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Re: pourquoi pas batasuna ?

Posté par JSL (page perso, ) le 16/06/2003 à 12:46. (lien). Évalué à 1.

> «Maintenant, je considère que ces deux partis ont une politique du systématiquement contre dès qu'ils sont dans l'opposition»

Le problème, me semble-t-il, c'est que, en France, on élit un parlement d'un côté, et un président de l'autre. Résultat : un parti d'opposition qui ne montre pas une opposition marquée (autrement dit, une «politique du systématiquement contre») ne représente pas une alternative valable la fois suivante aux yeux du peuple, et n'a aucune chance d'accéder à la présidence...

Dans les pays où le parlement se débrouille tout seul pour mettre un gouvernement en place (Pays-Bas par exemple, ou le futur parlement européen (1) si le projet de constitution reste dans l'«état» ;), un parti, s'il considère que ça peut faire avance les choses dans son sens, même s'il préférerait aller encore plus loin, peut participer à la coalition pour monter un gouvernement, ou simplement s'accoder sur quelques projets avec le gouvernement en place. Et si ça plait aux gens, aux élections suivantes, ils peuvent voir leur poids augmenter, et pousser encore plus leurs idées, jusqu'à prendre la barre, et représenter la couleur principale du gouvernement.

Bien sûr, ce que je dis là est purement empirique, mais ça se vérifie positivement dans la pratique.

Maintenant, il est évident que dans le deuxième cas, certains partis continuent à se tourner vers l'opposition radicale, mais c'est beaucoup moins par calcul électoral que par non-correspondance radicale de leurs idées avec celles de la coalition susceptible d'accéder au pouvoir.

Encore un mot, pour les élections d'une seule personne parmi plusieurs, le système de vote à la majorité est toujours voué à plus ou moins long terme à une système à deux poles se rapprochant l'un de l'autre (d'ailleurs, tout le monde peut le constater en regardant l'évolution des démocraties actuelles), pour ceux qui veulent en savoir plus :
http://ElectionMethods.org/fr/plurality.htm(...)
http://ElectionMethods.org/fr/Condorcet.htm(...)

(1)évidemment, là, on parlera de conseil et de commission européenne, pas de gouvernement.

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Re: pourquoi pas batasuna ?

Posté par JSL (page perso, ) le 15/06/2003 à 17:30. (lien). Évalué à 0.

> «donc ce n'est pas en brandissant les principes de la démocratie qu'on évitera toute déviance»

C'est exactement ce que je dis en marquant le fait que le peuple reste souverain de lui-même.

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Re: pourquoi pas batasuna ?

Posté par JSL (page perso, ) le 15/06/2003 à 16:35. (lien). Évalué à 10.

> «Ça pose quand mêmeun problème au niveau du respect de la démocration, je vous l'accorde.»

La démocratie (question tournant autour de la politique) s'épanouie dans un cadre fixé (le droit politique). Personnellement, je considère que le droit politique se fonde sur les droits de l'homme (m'enfin, c'est bien une idée saugrenue d'un laïque de français cette chose), et que le débat démocratique ne doit exister que dans ce cadre. À partir du moment où on élit des assassins (ou du moins des gens reconnaissant et appuyant des meurtres), soit le peuple est souverain et a la possibilité de s'aliéner lui-même (3ième reich..., mais aussi l'élection de Napoléon III, on l'oublie trop souvent celui-là), mais le système (et l'idéologie sous-jacente, en particulier le droit à sureté de l'existence de chacun) a pour devoir envers lui-même de se défendre jusqu'au bout.
D'un point de vue personnel, je suis prêt à accepter la connerie (des fois ça arrive ;) de la majorité dans certaines limites. Au-delà, je suis prêt à m'y opposer, car la cause de la minorité à laquelle j'appartiens est supérieure en droit, même si celui-là n'est pas écrit, et ne peut être maintenu sans le soutient d'une majorité de la population.
Bref, tout se résume à une question : est-ce que toutes les normes se valent, et ne sont fonction que de la majorité du moment, ou est-ce que les droits de l'homme se placent au-dessus de tout ça. Je pense que vous avez deviné ma réponse ;)

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Re: pourquoi pas batasuna ?

Posté par JSL (page perso, ) le 15/06/2003 à 13:29. (lien). Évalué à 4.

