Journal Faire du libre ... vendre du libre (Mon point de vue de yacafocon).

Posté par (page perso) .
Tags : aucun
11
30
avr.
2009
J'en ai un peu assez de voir des discussions sur Hadopi (La loi va passer, elle va se planter et tout sera encore de la faute des pirates...).
Alors, j'essaye de lancer une discussion sur un sujet qui m'intéresse un peu plus. En y apportant mon point de vue.

Trois informations à la base de ce journal :
Oracle rachète Sun : ici
Gaël Duval (il n'est pas tout seul...) sort Ultéo : ici
Orange et Wikipédia signent un partenariat : ici

Le rachat de Sun par Oracle a posé des questions sur l'avenir de MySQL.
MySQL continuera d'exister (à mon avis), mais le projet sera-t-il aussi libre ?

Je pense est qu'un 'projet libre' doit être géré par une fondation/association et la "vente" des produits issus du projet doit être gérée par une entreprise.
Chacune des deux entités étant indépendante l'une de l'autre.


Un projet libre a pour objectifs principaux de créer du "contenu" et de survivre.
Tout autre objectif (gagner de l'argent, satisfaction client, ...) est une "nuisance" à la liberté du projet.
Que ce soit en terme de crédibilité au niveau de sa communauté, en terme de liberté créatrice, etc ...

Une entreprise est un relais entre ses fournisseurs et ses clients en y apportant sa valeur ajoutée.
La fondation/association peut le rôle de fournisseur.
Les entreprises auront pour mission d'apporter un oeil critique sur les évolutions, et des moyens de péréniser le projet.
La décision de suivre les conseils étant de la seule responsabilité des gestionnaires du projet.

Exemple d'une situation "bancale" :
- Mandriva. Plutôt que de faire partir Gaël Duval, il aurait suffit de le mettre à la tête d'une fondation chargée de produire des outils libres pour tous.
Et de garder la structure commerciale ... pour faire du commerce.
Aujourd'hui cette société a le cul entre deux chaises.
Et je trouve que ça se sent dans sa relation avec sa communauté et dans les produits qu'elle propose (même si ils sont bons).
Remarque : Gaël Duval a créé le même type de structure pour le développement de son nouveau bébé Ulteo : une société.

Exemples d'une situation "saine" :
- La fondation Mozilla. Elle a eu la chance de tomber sur un "mécène" en la personne de Google mais a réussit à garder son indépendance. Je ne doute pas que Google a tenté une fusion des deux entités. Firefox sera-t-il assez puissant pour résister à Chrome. Je l'espère.
- Wikipédia : Une fondation libre et indépendante qui a des mécènes (souvent des particuliers) et qui commence à avoir des partenaires commerciaux (cf le deal avec Orange).

Quand je vois ce que la plupart des sociétés de services payent pour être partenaires d'éditeurs de logiciels (partenaire premium, partenaire gold, etc ...), il serait temps de donner plus de valeur aux partenariat avec des projets libres (Partenaire officiel de Mozilla, PostgreSQL, Apache, VLC, Postfix, ...) pour que des sociétés donnent des moyens (argent, personnel, matériel, ...) à ces projets (comme je ne connais pas la structure de financement des projets sus nommés, je ne sais pas s'il est vraiment judicieux de les placer ici. Ils sont juste là pour l'exemple.).

Le confort et la sécurité financière peuvent être attirants pour un projet libre (comme MySQL).
Mais cela sera au détriment de la liberté du projet ... et de la relation avec sa communauté (qui est la matière première, le moteur, etc... du projet sur la durée).
Si une entreprise a un réel intérêt pour un projet libre, elle pourra jouer le rôle de mécène ou partenaire commercial.
Si la fusion des deux entités est la seule proposition, il y a du soucis à se faire (au moins du point de vue de la liberté).

La fondation/association est le moteur de l'inovation.
L'entreprise est force de proposition, de retour clients.
Pour le moment, je n'ai pas entendu parler d'une entreprise qui refuse d'utiliser le noyau linux parce qu'elle n'est pas maitre de son développement.
Une claire séparation des responsabilités et des objectifs pour un monde libre plus fort ... et plus libre.

