QSOS ou comment gagner en objectivité dans l'évaluation et la sélection de logiciels libres

Posté par (page perso) . Modéré par Jaimé Ragnagna.
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27
mai
2006
Technologie
Pour un particulier comme pour une entreprise, la sélection d'un logiciel est souvent un moment critique car il est rarement simple de revenir en arrière. Or pour les logiciels libres cette sélection est plus complexe que pour des logiciels commerciaux car davantage de points rentrent en ligne de compte (pérennité du logiciel, solidité de l'équipe des développeurs, risques de forks...).

La méthode et le référentiel QSOS (Qualification et Sélection de logiciel Open Source) visent à formaliser à capitaliser le travail d'évaluation et de sélection en proposant de fédérer les efforts.

QSOS c'est :
  • une méthode qui est aujourd'hui en version 1.6
  • un format XML pour les fiches d'évaluation
  • des éditeurs de fiches
  • des bibliothèques (actuellement Perl, Java, Ruby et Javascript)
  • un référentiel de fiches d'évaluations
  • un travail public sur un CVS et une liste de diffusion

La méthode est sous GNU FDL sans restriction, le reste est sous GPL v2.
  • # QSQSOS

    Posté par . Évalué à 8.

    Et comment savoir si QSOS est pérenne, que son équipe est solide ? ;P

    Blagues à part, c'est une excellente initiative !
    • [^] # Re: QSQSOS

      Posté par . Évalué à 8.

      et bien ça n'a pas été dit dans la dépèche elle-même (peut-être par pudeur ou pour éviter de se faire lapider parce que ça aurait fait de la pub), mais on distingue distinctement :

      "QSOS est mise à disposition sous licence libre par Atos Origin." en haut à gauche, et deux autres mention de Atos Origin dans le glossaire tout en bas.
  • # Lien avec OpenBRR

    Posté par (page perso) . Évalué à 9.

    L'idée et l'initiative sont toutes deux très bonnes.
    Je n'ai pas encore tout bien lu sur la méthode et le projet
    mais je voulais signaler qu'il existait également une
    méthode d'évaluation OpenBRR (http://www.openbrr.org/)
    qui semble également très intéressante.
    Y-a-t-il un lien entre ces 2 projets?
  • # Choix de licence

    Posté par . Évalué à 5.

    Je n'ai pas tout lu dans le détaille. Mais je trouve amusant le tableau pour le choix de la licence : http://qsos.free.fr/methode/fr/qsos-img22.png
    Quelque chose me dit que la réponse est 2...
    • [^] # Re: Choix de licence

      Posté par (page perso) . Évalué à 6.

      Dans ce tableau, "Protection contre les forks commerciaux" est un terme qui ne me parait pas le meilleur. Forks avec fermeture des sources me semble beaucoup mieux décrire le risque encouru.
      • [^] # Re: Choix de licence

        Posté par (page perso) . Évalué à 5.

        oui, c'est mieux.
        c'est une formulation qui nous a déjà fait pas mal gamberger. A vrai dire, ce n'est pas évidant de faire des phrases courtes pour décrire les différences entres les licences sans tomber dans les caricatures.
        • [^] # Re: Choix de licence

          Posté par . Évalué à 6.

          Cette critique était assez anequedotique et je trouves assez intéressant le travail fait. Mais je pense que ce serait pas mal de revoir ce passage, parce qu'en soit, ce tableau s'annule de lui même vu qu'au fininal : GPL, c'est pas bien parce qu'on peut pas faire du propriétaire, mais c'est bien parce qu'on ne peut pas en faire du propriétaire, et vis versa avec BSD (j'utilise BSD et GPL, mais va aussi pour les autres).
          En tout cas, ce genre de documentation est intéressente, parce qu'elle permet de nous faire penser à des points que l'on aurait peut-être remarqué que... trop tard.
          • [^] # Re: Choix de licence

            Posté par (page perso) . Évalué à 3.

            Attention a la notion de "bien" et de "mal". Ici ce ne sont que des pondérations. On peut très bien imaginer un filtre au moment de la selection qui exige qu'un critaire soit a 0.

