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Web social: et vous?
Posté le 21 août 2007
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Le temps est au web 'social', ou mettre en relation du contenu et des gens. Je n'ai jamais eu le courage d'aller tester tous ces sites tellement il y en a. Je connais les têtes d'affiches comme tout le monde mais la palette est très vaste. Je me dis que quelquepart dans cet espace-temps overajaxisé il doit y avoir des services utiles. D'où mes questions:- Quels sites '2.0' utilisez-vous?
- Quels sont les services qui apportent vraiment quelquechose et pour quelle utilisation?
- Quels sont les services qui sont utiles dans le cadre du développement de projets open-source? Je pense surtout au fait de rencontrer des développeurs ayant les mêmes centres d'intérêt, pour faire évoluer plus vite un projet.
> Lire le journal (32 commentaires, moyenne: 3,7).
Linux c'est mieux qu'avant !
Posté le 28 mars 2007
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Cher journal,j'ai sauvé une âme, il faut que je te raconte ca. Un collègue de boulot vient me voir complètement paniqué avec un disque dur externe en rideau: il ne pouvait plus lire ses données. En bon gars-qui-s'y-connait-en-informatique de service, je regarde son problème. Branchement du disque sur ma Debian, montage en ntfs, lecture normale des données, rien à signaler. Les données sont parfaitement accessibles sous Linux tandis que le Windows du collègue refuse de lire le disque, vraisemblablement suite à une erreur d'écriture. Le gars voulant récupérer ses données, je lui propose de lui installer Linux sur son portable, tout en gardant son Windows. Je lui parle un peu de Linux, des principes du libre: il est assez réceptif (plus que le modèle "tant que ca marche je m'en fout" en tous cas).
Quelques jours après il se décide, on lui installe Linux sur son portable. J'ai choisi Ubuntu, essentiellement pour la simplicité d'utilisation vis à vis des débutants. Démarrage sur le live-cd, clic sur le gros bouton install et c'est parti. On commence par le redimensionnement de la partition Windows (là j'avoue que j'appréhendais un peu), tout se passe bien. On lui crée ses partoches Linux. Installation sans problème, puis premier boot: je commence par lui montrer les logiciels dont il a besoin: essentiellement les players multimédias, openoffice, firefox. Il a l'air de bien s'y retrouver avec le menu, quoiqu'un peu décontenancé par les nouveaux concepts comme les multiples bureaux, et carrément bluffé par Synaptic. Après une mise à jour on lui installe des logiciels en plus, il fait son marché tout seul, en 30 secondes il comprends comment ca marche. Je lui montre aussi le site web de la communauté, en lui précisant que la doc est là en cas de besoin. Puis je l'achève à coups de Wormux, Supertux et autres Tuxkart: il en revient pas d'avoir tout ces trucs gratuits, et légalement.
Résultat des courses au bout de quelques temps d'utilisation: le gars est enchanté. Il a pu récupérer les données de son disque externe, tout marche impeccable. Le meilleur est que maintenant le gars a envie d'apprendre: en me voyant bricoler à la ligne de commande, ca lui a donné envie d'en savoir plus. D'utilisateur simple de logiciels propriétaires, il est passé à utilisateur curieux de logiciels libres, tout en commencant à être sensibilisé à la cause du libre: mission accomplie. Tu sera un pingouin mon fils !
Je note au passage que le caractère noob-friendly d'une install Linux à considérablement progressé de nos jours: tout marche sans avoir à comprendre des trucs compliqués, pas de doc à aller consulter, pas d'obscurs fichiers de conf genre XFree à bricoler, le système est prêt pour une utilisation immédiate. Le parc logiciel subvient bien aux besoins de l'utilisateur de base, et plein de petits détails ergonomiques genre montage usb au branchement par exemple permettent à l'utilisateur débutant d'utiliser immédiatement son système sans avoir besoin de beaucoup de formation. Bref je trouve que Linux pour un débutant c'est bien mieux qu'avant. Bravo et merci à tous ceux qui font que Linux avance.
