Journal Effort de traduction en français, c'est moi oui il y en a de moins en moins?

Posté par (page perso) . Licence CC by-sa
19
18
août
2016

Cela fait longtemps que je me pose la question mais j’ai la sensation que les efforts de traduction sont moins importants qu’avant(tm). Je ne parle pas de tout ce qui concerne les logiciels mais le savoir informatique. Je m’explique, depuis la fermeture O'Reilly France il est impossible de trouver des livres d’informatique de qualité qui ne touche pas aux bases mais bien a des concepts avances. Par exemple, "21st Century C", "Game Programming Patterns", "OpenGL - SuperBible" en français serait inconcevable de nos jours, car ils ne feraient pas d’argent. Pourtant ce sont des contenus de qualité qui n’existe pas dans notre belle langue. Mais sans s’arrêter aux livres, il n’existe pas de traduction du rust book[0] ou de certaines pages de Go [1], la doc de gcc [2], ou même des choses plus nouvelles comme le tutorial vulkan [3], idem pour certaines informations qui ne changent pas [4], et aucun projet ne semble pousser a ça. Il semble que l’idée même de proposer des informations dans les langues maternelles a disparu.

Avez vous connaissance de projets de traductions de livre d’informatique/documentations/articles de référence. Je pense au Black Book qui est vraiment intéressant à lire pour développeur de tout niveau mais ne dispose d’aucune version française. Il y a bien eu une édition en français il y a longtemps mais aucun pdf.

Existe-t-il une forge de projet de traduction (avec review)? Qui se focalise sur la traduction d’informations "de référence" pas ou peu disponible dans notre langue?

Est-ce que, peut être, avant(tm) le flux d’information et l’informatique n’était pas aussi continue que maintenant et ou il est difficile de capitaliser sur des traductions?

Pensez-vous que j’ai trop fume et que c’est comme ça depuis toujours?

[0] https://doc.rust-lang.org/book/
[1] https://golang.org/doc/
[2] https://gcc.gnu.org/onlinedocs/gcc/Gcov.html
[3] https://vulkan-tutorial.com/
[4] https://en.wikipedia.org/wiki/Carry_flag

  • # Je pense que c'est une vue de l'esprit

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    Je ne pense pas que les ressources françaises en informatique de haut niveau s'épuisent.

    Go, Rust et Vulkan sont par exemple assez récents et avec beaucoup d'évolutions durant leurs débuts. Il faut savoir que de maintenir une documentation à jour nécessite beaucoup de travail et sa traduction également. Les équipes de traduction ne peuvent pas se permettre de perdre leurs temps avec des ressources qui vont beaucoup changer ou des technologies pas encore très répandues.
    Typiquement O'Reilly en français proposait essentiellement des livres portant sur des technologies plutôt matures dont la lecture plusieurs années après restait pertinente. Chose qui est douteux pour Rust jusqu'à peu par exemple.

    O'Reilly a également subi la concurrence d'Internet / du Web pour l'apprentissage même de qualité alors qu'il pouvait être à une époque incontournable dans les universités / écoles d'ingés voire pour les autodidactes et professionnels. Les ventes n'ont pas suivi par effet de bord.

    Il faut se rendre compte qu'après la traduction dans le milieu informatique ou du libre reste l’apanage de quelques acteurs par langue seulement. La doc, les sites et outils autours de Fedora c'est à peu près 3-5 bénévoles d'actifs au maximum. Les pages manuels du système sont l’œuvre en général de 2-3 personnes également, etc. C'est peu, bien moins nombreux que ceux qui produisent ces logiciels ou ressources en anglais.

    Mais cela a toujours été plus ou moins ainsi. ET le soucis des petites équipes c'est qu'elle limite la possibilité de traduire de gros ouvrages sans financement. Surtout que cela bouge vite (beaucoup de logiciels et documentations nécessitent plusieurs heures par semestre). AU bout d'un moment il faut faire des choix, et ce qui est peu populaire ou trop mouvant peuvent passer à la trappe.