            Pour le point que tu évoques, c'est en effet un problème. Nous l'avons corrigé sur le CVS. Actuellement nous cherchons a intégrer dans l'évaluation les applications non libres. Si vous êtes intéressé, je vous invite a donner vos avis sur la mailing list.
            http://lists.nongnu.org/mailman/listinfo/qsos-general
            • [^] # Re: Choix de licence

              Posté par . Évalué à 5.

              Concernant la neutralité de la grille de lecture, je trouve un peu maladroite la notion de "viralité" d'une licence : le terme en lui-même induit un jugement de valeur ("du latin virus : poison, toxine", dixit wikipedia)

              "- Tiens, cher client, il vous intéresse ce produit, il est très bien, il a une licence virale, mais c'est sans conséquence vu notre pondération ?".

              J'ai comme l'impression que malgré tous les argumentsqu'on pourra mettre ensuite, licence virale, c'est pas très vendeur. Sans compter que le terme nous viens tout droit du marketing du plus anti-LL des éditeurs qui soient.

              Que diriez-vous d'"extensitvité" ?
              • [^] # Re: Choix de licence

                Posté par (page perso) . Évalué à 5.

                C'est clair que les termes "virales" ou "comtaminantes" ne sont pas des plus cool en informatique.
                "Propagation des droits" serait peut être mieux, car "extensivité" peut être assimilé à l'extensivité du logiciel, ou pire, faire croire qu'on peut ajouter des clauses à la licence.

                Adhérer à l'April, ça vous tente ?

                • [^] # Re: Choix de licence

                  Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                  On en a pas mal parlé en interne. Nous avions décidé de laisser ces termes fautes de mieux. Mais c'est vrai que virales fait penser au GPL == cancer de Bill G. mais nous le changerons provablement dans la porchaine version.
                  • [^] # Re: Choix de licence

                    Posté par (page perso) . Évalué à 5.

                    Et pourquoi pas "gauche d'auteur" ? C'est sous ce terme que pas mal de copain désigne le copyleft et la "viralité" de la GPL. Au moins, l'appelation a une connotation positive car quasiment tout le monde accepte le bien fondé de droits d'auteur (raisonable ... pas 60 ans après la mort du créateur comme Disney l'a imposé aux USA).
                    • [^] # Re: Choix de licence

                      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                      C'est vrai qu'en france, on est très raisonnable, c'est seulement 70 ans ... seulement 2 fois la durée écoulée depuis l'ère des PDP-11.

                      Blague à part, gauche d'auteur est LE bon terme, mais les "débutants|décideurs pressés" ne connaissent surement pas la signification.

                      Adhérer à l'April, ça vous tente ?

                      • [^] # Re: Choix de licence

                        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                        Ah bon, je croyais qu'en France, c'était 50 ans sauf si on est "mort pour la France" dans quel cas cela double (cf St Exupéry).

                        Sur l'autre point, a mon avis, on doit aussi expliquer à un débutant ce qu'est une licence virale... Alors mettre gauche d'auteur ou virale, je préfère le premier ;-) Au moins, on fait une action civique et il pourra utiliser la gauche d'auteur dans un autre contexte (notament publication de livres).

                        Un livre édité sous gauche d'auteur met en valeur une volonté claire de l'auteur. Allez dire que vous publiez vos bouquins sous une licence virale !

                        Bref, les vers, c'est plutôt du coté de bricosoft qu'il faudrait allez les chercher ;-)
                        • [^] # Re: Choix de licence

                          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                          CODE DE LA PROPRIETE INTELLECTUELLE
                          (Partie Législative)

                          Article L123-1

                          (Loi nº 97-283 du 27 mars 1997 art. 5 Journal Officiel du 28 mars 1997 en vigueur le 1er juillet 1995)

                          L'auteur jouit, sa vie durant, du droit exclusif d'exploiter son oeuvre sous quelque forme que ce soit et d'en tirer un profit pécuniaire.
                          Au décès de l'auteur, ce droit persiste au bénéfice de ses ayants droit pendant l'année civile en cours et les soixante-dix années qui suivent.