>«Je pratique la politique du systematiquement contre les softs Microsoft quand il existe une alternative libre.»

Mauvais exemple, tu es pour les logiciels libres, donc tu ne pratiques pas toi-même la politique du systématiquement contre, cqfd ;)

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Re: Mais qui connait sa GPL ?!

Posté par JSL (page perso, ) le 12/06/2003 à 18:13. (lien). Évalué à 1.

relis le l'article de vnunet cité dans cette niouze, et tu verras que les choses ont bien changé : Novell a menti et a bien vendu des droits et copyrights à SCO...

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Re: Mais qui connait sa GPL ?!

Posté par JSL (page perso, ) le 11/06/2003 à 18:01. (lien). Évalué à 2.

ce que tu décris est le cas 2 de http://linuxfr.org/comments/221214.html,(...) auquel je répondais. Il disait qu'il n'y avait que deux cas possibles, et Linux sortirait gagnant dans les deux, mais son cas 1 est erroné, et c'est uniquement ça que je voulais dire.

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Re: Mais qui connait sa GPL ?!

Posté par JSL (page perso, ) le 11/06/2003 à 15:41. (lien). Évalué à 2.

> «si SCO a diffusé un noyau Linux contenant le code qu'il revendique»

oui, sauf que... SCO accuse IBM d'avoir introduit du code à SCO (1), sans son autorisation, dans Linux.

Autrement dit, SCO n'a jamais mis son code dans linux, c'est IBM qui l'aurait fait illégalement, et il n'y a donc pas violation de la GPL, mais des droits de SCO.

(1)au départ, SCO ne parlait pas de code, mais de réutilisation de compétence acquise (comme si on m'interdisait de réutiliser ce que j'ai appris à l'école...), mais depuis, il semblerait finalement qu'il s'agisse bien de code, et là on serait dans la merde.

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Re: Gentoo/....

Posté par JSL (page perso, ) le 07/06/2003 à 13:01. (lien). Évalué à 1.

Tout dépend de l'usage qu'on en fait effectivement. Pour moi, l'intérêt de la gentoo était de pouvoir jouer les béta-testeurs à moindre frais, où on s'arrange pour avoir des versions stables et instables en parallèle, et là, le reverse-depending devient très très utile. Et dans ces cas, je t'assure que les cas décrits sont loin d'être théoriques.

Pour les binaires, je n'ai pas ce problème, mais certaines boites ont des programmes propriétaires (ancien ou tout neuf) dont elles ne peuvent ou ne veulent se passer, et ça, c'est vraiment pas théorique comme problème. Essaye de lancer un binaire de star office 5.1 avec ta dernière mandrake ou redhat, je serais très étonné qu'elle démarre...

Quoiqu'il en soit, je «clos le débat», parce que je n'ai pas l'intention de revenir voir ce qui se dit ici dans près de 4 jours ;)

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Re: Une note de Steve Ballmer au sujet de la menace Linuxienne.

Posté par JSL (page perso, ) le 07/06/2003 à 11:33. (lien). Évalué à 1.

attends un peu L4Hurd ;)

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Re: Gentoo/....

Posté par JSL (page perso, ) le 06/06/2003 à 18:48. (lien). Évalué à 1.

et tu trouves normal que ça ne se fasse pas automatiquement ? que ça ne soit pas intégré à portage et lancé lors d'un emerge ? La réponse est simple : revdep-rebuild déconne encore pas mal. De plus, si je reprends l'exemple du binaire qui se ballade dans le système (voir mon exemple dans un commentaire un peu au-dessus), ça ne peut fonctionner que si le reverse-depending est géré au niveau d'emerge.

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Re: Gentoo/....

Posté par JSL (page perso, ) le 06/06/2003 à 18:03. (lien). Évalué à 1.

