Journal Samedi 26 novembre à Lille : atelier informatique - être anonyme sur internet

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8
22
nov.
2011

L'Union Locale des Syndicats CNT de Lille vous invite à un atelier informatique ayant pour thème l’anonymat sur internet.

Comment fonctionne internet ? Comment fonctionne le web ? Quelles informations peuvent obtenir sur moi l’État, les sociétés commerciales, où mes voisins lorsque je surfe sur le net ? Comment être anonyme sur le réseau ? Comment se prémunir de la répression policière, du profiling commercial ?

C’est à toutes ces questions et à bien d’autres encore que nous répondrons ensembles ce samedi lors d’un atelier incluant des travaux pratiques.
N’hésitez pas à amener vos ordinateurs portables.

Rendez-vous ce samedi 26 novembre, 14h à la Maison des Syndicats CNT du 32 rue d'Arras à Lille.

  • # Anne Onyme

    Posté par . Évalué à -1.

    Un dossier dans MISC avait parlé de ça.

    Résumé: pour être anonyme, entrez dans un McCrado ou n'importe quel lieu ou il y a du wifi open. Et voila, fin de l'histoire.

    • [^] # Re: Anne Onyme

      Posté par . Évalué à 7.

      En préparant une nouvelle adresse mac bidon au préalable. Et en choisissant un angle mort pour les caméras.
      ??

    • [^] # Re: Anne Onyme

      Posté par . Évalué à 8.

      Résumé: pour être anonyme, entrez dans un McCrado ou n'importe quel lieu ou il y a du wifi open. Et voila, fin de l'histoire.

      Et surtout, laissez votre navigateur indiquer qui vous êtes avec des trouzaines de javascripts, de "réseaux sociaux" (Twitter/Facebook), de scripts Google, de cookies et de "Shared Objects" de Flash.

      Ben voilà, c'est pas si simple. L'idéal serait en plus de lancer une machine virtuelle dédiée à cet usage, détruite ensuite, pour utiliser le WiFi open.

      THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

      • [^] # Re: Anne Onyme

        Posté par . Évalué à 7.

        Et aussi que le navigateur dans cette machine virtuelle génère des numéros de version de plugins aléatoirement modifiés sur les numéros mineurs, pour perdre les sites qui identifient les utilisateurs à partir des combinaisons de numéros de version (expérience panopticlick de l'EFF).

    • [^] # Re: Anne Onyme

      Posté par . Évalué à 10.

      Et en ayant pris soin de prendre un menu réglé avec sa carte bancaire juste avant ...

  • # Solutions ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 1.

    Allez je me lance :
    1.Ne pas s'y connecter.

    Sérieusement, faire croire que tout un chacun peut être anonyme sur internet dans "ses activités courantes sur le net" me parait un peu présomptueux. Il y a beaucoup trop d'acteurs (FAI, moteurs de recherches, sites webs...) à déjouer et l'empilation des techniques d'anonymat qui permettent de résoudre tout ça rend juste la pratique de "ses activités courantes sur le net" invivable d'où inapplicable en pratique. Bien sûr, c'est mon avis personnel et j'espère la démonstration du contraire.

    • [^] # Re: Solutions ?

      Posté par . Évalué à 5.

      Entre une personne au fait des problèmes d'anonymat sur internet et quelqu'un qui ignore tout, il peut y avoir un monde…

      Je pense que ce genre d'atelier peut être très utile par exemple à destination de militants, qui ne maîtrisent pas forcément l'outil informatique. Quelques exemples qui me viennent à l'esprit :
      – si je vais sur le site web de la CNT depuis la Syrie ou depuis l'entreprise qui m'emploie, est-ce que je prends un risque ?
      – Lorsque je reçois un email, puis-je être sûr que c'est bien la bonne personne qui me l'a envoyé ?

      Dans le cadre d'une activité militante, ces questions peuvent avoir leur importance…

  • # non mais l'autre ... kékidi ?

    Posté par . Évalué à 6.