                          Il existe peut être d'autre subtilités, mais je ne suis pas juriste.

                          Adhérer à l'April, ça vous tente ?

                      • [^] # Re: Choix de licence

                        Posté par . Évalué à 5.

                        Blague à part, gauche d'auteur est LE bon terme, mais les "débutants|décideurs pressés" ne connaissent surement pas la signification.

                        "Gauche d'auteur", non seulement ne veut pas dire grand'chose - on perd la richesse du jeu de mot original en faisant une traduction littérale (left dans copyleft est avant tout le participe passé du verbe to leave : on laisse la copie au bon vouloir de l'utilisateur) -, mais en plus il inscrit le copyleft dans une dimension politique très particulière qui n'est pas justifiée. Je signale que les partisans du copyleft ne sont pas forcément de gauche et les BSDistes pas forcément de droite...

                        En fait, on s'aperçoit rapidement que les seules personnes promouvant le terme "gauche d'auteur" sont les personnes voulant justement que le libre se range derrière un étendard politique particulier (par exemple, certains militants PS).

                        Par contre, l'adjectif "transitif" fait référence à un concept mathématique bien défini et décrit correctement le mécanisme du copyleft : il est de plus neutre politiquement et non-péjoratif.
                        • [^] # Mais pourquoi tant de 'haine|incompréhension|frustration' ?

                          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                          Euh ... je veux bien, mais faut arreter de voir le mal partout ...
                          Si je milite ici, c'est simplement en faveur du Logiciel Libre, mes idées politiques sont trop compliquées pour que je prenne le temps de les poster sur un forum (<maVie> en tout cas, c'est pas super en phase avec le PS, je suis de gauche, quand même ! </maVie>).

                          Tu pourra retouver le terme "gauche d'auteur" sur le site de ce que je considère comme étant la source du copyleft : GNU
                          http://www.gnu.org/licenses/licenses.fr.html#WhatIsCopyleft

                          En revanche, je suis d'accord qu'on perd l'origine humoristique du terme, dans la version francaise.

                          Adhérer à l'April, ça vous tente ?

                          • [^] # Re: Mais pourquoi tant de 'haine|incompréhension|frustration' ?

                            Posté par . Évalué à 2.

                            Euh ... je veux bien, mais faut arreter de voir le mal partout ...

                            Pardon, je ne voulais pas t'attaquer, je parlais en général des personnes employant ce terme. Une vérité statistique, pas systématique.

                            Tu pourra retouver le terme "gauche d'auteur" sur le site de ce que je considère comme étant la source du copyleft : GNU

                            Oui, c'est bien la GPL qui a introduit la notion de copyleft dans les licences logicielles (à ma connaissance).
                            La traduction est apparemment d'Odile Bénassy, je me demande si le terme "gauche d'auteur" a été adoubé par RMS car ce n'est manifestement pas neutre du tout. Même si RMS ne fait pas de mystère de son engagement à gauche par ailleurs, il me semble que les textes du site GNU évitent soigneusement de lier le logiciel libre à un bord politique particulier.
                          • [^] # gauche, adj. et n., v. 1225 : p.-ê. de gauchir

                            Posté par . Évalué à 2.

                            Je cite le Petit Robert :

                            « [I] 1. Qui est de travers, qui présente une déviation. [...] 2. Dépourvu de grâce, d'adresse, d'assurance. [...] [II] 1. Qui est du côté du c½ur, parce que cette main est malhabile, gauche (I,2e). [...] 2. N. f. la gauche : orientation de l'espace correspondant au côté gauche d'une personne, et par analogie d'une chose. [...] [III] N. f. la gauche : les membres d'une assemblée politique qui siègent à gauche du président et professent des idées avancées, progressistes. [...] »

                            Bref, à moins qu'elle ne s'adresse qu'à des gauchistes convaincus, l'expression « gauche d'auteur » me paraît particulièrement... gauche !
                        • [^] # Re: Choix de licence

                          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                          Il est vrai qu'en ce moment, gauche d'auteur fait un peu penser à la gauche politique. C'est surtout du, à mon avis, au fait que la droite gouverne en France et en Europe et que sur la question des brevets logiciels, on ne peux pas dire que la position du gouvernement ni de la commision ne soit très claire. Mais cette tendance, gauche d'auteur - gauche politique, est je pense passagère...