Les slots règlent le problème sur le court terme, en faisant que si on installe gtk+2, ça ne prend pas la place de gtk+1, un peu comme s'il s'agissait de 2 logiciels différents. Mais au sein d'un slot, le problème se repose, et on ne peut pas considérer chaque version d'un logiciel comme un nouveau slot. D'autant que dans l'esprit, on démarre un nouveau slot quand l'API change, pas quand l'ABI change, puisqu'il s'agit d'une distribution source. De toutes façons, on voit réguliérement sur les forums des cas qui ont échappé à ce système de slot, et où le reverse depending aurait évité tout problème. Une autre utilité du «reverse depending», c'est si on veut inclure un binaire au sein d'une installation gentoo : si je met à jours une librairie (1), on détecte que notre binaire (qu'on ne peut pas recompiler) a toujours besoin de l'ancienne version, et au lieu de virer l'ancienne version pour la nouvelle, on garde les deux. Le «reverse depending» est aussi essentiel si on veut migrer progressivement vers une nouvelle version de compilateur. De toutes façons, pour moi, le reverse depending est une fonctionnalité de base, et je m'inquiéte de voir l'inintérêt de l'équipe de dvp pour cette fonctionnalité. Vous imaginez, vous, faire un urpme gtk qui ne vous dit pas que ça va casser votre gimp et votre gnome ? Moi non plus. (1)je prends toujours l'exemple d'une librairie, cela peut paraître réducteur, mais bien garder à l'esprit que la plupart du temps, ce n'est pas l'utilisateur qui demande à installer une nouvelle version d'une librairie (sauf en cas de mise à jour), mais qu'il s'agit d'une dépendance d'un logiciel qu'il installe.

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Re: Gentoo/....

Posté par JSL (page perso, ) le 06/06/2003 à 16:23. (lien). Évalué à 1.

c'est exact, cependant, je pense qu'il y a plus fondamental comme cas. Je m'explique : dans ton exemple, sans «reverse depending», on a juste un packaque non désinstallé. C'est génant, mais ça ne casse pas le système.

Par contre, imaginons que tu mettes à jours une librairie dont la compabilité avec la précédente n'est assuré qu'au niveau source et pas binaire. Que se passe-t-il ? Les applications qui utilisent cette librairie sont cassées !! Or, ce genre de chose, ça arrive....

Et là, on se rend compte que le «reverse depending» est tout simplement indispensable pour espérer garder un système fonctionnel, puisque dans mon exemple, portage aurait détecté la chose et recompilé les applications utilisant la dite librairie.

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Re: Une note de Steve Ballmer au sujet de la menace Linuxienne.

Posté par JSL (page perso, ) le 06/06/2003 à 15:04. (lien). Évalué à 1.

> «C'est peut être très optimiste de prime abord, mais je ne vois aucune raison pour qu'il en soit autrement.»

En deux mots : brevets logiciels. Dès que ça sera en place des deux côtés de l'Atlantique, ils vont lancer toutes les attaques juridiques qu'ils gardaient en réserve, car valables jusque là qu'aux É.-U....

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Re: Une note de Steve Ballmer au sujet de la menace Linuxienne.

Posté par JSL (page perso, ) le 06/06/2003 à 15:02. (lien). Évalué à 1.

À la limite, s'il faisait gentillement le guignol, je serais évidemment d'accord avec toi. Mais là, j'ai beau essayer de relativiser, de me dire que les apparences sont peut-être trompeuses, mais moi ce que je vois, c'est un gars à qui on a demandé de se lacher, et qu'il s'est tellement bien laché qu'il a tombé le masque. Résultat : on voit un fou dominateur assoifé de pouvoir sur les images, et je ne trouve pas ça «fun» :(

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Re: toujours dans la série l'éducation nationale et microsoft

Posté par JSL (page perso, ) le 06/06/2003 à 14:20. (lien). Évalué à 1.

Pour faire court, la formation (hors mémoire et stage de pratique) se décompose en deux :
- FD pour Formation Disciplinaire (on est avec des profs de maths uniquement, et on discute de la manière d'enseigner les maths)
- FGP pour Formation Générale Profesionnelle (on est avec des profs d'autres matières, et on cause du métier de prof en général)

Quant à la faute professionnelle, d'accord avec toi «dans l'esprit», mais il s'agit d'un partenariat mis en place avec le rectorat (Académie de Lille), et c'est tout ce qu'il y a de plus légal...

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toujours dans la série l'éducation nationale et microsoft

Posté par JSL (page perso, ) le 06/06/2003 à 10:47. (lien). Évalué à 7.

C'est toujours un peu à côté du sujet, mais pour ceux que ça intéresse, voilà le dernier épisode de mes aventures.

Lors de ma dernière journée de formation «FGP», nous avons eu le droit gratuitement (1) à Encarta, publisher, et Office XP Pro, plus un classeur avec plein de doc auquel je n'ai pas encore jetté un coup d'?il.