Voilà, c'était juste mon point de vue.
Merci de votre attention.

PS : Une proposition pour un projet avec lequel je n'ai aucun lien (Désolé si l'association à ce journal ne convient pas au responsable du projet).
Si une entreprise trouve intéressante l'idée des languettes, du menu rond ou autres du projet Logram, elle peut, à peu de frais les voir fonctionner en vrai, avec création de code qu'elle pourrait réutiliser en l'état ou adapter à ses besoins.
Il lui suffit juste d'affecter un peu de ressources homme à la collaboration du projet....
Un bon moyen de "rentabiliser" ses inter-contrats... pour ceux qui en ont.
  • # un mécène : perso je trouve ca pas terrible

    Posté par . Évalué à 10.

    Avoir un mecene ne permet pas forcement d'etre independant, finalement le produit est libre mais pas la structure derriere qui depend d'un mechant qui fait deja de l'argent (mais ca on s'en fout ou plutot on ferme les yeux sur la maniere qu'il a d'en faire, hypocrite donc)

    A contrario une boite independante (pme) qui fait de l'argent et du libre je trouve cela plus sain (elle paie des developpeurs sur sa tresorerie pour bosser sur des projets libres c'est quand meme beaucoup plus courageux).

    Et une fondation ca peut etre aussi le gros bordel avec 50 personnes qui decident et qui ne sont jamais d'accord ou font des super reunions aux 4 coins de la terre pour s'autocongratuler

    en conclusion : vive les pme qui font du libre!

    my 2 cents.
    • [^] # Re: un mécène : perso je trouve ca pas terrible

      Posté par . Évalué à 3.

      je vois pas en quoi une entreprise ne pourrait pas vendre ses produits libres. Vendre du libre c'est souvent vendre une plus value (sous forme de service en général) au logiciel lui même. En tout cas il n'y a pas beaucoup de logiciels libres payant pour le binaire ou le paquet. Par contre, en payant ta mandriva, red-hat, ... tu payes surtout le support, ce que je trouve normal.

      Le concept de fondation me semble différent, mais au fond, la fondation a un objectif majeur : faire entrer des sous pour faire vivre les développeurs qui font vivre le projet qui fera donc rentrer des sous ... la boucle est bouclée. Disons que quelque part elle allège les développeurs et autres "auteurs" du "j'aime coder mais comment je vais bouffer ce mois ci".

      2 structures différentes, et quelques part je rejoint bibouchon qui dit que la pme tient ces propres rennes en étant indépendante.
  • # Des détails sur Mandriva ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 5.

    Pourrais-tu donner des détails quant à la relation entre Mandriva et sa communauté ?
    • [^] # Re: Des détails sur Mandriva ?

      Posté par . Évalué à 5.

      Dont feed the troll, friend.
      vnvps semble faire partie de ces personnes qui préfèrent voir une société faisant du libre coulée ou au moins en situation bancale, le cul entre 2 chaises, plutôt que de, au moins respecter, au mieux participer. A la place du "yakafocon" de son titre, il est plus juste de placer un "faites ce que je dis pas ce que je fais".

      A part cet habituel troll (par manque d' informations certainement, peut être par mauvaise foi ?) je trouve ce type de questionnement intéressant et apprécie ce genre de discussions. Merci pour ton petit journal, vnvps. Dommage qu' il n' est pas été illustré de plus d' exemples. Surtout concernant d' un côté les grandes manoeuvres qui continuent et d' un autre la myriade de pme de services.

      A la fin tu rebondis allégrement sur les SSII visiblement, en parlant d' "inter contrat". Je trouve cela particulièrement pertinent de chercher à transformer un "temps perdu" en "temps investissement". D' autant qu' effectivement si c' est correctement géré (ie par quelqu' un ayant à la fois une vision correcte de comment doivent se faire les relations avec un projet libre pour l' externe et à la fois quel est l' investissement pertinent à court et moyen terme pour l' interne), c' est une plus value pour tous.