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Networks 2032 - Chapitre 3: Interfaces
Posté le 05 mars 2007
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Suite de mon petit essai d'anticipation. Les épisodes précédents sont ici:Chapitre 1: http://linuxfr.org/~_p4_/23874.html
Chapitre 2: http://linuxfr.org/~_p4_/23885.html
Des centaines de guerriers en armes convergeaient vers le château. Une troupe hétéroclite, fatiguée, trainant avec elle ses blessés. Les paladins montés sur des chevaux blancs, les elfes, les cavaliers, les archers et toute la piétaille marchaient tels des zombies, épuisés par la bataille. Les villageois des bourgs environnants les regardaient passer dans un silence lourd, l'air grave. Tandis qu'à perte de vue s'étendaient les terres du domaine, une forteresse du Xème siècle dominait depuis la plus haute colline. Avec son donjon, ses meurtrières et ses murs en pierre de 8m d'épaisseur elle semblait quasiment imprenable. Tout en haut de la tour de guet un drapeau claquait dans le vent, aux armes de Puffy.
La réunion avait lieu sur un serveur privé en accès restreint, le tout fortement crypté. Le rendez-vous irl avec les gars d'Open-bsd s'était mué en une rencontre online. La 3W était là pour ça. Ripley n'était pas spécialement fan, mais la navigation dans un univers en 3D permettait quand même de communiquer plus d'émotions. Depuis le Second Life du début du siècle, ce type d'interfaces s'était standardisé. Les gens créaient des mondes selon leur état d'esprit, à l'aide de langages de script et de balisage rappelant un peu l'antique VRML. Malgré tout on discutait toujours par chat, comme au bon vieux temps d'irc.
Passant le pont-levis gardé par une paire hallebardiers, Ripley aka Domino traversa un groupe de paysans et de gueux loqueteux avant de déboucher sur la place d'armes. Au centre l'attendait un homme de forte stature en armure, à côté duquel se tenait un moine, capuche relevée.
- "Je suis Dopley, le chef de la garde." Un coup de Ctrl-Alt I fit poper immédiatement toutes les infos sur cette entité. Dopley était un bot de défense multifonctions, connecté à l'ids du serveur. Un hobbit poli les conduisit dans la grande salle du château, où devait avoir lieu la réunion. Une grande table en bois ancien trônait au centre de la pièce, où allaient s'installer les entités participantes.
Tout en pénétrant dans la pièce, Ripley se repassait les moindres détails, il fouillait sans répit le passé à la recherche d'indices, de signes. Machinalement, il pensa au concept d'entités. Celui-ci commença à émerger au début de la guerre, avec la sophistication des bots de combat. L'entité: un être purement numérique, abstrait, doté d'un ghost. Il s'agit d'un individu, d'un bot, ou d'un groupe mixte. Watson, l'entité de l'agence de détectives de Ripley, était une entité de type GHB (Group:Humans,Bots), composée de Domino, l'entité de Ripley, Droopy, celle de Lars, et de 9PO, un bot de gestion-communication. Son ghost: courtois, perfectionniste et calculateur. Chaque entité se représente par un ghost, partie de l'être qui renferme l'identité. Il s'agit essentiellement de paramètres d'apparence (pseudo,avatar/forme) et de caractères (réactions, réflexes, capacités). Une entité de type G (Group) agit soit en mode connecté, quand un pourcentage suffisant de membres de l'entité est online, soit en mode déconnecté, se reposant sur des modèles comportementaux, enregistrant des tickets à traiter en mode connecté. Les humains comme les programmes vivaient désormais au travers d'identités multiples. Ceci généra une forme de schizophrénie collective due à un fort impact sur la personnalité de l'usage d'entités. La disparition de Spachovsky, son évaporation il y a deux ans était peut-être aussi lié à ça. L'impact de la multi-identité sur son moi n'était pas à négliger. A la dose ou il communiquait, ces personnalités multiples l'avaient certainement affecté, changeant peu à peu la forme de son esprit.