    • [^] # Re: Je pense que c'est une vue de l'esprit

      Posté par (page perso) . Évalué à 7.

      • pour rust, il y a tout de même http://france-rust.fr/
      • pour go, ce nom idiot choisi par google m'a depuis longtemps incité à abandonner toute recherche… si encore ils avaient choisi golang (comme abréviation de go language) cela serait un peu plus facile…
      • pour vulkan, d'une part cela reste encore un peu confidentiel, d'autre part c'est trop associé au français volcan pour en tirer actuellement des recherches pertinentes :/

      Je rejoins tout de même l'avis du journal où, par exemple, pour RoR qui était loin d'être abouti, la communauté s'était empressé de le traduire en plein de langues.
      Pour un exemple qui m'est plus proche, côté Mageia nous avons été surpris de bénéficier de traductions actives au démarrage en plus de 14 langues du blog alors que la v0 de la distro n'était même pas sortie (bon, maintenant c'est plus de 42 langues proposées pour http://mageia.org mais je ne suis pas leur activité effective, je doute que tout soit traduit dans toutes les langues proposées, même si je suis à peu près sûr qu'une traduction d'une annonce sur le blog a au moins été effectuée une fois, sinon la langue n'aurait pas été ajoutée…).

      Pour O'Reilly France, les NMPP (ou leur nouveau nom) ont dû bien aider à plomber leur distribution effective avec leurs contraintes et non transparence. Que l'entité française ait dû fermer est triste, mais publier des bouquins sous licence proprio n'est pas si facile, framabook s'en sort mieux àmha, à promouvoir du libre en plus. L'édition est un domaine complexe où il y a peu de marge de manœuvre IRL et de l'invest' initial non négligeable avec en plus les contraintes de gérer les stocks distribués (ce qui crée tension entre distributeur et producteur), sans parler des droits voisins totalement abusés par contrat vis-à-vis des auteurs qui ne touchent que des roupies (un bouquin vendu 14 € rapporte à peine 1 € à son auteur…) et j'ai plein d'autres exemples de limitations entre l'espérance et la réalité, limite pire que la SACEM.

      Bref, la traduction, dans la durée n'est jamais si facile, de l'intérêt du travail de fond de traduc.org de fédérer les gens motivés et compétents sur une plateforme pérenne depuis quelques années et en se basant sur une licence libre, ce qui simplifie ipso facto l'engagement à participer sur le moment (mais pas forcément dans la durée :/).

      • [^] # Re: Je pense que c'est une vue de l'esprit

        Posté par . Évalué à 10.

        Attention, Rust est aussi un jeu vidéo et c'est ce dont il est question sur http://france-rust.fr/ et pas du tout du langage Rust !

      • [^] # Re: Je pense que c'est une vue de l'esprit

        Posté par . Évalué à 4.

        pour go, ce nom idiot choisi par google m'a depuis longtemps incité à abandonner toute recherche… si encore ils avaient choisi golang (comme abréviation de go language) cela serait un peu plus facile…

        En fait il suffit de chercher golang, en général ça marche bien. Et si les mots clés sont suffisamment explicites ou liés au langage, ça marche aussi: go structures , go xmpp …
        Le nom est idiot mais je pense qu'ils sont bien placés pour savoir que leur moteur de recherche saura retourner les résultats pertinents.

  • # Comparaison

    Posté par . Évalué à 6. Dernière modification le 19/08/16 à 02:47.

    Un informaticien qui ne comprend pas l'anglais écrit c'est un peu comme le boulanger qui achète du pain congeler à cuire.