Tout ça ne me fera pas lacher mon OpenOffice (que je peux installer chez autrui si j'ai besoin de bosser sur un ordi et qu'il m'autorise à le faire, et le tout sans le mettre dans l'illégalité), mais ce qui m'a frappé, c'est qu'il n'y avait pas de windows. Pourtant, au point où ils en étaient, ils auraient pu le rajouter. Est-ce que c'est pour entretenir le mythe selon lequel il y a un windows sur tout ordinateur (déjà raté dans mon groupe, avec moi et un maceux), ou est-ce qu'ils y croivent eux-même.
En tout cas, un autre prof m'a dit en aparté que c'était bien sympa, qu'il avait pensé que ça allait lui permettre de se «régulariser», mais qu'il lui manquait toujours un windows non pirate...

(1) Pour l'anecdote, lors de la pause, j'ai discuté de la marchandisation de l'éducation nationale, et j'ai évidemment signalé que nous étions déjà en plein dedans, il suffisait de voir ce qu'on venait de nous distribuer «généreusement». J'en ai tout de même trouvé un pour me sortir que «ce n'était pas la même chose», puisque ordinateur=PC=MS...

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Re: I have a dream

Posté par JSL (page perso, ) le 05/06/2003 à 15:30. (lien). Évalué à 2.

Je peux jouer au même jeu :
http://metro.paip.net/matt/esperanto/tradukoj/mihavasrevon.html(...) (moins de 10 secondes de recherche avec google)

C'est très intéressant de montrer qu'on peut traduire Martin Luther King en lojban, mais je ne suis pas sûr de voir en quoi ça viens enrichir le débat. Quitte à avoir quelqu'un qui connait cette langue construire, j'aurais attendu une argumentation... construite ;) Ou du moins une présentation rapide, genre voilà le lexique et les règle de grammaire qui amène à la phrase (question bête, ça n'existe pas les points de fin de phrase en lojban ?) «.i mi fi do ca cusku doi pendo fe ledu'u mi mu'inai loi cazi li'i nandu joi
se steba cu ca'o pacna da .i da mutce se jicmu le'e merko se pacna» par exemple.

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Re: [off topic] lojban vs. esperanto

Posté par JSL (page perso, ) le 05/06/2003 à 15:20. (lien). Évalué à 1.

> «Juste une question, c'est quoi une langue "synthétique" ?»
En fait, n'étant pas linguiste, je n'ai pas une définition précise à donner, par contre, je vois très bien ce que ça donne par l'exemple, et plutôt que d'en réinventer un en direct, je te renvoie à cette page :
http://yves.jagu.free.fr/esperanto/esperanto.htm(...) (en lisant tout dans l'ordre jusqu'à arriver à l'exemple répondant à ta question, tu devrais saisir le concept)
Dans la pratique, c'est un concept fortement lié aux possibilités d'«agglutinations» (évoqué plus haut dans cette même page).

Je me permet aussi (pub honteuse à peine cachée) , pour en savoir plus :
www.esperanto.net

> «Mais tout de même, si j'étais arabe, africains, asiatique, amerindien ou esquimaux, ça me ferait (bip) d'apprendre une langue qui se dit international alors que son vocabulaire est européen.»
Déjà, il faut malheureusement noter que le lexique ne peut être employé comme critère d'internationalité : il y a entre 4000 et 5000 langues dans le monde, et il faut 4000 à 5000 mots pour s'exprimer dans le langage quotidien (quoique en espéranto, il suffit en fait d'apprendre un nombre plus limité de racines pour pouvoir ensuite reconstruire ces 5000 mots).

Maintenant, je ne suis pas sûr que ça soit un cadeau de connaitre une langue dont une partie du lexique se rapproche de l'espéranto. Du fait des faux-amis et des «ressemblants mais pas tout à fait», ça m'a ennuyé (et même encore maintenant) plus qu'autre chose.
Par contre, l'évolution actuelle fait que ce lexique s'internationalise quelque peu, mais l'espéranto n'étant plus depuis bien longtemps une langue de laboratoire, mais bel et bien une langue vivante, le vocabulaire «de base» est stabilisé, et ça restera ainsi.

