Novius OS 0.1 : Un nouveau genre de CMS ?

Posté par . Édité par Davy Defaud, lefeuvre, baud123, felixgilles, Xavier Teyssier et Benoît. Modéré par Christophe Guilloux. Licence CC by-sa
Tags : aucun
16
9
oct.
2012
Internet

Un CMS est un outil de publication sur le Web.

Novius est un peu différent des CMS habituels comme Wordpress, SPIP, Drupal… En effet, la préparation d’articles est séparée de la publication. Ici, la philosophie est de préparer un article en créant une fiche dans la base de données. Ensuite, on utilise une « application » pour publier sur un ou plusieurs endroits. Parmi les « applications », on trouve Blog, Twitter et Facebook.

Novius est publié sous licence libre AGPL 3+.

Une petite vidéo de présentation est disponible sur YouTube.

Technologies

Novius OS utilise par défaut la pile LAMP. Le CMS est basé sur le framework FuelPHP. Quant aux interfaces, elles sont motorisées par HTML 5 et le framework JavaScript jQuery UI complété par Wijmo, une bibliothèque de widgets open source.

Fonctionnalités

  • Comme tout CMS, Novius OS permet de gérer un site Web : créer des pages, en éditer le contenu, utiliser des modèles, etc.
  • « Applications » : là, où d’autres CMS parlent de modules ou greffons, pour Novius OS, ce sont des « applications ». Certaines sont directement liées à la gestion du site (pages, blog, actualités) et sont fournies avec Novius OS. Un développeur peut aussi créer sa propre « application », pour une base de données interne par exemple.
    • Pour se lancer dans la création « d’applications », une « application » modèle est disponible. Elle permet de gérer des singes (!), et est donc vouée à être modifiée.
  • Partage de contenu : comme le montre la vidéo, les « applications » peuvent partager du contenu entre elles. On y voit une fiche de base données devenir un article, puis un tweet.
  • Media Centre : l’ensemble des fichiers (images et documents) utilisés par le site où les « applications » sont centralisés dans le Media Centre. Le but est de faciliter la ré‐utilisation des fichiers.
  • Multi‐langue : Novius OS permet de gérer un site disponible dans plusieurs langues. Toutes les « applications » peuvent aussi adopter une structure multilingue (ex : le modèle « Monkey » est une base de données français‐anglais).

Back-office de Novius OS

À venir

La version 0.1 est sortie en septembre avec les fonctionnalités décrites ci‐dessus. Une nouvelle version par trimestre est annoncée.

La version Novius OS 0.2 est donc prévue pour décembre avec les nouveautés suivantes :

  • version française. Pour le moment, toute l’interface est en anglais ;
  • multi‐sites : gérer plusieurs sites dans un même back‐office et partager du contenu entre les différents sites ;
  • wizard de création d’applications ;
  • « application » Formulaires : collecter des données sur un site (sondages, inscriptions…).
  • # Des singes !

    Posté par . Évalué à 1.

    C'est lumineux !

    Ook ?

    BeOS le faisait il y a 15 ans !

  • # Bof

    Posté par (page perso) . Évalué à 5. Dernière modification le 09/10/12 à 13:39.

    Si la révolution est dans le renommage des greffons en applications, ça me convainc pas. Une application mal écrite ne pourra pas planter tout le CMS?

    Vu le marketing, c'est un CMS qui s'amuse à ressembler à un environnement de bureau? Pourquoi l'appeler OS? Vous comptez le distribuer avec les moteurs du LAMP en dessous?

    ⚓ À g'Auch TOUTE! http://agauch.online.fr

    • [^] # Re: Bof

      Posté par . Évalué à 4.

      Moi je trouvais l'idée intéressante, un peu comme une plateforme de communication centralisée qui permet de publier au choix sur différents supports. Connais-tu une alternative?

      Tom

    • [^] # Re: Bof

      Posté par . Évalué à 1.

      Tu n'es pas le premier à te poser la question sur pourquoi OS. Les animateurs d'En Flux Libre se la sont également posée. Voici ce que nous avions répondu.

      • [^] # Re: Bof

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        Mon avis est que "OS" est ici un terme pompeux. Il ne s'agit pas d'un système d'exploitation, c'est juste un CMS avec des concepts inspirés des OS.

        Enfin, cela vient sans doute du fait qu'on ne doit pas définir OS de la même façon. Pour moi c'est ce qui permet de faire tourner des applications sur du hardware. La communication avec le hard est un élément clé dans ma définition.

  • # Ceci est la révolution !

    Posté par . Évalué à 4.

    Désolé, j'ai explosé de rire devant le "Je vais poster sur Twitter".
    Ok, les dévs ont fait simple lien vers Twitter avec les bons paramètres en argument…
    Ca aurait peut-être pu m'intéresser si lors d'un "post" dans la DB, cela poste aussi sur Twitter, Facebook, Google+, etc…, mais là, franchement, c'est borderline-foutage-de-gueule.

  • # Facedebouc twiti et gogol+

    Posté par (page perso) . Évalué à 0.

    Ces trois ombres noires du webtel sont elles obligatoires ??
    J'ai essayé la demo mais je n'ai pas trouvé le moyen de me déconnecter.
    http://www.novius-os.org/fr/fonctionnalites/demo.html
    Sinon je le trouve intéressant.

    Tout le monde a un cerveau. Mais peu de gens le savent.

  • # La vraie révolution...

    Posté par . Évalué à 2.

    … c'est quand l'interface d'administration du CMS sera réellement séparée du site, évitant enfin que www-data soit le propriétaire de tous les fichiers du site. Est-ce le cas ici?

    • [^] # Re: La vraie révolution...

      Posté par . Évalué à 1.

      Ça veut dire exécuter 2 apaches démarrés avec des utilisateurs différents. Je ne sais pas si apache sait faire, c’est certainement possible, mais je ne vois pas comment un CMS pourrait imposer une configuration système à l’administrateur. As-tu une idée ?

      • [^] # Re: La vraie révolution...

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Ça pourrait être deux applis séparées, ayant accès à la même base de donnée, par exemple. Après, rien n'empêcherai celui-qui-ne-peut-pas-faire-autrement (mutualisé) de mettre l'appli d'édition dans le même DocumentRoot, mais celui qui en a les moyens (virutalisé, dédié), il peut avoir deux DocumentRoot, et deux utilisateurs etc. avec mpm-peruser… On pourrait même imaginer l'appli d'édition uniquement disponible au frais en intranet sur un second serveur, tandis que les pages publiques sont sur le feu, en ligne.

        ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes

      • [^] # Re: La vraie révolution...

        Posté par . Évalué à 2.

        Comme a répondu Thomas DEBESSE, deux applications s'exécutant sous deux comptes séparés. J'ai «bricolé» ainsi un site Joomla en interdisant l'accès administratif via http et en le forçant via https. Ça demande de peaufiner les droits d'accès fichier/répertoire à la mano (donc de savoir où l'interface d'admin doit avoir accès en écriture ou pas, en plus des répertoires où Joomla doit écrire aussi, genre ./logs et ./tmp…) car Joomla n'est pas du tout prévu pour ce mode de fonctionnement. Heureusement, ça reste faisable et, jusqu'à présent, j'ai toujours réussi à trouver une parade. Le processus principal peut être un Apache, le second un lighttpd (c'est mon cas) ou un xinetd, n'importe quoi.

    • [^] # Re: La vraie révolution...

      Posté par . Évalué à 1.

      D'autant que je m'en souvienne c'est la manière dont fonctionne le vénérable Bricolage. L'interface d'administration était séparée et le contenu poussé sur un ou plusieurs serveurs distants.

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