèle d'Amazon m'a sauté aux yeux.

            CrEv lui-même l'a reconnu, d'une certaine manière:

            finalement ce que tu crains est théoriquement possible (enfin c'est plus complexe quand même) dès que tu as un logiciel connecté et que ce logiciel est le point central obligatoire.

            Le fait que les concepteurs pouvaient n'avoir pas pensé à cet effet de bord ne m'est pas venu une seconde à l'esprit. J'en ai rapidement conclu que laisser aux vendeurs la possibilité de l'enfermement du lecteur par modification de la liseuse libre faisait partie du modèle économique inavoué de TEA.

            Le site de TEA est du reste bien souvent très ambigu, tant il insiste la liberté et l'autonomie de ses clients-vendeurs. J'imagine d'ailleurs que TEA n'est pas forcément en situation de pouvoir aller à l'encontre des desiderata de ses clients.

            Je vous fais néanmoins confiance pour trouver les arguments convaincant vos clients d'aller dans le bon sens.

            Notez que cette confiance ne vient pas vraiment de votre site (que je trouve souvent ambigu), ni de la liseuse (dont la technologie pourrait permettre le contraire des intentions affichées), ni de la libération de la liseuse (car elle est destinée à fonctionner sur serveur), mais du fait que j'ai trop souvent lu ici les personnes qui ont travaillé sur la liseuse pour ne pas avoir confiance en eux.

            Je vous souhaite une bonne continuation, et je m'excuse pour le dérangement.

  • # C'est bien, mais…

    Posté par . Évalué à -2.

    …mais on attends toujours la libération de la plateforme de Tea-ebook!

  • # EPUB = ZIP + XML + HTML

    Posté par . Évalué à 2.

    Ce sont des technologies très simples.
    Du coup qu'apporte la partie serveur RoR ?

    • [^] # Re: EPUB = ZIP + XML + HTML

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      tout simplement, une bibliothèque distante (c'est déjà expliqué plus haut, si je veux lire sur 3 machines différentes c'est quand même beaucoup plus facile) avec synchronisation et sauvegarde de l'emplacement de lecture (pouvoir reprendre la lecture sur un autre ordi sans rien avoir installé, juste en consultant l'appli)

    • [^] # Re: EPUB = ZIP + XML + HTML

      Posté par (page perso) . Évalué à 8.

      Question intéressante. La partie serveur permet d'avoir certaines fonctionnalités comme la synchronisation de la position de lecture, mais pas seulement. Elle joue aussi un rôle important pour la simple lecture des fichiers epub.

      Un epub est un zip qui contient des fichiers HTML, avec les images, CSS, JS, etc. qui vont avec, plus des métadonnées. On pourrait envoyer simplement le fichier epub au navigateur, puis faire tous les traitements coté client. Blaine Cook a, par exemple, écrit rePublish sur ce principe. Mais, on atteint vite certaines limites avec les ebooks que l'on peut acheter en ligne.

      Prenons une BD au format epub (epub3 en fixed layout pour être précis), on va avoir un fichier HTML par page, et chaque page va afficher une image avec une résolution assez élevée. Le fichier va donc faire quelques Mo, disons 10 Mo. Des bibliothèques JS pour dézipper, ça existe mais celles que j'ai vu sont loin d'être aussi performantes qu'un unzip coté serveur. Sur un PC puissant, attendre une dizaine de secondes que le fichier 10Mo soit dézippé reste acceptable mais sur une tablette, vous risquez d'avoir fini votre trajet en métro avant que ça n'ait fini ;-)

      En fait, j'ai même vu pire : Safari a préféré se suicidé lorsque j'ai fait ce genre de tests sur un ipad (au passage, je n'ai pas su si c'était à cause de la mémoire ou du CPU, quelqu'un aurait une idée de comment faire la différence ?). Du coup, avoir une partie serveur permet de profiter de toute la puissance d'un vrai PC pour l'opération de dézippage plutôt que d'être limité par celle d'une tablette.