    10 décembre 1948 : adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme par l'Assemblée générale des Nations Unies
    Article 19 :

    Toute personne a le droit à la liberté d'opinion et d'expression; ce droit inclut la liberté d'affirmer ses opinions sans compromis, et de chercher, recevoir et transmettre des informations et idées à travers tous les médias et sans tenir compte des frontières.

    • [^] # Re: non mais l'autre ... kékidi ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Cette liberté a des limites (si si), posée par la loi (par exemple : négationnisme, injure publique etc...)
      Et je ne vois pas où ça parle d'anonymat dans la déclaration, faut que tu me montres si tu crois qu'ils en parlent.

      Note : ce n'est pas pour casser tout anonymat, mais "juste" que c'est un outil pour la liberté d'expression, car les gens sont sujet à la pression, si la pression n'existait pas, pas besoin d'anonymat, mais cet anonymat pour la liberté d'expression est l'anonymat vis à vis du public, pas de la police. Bref, non, ton article des DUDH n'est pas une raison, cet "argument" te ferait passer pour ridicule face à quelqu’un qui a un peu de répartie.

      • [^] # Re: non mais l'autre ... kékidi ?

        Posté par . Évalué à 1.

        les gens sont sujet à la pression, si la pression n'existait pas, pas besoin d'anonymat

        C'est exactement ça, la question sous-jacente, dans le rapport entre le besoin d'anonymat sur internet et le droit à la liberté d'expression dans une déclaration qu nous avons ratifiée. Je ne pensais avoir besoin de mettre les points sur les i, puisqu'il s'agit d'une question niaise, pourtant primordiale. Quelle pression fait que nous ressentons le besoin d'anonymat au point d'en oublier nos droits élémentaires ? C'est le double tranchant de la légitime demande, qu'elles qu'en soient les raisons, d'anonymat sur le grand journal internet.

        Je crois vraiment que l'attitude full open est la réponse. Lorsque nous aurons le courage de dire ce que l'on pense, réellement, et l'ouverture d'esprit pour lire ce que les autres pensent, alors nous aurons fait un joli pas. En attendant, plus nous nous réfugions dans l'anonymat, plus la pression gagne du terrain, et plus la liberté de parole est mise à mal, malgré qu'elle soit gravée dans le marbre.

        • [^] # Re: non mais l'autre ... kékidi ?

          Posté par . Évalué à 2.

          Si on ne veut pas que ce marbre soit celui d'une pierre tombale, alors il faut utiliser la liberté d'expression. Pour reprendre une formule célèbre "elle ne s'use que lorsqu'on ne s'en sert pas".

  • # Je voudrais juste savoir

    Posté par (page perso) . Évalué à 1.

    (...) Comment se prémunir de la répression policière (...)

    Par curiosité, je voudrais juste savoir si tu vas jusqu'au bout de ce que tu annonces : c'est si horrible que ça qu'on vienne frapper à ta porte si tu fais des injures publiquement à quelqu'un, si tu dis prévoir de tuer quelqu'un (il faudrait surtout pas qu'on vienne te questionner hein?), ou si tu mets à disposition des fichiers sous copyright en libre accès (par exemple, des logiciels GPL modifiés mais sans le code) etc?

    Parce que autant le reste avait une légitimité, autant la, cet argument anti-état de droit, c'est vraiment pas fait pour convaincre un public que de lui dire qu'on veut en fait juste rester impuni quand on comment des actes illégaux (la police n'a que faire de ton cas si ce n'est pas illégal).

    Mais bon, après, c'est la CNT, anarcho-syndicaliste (ce n'est pas ma définition, c'est celle de Wikipedia), alors ce n'est pas étonnant. Et je sais bien qu'ici il y a du monde qui trouve les flics pas utiles et que les gens sont gentils donc la police est inutile, vive l'anarchie (qui n'a jamais pu prouver que ça marchait un minimum). De mon côté je remercie la Police, qui n'est pas tout blanche certes, d'être présente, y compris sur Internet.