    [mode je balance]

    Toi, cher collègue quand je vois que tu :

    • n'as pas de papier/stylo pour poser tes idées avant d'attaquer la prog ou le design de ta base.
    • n'aime pas l'anglais et tape "faire requete sql update avec jointure" dans un moteur de recherche
    • ne sait pas taper sur ton clavier sans le regarder
    • ne sait toujours pas qu'en double-cliquant sur un mot ça le sélectionne et à chaque fois tu mets 15 jours avant de faire une bonne sélection
    • ne lit jamais l'actu car tu t'en fous
    • ne cherche jamais à refactoriser ton code pourrit que tu le feras plus tard car la ça marche et t'as pas le temps
    • n'utilise pas de bugtracker pour suivre tous tes bugs et évolutions sur tes 20 projets
    • n'utilise pas de gestionnaire de code source
    • développe sur la base de prod car tu sais ce que tu codes

    je me dit qu'il est temps que tu changes de métier.

    [/mode je balance]

    • [^] # Re: Comparaison

      Posté par . Évalué à 10.

      on écrit « pain congelé », mais ce n'est pas grave, cela n'empêche pas d'être un bon informaticien.

    • [^] # Re: Comparaison

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      Un informaticien qui ne comprend pas l'anglais écrit c'est un peu comme le boulanger qui achète du pain congeler à cuire.

      Déjà, je ne suis pas d'accord avec le principe que quelqu'un qui lit de la littérature informatique est forcément un informaticien.
      Certains font de l'informatique en tant que passion, d'autres pour se cultiver, d'autres en lien avec un autre métier dont l'informatique n'est qu'un outil et non un but, etc.

      On ne peut pas vouloir que l'informatique se démocratise dans l'usage, dans la compréhension par la population si on a une position élitiste de considérer que toute littérature informatique nécessite l'apprentissage préalable de l'anglais.

      Apprendre l'anglais, ou toute langue, correctement demande du temps. Beaucoup de temps. Si cette barrière est présente dès le début, tu vas décourager plus d'un de s'intéresser au sujet sérieusement. Je précise que certains, comme moi, ont appris l'informatique chez eux avant d'avoir un anglais suffisant pour lire un bouquin en anglais sur le sujet.

      L'anglais devient à un certain moment indispensable d'un point de vue professionnelle, mais cela peut venir après avoir commencé dans l'informatique et non forcément avant. Et c'est bien qu'un effort soit fait pour ne pas laisser ces individus sur le carreau.

      Après, même pour un informaticien professionnel, quelque soit son niveau d'anglais, sera plus à l'aise pour lire ou écrire du contenu dans sa langue natale. Si j'arrive sans soucis à lire un gros bouquin technique, il me demandera plus d'attention et d'énergie en anglais qu'en français. C'est donc plus confortable.

      Par ailleurs, de l'intérêt même d'avoir du contenu dans sa propre langue est incarnée par notre présence sur ce site : à quoi servirait linuxfr.org si on part du principe que si on est mauvais en anglais on ne peut pas parler d'informatique ? Si les communautés francophones existent, ce n'est pas pour rien, c'est parce que cela a un intérêt.

      En tout cas, je suis bien content d'avoir pu apprendre des choses pointues en informatique dans ma langue à une époque où mon niveau d'anglais était médiocre. Et je suis bien content que des domaines où je ne suis qu'un amateur (comme en physique), je puisse lire également des livres pointues dans ma langue car je ne maitrise pas du tout le vocabulaire du domaine en anglais.

      n'aime pas l'anglais et tape "faire requete sql update avec jointure" dans un moteur de recherche
      ne sait pas taper sur ton clavier sans le regarder
      ne sait toujours pas qu'en double-cliquant sur un mot ça le sélectionne et à chaque fois tu mets 15 jours avant de faire une bonne sélection

      Mouais, ces points là c'est du pur troll.

    • [^] # Re: Comparaison

      Posté par . Évalué à 9. Dernière modification le 19/08/16 à 10:08.

      Un informaticien qui ne comprend pas l'anglais écrit c'est un peu comme le boulanger qui achète du pain congeler à cuire.

      Lire un manpage en anglais c'est facile et effectivement ça devrait être une évidence pour tous les informaticiens. Mais un livre, c'est différent. C'est très littéraire et cela peut rapidement devenir imbuvable.