      A titre personnel je ne pense pas qu' il y ai UN modèle viable, mais plutôt des modèles adaptés. IE on ne peux appliquer la même recette partout... Une fondation sied bien à de grands projets, mais également à des fédérateurs de projets. Un modèle classique d' entreprise convient quant à lui à tout le secteur de la vente de services. Et le modèle d' auto-entrepreneur est particulièrement adapté aux personnels de hautes qualifications/compétences (ou fortement recherché).

      Enfin tout ça c' est une vision qui a comme socle le business. Or le Libre c' est aussi un nombre incroyable de compétences qui interviennent ponctuellement sur un sujet précis. Par exemple une nette amélioration d' un algorithme de traitement d' une image contenu dans une bibliothèque passera peut être inaperçu sur le "plan projet du décideur" mais est pourtant totalement essentielle. Si en plus la perosnne s' amuse ensuite à reprendre son algo pour améliorer une fonction dans un filtre/logiciel de traitement du son... tu vois ?

      Bref je crois que tout modèle est bon lorsqu' il viable économiquement. Et tant qu' il ne perturbe pas la liberté des développeurs, il sera pérenne.

      Cdlt.
      • [^] # Re: Des détails sur Mandriva ?

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Non, je ne souhaite pas voir Mandriva couler.
        Mais j'aimerais (yakafocon !!!) voir son département R & D devenir une association/fondation indépendante faire le code et l'entreprise Mandriva vendre les services associés.

        Le départ de Gaël Duval, les conditions d'adhésion (payant puis gratuit), de participation au club Mandriva ont été de mauvais signaux envoyés par une entreprise à une communauté.
        Si tu veux plus de détails, il faudra demander aux partants et nouveaux arrivants de la communauté Mandriva ce qui les a motivé.

        ...je crois que tout modèle est bon lorsqu'il est viable économiquement.
        En fait tout modèle est bon si il est viable socialement.
        Il y a des projets (ou juste des bouts de code) qui ne demandent pas plus que du temps libre d'un passionné dans son coin.
        Et ce projet est viable tant que la personne a le temps libre pour le faire vivre.
        • [^] # Re: Des détails sur Mandriva ?

          Posté par (page perso) . Évalué à 7.

          Je crois que c'est Mandredi !
        • [^] # Re: Des détails sur Mandriva ?

          Posté par (page perso) . Évalué à 10.

          C'est intéressant mais ça me semble un poil faux.

          Je pense qu'un avantage de faire en interne c'est justement d'avoir en interne de la compétence pour réagir rapidement. Couper ça en deux avec d'un côté une association/fondation indépendante qui ferait du code et de l'autre une entreprise qui ne fasse que vendre du service c'est couper le lien de la compétence. De plus il y a toujours un risque que les orientations prises par l'association/fondation ne soient pas en phase avec les orientations prises par l'entreprise.

          Le départ de Gaël Duval date un peu, j'aimerais vraiment, mais alors vraiment, qu'on arrête un peu avec ce départ et qu'on le ressorte à toutes les sauces et à chaque fois qu'on parle de Mandriva et de son avenir. Le club fut un moyen de sauver l'entreprise à une époque, le club n'est plus et Mandriva doit trouver un chemin économique viable.

          Maintenant, je veux insister (donc j'insiste :) ) sur le fait que Mandriva n'a jamais été coupé de sa communauté, mais Mandriva n'a pas vraiment su communiquer. Ceci ne sera pas révolutionné en un claquement de doigts mais ça évolue dans le bon sens :
          - la communauté francophone s'est structurée (allez, une partie active pour être juste) au sein de l'Association des Utilisateurs Francophones de Mandriva Linux (AUFML) <http://mandrivafr.org> dont je suis président parce que c'était nécessaire mais ça devait venir des membres de la communauté (et c'est difficile à faire), nous sortons régulièrement notre magazine communautaire Magnum
          - Mandriva a lancé une "assemblée" de représentants des groupes d'utilsateurs de Mandriva "MUG" c'est récent (quelques mois) et ça se met en place doucement. Il y a également des représentants de cooker, la version en développement, bref Mandriva agit concrêtement pour créer des synergies entre utilisateurs, développeurs, traducteurs, etc.
          - Mandriva est engagé dans des projets de R&D européens (XtreemOS, Nepomuk, ...) mais pêche dans la mise en avant de sa participation mais ça change doucement. Tout comme Mandriva ne met pas assez en avant ses atouts (drakxtools notamment), tout comme Mandriva ne met pas assez en avant le fait que les développements produits sont sous licence GPL, ...