    • [^] # Re: Je voudrais juste savoir

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      Le mardi 22 novembre 2011 à 19:38 +0100, Zenitram a écrit :
      > si tu fais des injures publiquement à quelqu'un, si tu dis prévoir de
      > tuer quelqu'un

      ou pire, si il mange des bébés chats juifs.

    • [^] # Re: Je voudrais juste savoir

      Posté par . Évalué à 3.

      – dans certains pays oui c'est « si horrible que ça qu'on vienne frapper à ta porte », comme la Syrie, l'Iran, la Chine, etc.
      – En france on peut vouloir se prémunir contre la répression policière, qui touche avant tout des innocents… des exemples ? Le non-respect des droits de la garde à vue, l'obligation de donner ton ADN (même si tu es innocents), la LOPPSI amène également un volet de surveillance très sombre, la HADOPI, etc. Mais je suppose qu'en bon citoyen moutton tu approuves toutes ces lois et états de fait, même les plus iniques. D'ailleurs l'absence de condamnation de la France par la CEDH est une preuve supplémentaire que les lois sont bien faite et respecté par la police.
      – l'action militante peut t'emmener facilement aux frontières du droit : faucheurs d'OGM, squatteurs, grévistes et militant en général en savent quelque chose…

      Dans ce cadre il me semble pertinent de se protéger aussi de la police, à moins d'être particulièrement naïf.

      Pour répondre à ton argument foireux sur l'anarcho-syndicalisme et l'anarchie : C'est justement parce que les gent ne sont pas gentils que la démocratie représentative est si critiquée : tu donnes un pouvoir de nuisance très grand à un type pas gentil à chaque élection et ça ne te choque pas plus que ça ??

      Enfin si tu veux des expériences anarchistes qui ont plus ou moins fonctionnées, vas voir par exemple la Commune de Paris ou l'espagne en 1936, mais de nombreux anarchistes viendrons sans doute dire que beaucoup d'aspect de ta vie suivent déjà plus ou moins des principes anarchistes de coopération, d'action directe, de solidarité… et de refus de la hiérarchie bien sûr.

      • [^] # Re: Je voudrais juste savoir

        Posté par . Évalué à -1.

        Je vais me fouetter avec des orties fraîches pour les horribles fautes d'orthographe que je fais :-((

      • [^] # Re: Je voudrais juste savoir

        Posté par . Évalué à 2.

        Salut,

        l'action militante peut t'emmener facilement aux frontières du droit : faucheurs d'OGM, squatteurs, grévistes et militant en général en savent quelque chose…

        Exactement, des corones bien accrochées. Des exemples. Des gens qui se lèvent pour leurs droits, en montrant leur visage et leurs identités. Même s'il s'agit parfois, comme tu le rappelles, d'actions à la frontière du légal. Leurs droits ? Ha non en fait, les nôtres, à tous.

        En france on peut vouloir se prémunir contre la répression

        Hors sujet. La police ne nous empêche pas de nous exprimer. Et je pense que tu le sais.

        Le besoin d'anonymat est un besoin d'outil de protection. Dans beaucoup de pays il s'agit de quelque chose de primordial, d'un outil indispensable. Ici, chez nous, il est l'expression d'une nécessité face à une pression sociale de plus en plus forte, de nouveau. Nous sommes ici sur une problématique syndicale, la plupart du temps : soit ce que l'on pense, peut on l'exprimer sans avoir peur de retombées sur un plan professionnel. Si j'adhère à un syndicat, que se passera t il pour ma carrière ? Si je dénonce les abus de certains dirigeants (entreprises / politiques), que se passera t il pour ma vie sociale ? C'est l'exemple le plus frappant : la différence entre ce qu'on peut échanger comme idées tout les jours, et les résultats des élections. La différence entre nos droits gagnés à la sueur des anciens, et le nombre de syndiqués. Ce n'est pas parceque des gens ont revendiqués de manière anonymes que les droits ont été gagnés. Là, seule la peur gagne.