                          Et puis, même si on perds le jeu de mot originel, on peux en trouver d'autres dans les traductions et je te propose notament celle-ci : Droit d'auteur, droit -> rectiligne, carré... Gauche d'auteur, gauche -> tordu, bircornu... On voit donc sous-jacent le livre d'Eric Raymond : "La cathédrale et le bazar". Deux modes de développement, l'un plus associé historiquement aux logiciels propriétaires et l'autre plus lié à un développement communautaire libre, l'un qui utilise le copyright et l'autre le copyleft.

                          Comme quoi, une traduction peut aussi, à mon avis, enrichir un sens...
                    • [^] # Re: Choix de licence

                      Posté par . Évalué à 3.

                      Oui le terme "Copyleft" est en effet plus positif que "Viral". Il faudra juste expliquer en quoi cela consiste dans la méthode elle-même.
                    • [^] # Re: Choix de licence

                      Posté par . Évalué à 1.

                      Je pensais (pense encore) que gauche d'auteur désigne la qualité d'une licence qui empêche la propriétarisation du code.
                      Pour moi, la LGPL est aussi copyleft.

                      Me trompè-je ?

                      Pour le coup, la proposition donnée plus loin de transitivité me semble être bien plus pertinente et bien trouvée.
              • [^] # Re: Choix de licence

                Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                Pour rester dans le champ lexical de l'informatique, on pourrait dire que les modifications "héritent" de la licence ?
    • [^] # Re: Choix de licence

      Posté par . Évalué à 1.

      Oui, c'est la pondération qui fait la différence sur la note finale pour un contexte particulier.
  • # ortograf

    Posté par . Évalué à -1.

    s/publique/public
  • # Evaluation de projets libres

    Posté par . Évalué à 4.

    On pourra trouver une autre méthodologie ici :
    http://www.libroscope.org/Benchmark-23-logiciels-libres
    (les buts sont différents et donc les critères utilisés aussi)
    • [^] # Re: Evaluation de projets libres

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      GNAT Pro : 0% libre

      hé ben ... si c'est pas de l'intégrisme tout ça. C'est du GPL, c'est libre. Ce n'est peut-être ni collaboratif ni ouvert ... mais c'est du logiciel libre.
      • [^] # Re: Evaluation de projets libres

        Posté par . Évalué à 2.

        J'adore cette façon d'employer le mot "intégrisme" quand on n'est pas d'accord avec une méthode d'évaluation ;)

        Pour le reste, oui, la grille de critères utilisée est partiale, en même temps qu'elle est expliquée au début de l'article. Nous pensons que le libre n'est pas qu'une affaire de licences, ce qui explique la teneur des questions posées. Mais on n'a pas prétendu être les tenants de la vérité sur le Libre (tm).

        En passant, nos critères effectuent l'évaluation pratique du "droit à forker" évoqué ici :
        http://www.usemod.com/cgi-bin/mb.pl?RightToFork
        • [^] # Re: Evaluation de projets libres

          Posté par . Évalué à 2.

          Ce sont bien les auteurs de la page qui ont écrit dans leur tableau xxlibre ! Ils ne parlent pas de notes de 0 à 100 selon leurs critères. Pourquoi pas, mais vu qu'ils prétendent détenir la vérité, il est légitime de les critiquer de façon radicale.
        • [^] # Re: Evaluation de projets libres

          Posté par (page perso) . Évalué à 4.

          Surtout que c'est plutôt non-intégriste.

          L'étude est intéressante, mais la redéfinition du mot 'libre' est peut-être malvenu.

          Pourquoi ne pas plutôt essayer de créer un nouveau "concept" comme 'communautaire', ou 'public' ?

