Synthèse de la table ronde politique des RMLL

Posté par (page perso) . Modéré par tuiu pol.
Tags : aucun
14
15
juil.
2010
Justice
La traditionnelle table ronde politique des RMLL s'est tenue le jeudi 8 juillet 2010, entre 14h40 et 18h. Elle était animée par Benjamin Bayart, l'élégance geek personnifiée avec sa cravate XKCD, et comprenait 2 parties.

La première était un échange sur le rôle du Parlement dans le cadre de votes de lois ayant trait aux libertés numériques ; les intervenants étaient Tangui Morlier, membre actif de l'initiative Regards citoyens, et Nicolas Dupont-Aignan, député et maire d'Yerres (Essonne).

La seconde partie était une mise à jour des dossiers « qui nous intéressent » pour reprendre l'expression de Benjamin Bayart. Les intervenants étaient  : Frédéric Couchet, délégué général de l'April, Jérémie Zimmermann, porte-parole et cofondateur de La Quadrature du Net, Jérôme Relinger, responsable national TIC auprès du Parti Communiste Français (PCF), Hervé Le Crosnier (maître de conférences, Université de Caen) et, par vidéo, Catherine Trautmann, député européenne PS et rapporteuse du Paquet Télécom. Voici un bref résumé de cette table ronde n'incluant pas les questions-réponses ayant suivi. Avertissement préalable : il s'agit de mes notes personnelles. Sachant que la vidéo de la table ronde n'est pas encore disponible, que la transcription faite en direct par le groupe Transcriptions de l'April est encore incomplète et que je ne peux pas écrire plus vite que ce que je fais, il y a forcément quelques imprécisions.

Première partie
Animateur : Benjamin Bayart
Intervenants : Tangui Morlier, président de l'April, et Nicolas Dupont-Aignan, député et maire d'Yerres (Essonne).
La députée européenne PS Catherine Trautmann, rapporteuse du Paquet Télécom, ne pouvant être présente sur place, elle a envoyé une brève présentation vidéo de la procédure d'étude et vote d'un projet de loi au Parlement Européen.

Après une brève introduction, Benjamin Bayart a ouvert la discussion en précisant que le rôle du Parlement français est davantage décisionnaire que celui du Parlement Européen. Franck Riester n'a pas été choisi au hasard : l'UMP n'a pas pris parti parce que Nicolas Sarkozy est derrière et soutenu par des lobbies. Lors des votes, beaucoup d'abstentions d'UMP ont été remarquées et elles sont attribuables à des pressions présidentielles et lobbyistes. On est face à un véritable rapport de force problématique entre le décisionnaire et l'exécutif.

Benjamin Bayart continue en précisant que plusieurs députés déclarent être contre (HADOPI, par exemple) alors que leur scrutin est public. Comment comprendre donc ces positions mensongères, les pressions n'étant pas une explication suffisante ?

Nicolas Dupont-Aignan
La pression des internautes est trop importante : les rappels à l'ordre de la part des électeurs sont essentiels. Une manipulation de la part des majors est à noter : aucune rémunération n'est assurée pour les artistes de leur part, mais il n'y a aucune licence globale non plus. Le gouvernement, pour faire plaisir au président et aux majors, a ainsi voté une loi « usine à gaz » qui est néfaste pour tout le monde. Il y a plus grave encore : la création du réseau de fibres optiques. Aujourd'hui, la confusion est totale entre fournisseur d'accès et fournisseur de services ; de plus, il n'y a pas d'équipement équitable car un sur-équipement est présent dans certaines conglomérations très denses.

Tangui Morlier
Et vous, en particulier, qu'est-ce qui vous a fait comprendre les enjeux du numérique ?

Nicolas Dupont-Aignan
Avant tout, mon histoire personnelle. Ce que je souhaite souligner est qu'il faut faire pression sur les députés pour leur faire comprendre qu'ils perdront leurs électeurs s'ils font des bêtises. Un exemple de ce que je disais précédemment : à Yerres, à 20 km de Paris, sur les 11 000 foyers, presque 5 000 ont l'accès à internet bas débit (512 kbit/s). Comment faire venir des entreprises dans ces conditions ?
Il faut faire comprendre aux Français qu'il s'agit d'un enjeu de société et d'économie. Il faut casser l'oligarchie actuelle en France.

(question de François Pellegrini, du public)
Il y a une volonté de retirer la gestion des équipements internet des collectivités locales. Pourquoi le Parlement ne se saisit-il pas de la question ?

Benjamin Bayart rappelle que toute infrastructure publique doit être gérée par l'État.

Nicolas Dupont-Aignan
Voilà ma proposition : on peut organiser un petit colloque public à l'Assemblée pour expliquer et faire prendre conscience aux députés sur l'importance de l'enjeu numérique (la fibre optique, la neutralité du net, etc.). Personnellement, je ne vois pas comment un gouvernement va envoyer des lettres de coupure du net avant élections. Néanmoins, les forces économiques (les lobbies) ne sont pas à négliger.