      Pour les autres points c'est amusant mais pas toujours pertinent. Les SSII ont convaincu beaucoup d'entreprises de virer leurs vieux informaticiens pour les remplacer par des intérimaires soi disant experts dans les nouvelles technos, mais il arrive toujours un moment où on rappelle "les vieux" pour reprendre des logiciels historiques critiques sur lesquels ils ont plus d'expérience et de maîtrise.

      Il arrive parfois qu'un vieux avec son PC sous XP et Notepad++ te change un bout de VB sous tes yeux et sauve la prod de l'entreprise.

    • [^] # Re: Comparaison

      Posté par . Évalué à 0. Dernière modification le 19/08/16 à 12:18.

      En Belgique certaines universités francophones proposent de suivre une partie ou la totalité des formations en anglais. http://www.uclouvain.be/37814

      Je suis bien d'accord avec tout les points que tu as cité, j'ai déjà eu un collègue qui travaillait exactement comment ça…
      Pour ma part, un jour je me suis dit que ce n'était pas normal/performant/professionnel de taper à deux doigts pour un professionnel de l'informatique et je me suis mis à la dactylographie.

      • [^] # Re: Comparaison

        Posté par (page perso) . Évalué à 8. Dernière modification le 19/08/16 à 15:50.

        Il y a déjà un paquet de master en anglais dans les universités française et cela va croissant ! L'objectif est de faire venir des étudiants étrangers et de les faire payer plus !!

        C'est aussi bon pour l'Europe (ERASMUS) mais à mon sens dramatique pour la Francophonie. Si même nous on fait des cours en anglais alors aucune universités africaine ne va plus utiliser le français à moyen terme.

        Bref, un choix financier et cornélien !

        • [^] # Re: Comparaison

          Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 19/08/16 à 16:41.

          On utilise la langue et le niveau de langage adapté à la situation, au contexte et à l'interlocuteur. Même quand on parle en français on ne parle pas de la même façon en famille, avec des amis ou au travail.

          C'est pareil avec l'anglais pour l'informatique. Pour obtenir certaines informations, il faut connaitre l'anglais. Quand on veut échanger à l’international, aussi, c'est l'anglais la référence.

          Cela n'empêche pas de traduire dans notre langue maternelle le vocabulaire propre au domaine technique.

          Mais en refusant d'apprendre l'anglais quand on est informaticien, on ce coupe de la plus grande source d'information et on se ferme au reste du monde (et pas seulement anglophone) qui communique ses avancées en anglais.

          Bref, on peut toujours choisir de rester dans son coin. Souvent par peur que les autres imposent leur façon de faire. Mais en réalité, il n'y a pas de raisons d'être complexé et d'avoir peur d'apprendre de la culture des autres. Car on peut toujours se l'approprier, la mélanger à notre sauce et de cette manière s'enrichir.

          • [^] # Re: Comparaison

            Posté par (page perso) . Évalué à 8.

            Quand on veut échanger à l’international, aussi, c'est l'anglais la référence.

            Pas toujours vrai. Les secrétaires générales de l'ONU ont toujours parlé nativement Français ainsi que tout leur entourage. Pour des raisons géopolitiques, les deux langues Anglais et Français sont utilisés quotidiennement ;-)

            Sinon, je suis d'accord pour partie avec toi. Je n'ai pas de bonne solution. Je trouve dommage par contre de voir de plus en plus de thèse rédigé en anglais par des français… Soi disant pour une question de diffusion mais pour moi, on se coupe d'une source scientifique de haut niveau en francophone et publié en anglais sa thèse n'apporte rien dans son H-index car normalement, tous les résultats sont republiés sous forme d'article.

            On voit même des soutenances de thèses sans un mot de français ce qui n'est pas légal. Je trouve dommage d'avoir des doctorants étranger passant 3 ans en France (voire plus) et ne pas faire une phrase dans notre langue durant ce moment particulier.

            Otherwise, I read the manual pages in english like everybody ;-)

        • [^] # Re: Comparaison

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          C'est aussi bon pour l'Europe (ERASMUS) mais à mon sens dramatique pour la Francophonie.