          Parce que là, ça fait un peu : vous n'avez rien compris, les 4 libertés fondamentales, ça suffit pas pour être libre, faut aussi (tous vos critères).

          Déjà que certains trouvent que la GPL, de part son obligation de redistribution sous GPL, n'est pas si libre que ça. Si en plus, il faut fournir les sources à tout le monde, mais aussi avoir un serveur publiquement accessible, à ses frais, de gestion de mailing-list, de bugs et downloads ...

          Essayez de ne pas détourner le terme 'libre', merci :) .
          • [^] # Re: Evaluation de projets libres

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.


            L'étude est intéressante, mais la redéfinition du mot 'libre' est peut-être malvenu.

            Pourquoi ne pas plutôt essayer de créer un nouveau "concept" comme 'communautaire', ou 'public' ?

            Parce qu'on parle bien de libre.

            Parce que là, ça fait un peu : vous n'avez rien compris, les 4 libertés fondamentales, ça suffit pas pour être libre, faut aussi (tous vos critères).

            Déjà que certains trouvent que la GPL, de part son obligation de redistribution sous GPL, n'est pas si libre que ça. Si en plus, il faut fournir les sources à tout le monde, mais aussi avoir un serveur publiquement accessible, à ses frais, de gestion de mailing-list, de bugs et downloads ...

            Le libre est une démarche exigeante. Vae victis.
            http://www.libroscope.org/Liberer-les-logiciels

            Le métier dont je vis depuis 1999 est l'intégration de logiciel libre : je prend des logiciels que j'adapte pour les clients, et j'essaie qu'ils ne soient pas obligés de faire des pieds et des mains pour les maintenir, qu'ils puissent les comprendre, les maintenir, les étudier et les modifier et les redistribuer. Les 10 règles proposées, sont des règles simples issues de ma pratique pendant 6 ans. Les 4 libertés s'appliquent au logiciel comme un tout, non aux licences uniquement. Se baser uniquement sur la licence, c'est comme jugé une personne sur ces intentions et non sur ses actes. Après tout, les licences ne sont qu'une déclaration d'intention.

            Se poser des questions de la pratique de libérer les logiciels (qui nécessite une licence libre) est à mon avis une démarche saine. Les licences libres sont une conditions nécessaire mais non suffisante pour accéder aux quatres libertés.

            Pour info, on a pas fait de critère pour l'évaluation du code, car libroscope n'a pas vocation à parler technique. À ce titre je rajoute les critères pour le code sur linuxfr que j'applique.

            En ce qui me concerne quand je regarde le code je regarde :

            0) les données internes et externes ! (la chose la plus importante en ce qui me concerne)
            1) dispersion des fichiers (beaucoup de fichiers dispersés c'est un enfer, tout dans un gros fichier aussi)
            2) cohérence dans les nommages (begin/end,star/stop), notation wiki ou avec_underscore suivie
            3) inclusion des tags $Id$ pour le traçage des versions (svn/cvs)
            4) style de l'auteur (est-ce que l'on à affaire à un texte littéraire dont les noms sont faits pour aider ou un truc laborieux)
            5) programmation scolaire (genre les gens qui veulent du OO partout et qui font des getteur et des setteurs pour accéder aux tables de hachage en PHP je fuis),
            6) intégration (la personne s'appuie-t'elle intelligemment sur l'OS/distro) ;
            7) réinvention de la roue ou sur-utilisation de projet ;
            8) complexité (plus un code est complexe, plus il risque de foirer)
            9) Enfin pour vérifier que je comprend le code, j'essaie systématiquement de trouver comment modifier la fonction login/authentification.

            Un bon code ne nécessite pas de doc, SAUF pour les librairies ou l'API doit être décrites (arguments en entrées, en sortie, traitement, et exemples de code). Je lis toujours les documents : sur les modes de configuration d'un logiciel, l'idée générale derrière le projet.

            Cependant, j'ai souvent remarqué que les 10 critères énoncés dans le benchmark étaient suffisants pour assurer de manière satisfaisante la qualité du code ; peut être que quand le code est visible/modifiable par tous, il a plus de chance d'être corrigé.