(question de Benjamin Sonntag, du public)
L'accès à l'internet de la ville n'est pas assuré : quid de contacter les gens pour avoir leurs positions ?

Nicolas Dupont-Aignan
J'ai décidé de casser des monopoles en faisant appel à des fournisseurs libres {sourire en coin de la part de Benjamin Bayart, NdA} pour court-circuiter le racket des citoyens. L'équipement devrait être effectif vers juin 2011.
Vous êtes les héros de la liberté, battez-vous !

Applaudissements et pause

Deuxième partie
Animateur : Benjamin Bayart
Intervenants : Frédéric Couchet, délégué général de l'April, Jérémie Zimmermann, porte-parole et cofondateur de La Quadrature du Net, Jérôme Relinger, responsable national TIC auprès du Parti Communiste Français (PCF) et Hervé Le Crosnier (maître de conférences, Université de Caen)

Benjamin Bayart reprend cette partie en annonçant qu'elle sera consacrée à faire le point sur tous les sujets (dangers, opportunités) « qui nous intéressent ». Ces sujets son très nombreux : propriété intellectuelle, rapport Gallo,... Il promet qu'on finira avant 20h ;-)

Herve Le Crosnier
Il y a une quantité monumentale d'attaques contre les libertés numériques. Mais pourquoi, quelle est la raison de ces attaques ? Quelles sont les spécificités du numérique qui font qu'on veut l'interdire ? Il y a beaucoup d'avantages mais aussi beaucoup d'inconvénients au numérique :
  • premièrement, grâce au numérique, on peut rédiger de l'information : on n'est pas passif donc.
  • deuxièmement, le coût est très faible : on ne pourra donc plus jamais bloquer ce flux numérique. C'est un avantage. Un inconvénient sérieux est par contre le consentement général de payer moins ; ainsi, la culture tend à être moins payée, ce qui apporte de nouvelles questions auxquelles faudrait trouver de nouvelles réponses.
  • les réseaux baissent les coûts de la communication : il y a donc clairement une augmentation de la démocratie. Les dominants cherchent donc à bloquer la circulation de l'information. Ce blocage, dans le cadre des médias verticaux traditionnels, se fait d'abord par la publicité. Par exemple, Mediapart a pu sortir des infos sensibles parce qu'il y avait des gens qui avaient ces infos, mais aussi parce que Mediapart vit sans publicité. La liberté de pouvoir s'extraire de la publicité est donc une liberté fondamentale, peut-être à ajouter aux libertés du Logiciel Libre.

Je parlais des médias verticaux qui pratiquent la sélection de l'information : il faut donc s'extraire de cette sélection. Ainsi, avec internet, tout le monde peut s'exprimer, il n'y a pas de sélection des contenus diffusés. La dévalorisation, l'interdiction de la parole citoyenne sont invalidées par le net.

S'il y a donc une abolition de la neutralité de l'internet, toutes ces spécificités seront effacées.
Ce sera pareil si l'anonymat prenait fin. Aussi, il ne faut pas oublier la publicité comportementale. L'image pour illustrer son effet est quelqu'un qui est penché sur l'épaule de la personne pour voir ce qu'elle fait. Il y a ainsi une industrialisation de l'influence.

L'extension de la propriété intellectuelle est aussi un problème. Il s'agit de faire du droit d'auteur un droit mythique inattaquable qui empêcherait donc toute l'émergence culturelle telle la remix-culture ou encore les mash-up, en gros toute nouvelle forme d'art que des gens produisent parce qu'ils ont les moyens techniques de produire du nouveau à partir d'existant. Pareillement, un problème supplémentaire est la limitation du passage des oeuvres dans le domaine public. Or, l'objectif d'une oeuvre culturelle, sa plus grande gloire est d'être dans le domaine public, sinon elle n'a pas de valeur. Les brevets logiciels aussi sont un grand danger parce qu'ils assurent des monopoles entre les grandes entreprises pour empêcher l'innovation apportée par les petits acteurs et d'universitaires. Cette inégalité est flagrante.
Il y a une méthode appelée SLAPP (NdA: Strategic lawsuit against public participation, poursuites juridiques stratégiquement décidées contre le public). Il s'agit d'un cas où une grande entreprise ou un état porte atteinte à une personne physique. Le droit des marques est un exemple très parlant : je n'ai pas droit de mettre en nom de mon site « je boycotte Danone » par exemple. Ainsi, il y a un bridage de la liberté d'expression. Un autre exemple est ACTA dont Jérémie Zimmermann parlera plus tard. La tendance est en gros de caler la liberté d'expression sur les règles des interactions commerciales internationales.

Pour conclure en quelques mots, si on s'arrêtait pour regarder ce paysage, on verrait qu'il s'agit de défendre une radicalité porteuse de nouvelle démocratie. C'est la théorie des biens communs qui est au centre des enjeux de société.