Ripley ne tira pas grand chose de cette réunion. A ses multiples questions sur Spachovsky et le groupe G, ses interlocuteurs répondirent de manière évasive, quant ils ne se muraient pas dans un mutisme lourd de sens. Une impression de mal à l'aise se dégageait. Visiblement, ils se méfiaient. C'était dans la nature des choses en cette année 2032. Pour rester vivant - connecté - sur Unet, il fallait de la vigilance. Le simple fait d'être online était déjà dangereux. Tout ce que Ripley obtint fut un rendez-vous. Des gens voulaient le voir. Qui? Il n'en avait pas la moindre idée. Une invitation lui fut transmise par l'équipe de développement: il devait se rendre à Djakarta pour rencontrer des personnes détenant des infos sur ce qu'il cherche. On lui proposait un rendez-vous irl. Toute cette affaire devenait de plus en plus trouble. Poussé par une curiosité un rien malsaine, aiguillé par son naturel pugnace, Ripley se prenait de plus en plus au jeu. Qui cherchait Spachovsky? Pourquoi voulaient-ils autant le trouver? Il avait accepté l'enquête sans se poser de questions. Les clients allongeaient un max de monnaie, et ça lui suffisait. Pour toute religion, Ripley n'avait retenu qu'un seul principe: "Aide toi toi-même".
Depuis la fenêtre de son bureau, le privé regardait la masse grouillante de la rue, perdu dans ses pensées. Lagos était totalement surpeuplée. Le boom économique avait amené une croissance anarchique, incontrôlée de la ville. Ripley se dit qu'il tournait en rond. Il fallait du neuf. Ce rendez-vous mystérieux sentait l'embrouille, mais c'est une occasion de dénouer les fils. Lars l'avait pressé d'y aller. Selon lui il devait pouvoir se fier aux gens d'OpenBSD. Au moins on sait dans quel camp ils sont. De toute façon il n'avait guère le choix: il fallait leur faire confiance pour suivre la piste jusqu'au bout. Cette histoire commençai à sérieusement l'intriguer. Plus que jamais, il avait envie d'en savoir plus.
La Malaisie était une terre sauvage, un far-west moderne. Cinq ans après que le pays eut sombré dans le chaos les affaires marchaient très fort, mais les règles n'avaient pas changé: elles étaient inexistantes. Une jungle où les audacieux pouvaient faire fortune puis mordre la poussière dans la même semaine. La moiteur du soir tombait au milieu des gratte-ciels du quartier des affaires de Jakarta. Par habitude, Ripley arriva en avance au bar du Ritz, histoire de repérer les lieux. Alors qu'il attendait son contact devant un scotch, sa tête se remit à en marche. Qu'est ce qu'il foutait là? Il allait sans doute droit au traquenard. Quelque chose clochait, et il le savait. Il se dit que de toute façon maintenant il fallait y aller. Et puis jusqu'ici son instinct ne l'avait jamais trompé.
Il apparut à l'heure pile: costard impeccable, sourire vissé, relationnel parfait. Le genre classique de poisson carnassier qui croise dans ces eaux huppées. Après un échange de paroles rapides, ils sortirent tout de suite rejoindre la voiture. La berline de luxe japonaise stationnait devant l'entrée du Ritz, le chauffeur tenant la porte arrière ouverte. Le trajet dura une bonne demi-heure à travers les rues surpeuplées de Jakarta, au milieu des pouce-pouces côtoyant les gros 4x4 et des bidonvilles jouxtant les immeubles ultramodernes. L'endroit où ils furent menés n'avait rien d'engageant: un immeuble d'habitation dans un quartier tranquille. Ripley n'était pas spécialement rassuré en montant les marches menant au porche. Mais il entra. Dix secondes seulement après avoir passé la porte, il reçu un message prioritaire de Lars sur son vidphone: leur réseau était attaqué. Ca devait être sérieux si Lars prenait la peine de l'informer. Le doute submergea violemment Ripley. Il n'eut cependant pas le temps de cogiter: une poigne ferme le saisit et le poussa dans une pièce sur la droite. La lourde porte refermée, Ripley n'avait même pas eu le temps de comprendre ce qu'il lui arrivait. Il y avait une table et une chaise. Il s'assit, désorienté. Immédiatement, le petit golden boy entra, suivi d'une espèce de molosse en débardeur.
- "Je m'appelle Jerry. Vous allez nous aider Mr Ripley". A l'évidence, ce n'était pas une question.
Sans se démonter, Ripley joua le jeu: "Appellez-moi Jack".