            PS j'ai au mieux 70% comme note avec le code que j'écris.
            • [^] # Re: Evaluation de projets libres

              Posté par (page perso) . Évalué à 3.

              Parce qu'on parle bien de libre

              dans mon dictionnaire, libre est un adjectif et quand on dit le libre, c'est pour "le logiciel libre". Là l'article évalue le caractère collaboratif ou non du processus de développement. C'est quand même pas pareil.

              L'article met bien de côté le côté technique, alors pourquoi mettre dans le même panier la licence du code avec les caractéristiques du processus de développement ?

              En fançais on évite les problèmes de sens du mot free en anglais, c'est franchement pas la peine d'en créer en surchargeant le mot libre comme vous le faites.
              • [^] # Re: Evaluation de projets libres

                Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                http://www.gnu.org/philosophy/shouldbefree.html

                La question du logiciel libre initialement est : celle de s'assurer que les logiciels n'ont pas la possibilité d'être approprié par des personnes. RMS a trouvé une solution technique à un problème qui ne l'était pas. Mais sa question originale est toujours valide : comment s'assurer qu'un logiciel est libre.

                Sa réponse est d'énoncer 4 libertés qui doivent s'appliquer à un logiciel. Et il postule qu'avoir une licence suffit pour que ces libertés soient disponibles.

                Remontons à la question originale : pourquoi Stallman n'aime pas l'appropriation ?
                Parce que cela restreint les libertés (voir le texte)... Est ce que ce qui importe c'est l'objectif (que le logiciel n'est pas de propriétaire) ou le moyen ?

                Placer un logiciel sous licence libre est un moyen, pas une fin, et on peut questionner (ce qui est le but véritable de l'article) le postulat : logiciel libre = logiciel placé sous licence libre et se demander si cela permet bien d'obtenir l'objectif voulu : avoir l'usage entier des 4 libertés.
          • [^] # Re: Evaluation de projets libres

            Posté par . Évalué à 2.

            Concernant le GNAT, une réponse documentée vient d'être postée sur libroscope.org (1er juin 2006, par Ludovic Brenta). Elle met en lumière la contre-vérité selon laquelle GNAT Pro serait un fork de GCC.
            • [^] # Re: Evaluation de projets libres

              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

              Ta mise en lumière aurait été pertinente si j''avais affirmé que GNAT était un fork de gcc. C'est bien de redresser un tort quand il existe.

              Sinon on remarquera que QSOS est sur savannah et non sur sourceforge alors que savannah est un fork de sourceforge. Quelle raison de choisir savannah : sourceforge est pourtant sous GPL.

              Pourquoi la FSF a-t'elle donc forké un projet "libre", si la licence est suffisante ? Pourquoi des gens choisissent savannah ?
              • [^] # Re: Evaluation de projets libres

                Posté par . Évalué à 1.

                Je précise que je ne suis pas l'auteur du commentaire sur libroscope.org. Simplement, votre article m'a agacé et je l'ai signalé sur fr.comp.lang.ada, et j'avoue que j'ai été très surpris de voir quelqu'un réagir au quart de tour.

                Alors, de quel "logiciel GNU" prétendez-vous que GNAT Pro est un fork? Disons que votre article ne brille pas par sa clarté. Que signifie donc le point d'interrogation après GPL, par exemple?

                Enfin, bref, si je vous comprend, selon vous AdaCore c'est le Dr. Jekyll, qui développe la version de GNAT intégrée maintenant dans gcc, et le méchand Mr. Hyde qui, la nuit, développe GNAT Pro? A la rigueur cette analyse pourrait se concevoir, mais dans ce cas il faudrait peut-être parler de la version publique du GNAT, tant vos propos sur AdaCore s'apparentent à de la diffamation!
                • [^] # Re: Evaluation de projets libres

                  Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                  Ce qu'on dit c'est qu'il y a aucune ressource publique pour évaluer les aspects libres (selon nos critères) de GNAT PRO. L'idée de l'article c'est justement d'essayer d'évaluer le caractère libre dans la pratique d'un projet à partir des informations publiquement disponibles sur le web sans passer par la case 3 jours sans dormir.