Jérôme Relinger
Dans la suite de ce que disait Hervé Le Croisnier, il est important de voir comment le mouvent du logiciel libre apparaît comme un mouvement innovateur d'un ensemble un peu plus vaste de la société et de la connaissance. Le combat pour la liberté de l'information fait qu'on est dans le cadre d'une révolution informationnelle. Accéder à l'information, c'est accéder au monde, être partie de la société. Et dans cette société d'information et de connaissance qu'est la nôtre, le partage est essentiel. Dans la société de la connaissance, de la relation, j'ai intérêt à ce que l'autre ait ce que j'ai : si j'ai un tel portable et que je suis le seul à l'utiliser ça ne sert à rien. Il y a donc deux modèles émergents qui s'affrontent :
  • le modèle ouvert reposant sur le Logiciel Libre qui est annonciateur de la façon de faire autrement ;
  • le modèle fermé défini par la privatisation des connaissances. Ce modèle propriétaire vise à généraliser la rente et restreindre les biens communs qu'on peut partager et multiplier à l'infini. Toute la culture humaine est mise à mal ainsi que la démocratie (par le biais de filtrages, freinages, etc.).

Ces deux modèles se livrent une guerre qui risque de ne pas laisser des survivants, à long terme.

Globalement, la gestion de la biosphère, du génome, des formats ouverts, des standards,... ce n'est ni plus ni moins la question de la gestion démocratique. Le vrai enjeu est donc la gestion publique de l'intelligence collective.


Frédéric Couchet
Je vais commencer par un point précis : les brevets logiciels. En 2003, la directive avait été modifiée une première fois et puis, en 2005, la directive a été rejetée. Cela ne signifie pas que le danger est parti, mais c'est une victoire importante. Un autre dossier qui a cours actuellement et qui passe un peu inaperçu, mais cela tombe bien : c'était dans l'introduction par Catherine Trautmann. Cette dernière a évoqué le soutien de Neelie Kroes en faveur des standards ouverts. Neelie Kroes a un vrai historique envers les formats ouverts et l'interopérabilité. Elle est la Commissaire Européenne en charge des stratégies numériques, elle était notamment en charge du dossier de poursuites de Microsoft ; elle a produit l'Agenda Numérique, c'est un peu comme le Plan France Numérique 2012 qui a complètement disparu, mais à l'échelle européenne. Or, on le sait, le diable se cache dans les détails. Si on regarde de plus près, dans la première version de l'Agenda, le terme « interopérabilité » figurait clairement. Il y a eu un lobbying très important, des pressions, un vrai conflit entre Neelie Kroes et autres commissaires qui ne veulent pas des standards ouverts. Donc, ils ont inventé le « continuum d'ouverture » : ce qui est fermé est presque ouvert... et finalement, même les logiciels propriétaires le sont. Dans la version du document publiée en avril, le terme « standard ouvert » a été remplacé par « standard ». Donc, il y a des gens qui ont vraiment poussé pour que le mot « ouvert » disparaisse de l'Agenda Numérique. Neelie Kroes a une réelle connaissance du sujet et elle est vraiment de notre côté, mais le combat interne est monstrueux. Il est donc très important de la soutenir. (NdA : voir communiqué de presse April Agenda numérique pour l'Europe: l'interopérabilité dans les principes pour mieux l'oublier dans la pratique ?)

Souvenez-vous du RGI, c'est un document appelé le Référentiel Général d'Interopérabilité que les associations et communautés du Logiciel Libre ont poussé en France il y a quelques années. Le RGI expliquait comment les administrations échangent entre elles et insistait sur l'adoption du format ODF (Open Document Format) comme format de référence pour l'échange de fichiers. Bizarrement, il y avait des pressions pour que ce document ne soit pas publié. Éric Besson a même annoncé lors du Forum Mondial du Libre que le RGI allait être publié et finalement il ne l'a pas été. Entre-temps, Microsoft a proposé à l'ISO (organisme qui s'occupe des normes) de normaliser son standard OOXML. L'ISO amène la question auprès de l'AFNOR qui rejette OOXML, après 2 ans de travail de ses fonctionnaires. Sur ordre de l'Élysée, l'AFNOR change d'avis en 24h et introduit OOXML dans le RGI. Cela démontre le vrai pouvoir des lobbies économiques. C'était pareil pour DADVSI. Ces agissements provoquent des problèmes conséquents chez les citoyens et les fonctionnaires. Nicolas Dupont-Aignan nous a parlé tout à l'heure : la loi HADOPI a commencé à sensibiliser les gens. Ce que j'ai appris suite à ces combats est qu'il faut être transparent et travailler de façon ouverte, pas comme font les lobbyistes. Notre principal avantage, c'est notre force de conviction. Les députés ont été hallucinés quand des gens sont allés les voir, certains avaient des cravates avec Mickey {rires dans l'amphi} et en quelques années, la perception a beaucoup changé. Un politique se pose 2 questions : ce que vous voulez et quel pouvoir de nuisance vous représentez. C'est la force de frappe potentielle que vous représentez qui va forcément nous faire progresser, on a besoin de garder cette transparence et de ne jamais oublier que même si on fait beaucoup de choses pour défendre les libertés numériques, on le fait parce qu'il y a le logiciel libre à la base. Sans les développeurs de logiciels libres, notre activité ne servirait à rien. Je voulais juste profiter de cette table ronde politique pour dire merci, merci à tous ceux qui produisent des ressources libres.