        Je ne cherche pas à opposer les deux. Le besoin d'anonymat me semble tout aussi légitime que la liberté d'expression. Et il y a d'autres usages à l'anonymat, mais ils sont hors cadres, ici, en fr. Enfin, en théorie ...

        Je cherche à (faire) réfléchir sur les conséquences. Et à poser la question du pourquoi. Ce n'est pas anodin. Dans un pays où nos libertés d'expressions sont censées être garantie (par la constitution, par la déclaration des droits de l'homme, par des définitions légales donnant des cadres d'usages et des limites), bref... Qu'est ce qui fait que dans un pays comme le notre de nombreuses personnes préfèrent l'anonymat pour s'exprimer ? Pourquoi ? Et quelles sont les meilleures armes ? L'anonymat est il une bonne arme pour défendre la liberté d'expression ?

        • [^] # Re: Je voudrais juste savoir

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          Des gens qui se lèvent pour leurs droits, en montrant leur visage et leurs identités.

          Cette partie m'a effectivement fait sourire : parler d'anonymat en les prenant par exemple, c'est n'avoir rien compris à leur action (qui est l'inverse complet de l'anonymat).

          Si j'adhère à un syndicat, que se passera t il pour ma carrière ? Si je dénonce les abus de certains dirigeants (entreprises / politiques), que se passera t il pour ma vie sociale ? C'est l'exemple le plus frappant : la différence entre ce qu'on peut échanger comme idées tout les jours, et les résultats des élections

          Ben non, c'est pas l'exemple le plus frappant. Tes exemples sont compréhensibles, légitimes.
          Mais quitte à me répéter, cet anonymat est vis à vis des autres citoyens, aucunement de la police. Et ça change beaucoup de chose (ton employeur n'a pas accès à tes connexions persos etc...)

          Ce qui m'a fait réagir est la volonté de se protéger de la police.

          Je cherche à (faire) réfléchir sur les conséquences.

          Moi aussi...

          L'anonymat est il une bonne arme pour défendre la liberté d'expression ?

          Vu la réaction des gens quand tu dis ce que tu penses, l'anonymat par rapport aux gens est clairement nécessaire (et puis, bêtement, c'est un droit qu'on n'a aucune raison d'interdire).
          Mais ça ne me donne toujours pas d'argument sur l'utilité de l'anonymat vis à vis de la police pour défendre la liberté d'expression, dans un pays démocratique (parce qu'ici, on parle de la France, pas de la Syrie, et dire que la France n'est pas démocratique parce que les autres gens n'ont pas les mêmes idées, c'est un peu insultant). Alors à moins qu'on me donne une méthode pour que les gentils puissent faire leur boulot en empêchant les méchants regarder, je vois surtout un moindre mal (tout n'est pas rose, mais ce n'est pas une raison pour tout jeter)

          • [^] # Re: Je voudrais juste savoir

            Posté par . Évalué à 3.

            tout n'est pas rose, mais ce n'est pas une raison pour tout jeter

            Exactement, il faut trouver un juste milieu. Voici quelques exemples.

            L'anonymat vis-à-vis de la police peut-être pertinent pour éviter un fichage massif et des abus qu'il soit policier ou à cause du "vol" des données. On peut aussi être Fichée à vie à cause d’une fellation librement consentie et bientôt, peut-être, pour avoir regardé le film xxx à 15 ans.

            Mais ça peut aussi être utile aux journalistes et à leurs sources (cf. cambriolage du monde, affaire des fadettes …).

            Aux États-Unis, ils sont en train de tester/mettre en place un système pour déterminer les comportements à risque et ils risquent de plus en plus d'utiliser le net.

            Pour l'instant, c'est quand même plus de l’ordre du fantasme, mais avec la multiplication des fichiers et de la peur qu'ont les gouvernements d'internet (par exemple wikileaks), on peut très bien imaginer dans quelques années un fichier recensant l'ensemble des gens se déclarant proche de wikileaks et donc comme étant une population à risque pour les entreprises et gouvernements.