      Autre cas : on peut aussi trouver en epub des romans. On a notamment travaillé sur des best-sellers. On pourrait donc s'attendre à ce que les éditeurs aient un budget correct et que ces ebooks soient parmi ceux de meilleure qualité. Hé bien, pas vraiment. Dans certains cas, le HTML a l'intérieur de ces livres est une bouillie infâme (quelques centaines d'erreurs au validateur du w3c par chapitre). Pour d'autres, ce sont les chemins vers les images qui ne sont pas (les images sont dans un répertoire écrit en minuscules alors que le src des img fait référence au répertoire en majuscules, voire oublie complètement le répertoire en question).

      On est donc obligé de préparer les ebooks à l'avance et ce travail est bien plus facile à faire coté serveur que coté client (tout particulièrement pour les histoires d'encodage). Ces hacks se trouvent dans le fichier app/models/ebook/epub.rb pour ceux qui voudraient y jeter un coup d’œil.

      Enfin, il y avait aussi des raisons pratiques pour gagner un peu de temps de développement. Par exemple, on pourrait croire qu'extraire la couverture d'un epub est simple, mais pas vraiment. Du coup, avoir des bibliothèques comme Peregrin aide pas mal. Mais, ça reste anecdotique : les principales raisons du choix d'avoir une partie serveur ont été les fonctionnalités que cela apporte et les contraintes techniques (performances principalement).

      • [^] # Re: EPUB = ZIP + XML + HTML

        Posté par . Évalué à 2.

        Du coup, avoir une partie serveur permet de profiter de toute la puissance d'un vrai PC pour l'opération de dézippage plutôt que d'être limité par celle d'une tablette.

        Par contre, l'utilisation hors-ligne perd de son intérêt dans ce cas, s'il faut transférer tout l'ePub dézippé au client avant de pouvoir se déconnecter.

        • [^] # Re: EPUB = ZIP + XML + HTML

          Posté par (page perso) . Évalué à 6.

          Heu, je ne te suis pas.

          Pour pouvoir lire hors-ligne sur une tablette, il va effectivement falloir télécharger tout le contenu de l'epub que l'on veut lire. Dans le cas du teabook open reader, les fichiers téléchargés sont ceux dézippés et retravaillés. Mais je ne vois pas en quoi ça perd de son intérêt.

          Est-ce à cause de la taille qui va être plus conséquente une fois dézippé par rapport à avant ? Pour les epub qui font plusieurs Mo, c'est principalement parce qu'ils contiennent pas mal d'images et polices. Or, ce sont des contenus qui profitent très peu de la compression, la différence de taille est donc assez faible. Pour les textes en HTML, on est pénalisés mais je pense que ça reste tout à fait acceptable.

          Est-ce à cause du fait que cela demande une action utilisateur pour télécharger un ebook pour le lire hors-ligne ? C'est gênant, mais les limitations de taille des stockages des navigateurs sur tablette (IndexedDB, WebSQL et localStorage) font qu'il serait de toute manière impossible de faire tenir toute la bibliothèque d'un lecteur sur sa tablette.

          Donc, entre avoir sur sa tablette 6 ebooks au format epub, lents à afficher, ou 5 ebooks déjà dézippés, et donc plus rapides à afficher, je pense que la plupart des utilisateurs vont préférer la seconde solution.

  • # bibliothèque personnelle

    Posté par . Évalué à 1.

    Hello,

    Au vu des différents messages, je suis pas sûr d'avoir tout compris.

    Mettons quelqu'un prennne un peu de temps pour faire un serveur qui permette de créé des comptes et d'ajouter des epubs et mette à disposition l'API attendu: on un un truc pour lire ses bouquins partout.

    Non ?

    Donc tout le monde devrait être content ;)

    Après, reste plus qu'à ajouter la possibilité d'extraire les données (epub et position) pour pouvoir quitter un éditeur sereinement.

    • [^] # Re: bibliothèque personnelle

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Oui, en gros c'est ça :)
      D'ailleurs c'est quelque chose d'assez facile à faire. Et pour le coup une partie sera bientôt dispo sur le dépôt principal qui permettra de gérer des comptes différents et facilement directement depuis le code de l'appli de lecture (par contre l'objectif est du test, donc c'est pas une api complète, mais ça y ressemble un peu)

      Donc tout le monde devrait être content ;)

      Ben j'espère bien ;)

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