Jérémie Zimmermann
Malheureusement, je ne partage pas l'enthousiasme d'Hervé quand il dit qu'on ne pourra pas arrêter les technologies numériques. Un exemple qui me fait douter est celui des radios. Quand les radios ont apparu, tout le monde en faisait : aux États-Unis, chacun plantait une antenne radio dans son jardin, c'était l'effervescence et de milliers, de millions de stations de radios florissaient. Un jour ça a cessé parce que la FCC, qui s'occupe aujourd'hui de la neutralité du net, a attribué les fréquences à quelques acteurs économiques. En conséquence, la participation de chacun était empêchée.
Donc, quels dangers nous guettent :
  • LOPPSI : avant la fin de l'année, cette loi reviendra en discussion ;
  • droit à l'oubli : il s'agit d'une arnaque phénoménale qui verra le jour ou pas. Cela existe déjà dans le cas où on parle des données personnelles. Si on parle de données publiques... elles sont publiques ;
  • proposition sur l'anonymat : rejeté et entériné ;
  • Paquet Télécom : la transposition à la loi française se fera en automne. Il faudra donc s'attendre à des amendements à venir ;
  • directive de la protection de l'enfance : l'objectif est de supprimer des sites ;
  • rapport Gallo : il s'agit d'un texte non législatif mais qui s'inscrit dans une initiative de renforcement de la propriété intellectuelle, de la police et de la justice privées. Le Parlement a répondu positivement pour l'écriture d'une directive : il s'agit d'IPRED2 (car le traité de Lisbonne donne le droit de législation pénale au Parlement Européen) ;
  • ACTA : ce traité impose un nouvel ordre mondial de propriété intellectuelle. Les négociations prévoient des sanctions pénales supplémentaires.


Cet inventaire à la Prévert justifie qu'on y passe le temps parce qu'il y a du moche dans tous les projets législatifs précédant l'ACTA, donc la mère de tous les problèmes. Les négociations autour d'ACTA sont un véritable bras de fer interinstitutionnel.

Le jour où on arrêtera d'être sur la défensive, où on pourra dire qu'on a vraiment gagné, ce sera le jour où on écrira des législations positives. En conclusion de conclusion, il est important de se servir de la liberté qu'on a parce que finalement, la liberté s'use si on ne s'en sert pas.


En conclusion de la table ronde, Benjamin Bayart s'est exprimé sur la neutralité du net. Il y a eu des points très positifs sur ce sujet. Une progression claire dans la vision du régulateur a été faite, les députés sont inquiets pour le rapport que les internautes ont avec le sujet.
Nous n'avons pas encore de nouvelles pour le recours auprès du Conseil d'État que nous avions déposé. De nombreuses consultations sur la neutralité du net sont attendues dans les mois à venir. Il est important de réagir parce que la neutralité du net est le point central : si on la perd, on perd tout le reste.
  • # Remarques

    Posté par . Évalué à 9.

    Sur ordre de l'Élysée, l'ISO change d'avis en 24h et introduit OOXML dans le RGI.

    Ca m'étonnerait que ce soit l'ISO qui s'occupe du RGI. Si mes souvenirs sont bons il s'agit de la DGME. Et l'histoire de l'ordre de l'Elysée, je crois que c'était pour le vote de l'AFNOR au moment du processus de normalisation d'OOXML à l'ISO. L'AFNOR allait voter non et en quelques jours les positions de la DGME et de la DGE (bref du gouvernement), qui avaient été consultées par l'AFNOR, ont changé ce qui a finalement poussé l'AFNOR à se contenter d'une abstention. Je ne pense pas qu'on en soit au point que l'ISO prend directement ses ordres du gouvernement français.

    Un exemple qui me fait douter est celui des radios. Quand les radios ont apparu, tout le monde en faisait : chacun plantait une antenne radio dans son jardin, c'était l'effervescence et de milliers, de millions de stations de radios florissaient. Un jour ça a cessé parce que la FCC, qui s'occupe aujourd'hui de la neutralité du net, a attribué les fréquences à quelques acteurs économiques.