Au même moment, il sentit vibrer le vidphone dans sa poche. Il lut rapidement le message en mode texte envoyé par Lars: 'Toutes coms externes coupées. Réseau interne non affecté.' Ca bourdonnait dans la tête de Ripley: on l'avait coupé du monde, neutralisant d'un coup toutes les passerelles qui nous relayaient vers Unet. L'attaquant, ce type ou cette chose avait de la puissance de feu. Apparement Lars avait limité les dégâts.
- "Jack, vous êtes invités à rester un moment parmi nous. Cet appartement est à votre disposition. Sam veillera sur vous. Vous en saurez plus très bientôt. Bonsoir."
Laconique mais limpide: le golden boy policé avait bien fait passer le message. A coté, le gorille placide ne soufflait mot. Ripley compris qu'il était fait comme un rat. Seule restait la chance pour guider son destin. Contre bonnes et mauvaises fortunes, il avait exagérément confiance en elle.
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D'un ton plus descriptif, je commence ici à développer une intrigue, tout en continuant à dépeindre l'ambiance générale de l'époque, et préciser le personnage principal. Par opposition aux deux premiers, très historiques, ce chapitre s'attache à décrire le plan logiciel, spécifiquement les interfaces homme-programmes. Je manque de connaissances pour être en mesure d'anticiper certaines évolutions techniques dans des beaucoup de domaines. C'est pourquoi j'ai ouvert un forum pour jetter les idées en vrac: http://www.patrainet.com/forum
- Suggestions et réflexions à caractère technologique
- Propositions et idées concernant l'intrigue, les personnages et le scénario
- Projet de développement d'une d'application servant à écrire des livres collaborativement
(On doit être inscrit pour poster sur le forum, à cause du spam.)
> Lire le journal (5 commentaires, moyenne: 1,2).
Networks 2032 - Chapitre 2: La guerre des protocoles
Posté le 01 mars 2007
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Suite de mon petit essai d'anticipation sur l'évolution des réseaux. Une vision assez pessimiste du futur, dans une ambiance post-moderne. Le chapitre 1 se trouve ici: http://linuxfr.org/~_p4_/23874.htmlEnvoyez le bouzin:
Ripley se réveilla avec un mal de crâne terrible. Il s'étonna immédiatement de la douceur inhabituelle des draps. Visiblement, il ne se trouvait pas dans son lit. En levant la tête tout lui revint d'un seul coup: la soirée et ses excès, la fête, la fille. Jettant un coup d'oeil sur le côté il la vit. Wendy dormait comme une enfant. Mais elle était loin d'être une enfant, ça il avait pu le constater.
Le décor avait de quoi impressionner: une suite dans le meilleur palace de Téhéran, ça s'apprécie. Meubles précieux, jaccuzi, terrasse panoramique, room-service: ya pas à dire, tout ce luxe ça en jetait. Après s'être habillé en silence, Ripley fonça au bar de l'hôtel pour s'envoyer l'indispensable café du matin. La soirée avait été chargée. Il avait besoin de remettre de l'ordre dans ses idées. Commençant à émerger au bout du troisième café-cloppe, il se mit à se repasser le fil des évènements. De nouvelles pièces venaient s'ajouter au puzzle.
