Un défenseur des logiciels libres au parlement européen ?

Posté par (page perso) . Modéré par patrick_g.
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17
19
jan.
2009
Communauté
Comme vous le savez certainement, Michel Rocard a démissionné de son mandat européen. Nous lui devons notamment le succès de la lutte contre les brevets logiciels. Son départ affaiblit notablement la défense des logiciels libres au parlement européen.
La relève viendra peut-être de François Pellegrini qui vient de faire acte de candidat à la candidature. Cette nouvelle peut surprendre mais elle est très logique.
En effet, après avoir donné forme aux premières RMLL en 2000, François s'est impliqué dans la lutte contre les brevets sur les logiciels, les lois DADVSI et HADOPI et l'utilisation des machines à voter.
Sa candidature est la suite logique de son engagement au sein de l'ABUL et en étroite collaboration avec la FFII. Lorsque j'ai imaginé les RMLL fin 1999, j'ai exprimé le concept mais je ne savais pas quelle forme leur donner. Richard Castanet, alors directeur du LaBRI m'a dit "Je te trouverai quelqu'un pour t'aider". Quelques jours plus tard, il me présentait François Pellegrini. C'est lui qui a fait la première mise en forme des RMLL et composé le premier programme. Lors des premières RMLL, nous avons exposé à Gilles Savary la menace des brevets logiciels. Il nous a demandé d'envoyer un représentant de l'ABUL à Strasbourg pour rencontrer Michel Rocard. L'ABUL et le LaBRI se sont partagés les frais et ont mandaté François Pellegrini. Il nous a rapporté que Michel Rocard, bien que n'ayant aucune compétence en informatique, a immédiatement compris quels enjeux de société se cachaient derrière un problème que certains qualifiaient de purement technique.
Ce fut le début de son engagement auprès des instances politiques.

Vous lirez la suite dans son manifeste.
  • # Politique

    Posté par (page perso) . Évalué à 4.

    Je sens que tout ça va amener des débats constructifs sur la politique et le LL... Un lundi matin en plus...
  • # Parti et expérience

    Posté par . Évalué à 8.

    Dommage qu'il faille aller sur le site du François P. pour savoir dans quel parti il est candidat. (Le P.S. / Il est proche(membre ?) du pôle écologiste du parti )

    Je trouve aussi la procédure un peu bizarre, généralement pour être candidat à une élection, il faut certe en faire la demande (parfois on est même inviter à faire cette demande) mais surtout il faut être connu dans le parti (Pas forcément secretaire de section ou membre du bureau Federal/National) mais au moins être présent en réunion et sur le terrain voir animé un groupe de travail ou des choses de ce genre.
    Bref peut on en savoir plus sur ce monsieur
    -Il est au PS et au pole écologiste
    -Il est dans le commité d'orga des RMLL
    -Quelle responsabilité occupe t'il dans le parti ( En général aucune est mauvais signe car c'est pas les places de sous-secrétaire au chiens écrasé qui manque)
    -Quelle Fédé ?
    -Quelle expérience a t'il de la vie publique ?
    -Peut on connaitre ses autres positions particulières ?

    C'est pas contre ce monsieur mais juste pour avoir quelques précisions avant de décider ce que je fais de cet appel...
    • [^] # Re: Parti et expérience

      Posté par . Évalué à 10.

      J'ai eu ce monsieur en prof (cours sur la sécurité) à l'ENSEIRB. J'ai un très bon souvenir de lui et de son implication dans la lutte pour les logiciels libres et contre les brevets logiciels. L'idée de le savoir au parlement européen me donnerait de l'espoir pour l'avenir des LL. J'espère qu'il sera élu.
    • [^] # Re: Parti et expérience

      Posté par . Évalué à 9.

      Je dirais qu'il est mal barré si j'en crois ces deux passages :

      "Je ne suis pas un homme d’appareil. Je viens de ce qu’on appelle de nos jours la « société civile ». J’ai un emploi qui m’occupe plus qu’à plein temps, et le fait d’être élu n’est donc pas pour moi une question alimentaire."