    Là je comprends pas bien. On parle de la situation en France avec les radios libres ou aux Etats-Unis (ce qui justifierait de parler de la FCC) ? En plus, il y a toujours eu une spécificité majeure pour le spectre radioélectrique qui est que c'est une ressource rare dont l'attribution a toujours été régulé même au niveau mondial (CMR et IUT). Ce n'est que très récemment qu'on peut commencer à envisager un spectre totalement dérégularisé (cf. http://en.wikipedia.org/wiki/Open_spectrum ). D'ailleurs il faut aussi prendre en compte le contexte historique. Entre Internet, les radios, la télévision, le téléphone, on sait désormais des choses sur l'organisation des télécommunications qu'on ignorait alors. Je ne pense pas qu'un retour en arrière total soit possible. Mais c'est vrai qu'après avoir été relativement tranquille quelques années tant que les usages dépassaient la compréhension du législateur et que l'action de celui-ci n'était pas trop nécessaire au développement, on constate une certaine réaction d'une partie du monde politique.

    D'ailleurs ce que je trouve le plus inquiétant pour cette table ronde, c'est qu'elle a beau être politique, on se retrouve avec des participants du monde politique plutôt marginaux (DLR et PCF) et surtout avec aucun contradicteur.
    • [^] # Re: Remarques

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      Ca m'étonnerait que ce soit l'ISO qui s'occupe du RGI. [...]

      ISO a normalisé ODF ... et OOXML, suite aux pressions de Microsoft. Sinon, c'est bien la DGME qui avait rédigé le RGI. AFNOR est le pendant français de l'ISO, si je puis dire.
      Pour une histoire détaillée et complète, voir l'interview que Frédéric Couchet avait donné à Groklaw à ce sujet : http://www.groklaw.net/article.php?story=20080419005201783#f(...)

      Comme dit en début de la dépêche, il y a forcément des imprécisions dues au fait que je ne pouvais pas et écouter, et noter tout super précisément. Cette synthèse est surtout pour donner une idée de ce qui a été abordé aux gens n'ayant pas pu assister physiquement le temps que les vidéos sortent, sans aucune autre prétention. Merci donc d'être indulgent ;-)


      Là je comprends pas bien. On parle de la situation en France avec les radios libres ou aux Etats-Unis (ce qui justifierait de parler de la FCC) ?

      Il s'agissait d'un exemple *historique* donné par Jérémie. Je pense que ce paragraphe en donne quelques détails : http://en.wikipedia.org/wiki/Federal_Communications_Commissi(...)


      D'ailleurs ce que je trouve le plus inquiétant pour cette table ronde, c'est qu'elle a beau être politique, on se retrouve avec des participants du monde politique plutôt marginaux (DLR et PCF) et surtout avec aucun contradicteur.

      Inquiétant ? Dans quel sens ?
      • [^] # Re: Remarques

        Posté par . Évalué à 5.

        Il n'y a que des petits partis qui sont là, on peut donc avoir ou l'impression que c'est un enjeu plutôt marginal, ou que les grands refusent de venir pour de plus ou moins bonnes raisons.

        Sinon, c'est inquiétant, on n'a eu aucun rhéteur pour nous démontrer qu'il fallait tout de suite verrouiller ce far-west qu'est Internet. Ça aura mis un peu de piment et aurait peut-être permis d'approfondir le débat.
        • [^] # Re: Remarques

          Posté par (page perso) . Évalué à 4.

          Le PS était tout de même représenté par C. Trautmann (d'ailleurs je vais le préciser dans la première partie de la dépêche pour ceux qui lisent pas la suite...).
          • [^] # Re: Remarques

            Posté par . Évalué à 4.

            J'ai lu la seconde partie, j'ai juste répondu un peu vite...

            Cela dit il reste vrai qu'ils auraient pu envoyer au PS un sbire qui prend part au débat. C'est pas comme si ce parti manquait de personnel politique.
    • [^] # Re: Remarques

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      pour les radios (et la télé tant qu'à faire) c'est le CSA qui attribue les fréquences et le CSA n'est pas tout à fait une « autorité administrative indépendante » quand bien même c'est le Conseil d'État et le Conseil constitutionnel qui l'affirment. En effet « à chaque renouvellement, un nouveau membre est nommé par le président de la République (qui nomme le membre qui présidera le CSA tous les six ans), un autre par le président du Sénat et un troisième par le président de l'Assemblée nationale. »

      [[Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28France%29]]
    • [^] # Re: Remarques

      Posté par . Évalué à 2.

      À propos d'open spectrum, ça permettrait à tout à chacun d'émettre son site Internet/serveur mail/je-ne-sais-quoi ou de partager sur longue distance un accès Internet performant. Ce qui parfois serait pratique. Internet partout, complètement décentralisé (même pas d'accès adsl à la limite) et à moindre coût dès lors. Mais vraiment difficile à contrôler. Le p2p illégal s'il s'effectue sur plusieurs fréquences séparées et changeables deviendrait par contre vraiment difficile à contre-carrer.
      Si je ne me trompe, c'est prometteur.
  • # Hors sujet (ou pas)

    Posté par (page perso) . Évalué à 4.