          Il reste du boulot, pour continuer à structurer tout ça (si si il faut structurer tout en sachant bien rendre ces structures souples), pour communiquer encore mieux, pour devenir enfin rentable, etc.

          Mais aussi il faut que chacun accepte que Mandriva évolue et n'a pas à subir ad vitam aeternam les erreurs du passé. Je peux t'assurer que l'AUFML est en contact régulier avec Mandriva, qu'on n'hésite pas à être emmerdant, exigeant avec Mandriva (ça c'est pour éviter les remarques comme quoi on ne serait pas indépendant).
          • [^] # Re: Des détails sur Mandriva ?

            Posté par (page perso) . Évalué à 3.

            Je plussoie de bon coeur...

            La communication est PRIMORDIALE aujourd'hui.
            Je pense ne pas être le seul à n'avoir qu'une très vague idée de la situation de Mandriva aujourd'hui.
            Merci pour ton commentaire factuel qui a beaucoup modifié ma vision de cette entreprise... et de la communauté qui l'accompagne.

            Cela dit, si tu ne communiques que sur mandrivafr.org, ce n'est pas suffisant.
            Quand je clique sur ton pseudo, je vois que tu n'as pas posté de journaux sur DLFP.
            Tu dois avoir des tas de choses à dire, à proposer... Parler de la distribution, c'est bien. Montrer que ça bouge autour, c'est encore mieux.
            Et cela donnera une vision plus constructive de la distribution que tu défends.
            Hier, moi, je ne voyais les membres de Mandriva que comme des fanatiques qui passent leur temps à se défendre des méchants qui disent que du mal.
            Aujourd'hui, grâce à ton post, je vois que ça construit.
            Mais ton commentaire n'aura pas l'audience qu'aurait eu un journal...
            • [^] # De la comm'

              Posté par (page perso) . Évalué à 3.

              Sur ma comm et celle de l'association il est évident qu'on une marge de progression importante.

              A notre décharge, on est encore en phase de structuration (notamment juridiquement avec dépôt des statuts, toussa, ... ), que comme souvent on manque de bras, de tête, de pieds, bref de bonhomme (et de bonnefemme :D )

              Pour ma personne, effectivement je n'ai pas posté de journaux, pas forcément le temps (le peu de temps libre restant l'est pas mal pour l'association) et je n'ai pas forcément pris le temps non plus, et il faut que j'ai quelque chose d'intéressant à écrire ;-) . Promis je vais me forcer un peu pour poster plus souvent ici
        • [^] # Re: Des détails sur Mandriva ?

          Posté par . Évalué à 4.

          Ca serait très intéressant, (à mon sens) que la R&D devienne effectivement plus indépendant. En tout cas sur le papier.

          /*ma vie*/
          je n' ai pas fait partie des membres fondateurs de l' association des utilisateurs francophones pour une raison simple : je n' y voyais que très peu de contributeurs (en terme de traductions / de codes / d' empaquetage) et ne me voyais pas "pérorer" dans une asso si peu représentative.
          La suite m' a donner tort, lorsque la société Mandriva a, récement, décider de structurer tout cela atour de "l' assemblée" : là les choses étaient plus claires. Une partie "dev", une partie "users", et là j' ai commencer à me rapprocher de l' asso des users.
          /*ma vie*/

          Pour revenir à la R&D, il me semble que de nombreux projets sont directement financés en grande partie à la fois par des entreprises tierces et à la fois par la commission européenne. Ces projets ne sont pas destinées à la société Mandriva, mais à la communauté OpenSource en général. Des exemples parlant : Mancoosi, GGCC (maintenant intégré à la branche MELT de gcc), Nepomuk (maintenant intégré à Kde)... Parceque Mandriva est le seul éditeur europếen d' une distribution de Logiciels Libres, la société se retrouve souvent à être maitre d' oeuvre de projets, ou du moins partie prenante.