          Même pour ERASMUS c'est bancal. Faire ses études en anglais dans un pays non anglophone, c'est pour montrer sur le CV qu'on se bouge et qu'on est globish compatible, mais on apprendra pas grand chose d'enrichissant d'un point de vue personnel.

          • [^] # Re: Comparaison

            Posté par (page perso) . Évalué à 6.

            mais on apprendra pas grand chose d'enrichissant d'un point de vue personnel.

            L'objectif d'ERASMUS n'est pas d'apprendre l'anglais mais que les étudiants d'un pays aille voir ce qu'il se passe dans un autre pays. C'est un peu l'équivalent du service militaire a une époque ou les gens du sud montait au nord et réciproquement. Si tu ne trouves pas cela d'enrichissant, je suis inquiet pour toi. Il n'y a pas que les USA ou le royaume unis qui sont à découvrir les yeux grand ouvert !

            ERASMUS marche très bien. Le nombre de bébé 'Européen' a explosé ! C'est pas avec les vieux que la construction européenne va se faire mais avec la nouvelle génération qui auront une famille dans deux pays. Il est en train de se produire la même chose qu'au niveau national. Il est tout a fait classique de nos jours d'avoir de la famille au quatre coin du pays. Ce sera pareil demain avec l'Europe en grande partie grâce à ERASMUS.

            • [^] # Re: Comparaison

              Posté par (page perso) . Évalué à 3.

              Je ne me remets pas en cause Erasmus. Je critiquais les échanges Erasmus en anglais, hors du Royaume-Uni et de l'Irlande. Par exemple, si tu vas voir ce qui se passe en France sans parler un mot de français, tu vas quand même avoir du mal à "voir ce qui se passe" vraiment dans le pays. Va essayer de comprendre les problèmes politiques de la France en regardant CNN…

              Le tout anglais, c'est le bébé "Américain", non le bébé "Européen" :-)

        • [^] # Re: Comparaison

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          Il y a déjà un paquet de master en anglais dans les universités française et cela va croissant ! L'objectif est de faire venir des étudiants étrangers et de les faire payer plus !!

          Déjà aujourd'hui, de nombreux étudiants étrangers ne s'installent pas en France après leurs études mais partent au Canada ; s'ils font leurs études en anglais, il profiteront des faibles frais d'inscription et partiront ensuite bosser ailleurs (difficile de vivre en France sans parler français).

          Bref, comme tu dis, un choix comptable à cours terme, dommageable à long terme. Les Etats-Unis nous mènent une guerre linguistique et nous nous tirons dans le pied.

          • [^] # Re: Comparaison

            Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 22/08/16 à 14:48.

            guerre linguistique

            Ça doit être terrible à vivre, des bombardements quotidiens d’adjectifs, des fusillades d’adverbes…

            • [^] # Re: Comparaison

              Posté par (page perso) . Évalué à 5.

              Concrètement, cela se traduit aussi par des destructions culturelles, des pertes de part de marché et du chomâge.

              • [^] # Re: Comparaison

                Posté par . Évalué à -10. Dernière modification le 23/08/16 à 10:32.

                Exemple : Orange anciennement FranceTélécom. Société qui portait toutes les télécommunications Françaises avant d'ouvrir le marcher à la conccurence.

                Ce qui leur a permis d'aborder une stratégie commerciale de centralisation. De réduire leurs effectifs et d'alléger leurs plannings ( tout en gardant un backend de téléservice pour l'assistance délocalisé dans des colonies de vacances Belges ). En revanches leurs tarifs sont toujours plus élevés qu'ailleurs alors j'immagine qu'on y est mieux payé et qu'on y travail plus efficacement.

              • [^] # Re: Comparaison

                Posté par . Évalué à 0.

                des destructions culturelles

                Ils vont jusqu’à fabriquer une machine à remonter dans le temps pour aller tuer Baudelaire ? Quels monstres !

    • [^] # Re: Comparaison

      Posté par . Évalué à -10. Dernière modification le 19/08/16 à 12:54.