    Je profite de cette news sur les RMLLs pour demander, ça en est où les vidéos des conférences ? ... Pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'y assister ... :(
    • [^] # Re: Hors sujet (ou pas)

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      En ce qui me concerne, je n'en ai aucune idée. Néanmoins, je me permets d'avancer l'idée que vu que se sont des bénévoles qui s'en occupent et qu'il y a des très nombreuses heures de prise de vue+son à gérer, ce ne sera pas pour tout de suite. Patience donc :-)
    • [^] # Re: Hors sujet (ou pas)

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      Toute les conf ont été filmées - il y a un gros boulot de post-production.
      Je pense que l'on aura assez vite les liens, et qu'ils seront donnés sur LinuxFR.
  • # Transcription

    Posté par . Évalué à 2.

    Dès que nous auront la vidéo (qui sera probablement disponible sur le site de l'April[1], une transcription sera réalisée.

    Il existe déjà un brouillon[2] de transcription disponible sur le wiki. Le groupe transcriptions de l'April a tenté une expérience nouvelle (pour le groupe) : la transcription de la table ronde en temps réel.

    Le résultat brut est difficilement exploitable, mais c'était une première intéressante. De nombreuses idées sont à l'étude pour améliorer le workflow. Peut être que la prochaine fois, il sera possible de produire un document relativement correct à la sortie de la conférence (mais loin d'être finalisé bien évidemment).

    Si ce genre d'aventure vous tente, n'hésitez pas à rejoindre le groupe transcription de l'April. Vous pouvez pour cela consulter la page dédiée au groupe sur le wiki[3] ou sur le site web.

    Les volontaires sont les bienvenus pour aider le groupe à transcrire la liste[5] de vidéos en attente ou en cours. Si vous ne vous sentez pas de relire, mais que vous avez un niveau correct en français, n'hésitez pas à proposer vos services de relecteur. Par ailleurs, si vous connaissez une vidéo sur le libre qui n'est pas transcrite, n'hésitez pas à la rajouter.

    [1] http://media.april.org
    [2] http://wiki.april.org/w/Transcription_de_la_table_ronde_des_(...)
    [3] http://wiki.april.org/w/Transcription
    [4] http://www.april.org/groupes/transcriptions
    [5] http://wiki.april.org/w/Médias_à_transcrire
  • # Fibre optique

    Posté par (page perso) . Évalué à 5.

    Il y a plus grave encore : la création du réseau de fibres optiques. Aujourd'hui, la confusion est totale entre fournisseur d'accès et fournisseur de services ; de plus, il n'y a pas d'équipement équitable car un sur-équipement est présent dans certaines conglomérations très denses.

    On en revient toujours au même problème:

    C'est très bien de faire son propre FAI, tout ça... Mais sans la maîtrise du support physique, on est pas à l'abri d'un changement brutal de conditions dans les clauses de revente des fournisseurs sur les lignes cuivres, cf Affaire FDN<>SFR [1].
    Certes, on peux juridiquement se battre... dans 10 ans on pourrais même avoir gain de cause.

    Bref, là on est dans la même situation que les MNVO dans le monde des mobiles: Obligé d'acheter un "service" à des concurrents direct, qui de plus est organisés en triumvirat opaque.
    Il suffit de voir ces MNVO pour comprendre que ça ne peux pas marcher.

    La pose de la fibre est une chance *énorme* pour les populations (via, parfois, les délégations publiques) de reprendre le contrôle de ces infrastructures. Or, en ce moment, que constate-t-on ? Majoritairement, dans les grandes villes le triumvirat des télécoms fait ce qu'il veux: Certes il y a des obligations de mutualisation, etc...
    Mais au final, les *câbles* appartiennent à l'un des opérateur. Dans quelques années, un subtil changement dans la législation suffira à retrouver sur la fibre exactement la situation actuelle sur l'ADSL.

    Rien que la façon de déployer le réseau (en fibre passive, sur une architecture étoilée) est caractéristique, avec un empilements de sociétés-filiales établies pour pomper le maximum de subventions publiques. [2]

    Alors que faire ?

    C'est dans les villes de moindre importance, ou dans les campagnes, que rien n'est joué : C'est LA ou l'on a encore des cartes à abattre, dans les zones réputées économiquement non rentable.

    Tirer des fibres sur des poteaux, faire arriver des fibre chez les gens même dans les zones peu dense, on a encore, là maintenant, une chance de faire les choses bien.

    Si on attend 10 ans, on se retrouvera avec SFR/Orange/Numéricable qui décideront ce qu'on peux faire sur internet (*) avec dans quelques villes un "Internet" ultra-haut-débit sur des sites subventionné, et d'autre part le reste du territoire en reADSL à 2Mbit la plupart du temps.
    En plus on aura droit à du filtrages & des limitations partout, à la manière de l'internet mobile actuel. C'est faisable techniquement [3] ! c'est juste que, pour le moment, ça coûte encore trop cher, et que Free est encore là pour les empêcher de le faire. Mais dans quelques années...