          D' un autre côté, Redhat a également sa R&D interne et "indépendante" de Fedora. Tout les dev. se font sur Fedora bien entendu. Néanmoins cette R&D est différente de Fedora elle même dans la mesure où elle regroupe, elle est fédératrice, de projets tiers. Il s' agit de 'E.T' (emerging technology http://et.redhat.com ).

          Je reste sur le "cette proposition me semble intéressante" tout en sachant que je n' ai pas les moyens de vérifier sa pertinence réelle, et de toute façon cela resterai du "yakafocon" comme tu dis avec raison !

          en ce qui concerne Gaẽl Duval, j' ai installer ma première mandrake en octobre 2003. Date à laquelle Mr Duval était responsable des relations avec la commuanuté. J' ai assez rapidement fréquenter le forum des utilisateurs, en essayant de répondre aux questions qui m' étaient accessibles. Puis j' ai fréquenter le chan irc, en me tenant peinard dans un coin pendant presque 2 ans. Durant cette période je n' ai jamais croisé Mr Duval, ni le forum, ni le chan.
          Je ne suis donc pas en mesure de dire quoi que ce soit sur cette personne, au demeurant forcément respectable. Quant à la com' de Mandrake, je ne sais pas...

          L' interview du nouveau boss de Mandriva est intéressante :
          http://www.silicon.fr/fr/news/2009/04/28/mandriva_presente_s(...)

          Je cite "(...)Enfin, Mandriva regarde également la tendance du Web OS. Le marché du bureau en ligne(...)" Donc, "va savoir, Charles" ;)

          A titre personnel, à l heure du cloud computing, de la virtualisation balancée dans le cloud, et des possibilités offertes par Tarentella (Sun Secure Global Desktop, faut le voir tourner ce truc là!) Le "le bureau en ligne" me semble plus un gadget, une vision de l' esprit. Peut être pour des niches ? Je ne sais pas en fait. Qui vivra verra.

          ps : je dis ça parceque mon bureau est déjà en ligne, hein : des bouts de mon menu (kde et gnome) sont sur tels serveurs NFS, d' autres bouts sur tel autre serveur. Les applications lancées peuvent être locales, centralisées mais s' appuyant sur des biblio locale, ou totalement centralisées... c' est totalement transparent (et moins consommateurs de ressources réseaux qu' "un bureau en ligne") : mon menu marche. mes appli roulent. point. Et mes documents sont synchronisés en fin de session entre mon homedir sur nfs et un répertoire local. Donc bon, le bureau en ligne ...

          Cdlt.
  • # Dissociation

    Posté par . Évalué à 5.

    Tout d'abord merci pour ton opinion, même si je ne la partage pas, elle semble ouvrir un débat des plus intéressants au vu des commentaires déjà postés.

    Je réagi notamment à :
    fondation chargée de produire des outils libres pour tous.
    Et de garder la structure commerciale ... pour faire du commerce.


    En tant qu'utilisateur, je peux souhaiter, pour plein de raisons dont la facilité, n'avoir qu'un seul interlocuteur.
    Dans ce cas, je choisirait l'entreprise car ne connaissant pas nécessairement mes besoins à l'avance, j'estime qu'une boite aura plus de réactivité (moyennant finance bien sûr).
    Je pourrais, par exemple, avoir un besoin de développement rapide. Dans ce cas, l'entreprise produirait du "libre pour tous" aussi.

    Il me parait dommage de vouloir dissocier l'entreprise de la production de logiciel.

    Cordialement.
  • # Le savoir est une arme...comerciale

    Posté par . Évalué à 3.