            • [^] # Re: Je voudrais juste savoir

              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

              Tout ce que tu dis n'a rien à voir avec l'anonymat! Sans compter que tu mélanges, je dirais encore si c'était la même personne, l'Etat et les entreprises : que viennent faire les entreprises dans l'histoire, je parle de l'anonymat vis à vis de l'Etat! Les entreprises n'ont évidement aucun droit de savoir ta vie privée (sauf poste "sensible"), ça je n'ai pas dit le contraire.

              Pas de fichage? OK, interdisons (limitons) le fichage, l'anonymat c'est le tir groupé sur tout.

              Encore une fois sans doute, mais la c'est juste "une loi ne me plait pas, je vais faire tout pour la contourner, comme un voleur", bof la réaction.
              On est en démocratie, on peut aussi changer. Mais pour ça, il faut utiliser des bons arguments et des bonnes solutions (j'adhère à ta démonstration du problème, mais si tu me donne l'anonymat vis à vis de la police, je te prend pour un fou idiot qui dit n'importe quoi, tu as perdu une personne qui aurait pu adhérer à tes idées sur le problème) pour que les gens soient d'accord sur la solution à apporter au problème. La, tu me donnes juste la conviction que si tu n'as que ça à proposer comme solution, ben tu n'as rien proposé, donc à ignorer.

            • [^] # Re: Je voudrais juste savoir

              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

              L'anonymat vis-à-vis de la police peut-être pertinent pour éviter un fichage massif et des abus qu'il soit policier ou à cause du "vol" des données

              Je reprend tes exemples.

              L'anonymat vis-à-vis de la police peut-être pertinent pour éviter qu'on me ponctionne trop mon argent pour le redistribuer à ces sales pauvres.

              Ah oui, ça marche aussi, il n'y a pas de raisons que ton opinion soit meilleure que la mienne, quand on ne décide pas démocratiquement. Je ne t'ai pas vu t'insurger contre la police qui a chopé Liliane avec ses comptes bancaire, alors qu'elle essaye de faire la même chose que toi : se cacher de la police.

              A partir du moment où ton but est de te cacher de la loi, il y a quand même un problème pour la démocratie. Alors c'est bien joli de fustiger le méchant Etat, mais ce qui est fait ne vaut vraiment pas mieux, c'est même pire. Vous ne pourrez jamais vous attirer la sympathie des électeurs, vous donnez surtout des arguments à ceux qui veulent faire des lois encore pires.

              Les lois qui vont passer seront de pire en pire, et vous aurez aidé par ce comportement stupides. Et vous vous estimerez de plus en plus "résistant", alors que vous faites l'inverse...

              Et non, ce n'est pas une charge contre les activistes, je respecte énormément les gens qui ne se cachent pas (Bové etc... Même si je ne suis pas d'accord avec certaines de ses actions, il ne se cache pas, lui)

        • [^] # Re: Je voudrais juste savoir

          Posté par . Évalué à 2.

          nimage

          • [^] # Re: Je voudrais juste savoir

            Posté par (page perso) . Évalué à 3.

            Oui, et?

            Bon, alors, lui, il a volé, donc tout le monde en prison, comme ça il ne volera plus. Ca te fait bondir? Je reprend ton argumentation. Ou alors bon lui, il triche sur les aides sociales, supprimons les aides sociales.

            Vraiment, vous ne valez pas mieux que le gouvernement que vous critiquez.

      • [^] # Re: Je voudrais juste savoir

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        vas voir par exemple la Commune de Paris ou l'espagne en 1936,

        Des exemples... morts. Généralement, quand on veut donner des exemples, on donne des exemples de réussite (et un exemple de fonctionnement de la société qui ne dure pas dans le temps, c'est dans le genre très très négatif, c'est même la démonstration que ça ne marche pas)

        qu'en bon citoyen moutton

        Si on n'est pas d'accord avec toi, on est mouton... Ben non, désolé.

        Mais surtout, c'est clairement pas en voyant la police comme ça, en voulant l'écarter, et en donnant des exemples qui prouvent que ça ne marche pas que tu vas réussir à convaincre tes concitoyens que ta proposition est meilleure.