    [1] http://www.fdn.fr/+Regulation-du-reseau+.html
    [2] http://lists.vaour.net/pipermail/ran/2010-April/006212.html
    [3] http://www.mail-archive.com/frnog@frnog.org/msg09593.html

    (*) Free aura été revendu à prix d'or à l'un de ceux-là quand Niel sera trop vieux pour faire chier les politiques

    PS: Et je ne considère PAS que ce soit un complot, ou quoique ce soit : C'est juste un intérêt purement économique et mercantile de la part de 3 sociétés qui se partagent un monopole en bonne intelligence. RIEN de plus obscur que ça.
    • [^] # Re: Fibre optique

      Posté par . Évalué à 1.

      Question:Pourquoi ne pas plutôt pousser à l'utilisation et la libération de bandes radio pour l'accès à Internet plutôt que de réclamer pour tirer des cables ? Les ondes ne demandent pas d'entretien, sont parfois longue distance, rapides pour transmettre et rapides à déployer. Il suffit d'avoir le matériel chez soi uniquement et l'autorisation légale. À long terme, c'est pas techniquement plus viable et pratique?
      • [^] # Re: Fibre optique

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Tu veux parler du WiMax ?
        • [^] # Re: Fibre optique

          Posté par . Évalué à 2.

          Ça pourrait, sauf que le wimax comme la 3G ne sont explotables que par quelques sociétés dans l'état actuel des choses. Tout le monde n'a pas sa petite antenne émettrice-réceptrice wimax ou 3G à la maison. Et au moins pour la 3G, les fréquences sont strictement réglementées.
          Je me demandais si, de même que pour les radios-amateurs, il y a des fréquences où tout le monde peut émettre, il n'y aurait pas possibilité d'avoir des fréquences disponibles pour utiliser IP sur ondes radios, avec un besoin en équipement qui ne soit pas démesuré, comme pour les radios-amateurs.
        • [^] # Re: Fibre optique

          Posté par . Évalué à 2.

          Par ailleurs, s'il était techniquement et réglementairement possible de faire des dorsales par ondes plutôt que de tirer des cables, il n'y aurait pas de problèmes de monopole sur les cables. Et le monopole sur les bandes de fréquences se justifient moins facilement que ceux sur les cables. Ceux-ci demandent de l'entretien en plus du coût de mise en place, et saturent peut-être plus vite que les ondes. Lorsqu'on voit le nombre de téléphones par antenne relai par exemple, qui utilisent les mêmes fréquences, et ne se perturbent pas, on voit que parfois on peut caser du monde.
      • [^] # Re: Fibre optique

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        Je te rassure, c'est déjà fait partout là ou c'est géographiquement possible. Il suffit d'aller voir dans les départements du sud de la france comme l'aveyron, le tarn, le lot & garonne, si on regarde bien sur le toi des maisons dans les villages ya des mini-paraboles partout.


        Mais les ondes possèdent aussi des inconvénients: Transmission en ligne droite, perturbé par les intempéries & les arbres. Il faut aussi faire attention à la gestion du spectre: Rien de plus facile de faire tomber un lien wifi 150mbps en 5GHz en allumant un autre point d'accès a coté sur la même fréquence.


        Je ne parle pas du WiMax - cette techno a été chez nous tué dans l'oeuf par les opérateurs mobiles, qui préfèrent de loin imposer LTE.
        (Bah oui: Le LTE ressemble au GSM, du point de vue abonné: Carte sim, système d'opérateurs, frais de roaming... Là ou le Wimax est largement plus souple d'accès & ressemble plus à du wifi, sans carte SIM, donc - c'est même intégré a certains PC portables déjà : http://www.intel.com/network/connectivity/products/wireless/(...) . Insupportable ;-) )


        Avec les progrès du wifi ces dernières années, par exemple avec des produits comme chez ubiquity ( http://www.ubnt.com/ ) , qui en outre peuvent tourner sous OpenWRT, on peux faire des trucs géniaux en wifi: Servir des dizaines d'abonnés sur des dizaines des Km2, faire des "ponts wifi" de 70km en 5GHz qui tiennent le 150mbps non-stop....
        Mais voilà: On reste limité par la physique des ondes: Si ya un arbre, ben tu passes pas.


        A une époque je me suis penché sur les systèmes de mesh-networking, par exemple via les box des FAI (Cad, lorsque les box communiquent en elles pour router des paquets plutôt que de passe systématiquement par le réseau ADSL).

        Il y a des choses prometteuses, il y a aussi de GROS freins techniques , en particulier le fait que, sur une zone donné, si tu as N box qui peuvent "entendre" leur traffic mutuel, t'a forcément une bande passante disponible divisé par N. Or, comme en environnement perturbé, en mode ad-hoc, les box ralentissent automatiquement leur débit, t'arrives vite à seulement quelques Ko/s de bande passante sur un mesh de 10 noeuds.
        Pour contourner ça il faudrait remplacer le firmware de la carte wifi pour tenir compte du problème... Pas simple, sans les sources. (Atheros a fourni des infos, mais manque de bol il n'y a pas de box grand public basé sur du atheros)
        • [^] # Re: Fibre optique

          Posté par . Évalué à 2.