      Nous on travail pour une centrale d'achat de papier toilette et on met plus de quinze jours pour traduire la composition des papiers.

      Le papier est fabriqué à la main et on a imprimé le coran la bible et d'autres textes sacrés avec des nano technologie.

      Combien de temps auriez vous mis ?

      • [^] # Re: Comparaison

        Posté par . Évalué à 2.

        ton boulot te fais chier ?

        ps : je suis le seul à ne pas t'avoir moinsé :p

  • # Qu'en dit la concurrence ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 4.

    Sur une autre communauté francophone (dont je fais partie), Developpez.com pour ne pas la citer, on a une certaine culture de la traduction. Notamment, la traduction de Symfony3 est en cours de traduction, avec deux grosses parties publiées (le reste suit) : http://symfony.developpez.com/documentation/symfony3/part01-symfony3-et-les-fondamentaux-http/ et http://symfony.developpez.com/documentation/symfony3/part-02-symfony-vs-php-plat/. Le livre Think in Python a été traduit.

    Par contre, il n'y a aucune volonté d'intégration : cette doc Symfony ne sera jamais donnée au projet (à moins d'une contrainte légale forte). L'habitude du site est de ne jamais de publier sous une licence libre. Il n'empêche, il a hébergé pas mal de gros projets de traduction (plus anciens), comme Think in C++ ou la documentation de Qt. Aussi, ce qui a été traduit n'est qu'exceptionnellement mis à jour…

    Ne serait-ce pas dans la veine de ce que tu cherches ?

    • [^] # Re: Qu'en dit la concurrence ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      Il est vraiment dommage que les efforts de traduction de developpez.com ne soit jamais remontés.

    • [^] # Re: Qu'en dit la concurrence ?

      Posté par . Évalué à 8.

      la traduction de Symfony3 est en cours de traduction

      Au moins on est sûr que c'est traduit :)

      Tous les contenus que j'écris ici sont sous licence CC0 (j'abandonne autant que possible mes droits d'auteur sur mes écrits)

  • # Black book ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 6.

    Je n'ai jamais entendu parler du "Black book", de quoi s'agit-il exactement, quelqu'un aurait un lien ?

    Merci.

    WeeChat, the extensible chat client

    • [^] # Re: Black book ?

      Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 19/08/16 à 11:56.

      Ouep, ça m'intrigue aussi cette histoire… J'ai rafraîchi la page déjà plusieurs fois ce matin pour voir si tu avais une réponse; à suivre

      • [^] # Re: Black book ?

        Posté par . Évalué à 3.

        Si c'est celui que je connais, c'est un bouquin de programmation graphique.

      • [^] # Re: Black book ?

        Posté par . Évalué à 4. Dernière modification le 19/08/16 à 12:33.

        Peut être le Graphics Programming Black Book de Michael Abrash.

        Edit : grillé mais j'ai donné un lien pour le consulter en ligne, et les sources sont sur github.

        Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.

        • [^] # Re: Black book ?

          Posté par . Évalué à 1.

          Merci pour le lien ! Ça a 20 ans ce bouquin ! Ça parle de 286, 386, 486 et de VGA en résolution 320x200.

          J'ai attaqué le début :
          – c'est très orienté MS-DOS, gcc n'est pas considéré dans les compilateurs dans le tableau "Table 1.1 Execution Times for WordPerfect Checksum."
          – le gars donne des exemples d'optimisation en assembleur =:-O (pour faire de la vraie optimisation)

          Cela dit c'est intéressant :)

          • [^] # Re: Black book ?

            Posté par (page perso) . Évalué à 4.

            Ah que de souvenirs ! C'était mon livre préféré quand j'étais ado. De mémoire, c'est en fait une ré-edition de deux livres en un (plus quelques articles et des nouveautés): zen of assembly programming et zen of graphic programming. Le premier a plus de 20 ans et s'arrête au 286 je crois.