    Personnellement, je serai asse d'accord, je pense que le libre peut rapporter de l'argent, mais pas en vendant des logiciel, mais bien en vendant des compétences :
    Ce modèle permet d'avoir un développement par la communauté, et en parallèle, des entreprise propose un support avec des employés formés et certifié par la communauté. Les gain généré par le processus de certification permettent d'entretenir une association pour gérer le code.
    Après, rien empêche la société d'être a l'origine de la communauté en question...du moment que le développement de l'application en question reste libre et ouverte a tous.

    En tout cas, c'est comme ça que je vois les choses.

    Par contre, dire que le Mécénat permet de garder une certaine indépendance, c'est méconnaitre la nature humaine : soit certain que le jour où Mozilla voudra sortir quelque chose qui ne sera pas du gout de Google, la menace de la suppression des aides sortira (bon, peut être sous la forme d'un coup de file...) et vu le paquet de pognon en jeu, La fondation Mozilla y réfléchira à deux fois...
    • [^] # Re: Le savoir est une arme...comerciale

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      >soit certain que le jour où Mozilla voudra sortir quelque chose qui ne sera pas du gout de Google, la menace de la suppression des aides sortira (bon, peut être sous la forme d'un coup de file...) et vu le paquet de pognon en jeu, La fondation Mozilla y réfléchira à deux fois...

      Comme je l'ai dit en dessous, ce n'est pas du mécénat comme le dit le journal, mais un contrat purement commercial avec Mozilla Corp. Si menace il y a, ça veut dire menace de rupture de contrat. Rupture de contrat égale bien souvent indemnité. De plus, si rupture de contrat, ça veut dire plus de google par défaut dans Firefox. Google y perdra aussi alors (car Firefox concerne quand même maintenant plus de 30% des internautes...). Bref, c'est donnant donnant.

      Et puis si demain Google rompt le contrat ou ne le renouvelle pas dans 3-4 ans (je n'ai plus la date en tête), ça ne sera pas trop grave à mon avis. Il y a je pense assez de sous de coté pour continuer quelques mois au même rythme le temps de retrouver une autre source de revenus (ce serait les autres moteurs de recherches qui vont être content). Ils organiseront juste moins de meetings Mozilla, et inviteront moins les contributeurs à ces meetings :-) (l'année derniere, Mozilla Summit = plus de 400 contributeurs venu de par le monde, à Whisler au Canada pendant presque une semaine, tout frais payé), moins de marketing etc...

      Et puis au pire, c'est pas la première fois que le projet Mozilla aura à "survivre" et être sous restriction. Le projet est passé par des étapes bien plus difficile que ça le serait si le contrat avec Google cessait. Ils ont la peau dure (de gros lezard) chez Mozilla ;-)
      • [^] # Re: Le savoir est une arme...comerciale

        Posté par . Évalué à 1.

        Effectivement, l'exemple n'est pas bon, mais c'est sur le principe de "mécénat"
        que j'ai un problème : le contrat permet justement de laisser au projet sa liberté, car il défini exactement le cadre de la relation avec l'entreprise, ce qui n'est pas le cas du mécénat!
        Le mécénat peut entrainer une dépendance qui peut couter sa liberté de chois à un projet. Bon, peut être pas pour de TRES gros projet, mais pour tout les autres.
        • [^] # Re: Le savoir est une arme...comerciale

          Posté par . Évalué à 2.

          Ca ressemble quand même à un faux problème si tu veux mon avis.
          Après tout, si le mécène menace d'arrêter de financer le projet et que ça se produit vraiment, on ne sera jamais que revenu à la situation initiale, celle qui aurait perdurée si on avait refusé, à savoir pas d'argent...
  • # Remarque de taille

    Posté par (page perso) . Évalué à 6.

    >Elle a eu la chance de tomber sur un "mécène" en la personne de Google mais a réussit à garder son indépendance.

    Attention, la relation entre Google et Mozilla n'a absolument rien de mécénat.