        • [^] # Re: Je voudrais juste savoir

          Posté par . Évalué à 1.

          Des exemples... morts

          Certes ces exemples ont mal tournés. Mais je t'encourage à aller jeter un œil sur ce petit lien, qui analyse en quoi les idées anarchistes ont été un moteur, ce qui a marché et pourquoi ça c'est mal fini :
          http://anarchism.pageabode.com/afaq/secA5.html

          Attention c'est un point de vue anarchiste, donc forcément biaisé sur ce sujet ;-)

          Mais surtout, c'est clairement pas en voyant la police comme ça, en voulant l'écarter, et en donnant des exemples qui prouvent que ça ne marche pas que tu vas réussir à convaincre tes concitoyens que ta proposition est meilleure.

          ok je vais essayer de clarifier mon propos : La police a un pouvoir autoritaire très fort. Il est donc normal que les bavures soient strictement encadrées, que les citoyens soient bien protégés contre les abus de ce pouvoir. Or en France, les abus sont fréquents et impunis. De plus, je suis inquiet devants certaines lois voté par les assemblés, par exemple celle qui instaure l'obligation de donner son ADN, les lois anti-terroristses ou sur le fichage des élèves. D'ailleurs il n'y a pas que de vilains anarchistes qui critiquent cela, la cour européenne des droits de l'homme condamne régulièrement la France pour non respect des droits de l'homme, nos droits les plus fondamentaux.

          Je suis devant un cas de conscience : sans lois ni règles pas de sociétés possible. Mais à partir de quand faut-il respecter ou désobéir ? Si tu considère qu'il vaux mieux désobéir, alors il est normal de se prémunir contre la police, comme un criminel le ferais… ou un type qui fait de la contrefaçon en bittorrent.

          • [^] # Re: Je voudrais juste savoir

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            Mais je t'encourage à aller jeter un œil sur ce petit lien,

            Ca fait un peu beaucoup à lire, pas motivé sans être sûr qu'il y a quelque chose à prendre vraiment. tu n'as pas un résumé?

            et pourquoi ça c'est mal fini :

            Du moment où ça a mal fini, c'est déjà une petite démo que c'est pas très viable. Alors certes, on est en république alors que la république romaine est tombée, mais quand même, ça n'inspire pas.

            Or en France, les abus sont fréquents et impunis.

            Et je serai le premier à râler contre une bavure policière. Mais vouloir se cacher de la police sous excuse de bavures policière, c'est juste de la connerie.

            par exemple celle qui instaure l'obligation de donner son ADN

            Ben voila, c'est pas comme ça que tu vas rassurer. Parce que la : je ne vois pas le rapport. Je subis rien en filant un peu d'ADN, ça ne m’enlève aucune liberté. Ca ne me choque pas du tout, au contraire.

            En mélangeant "répression" policière, bavure, contourner la police, prélèvement d'ADN, ça ne risque vraiment pas d'être convainquant. La, tu me convaincs juste qu'il ne faut pas écouter plus, tellement c'est délirant.

            Je suis devant un cas de conscience : sans lois ni règles pas de sociétés possible. Mais à partir de quand faut-il respecter ou désobéir ? Si tu considère qu'il vaux mieux désobéir, alors il est normal de se prémunir contre la police, comme un criminel le ferais… ou un type qui fait de la contrefaçon en bittorrent.

            A partir de la, tu acceptes que je cache mon argent des impôts etc... aussi. Ben oui, chacun ses valeurs hein?

            • [^] # Re: Je voudrais juste savoir

              Posté par . Évalué à 2.

              tu n'as pas un résumé?

              Les révolutions russes ont eu un début anarchiste, notamment dans l'organisation des Kholkoze. Mais quand les communistes sont arrivés au pouvoir, il y a eu une sorte d'épuration des anarchistes au profit des communistes, qui ont modifié la gestion collective des terres.