                  A libroscope on est pas madame Irma, si on a pas les informations on met 0, c'est d'ailleurs expliqué.

                  Où est la diffamation ? Pour toi peut être qu'il suffit de mettre GNU pour dire que c'est libre, comme certains pensent que mettre oracle ou java est un critère de qualité. En ce qui me concerne, ce n'est pas un argument, je préfère tenter de voir si j'ai les moyens d'appliquer les 4 libertés que sont sensés me donner la licence.

                  C'est pas tout d'avoir des droits sur le papier, c'est encore mieux de vérifier qu'on les a dans les faits. Pour GNAT PRO on a dit ce qu'on avait à dire, il y a rien à rajouter, rien à retirer.
        • [^] # Re: Evaluation de projets libres

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          J'adore cette façon d'employer le mot "intégrisme" quand on n'est pas d'accord avec une méthode d'évaluation ;)
          En ce qui me concerne, ce n'est pas la méthode d'évaluation qui est en cause, c'est juste l'évaluation elle même.

          Ludovic a déjà répondu point par point sur la page de l'article en question.
          La réponse de Julien à Ludovic parle de mauvaises pratiques, comme un code volontairement confus et pas de CVS publique, et l'évaluation met en doute la GPL.
          Il est très simple de vérifier que c'est faux :
          GNAT est intégré régulièrement dans gcc : est-ce que accéder aux sources de gcc et à la mail list de gcc est un problème?
          Pour les autres logiciels d'AdaCore, l'accès à chaque CVS est décrit sur ces pages, ainsi que la mail list correspondante :
          https://libre2.adacore.com/aws/
          https://libre2.adacore.com/gps/
          https://libre2.adacore.com/xmlada/
          https://libre2.adacore.com/GtkAda/
          https://libre2.adacore.com/polyorb/

          Il y a bien sur des sociétés qui ne joue pas le jeu du logiciel libre mais essayent d'en profiter : alors laminer une boîte pour qui c'est presque une religion, et qui contribue depuis des années un code exemplaire au monde du libre me paraît bien injuste.

          Et si vous doutez de la sincérité d'AdaCore dans cet engagement au point de qualifier de démarche marketing le sponsoring des RMLL ou l'adhésion à l'APRIL, demandez-vous juste quel intérêt elle peut bien y trouver, vu la nature de son business.

          Il ne s'agit pas d'une réaction épidermique, je ne fait pas partie d'AdaCore et n'en ai pas d'actions. C'est juste pour vous donner des arguments.
          Vous ne saviez pas tout sur GNAT, c'est pas grave. Reconnaissez juste que au vu de ces infos (en particulier bien sur la réponse de Ludovic), et au regard de vos propres critères, vous l'avez massacré.
  • # Solidité de l'équipe

    Posté par (page perso) . Évalué à 5.

    Je ne suis pas sûr de bien comprendre pourquoi la solidité de l'équipe et la pérennité du logiciel sont des critères spécifiques au logiciel libre. Autant le risque de fork est assez spécifique au libre, autant il me semble que les deux mondes peuvent voir une équipe se casser la gueule et ne plus maintenir le logiciel...

    Bref, je ne crois pas que choisir correctement un logiciel soit plus difficile pour du libre que pour du propriétaire.
    • [^] # Re: Solidité de l'équipe

      Posté par . Évalué à 4.

      C'est exact.
      Une bonne partie des critères génériques de QSOS ne sont pas spécifiques aux logiciels libres uniquement (nous travaillons d'ailleurs à la comparaison logiciels libres/propriétaires et nous sommes preneurs de toute idée).
      Les logiciels/projets libres apportent cependant les spécificités suivantes :
      - Une certaine transparence, qui permet de vérifier de manière objective certains critères, alors que pour les logiciels propriétaires on est obligé de croire ce que nous dit l'éditeur...
      - Un risque, réel ou juste ressenti par les entreprises notamment (d'où notre besoin de formaliser une méthode objective), souvent lié à des interrogations sur la pérennité et la stratégie d'un projet open source.
    • [^] # Re: Solidité de l'équipe

      Posté par . Évalué à 2.