          Merci pour tes informations. Ce que je retiens (surtout) est qu'il semble possible d'avoir des réseaux maillés par onde performants, malgré que de gros freins techniques existent encore.
    • [^] # Re: Fibre optique

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      Bravo, bien dit. Y a-t-il des élus dans la salle dont la conscience se réveille à la lecture de ces mots ?
      • [^] # Re: Fibre optique

        Posté par (page perso) . Évalué à 6.

        Perso, je n'attend pas grand chose des élus:

        Pour avoir discuté avec pas mal d'entre eux (En effet, j'ai pas déclamé ma tirade comme ça: je suis en train de monter ce qu'il faut pour déployer moi-même de la fibre dans un patelin), le vrai problème c'est qu'ils sont financièrement étranglés, avec des choses bien plus urgentes à traiter depuis plusieurs années (genre virer le plomb des canalisations d'eau potables, ce genre de truc), alors la fibre optique, vois-tu...

        D'autant plus que la technicité du sujet fait que ces gens, même de bonne volonté, sont complètement largué & donc s'en remettent aux plaquettes de France Télécom, qui leur explique benoîtement que un NRA-ZO (pour de l'adsl) c'est déjà 25K€ *d'étude* + 175K€ pour en monter un seul, & que ça desservira au mieux une 50aine de mecs en 2Mbps, et que c'est 100% à la charge de la commune.

        Alors de la fibre, les mecs de chez orange ils éclatent de rire: Pour eux, une fibre ça ne peux se poser QUE enterré, avec des millions d'euros de BTP, & à condition que ça leur soit payé par le service public (Eux veulent bien empocher les abonnements, par contre).

        Le fait que quelques gus proposent de tirer des fibres sur des poteaux, le long des mur & des façades.... pour eux c'est juste impossible à appréhender, comme concept.

        Or, c'est ces gens-là qui font référence dans les conseils généraux. C'est eux qui sont nommés comme "experts" lorsque des projets de déploiement sont étudiés.
        Ils sont pas plus bête que la moyenne: Ils vont pas approuver un projet qui risquerais, à terme, de leur couper l'herbe sous le pied...

        La solution, lorsque c'est possible c'est de jouer au niveau communal, lorsque le maire est assez sensibilisé à ces technologies:
        Dans ce cas, c'est fait "discretos", et ça émerge comme un champignon un de ces jours. Morcenx (Landes), par exemple, a fait comme ça: Ils sont pendant des années posés des fourreaux, relié des fibres, sans trop rien dire, et un beau jour hop ! c'était fait.

        Mais bon, le maire était intéressé par le sujet, & était un peu visionnaire...

        Il y a plein d'autres communes en France qui font cela, plus ou moins discrètement.

        Il faut juste pas compter sur les élus pour faire le premier pas, *encore moins* pour sortir des sous : En ce moment, avec l'effet ciseaux que leur impose le gouvernement, ils ont déjà du mal à faire face au tout-venant, alors la fibre.....
    • [^] # Re: Fibre optique

      Posté par . Évalué à 1.

      Heureusement que Free est là en effet. Grâce à Free nous payons notre internet moins cher. Je vous conseille tous d'ouvrir un compte chez l'opérateur Free Open Source Libre (d'ailleurs c'est Libre c'est écrit dessus comme sur le Port Salut) sur http:///www.free.fr
      Pour seulement 29€99 par mois vous pourrez faire du bien à la communauté Open Source et avec Free il a tout compris.

      [Ce message est un troll et vise à montrer le fanatisme de certain quand on parle d'opérateur ^_^]
      • [^] # Re: Fibre optique

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Tu n'a pas tord ;-)

        Perso j'aime tellement Free que je suis passé chez Nerim.

        En particulier, outre les problèmes d'open-source "classique", ce que je ne supporte pas chez Free c'est leur attitude de complètement déconsidérer les petits opérateurs, par exemple en refusant tout peering avec des petits acteurs, tout en se couchant plus bas que terre devant les très gros. En oubliant au passage qu'il y a 10 ans, c'était eux qui râlaient lorsque France Télécom leur faisait des misères...

        Niel est un emmerdeur c'est un fait. Mais son but reste de recréer le système Minitellien qui a fait sa fortune, faut jamais perdre ça de vue.

        Et si l'on regarde la topologie du réseau fibre qu'ils se proposent de déployer , c'est extrêmement clair (0 peering en région, par exemple).
        • [^] # Re: Fibre optique

          Posté par . Évalué à 1.

          0 peering en région, je trouve cela étrange, ils ont tout intérêt à faire un peering régional pour ne surtout pas avoir un réseau en étoile vers paris.

          "La première sécurité est la liberté"

Suivre le flux des commentaires

Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n'en sommes pas responsables.