              Pour la commune de Paris : la ville a pu s'organiser suivant des principes anarchistes. seulement l'effort sur la nourriture a été insuffisant, du coup les gens mourraient de faim… et face à l'armée française et sachant que la france était en guerre contre ses voisins, c'était le coup de grâce.

              Pour l'Espagne : plusieurs régions se sont organisées, notamment au niveau de la production (en évitant de refaire la même bétise qu'à Paris). Mais face à Franco, les anarchistes ont acceptés un gouvernement élu républicains, poussé par la gauche et les communistes. Ce gouvernement n'a pas su s'imposer face à l'armée de Franco…

              Bilan : ce sont des « fail », mais malgré les situations difficiles, les idées anarchistes ont pu fonctionner partiellement, et surtout dans l'organisation de la production.

              Je subis rien en filant un peu d'ADN, ça ne m’enlève aucune liberté

              On rentre dans le débat du fichage, mais pour moi c'est une atteinte grave à notre liberté c'est clair. D'ailleurs la justice semble le trouver aussi :
              « En 2010 la Cour de Cassation et un tribunal bordelais invoquent l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme sur «l'ingérence de l'autorité publique dans l'exercice du droit au respect de la vie privée» pour relaxer des faucheurs de cultures OGM ayant refusé de se soumettre à des prélèvements d'ADN9. » (http://fr.wikipedia.org/wiki/FNAEG)

              A partir de la, tu acceptes que je cache mon argent des impôts etc... aussi. Ben oui, chacun ses valeurs hein?

              C'est marrant au lieu du piratage j'ai hésité à mettre cet exemple :-) D'un autre côté, que penser de la protection des sources journalistiques sans anonymat ? La question est difficile.

              • [^] # Re: Je voudrais juste savoir

                Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                Merci pour le résumé. Les fails, tels que décrits, sont "extérieurs" (guerre tout ça), donc effectivement ça se défend.

                On rentre dans le débat du fichage, mais pour moi c'est une atteinte grave à notre liberté c'est clair. D'ailleurs la justice semble le trouver aussi :

                Ben non : ton exemple parle d'atteinte à la vie privée. rien à voir avec liberté d'expression. Et c'est très subjectif, ça peut changer dans le temps.

                C'est marrant au lieu du piratage j'ai hésité à mettre cet exemple :-)

                Tu aurais dû... C'est tout de suite moins "légitime" (certes, sauf pour les anarchistes, mais bon, les anarchistes laisseraient alors faire les grosses fortunes en disant amen? Pas sûr que ça aille loin)

                D'un autre côté, que penser de la protection des sources journalistiques sans anonymat ? La question est difficile.

                Ben... ce n'est pas parce que je suis pour garder la police, que ça autorise la police à faire n'importe quoi. Les gens qui violent la loi, y compris sur les sources journalistiques, méritent sanctions.

            • [^] # Re: Je voudrais juste savoir

              Posté par . Évalué à 2.

              Du moment où ça a mal fini, c'est déjà une petite démo que c'est pas très viable.

              C'est pas parce qu'on meurt dans d'atroces souffrances qu'on a pas vécu.

              Je subis rien en filant un peu d'ADN, ça ne m’enlève aucune liberté. Ca ne me choque pas du tout, au contraire.

              Ça ne t'enlève aucune liberté au moment du prélèvement (puisque tu en es déjà privé si tu es en garde-à-vue), mais ça peut être utilisé plus tard à cette fin. Pour te rendre ta liberté volée, par contre, il y a moins de chance.

              Dans une société non autoritaire, l'inconvénient peut sembler effectivement mineur, voire souhaitable puisqu'utile à l'identification des auteurs de certains crimes. Ce qu'il faut relever ici, c'est que ce fichage centralisé de l'ADN de toute une population revient de facto à faire de chacun de ses membres un suspect. On ne comparera plus l'ADN de quelqu'un parce qu'il est suspect, il sera suspect parce qu'on pourra comparer son ADN.