      Je suis assez d'accord avec la premiere partie de cette remarque. En fait, les memes criteres (perennite, solidite de l'equipe, etc.) entrent en ligne de compte pour evaluer des logiciels proprietaires, mais ils sont en general impossible a mesurer.

      Ce qui est selon moi vraiment particulier avec les logiciels libres c'est que d'une maniere generale, les informations qui nous permettent de les evaluer sont disponibles. C'est plus le fait de donner un sens a toutes ces informations qui est difficile. En realite, on se pose plus de questions pour evaluer un logiciel libre tout simplement parce qu'on a la capacite d'en obtenir les reponses, ce qui peut etre franchement difficile pour un logiciel proprietaire (par exemple, je ne connais pas la taille de l'equipe de developpement de WebSphere, je ne sais pas si des gens ont quitte la boite dernierement, et je pense que je ne le saurai jamais).

      Je pense que c'est en cela que c'est plus "difficile" d'evaluer un logiciel libre. Mais cette difficulte se traduit aussi par des resultats probablement plus pertinents, car des parametres "impossible" a mesurer pour des logiciels proprietaires le sont dans le cas des logiciels libres.
    • [^] # Re: Solidité de l'équipe

      Posté par . Évalué à 2.

      Comme je l'écris au-dessus, on peut même penser que la possibilité de forker est une condition sine qua non pour qu'un logiciel soit réellement libre.

      Le fork, au lieu d'être un risque négatif, devient au contraire une modalité de gestion des projets qui garantit leur bonne santé. On peut voir le fork comme une épée de Damoclès qui limite le pouvoir du tyran ou de l'aristocratie du projet (*) :
      The right to fork guards the project against single points of failure. For example, the right to fork is a powerful check upon the influence of the benevolent dictator on the project's work, and through the project's work, on the community itself. The presence of this right provides strong assurance for any participant in the community to contribute his/her efforts to the community, and lack of it calls into question the open nature of a BenevolentDictator's leadership of that community.
      (cf. http://www.usemod.com/cgi-bin/mb.pl?RightToFork )

      (*) les termes "tyran" et "aristocratie" sont employés ici sans connotation péjorative, de même que "benevolent dictator" dans l'extrait cité


      Alors on peut évidemment s'interroger sur des projets comme OpenOffice.org, qu'il est probablement impossible de reprendre pour une équipe indépendante de l'équipe actuelle (composée en grande partie d'employés de Sun Microsystems).
  • # OSMM

    Posté par . Évalué à 1.

    En matière d'antériorité je crois qu'on peut aussi citer OSSM (http://www.seriouslyopen.org) de Capgemini.

    Mais bon je suis probablement pas objectif :-)
    • [^] # Re: OSMM

      Posté par . Évalué à 1.

      Si, si c'est tout à fait objectif et factuel.
      Pour (tenter d')être complet, voici le panorama des méthodes d'évaluation que je connais :

      Méthode d'évaluation des aspects maturité/pérennité :
      - OSMM de Cap Gemini, http://www.seriouslyopen.org, 2004
      - OSMM (sic) de Navica, http://www.navicasoft.com/pages/osmm.htm, 2004
      - Libroscope (que je découvre), http://www.libroscope.org/Benchmark-23-logiciels-libres, 2005

      Méthode intégrant aussi les aspects techniques et fonctionnels :
      - QSOS, http://qsos.org, 2004
      - OpenBRR, http://www.openbrr.org, 2005

      Lorsque nous avons ressenti le besoin de formaliser une démarche d'évaluation de logiciels/projets libres et open source, nous avons fait ce travail de recherche des méthodes déjà existantes, mais aucune n'était libre et aucune n'intégrait (à l'époque) les aspects techniques et fonctionnels. Cela nous démangeait, on s'est donc grattés... ;)

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