      Ne pas être un homme d'appareil pourrait apparaître comme un avantage mais c'est un grave inconvénient parce que les places pour les Européennes sont quasiment déjà distribuées. Et comme c'est un scrutin de liste avec de grandes circonscriptions, c'est au niveau national que ça se décide. Ne pas être un homme d'appareil, c'est l'assurance de ne pas être connu par les instances nationales et donc de ne pas être choisi (de toute façon, il n'y a déjà certainement plus de place sur la liste).

      "Je sais que cet « outing » peut être naïf ; je ne suis soutenu par aucun « baron », je ne connais pas grand monde au Bureau National. Cependant, je pense qu’avec le soutien de nombreux militants et sympathisants « de base », qui peuvent se reconnaître dans mon projet et mes engagements, il est possible de construire un mouvement capable de faire prendre en considération ma candidature."

      En plus, il n'a aucun soutien de personnalités du PS qui pourrait valoriser sa candidature à la candidature. Ce n'est pas pour être défaitiste, mais il ne sera jamais candidat pour le PS. Ou alors, trop loin sur la liste pour être éligible.
    • [^] # Pourquoi le PS ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      Mais alors, pourquoi vouloir s'inscrire sur les listes du Parti Socialiste ?

      Les positions du Parti Socialiste vis à vis des logiciels libres et des standards ouverts ne me semblent pas aussi claires que les positions de François Pellegrini...
      • [^] # Re: Pourquoi le PS ?

        Posté par . Évalué à -3.

        Tu confonds avec l'UMP. Au PS, il y a encore de la démocratie interne et ce sont les militants qui font le programme d'une certaine manière. Le PS n'est pas une secte où les militants doivent régurgiter le programme décidé en haut (heureusement d'ailleurs, parce qu'en ce moment, le programme du PS...).
        • [^] # Re: Pourquoi le PS ?

          Posté par . Évalué à 2.

          S'il fallait aux membres du parti régurgiter le programme du P.S., ce seraient des cartes d'électeurs.
        • [^] # Re: Pourquoi le PS ?

          Posté par . Évalué à 3.

          Au PS, il y a encore de la démocratie interne et ce sont les militants qui font le programme d'une certaine manière.

          Je me fiche personnellement de savoir si un parti est "démocratique" en interne, ce qui m'importe plus est s'il respecte et promeut la démocratie au niveau national.

          Le bilan du PS n'est pas rose, du feu vert donné à l'inversion du calendrier électoral par Jospin à l'approbation récente du traité de Lisbonne en passant par l'enterrement de toute tentative de limiter le cumul des mandats ou de mettre un frein à la concentration des médias en quelques mains (et on pourrait remonter à la façon dont Mitterrand a favorisé la poussée du FN, bref...).

          Mais que des militants puissent faire mumuse au sein de leur organisation en votant pour des bouts de programme, je m'en bats les c*. C'est leur tambouille interne, et la démocratie, la vraie, doit s'exprimer au niveau de la nation.
  • # Un autre défenseur

    Posté par . Évalué à 9.

    Espérons que Guy Bono soit encore élu, et même éligible... En ces temps de luttes internes au PS, j'ai un peu peur que Guy Bono passe à la trappe et qu'on nous mette un apparatchik (c'est pas ça qui manque au PS).
    • [^] # Re: Un autre défenseur

      Posté par . Évalué à 3.

      Je m'inquiete pas trop pour Bono, ( Enfin si il souhaite être ré-élu)

      -Il a beaucoup fait parler de lui ces derniers temps avec le paquet télécom et c'est toujours bon pour un parlementaire
      -Il est du NPS donc du bon coté du congrès (Contrairement a François Pélégrinni)
      -La retraite de Rocard libère une place sur la liste PS grand sud est ( Bono est d'Arles)

      Donc je pense qu'il sera éligible, après c'est aux élécteurs de décidé
      • [^] # Re: Un autre défenseur

        Posté par . Évalué à 4.

        Bizarrement, je serais beaucoup moins optimiste que toi, parce que les rumeurs sur les noms de la liste PS dans cette circonscription ne font pas état de Guy Bono, mais bon, ce ne sont que des rumeurs...
    • [^] # Re: Un autre défenseur

      Posté par . Évalué à 2.

      [HS] Sinon hors du PS il existe un parti ouvertement pro-logiciel libre, les verts…
      • [^] # Re: Un autre défenseur

        Posté par . Évalué à 8.