    Il s'agit d'un véritable contrat commercial entre Mozilla Corporation (et non Mozilla Fondation) et Google. Le deal en gros c'est "je te met en premier de la liste des moteurs de recherche et en page d'accueil par défaut, et tu me file des sous à chaque fois qu'un internaute fait une recherche sur ton moteur en utilisant mon navigateur".

    C'est pas Google qui file des sous comme ça sans contrepartie, pour faire du mécénat. C'est vraiment commercial.

    Ce qui distingue par contre Mozilla Corporation d'une autre société classique commerciale, c'est qu'elle appartient à 100% à la Mozilla Fondation. Pas d'actionnaire. Pas d'enrichissement personnel. Tout pour faire fonctionner le projet : payer les couts des infrastructures, administratifs &co, payer les développeurs, aider les contributeurs, mettre des sous de coté pour garantir l'avenir du projet, satisfaire les utilisateurs, promouvoir l'innovation et la diversité sur le web etc. Et tout ça est contrôlé par la fondation.
    • [^] # Fondation ne veut pas dire pas d'enrichissement perso

      Posté par (page perso) . Évalué à 7.

      c'est qu'elle appartient à 100% à la Mozilla Fondation. Pas d'actionnaire. Pas d'enrichissement personnel

      Ah la la... C'est fou comme les préjugé sont tenaces.
      Je vois souvent ce préjugé asso (loi 1901 en France) = pas d'enrichissement personnel.

      C'est tout simplement faux : il y a pas beaucoup qu'une asso (fondation pour les US) pour se faire du blé. En effet, ca peut être assez opaque, on dirige d'une main de fer l'AG, on touche quelques aides du fait d'être asso, et on se se fait mettre salarié pour récupérer la thune.
      Un grand classique en France et ailleurs.

      La forme (fondation, asso, Entrepreneur Individuel, SARL, SA...) ne dit rien du tout sur le fond (le côté actionnaire/enrichissement personnel), c'est uniquement de la gestion financière/fiscale. Des gens "dans l'ombre" peuvent très bien faire pire dans un fondation que des actionnaires dans une SA.

      Pour info le Liechtenstein regorge de fondations avec plein de sous venant des pays voisins... Ca s'appelle même de l'évasion fiscale.
    • [^] # Re: Remarque de taille

      Posté par . Évalué à 3.

      Ce qui distingue par contre Mozilla Corporation d'une autre société classique commerciale, c'est qu'elle appartient à 100% à la Mozilla Fondation. Pas d'actionnaire. Pas d'enrichissement personnel. Tout pour faire fonctionner le projet : payer les couts des infrastructures, administratifs &co, payer les développeurs, aider les contributeurs, mettre des sous de coté pour garantir l'avenir du projet, satisfaire les utilisateurs, promouvoir l'innovation et la diversité sur le web etc. Et tout ça est contrôlé par la fondation.
      Que c'est mignon, on se croirait chez les Bisounours.
      Oui, la MoCo est un peu différente, mais je ne suis pas sûr que ce soit si idyllique que tu le décris. Et quand tu dis "pas d'enrichissement personnel", va voir le salaire de Mitchell Baker ... (impossible de retrouver quoi que ce soit sur google à propos de ça, pourtant je l'ai vu il y a un an ou deux).
      • [^] # Re: Remarque de taille

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        >mais je ne suis pas sûr que ce soit si idyllique que tu le décris.

        Pourtant, ce que je dis est plutôt proche de la vérité. Y a qu'à éplucher mozilla.com, les comptes rendus financiers etc.. (ex: http://www.mozilla.org/foundation/documents/ )

        J'ai vu le salaire de Mitchell Baker (je ne me souviens plus du montant exact). D'après mes souvenirs, il n'avait rien de mirobolant, en tout cas pour quelqu'un qui dirige une société comme Mozilla Corp. En prenant en compte le fait que les salaires là bas sont en général plus élevé qu'en France, à cause du coût de la vie plus élevé, de l'immobilier beaucoup plus cher, et de l'absence de sécurité sociale etc.

        Maintenant, si on parle d'enrichissement personnel quand on parle de salaire...

Suivre le flux des commentaires

Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n'en sommes pas responsables.