            C'est une super lecture pour se faire une idée de ce à quoi ressemblait l'industrie du jeu vidéo dans les années 90 et en apprendre des tonnes sur les architectures de l'époque. La partie parlant des pentiums contient des infos encore intéressantes de nos jours.

          • [^] # Re: Black book ?

            Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 20/08/16 à 11:36.

            À dire vrai, je ne l'ai jamais lu ni n'ai commencé sa lecture; je ne connaissais même pas son existence avant ce journal. J'ai fait une recherche avec les termes « black book programming » et c'est le premier ouvrage sur lequel je suis tombé (j'en ai déduit qu'il devait être le plus populaire). ;-)

            Chez google il sort en premier chez moi; tandis que chez duckduckgo si une version pdf sort en premier, les sources sur github et la version html arrivent bien plus loin.

            Le concept de black book existe aussi pour les langages : What is a black book for a programming language ? sur quora (en anglais). Je ne sais pas, au fond, auquel de ces ouvrages faisait référence l'auteur du journal.

            Une compétence utile que l'on soit ou non développeur : savoir utiliser un moteur de recherche. ;-)

            Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.

            • [^] # Re: Black book ?

              Posté par . Évalué à 2.

              J'ai cherché "black book" sur duckduckgo, évidemment ça fait plein de faux positifs. Et "black book computer sciences" c'est pas mieux… Ensuite j'ai arrêté, ça a beau avoir été vendredi :D

              Ces histoires de compétences de développeur, ça s'applique aussi aux script kiddies enthousiastes ?

    • [^] # Re: Black book ?

      Posté par . Évalué à -9. Dernière modification le 20/08/16 à 12:51.

      • Traduction des man pages Linux :
        http://perkamon.alioth.debian.org/

      • A propos de code Freebsd à un outil intéressant (portsnap) qui permet consulter toutes les sources des logiciels avec une simple arboresce dans /usr/ports.

      • Et la collection d'outils unix et ses Man mériterai d'avoir un livre consacré sur fond noir mais elle n'en a pas.

  • # Le traducteur est souvent à poil

    Posté par (page perso) . Évalué à 5. Dernière modification le 19/08/16 à 09:49.

    Sur les livres, j'en sais trop rien, mais dans le logiciel, les traducteurs ne sont pas des développeurs (le plus souvent).

    => Ils prennent les outils qui sont mis à leur disposition par des personnes qui ne les utilisent pas et ne comprennent pas la langue qu'on écrit.
    => Ils s'alignent sur les chaînes de production en cours, qui ne réfléchissent que par logiciel ou paquet.

    Constituer une communauté sur cette base est extrêmement complexe. Les seuls qui réussissent pas trop mal c'est l'équipe GNOME, car l'outil est commun quelque soit le projet et est pensé pour porter une communauté.
    Le reste du monde dépend du bon vouloir ponctuel des bonne âmes qui passent par là, et parfois, quand le projet commence à être suffisamment gros on commence à avoir une démarche de traduction ad hoc, c'est le cas de Firefox ou Libreoffice.

    Par ailleurs, on n'est pas aidé par une grande majorité des développeurs qui ne voit aucun problème à utiliser l'anglais au quotidien et qui donc n'ont pas dans leur critères de choix l'utilisation d'un outil qui supporte facilement l'internationalisation.

    Enfin, il n'existe aucune métrique de la traduction des logiciels sur une plateforme ni de la progression dans le temps :(
    Bref, le traducteur est souvent assez peu équipé pour tenter d'améliorer le monde…

    Jean-Baptiste

  • # Ca se vend encore les bouquins d'informatique ?

    Posté par . Évalué à 10.

    #3615mavie : au temps jadis de BeOS, pendant mes études d'informatiques, j'ai eu le plaisir de faire un stage chez une célèbre maison d'édition française (entre autres) de bouquins d'informatique et c'était très chouette de pouvoir descendre à la librairie en dessous de leurs bureaux pour emprunter qui un manuel PHP, qui une bible Oracle, … (et en plus j'ai eu une super ristourne sur 'Programming the BeOS")

    15 ans plus tard, j'ai l'impression que tout le monde utilise les ressources/tutoriels en ligne et posent leurs questions sur Stackoverflow, rendant vachement moins utile le papier.