        Il y a le FN, aussi, je crois :·D.
        J'ai trouvé une source via Google :
        http://www.neteco.com/71426-philippe-herlin-fn.html
        • [^] # Re: Un autre défenseur

          Posté par (page perso) . Évalué à 4.

          De toute façon, tenter de lier les logiciels libres à un mouvement politique est vraiment grotesque.
          Surtout que, en France, les plus gros passages au libre sont fait avec des gouvernements de droite et c'est pas idéologie.

          Maintenant faut avouer que faire des migrations vers le libre et encourager les DRM et les brevets logiciels, notre droite n'est pas à une contradiction prêt ! :D
          • [^] # Re: Un autre défenseur

            Posté par . Évalué à 3.

            Surtout que, en France, les plus gros passages au libre sont fait avec des gouvernements de droite et c'est pas idéologie.
            D'un autre coté c'est pas comme si les gouvernement de gauche en France c'était une chose banale...
            Par curiosité dans les grandes migrations de collectivité publique au libre combien ont eu lieu avant 2002 ?
            J'ose posé la même question pour les entreprises ( hors du secteur IT car les utilisateurs sont par définition plus avertis)

            Bref entre 2002 et 2007 (Passage de l'Assemblée au libre) vous ne me direz pas que le système à progresser vers plus simple pour l'utilisateur de base
          • [^] # Re: Un autre défenseur

            Posté par (page perso) . Évalué à 7.

            ... tenter de lier les logiciels libres à un mouvement politique est vraiment grotesque.

            J'ai eu l'occasion de faire ma conférence sur les enjeux de société liés au logiciel libre ou de dialoguer avec des gens de toutes les sensibilités, au moins du FN au PCF.

            J'adapte toujours mon discours à mes interlocuteurs. Pour les uns, je vais parler des 100 000 emplois que nous pourrions créer avec ce que nous donnons à Microsoft ou aux marchands de virus et réduire le chômage d'autant : http://pjarillon.free.fr/redac/ms-cout.html , à d'autres, je parle de la fuite des cerveaux les plus brillants (formés à grands frais en France) vers les USA pendant qu'une immigration d'une autre nature arrive chez nous, ou encore du partage et de la mise en commun des connaissances (le communisme enfin réalisé... dans l'immatériel !), ou encore d'indépendance nationale...

            Bref, il y a avec le logiciel libre des arguments pour tout le monde. C'est en cela que le logiciel libre ne peut appartenir à aucun parti. Il est transverse et de plus en plus de problèmes (Europe, écologie, brevets, logiciels libres...) font éclater les partis.
            Je pense qu'il y a dans tous les partis ceux qui cherchent des solutions pour un avenir meilleur et d'autres, des conservateurs qui se cramponnent à leurs certitudes et à leurs connaissances acquises au dernier siècle.
            D'ailleurs, quand on me demande si je suis de gauche ou de droite, je réponds : "de devant".
        • [^] # Re: Un autre défenseur

          Posté par . Évalué à 3.

      • [^] # Re: Un autre défenseur

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        D'ailleurs, l'activité de leurs parlementaires concernant l'usage des logiciels libres par le gouvernement et les administrations est pour le moins stupéfiante...
  • # Merci Michel Rocard

    Posté par . Évalué à 10.

    Profitons de l'occasion pour saluer ce grand bonhomme.
    On reproche (ou concède souvent) aux hommes politiques que leur âge trop avancé les empêche de comprendre les problèmatiques liées aux nouvelles technologies. Michel Rocard a renvoyé cette théorie aux oubliettes, en s'investissant de manière intelligente et efficace sur le sujet très technique des brevets logiciels. Il a particulièrement brillé ici, quand d'autres (j'en ai démarché un grand nombre à l'époque) m'ont répondu texto : "Je n'y comprends rien, je voterai comme mon parti me dira de voter" (sic).

    D'un point de vue théorique, c'est le travail de chaque homme politique de travailler pour le bien commun ; la pratique nous a, bien souvent, enseigné qu'ils excellent à travailler pour certains intérêts particuliers. Michel Rocard s'est montré un brillant contre-exemple à cet égard.

    Je pense que chacun ici peut lui tirer son chapeau !

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