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[off topic] lojban vs. esperanto

Posté par JSL (page perso, ) le 04/06/2003 à 16:21. (lien). Évalué à 1.

Bof, tous les avantages qu'ils donnent dans la page d'accueil sont justement ceux de l'espéranto, sauf que l'espéranto a eu un siècle pour décoller, qu'on peut l'utiliser pour voyager (d'hébergeur espérantophone en hébergeur espérantophone) grace au «Pasporta Servo», qu'il y a de nombreux «congrés» (ça tiens plus du festival en fait), qu'il y a une vaste littérature associée (traduction à partir de toutes les langues du monde, mais aussi oeuvre originale).

En plus, quand on regarde dans le détail, c'est vraiment très ressemblant : langue «consonnante» (17 consonnes pour 6 voyelles), aglutinante (possibilité de «coller» les racines de base pour construire de nouveaux mots plus complexe), sans exception (ceci dit, encore heureux, ça serait un comble pour une langue construire d'introduire des irrégularités, non ?), le choix des voyelles et des consonnes, etc...

D'ailleurs, ils disent trois mots sur l'espéranto, et ils osent dire qu'il a une grammaire européenne !! Alors que la force de l'espéranto est d'être assez souple pour coller au structure analytique (le français et ses nombreux mots de liaison) ou synthétique (hongrois, chinois...). Par contre, pour l'origine du vocabulaire, c'est assez vrai.

Ceci dit, si j'ai un peu plus de temps, ça peut être intéressant d'y jetter un oeil, mais j'ai du mal à m'imaginer que le lojban puisse apporter suffisament d'avantage par rapport à l'espéranto pour que ça vaille le coup de s'y investir, compte tenu de la diffusion respective des deux langues.

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Re: Obtenir les accents bizarres quand on a pas le clavier adéquat (íóáúñõ...)

Posté par JSL (page perso, ) le 04/06/2003 à 15:43. (lien). Évalué à 1.

> «Pour ceux qui n'ont pas de touches windows (sur les portables par exemple) ou pour ceux qui pensent que trois touches pour un accent c'est trop.»

Il y a un système que j'adore, c'est celui proposé par l'éditeur YUDIT (www.yudit.org). Quand on rentre un caractère, en fonction du mode choisi, il va éventuellement souligné ce dernier caractère en rouge (indiquant qu'il attend de voir la suite), et si le caractère suivant est dans sa base, il va remplacer les deux par le caractère voulu. Ce système ne se limite pas à 2 caractères, et permet, en jonglant avec les modes, toutes les folies.

Je vais prendre trois exemples :
1) en mode esperanto, un gx se transforme en un g avec un accent circonflexe (la lettre x n'existant pas en espéranto, une convention veut qu'on note gx quand on ne peut pas utiliser les caractères supplémentaires, je dis ça pour ceux qui trouve le choix du x bizarre)
2) en mode TeX, on accède à des trucs extrémement pratique, et qui ne nécessite aucun apprentissage supplémentaire, comme la combinaisons \leq et \infty qui donnent ce que vous imaginez.
3) en mode french (des fois que vous voudriez taper français avec un clavier dvorak ;), un C; donne Ç, et un << donne un «.

Le fait de :
- ne pas devoir presser une touche d'échappement au préalable,
- ne pas devoir presser un Ctrl ou un alt pendant,
- rester sur la partie centrale du clavier,
- pouvoir visuellement suivre ce qu'on fait (on ne tape pas à l'aveugle jusqu'au résultat final),
tout cela rend ce principe diablement efficace à l'usage.

À tel point que que je l'utilise, par exemple, pour rédiger mes courriels en espéranto avant de faire un gros copier-coller dans kmail (je pourrai utiliser la touche morte ^, plus un petit xmodmap pour le u avec une «parenthèse dont le centre est vers le bas» en guise de chapeau, mais ce n'est pas si agréable ni si rapide)

Et c'est d'ailleurs là le problème, ce principe n'a jamais été repris à l'échelle d'un environnement complet. Pourtant, vu les possibilités et les facilités qu'il offre à l'utilisateur (efficacité, grande possibilité de personnalisation), ça pourrait certainement constituer un argument choc pour convaincre des gens de passer sous linux. En tout cas, moi, j'épate du monde avec ce logiciel, et pourtant il ne brille pas par son esthétique.

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