    BeOS le faisait il y a 15 ans !

  • # Julia en français

    Posté par (page perso) . Évalué à 1.

    Des bouquins en français sur Julia ça manque aussi !

  • # Petit état des lieux de la traduction collaborative

    Posté par . Évalué à 3.

    Il y a eu récemment un recueil d'expériences sur la traduction collaborative, avec des contributions d'acteurs impliqués dans :
    1/ la traduction libre et ouverte (notamment chez Framasoft)
    2/ la traduction professionnelle
    3/ la traduction wikipedia

    Ca ne couvre pas, bien sûr, la totalité des expériences pertinentes et instructives, libre à chacun des participants à ce journal d'apporter son éclairage (c'est sous Github)…

    … et c'est ici :
    https://github.com/bzg/traduction-collaborative

  • # Perso…

    Posté par . Évalué à 5. Dernière modification le 21/08/16 à 21:21.

    S'il y a bien une chose que je n'ai jamais compris, c'est bien pourquoi les efforts de traduction n'étaient pas davantage mutualisés entre les distributions.

    Je pense notamment aux différents systèmes de paquets. Il apparaît clairement que quelle que soit la distribution et sa politique d'empaquetage, on va retrouver grosso-modo les mêmes méta-paquets (GIMP, LibreOffice, KDE, GNOME, XFCE, etc.), et de plus, la description de ces paquets n'a que très peu de chances d'avoir à changer au fil du temps.

    Aussi, je ne comprends pas que toutes les distributions n'aient pas mis en commun un service de traduction, et que les différents systèmes de paquets n'aillent pas automatiquement télécharger ces descriptions depuis ce service commun pour en conserver un cache local (étant donné que quelle que soit la version, la description n'aura que peu de chance de changer, inutile de surcharger le réseau pour rien).

    En procédant ainsi, cela ferait belle lurette que les descriptions seraient dans toutes les langues dans toutes les distributions, alors que pour le moment, on y retrouve surtout des descriptions en anglais, pas très explicites, reprenant mot pour mot le « titre », souvent des copiés collés pour les librairies d'ailleurs, sans que l'on sache du coup ce qui la différencie de l'autre au nom presque identique mais différent. C'est un des freins que je connais chez certains autour de moi pour l'adoption de Linux.

    • [^] # Re: Perso…

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      Tu es en retard, Gnome Logiciels a propulsé la gestion du fichier appdata qui comporte la description du programme et la traduction associée de celle-ci. Et comme cela est fait dans l'arbre des sources du logiciel empaqueté lui même, c'est exploitable par tous.

      Mais c'est assez récent et beaucoup de programmes ne proposent pas un tel fichier traduit.

      • [^] # Re: Perso…

        Posté par . Évalué à -10.

        Il faudrait que systemd s'occupe d'initialiser un service qui gère des fichier po de traduction qui seraient générées dans le cache du CPU et mis à jour par internet via amazone.fr a la demande.

        • [^] # Re: Perso…

          Posté par . Évalué à -10.

          D'ailleur le stagiaire a dit qu'il le faisait en plus de son exam sur son temps libre en C++. Cette optimisation nous fera gagner environ ton salaire vis à vis de nos partenariat avec http://amazone.fr .

          Autrement dit : t'es viré.

      • [^] # Re: Perso…

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        j’ai d’ailleurs produit un site permettant de suivre l’avancement de la traduction de ce type de fichiers, mais cela va prendre des années… D’autant plus que certains fichiers AppData ne sont pas inclus directement dans le code source du projet mais dans le paquet du mainteneur (jusqu’à ce que le projet source l’inclue…)

        Si quelqu’un se sent motivé, il y a de quoi faire ! Voyez vous-même sur le site https://jibecfed.fedorapeople.org/l10n/appdata-fr/

        Jean-Baptiste

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