Une initiative à généraliser pour favoriser l'usage de solutions libres dans l'Éducation nationale

Posté par . Édité par Benoît Sibaud. Modéré par Xavier Teyssier. Licence CC by-sa
Tags : aucun
24
4
mar.
2015
Éducation

La Délégation académique au numérique éducatif (DANE) de l'académie de Versailles a confié à Louis-Maurice De Sousa, enseignant de technologie, la tâche « d’accompagner les établissements scolaires, les personnels d’encadrement ainsi que les collectivités locales dans leurs projets de mise en œuvre des solutions libres et des formats ouverts ». Le rôle de Louis-Maurice De Sousa, selon la lettre de mission qui lui a été remise, est de « favoriser le développement des solutions libres, en particulier par l’échange, la formation des équipes et l’organisation de réunions thématiques ».

Certes des progrès restent à accomplir pour que la solution utilisée dans l'Académie de Versailles se généralise, mais c'est la première fois qu'apparaît dans l'organigramme d'une académie une personne référente pour tout ce qui touche au Libre éducatif et aux formats ouverts. Il y avait certes un pôle de compétences logiciels libres au sein de feu le SCEREN-CNDP (Services, culture, éditions, ressources pour l’Éducation Nationale/ Centre national de documentation pédagogique) mais ce poste n'a malheureusement pas été reconduit.

Même si elle regrette qu'un véritable poste, et non une décharge de quelques heures, ne soit dédié à cette mission, l'April a salué cette initiative et appelle chacune des académies à s'inspirer de cette bonne pratique afin d'accompagner la promotion et la diffusion de ressources libres auprès de tous ses personnels d'éducation et auprès des collectivités locales.

Pour rappel, l'April dispose d'une liste de discussion "éducation et logiciels libres ouverte à tous, et dans laquelle Louis-Maurice De Sousa intervient régulièrement.

  • # moitié vide moitié plein, toussa

    Posté par . Évalué à 7.

    L'optimiste qui sommeille en moi applaudi des deux nageoires (oui, je sais, c'est un oiseau de l'ordre des sphenisciformes mais je suis nul en zoologie) et souhaite à Louis-Maurice De Sousa toute la réussite que mérite sa mission.

    Le pessimiste grincheux qui trop souvent prend le dessus remarquera néanmoins que les efforts constants de certaines personnes et structures dans l'EN ne rencontrent pas toujours l'écho attendu sur le terrain…

    Les formats doc et docx sont toujours trop présents, y compris pour des documents finaux non destinés à être modifiés

    Le réseau CANOPÉ (ex SCEREN-C(N|R)DP) est complètement schizophrène et l'on y rencontre à la fois beaucoup de libristes convaincus et militants… et un logiciel BCDI merdique à souhait et tout ce qu'il y a de plus propriétaire.

    95 % (chiffre validé par la méthode pifométrique après correction au doigt dans le mouillé) de collègues s'en foutent (« mais pourquoi yapa word en salle des profs ? »)

    Bref, Louis-Maurice (que je ne connais pas hélas) est peut-être un doux rêveur mais c'est pour ça que c'est sûrement un mec bien.

    • [^] # Re: moitié vide moitié plein, toussa

      Posté par . Évalué à 1.

      Absolument d'accord tant sur les aspects positifs que négatifs de la réflexion du collègue Méphisto.

      J'ajoute :
      - Pour le réseau Canapé : Usage de bases Oracle un peu partout, parce que c'est cher, donc forcément bien!
      - Pour les personnels de direction : Le libre c'est bien parce que ça coûte rien. Comment vous achetez du support, mais alors c'est quoi l'intérêt face aux solutions proprio ?
      - Pour les collègues : Non, je ne veux pas faire l'effort de migrer de MSoffice à Libre/OpenOffice. T'à qu'à installer MSOffice partout. Comment ? J'ai MSOffice gratuit en tant qu'enseignant et ça pose souci de se transformer en VRP de MS pour envoyer des .docx aux élèves ? Non, aucun souci; installe MSoffice partout!
      - Pour les collectivités : Les dotations serveur/Client sont en Windows par défaut, et il faut argumenter pour passer à ..rien à la place ! Et ce, malgré les milliers d'€ économisés par bahut.

      Néanmoins de timides progrès sont faits :
      - Postes clients windows qui arrivent bourrés de softs libres.
      - Des jeunes collègues (en maths principalement) n'ayant bossé que sous Linux lors de leurs études, sont prêts à changer.
      - Des outils scientifiques existent sous Linux et certains concours les utilisent; L'Agreg de maths, par exemple se fait exclusivement avec des LL.

      La route est longue et la pente, machin toussa!

      Bon courage à Louis- Maurice de Sousa!
      Versailles fait avancer les choses…Enfin, c'est souvent de là bas que les initiatives intéressantes arrivent… (Je ne suis pas de l'acad de Versailles ;-( )

  • # Je signe pour l'interopérabilité dans l'Éducation nationale

    Posté par (page perso) . Évalué à 1. Dernière modification le 04/03/15 à 23:43.

    Appel <-(Édit) au moins le lien est direct.

    Je demande la mise en place d'une règle simple et claire dans l'Éducation nationale :
    toute mise à disposition de documents au sein du service public de l'Éducation nationale et tous les échanges de documents bureautiques (texte, tableur, présentation) doivent se faire dans des formats de fichiers ouverts.

    • [^] # Re: Je signe pour l'interopérabilité dans l'Éducation nationale

      Posté par . Évalué à 3.

      J'ai signé de suite

      Et j'ai BEAUCOUP de mal à comprendre pourquoi l'éducation nationale, ne fait pas comme la gendarmerie nationale.

      Mais j'ai plus l'impression que les efforts et les progrès se font établissement par établissement, et pas que sur l'informatique d'ailleurs, que globalement.

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