              Je pense que pour mesurer la gravité de la situation, il faut bien comprendre que les enquêtes judiciaires ne sont, bien souvent, réalisées qu'à charge. Cela signifie que ne sont recherchés que les éléments qui tendraient à montrer la culpabilité d'un suspect, tandis que ceux qui tendraient à prouver son innocence sont ignorés. Ainsi, pour le fascisant syndicat de police Synergie, il est impensable qu'un suspect puisse se défendre. S'il est suspect, c'est bien qu'il a un truc à se reprocher, non ?
              http://www.maitre-eolas.fr/post/2010/08/03/Cadeau-Bonus

              Ça, c'est dans notre bel état de droit. Le truc c'est qu'aucun système n'est immuable, particulièrement pas celui-ci, et qu'on ne dispose tout simplement d'aucune garantie pour que cette banque de données biométriques ne soit pas utilisé à l'encontre d'une catégorie de la population sur des critères génétiques. Ni aujourd'hui, ni, a fortiori, demain. Y a pas que l'INSEE qui serait content d'évaluer la part de grands blonds aux yeux bleus dans la population. Y en a d'autres qui voudraient prévenir certaines tendances qui seraient heureusement inscrites dans le patrimoine génétique des individus.
              http://www.youtube.com/watch?v=n6cQu8Y0in0

              En d'autre temps, les autorités publiques demandaient à certaines catégories de la population de se faire recenser. Et une bonne partie d'entre elles y sont allées. Je crois qu'elles ont fini par regretter. Ce fichage biométrique entraîne un même risque de sélection, cette fois a posteriori.

              Maintenant, séparer le fichage biométrique de son contexte, c'est s'interdire de comprendre. Quel est le contexte ? Au cours de la dernière décénie, sur le simple plan judiciaire, nous avons eu droit à la mise en place des « peines plancher » (soit l'apparition d'une durée minimale de la peine) et des rétentions de sûreté (soit la disparition d'une durée maximale de la peine).

              Nous avons eu une multiplication des fichiers dits policiers, avec une jolie Edvige qui depuis que les pratiques sexuelles, syndicales et religieuses ne sont plus enregistrées, et un changement de nom, est devenu vach'ment plus acceptable :
              http://fr.wikipedia.org/wiki/EDVIGE

              Nous avons eu Hadopi, qui envisage jusqu'à surveiller les réseaux de tous les internautes français et censurer les mots-clés utilisés sur les moteurs de recherche en ligne.
              - page 27, "sauvegarde de toute l'activité réseau notable"
              - page 27, "notification recherche avec mots-clés interdits"
              - page 35, "pour chaque profil, il existe une liste noire d'adresses IP interdites, une liste grise d'adresses IP à notifier, une liste blanche d'adresses IP autorisées"
              http://www.numerama.com/magazine/16363-exclusif-le-document-secret-de-l-hadopi-sur-les-moyens-de-securisation.html

              Nous avons eu Loppsi avec tout plein de choses dedans, comme le remplacement de « vidéo-surveillance » par « vidéo-protection », de nouveaux prétextes pour mettre en place des caméras pour protéger les gens qui n'ont rien à se reprocher, la censure de l'internet par le Ministère de l'Intérieur, l'usage de la visioconférence pour les auditions des détenus, ou encore la vente des données relatives aux cartes grises (pourquoi pas vendre la bdd biométrique ?).

              J'vous laisse, j'entends qu'on frappe à ma porte...

  • # pas de Lille

    Posté par . Évalué à 2.

    Pour ceux n'ayant pas la chance d'être dans la région Lilloise pour -assister- participer à cet atelier, et ainsi enculer des mouches sur des détails avec des camarades avec lesquels ils sont globalement d'accord... Et pour tout les autres, aussi :

    Il y a toujours le FLOSS Manuel sur ce sujet : être anonymat et contourner le censure. Qui a l'avantage d'être didactique, non idéologique, relativement à jour, et accessible par tous. Bonne lecture.

    ps : chapeau quant même pour cet atelier, il me semble que la cnt soit bien là dans sa tradition d'éducation populaire. //humour : c'est rare, ils sont souvent au bar (je sais je les y croisent :p)

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