Après son départ de Sibérie tout s'était accéléré. Il avait mis du temps à mettre la main sur le vieux Connely. C'est grâce aux infos fournies par lui qu'il avait pu retrouver Wendy: Connely lui avait indiqué où s'adresser sur le net. Wendy était une pièce maîtresse du parcours de Spachovsky. Un parcours lié en tous points aux bouleversements historiques qui se produisirent sur le réseau. La généralisation d'IPv7 mit le net à feu et à sang. Peu à peu une nouvelle géopolitique se dessinait. Les pays puissants pariaient à fonds sur le nouveau système, générant des retombées économiques très importantes. Tout le monde en profitait, sauf les utilisateurs, mais ils n'en étaient pas conscients. Pour eux tout était plus simple, plus sécurisé, ils ne se posaient pas de questions, le discours médiatique se chargeant de fournir les réponses. Il n'en allait pas de même chez les pays émergent, qui restèrent sur IPv6. Des réseaux de satellites se mirent en place. On assistait à une 'fonisation' croissante, les gens avertis partageant leurs points d'accès, unis par un même besoin: celui de rester libre. Politiquement, trois blocs se dessinèrent peu à peu: le bloc occidental, encore dominant économiquement: en gros les USA plus l'Europe occidentale. Puis le bloc Chine/Asie du Sud-Est, qui prit une part croissante sur l'échiquier politique mondial ces dernières années, et enfin le bloc dit des Emergents: Inde, Brésil, Iran, Nigéria et Russie principalement. De fait le net se divisa en deux. Les blocs Occidental et Chine s'appuyaient sur les réseaux IPv7 pour générer de la croissance, tandis que les Emergents se maintenaient sur IPv6 pour garder une autonomie. C'est peu après la rupture que Spachovsky disparut. Plus que jamais présent sur le réseau, personne ne savait vraiment où il était. Bien lui en prit: déjà très exposé à cette époque, il devient plus actif que jamais, fédérant les communautés autour de valeurs propres aux hackers. Des valeurs qui s'imposèrent assez massivement sur le réseau alternatif, constituant une sorte de village de Gaulois au milieu de l'idéologie outrancièrement mercantiliste qu'imposait le nouveau monde informatique. Invisible mais toujours présent, Laurel Spachovsky était déjà un mythe. Il était devenu une légende car c'est lui qui a été à l'origine de Unet: United Networks, crée pour s'opposer à ce qu'était devenu Internet: un grand supermarché avec des caméras partout.
Wendy était la femme de Spachovsky. Elle a beaucoup compté pour lui, et elle en sait long. Ripley ne lui avait pas dit qu'il cherchait Spachovsky. Il fallait procéder en douceur, ne pas lui faire peur avec ces histoires d'un passé avec lequel elle avait rompu. S'étant enrichie on ne sait trop comment via divers trafics sur le réseau, Wendy, cette vamp insaisissable, coulait des jours sans soucis dans un palace de Téhéran, comme retirée des affaires. Elle se foutait de tout maintenant. Ca n'allait pas être facile de lui tirer les vers du nez. Ripley s'était présenté comme un riche désoeuvré, blasé par la vie et cherchant de nouvelles distractions. Ca a tout de suite plu à Wendy. Il avait fait sa connaissance "par hasard", à l'Impérial Palace de Téhéran. Ripley disposait d'un budget conséquent pour son enquête, ses commanditaires ne lésinant pas sur les moyens. Il avait fait une fête du tonnerre hier soir, le Crystal-Roederer millésimé et toutes les sortes de dope coulant à flots dans le carré VIP de la boîte hype du moment. Il avait presque du mal à suivre. Faut dire que Wendy, question fête d'enfer elle s'y connaissait. C'était d'ailleurs son activité principale. Et puis comme naturellement il s'était retrouvé dans son pieu. Elle ne faisait pas dans le détail. Finalement ce boulot avait du bon, au fond.
Déjà un peu plus réveillé, Ripley sortit son vidphone pour contacter Lars, son assistant au bureau à Lagos. Il lui donna quelques recherches à faire sur des noms qu'il avait pu glaner pendant la soirée. On sait jamais, toutes les pistes sont bonnes à explorer. Le temps de prendre une douche rapide, Ripley était déjà de retour dans la chambre de Wendy. Il ne comptait pas la lâcher. Il fallait la mettre en confiance. Entrant dans la chambre, il la vit en train de préparer son petit déjeuner. A coté d'un grand bol de café noir, une grosse ligne blanche s'étalait sur la table.
- "Salut. Une petite trace chéri?" Wendy était vraiment cintrée. Elle ne s'arrêtait jamais.
- "Merci non, je suis un peu dans le gaz ce matin."
La suite de la journée se passa paisiblement, à ne rien faire ou presque, comme si Wendy attendait le soir pour vraiment se réveiller. Faut dire qu'il était déjà 15h quand ils se sont levés. Puis la nuit passa, semblable à la précédente dans ses excès. Puis la semaine. Wendy ne se lassait pas de lui. Ils étaient en phase. Ripley savait s'y prendre avec les gens. C'était son boulot, après tout. Au bout d'un temps il la connaissait mieux, et savait les moments favorables pour la faire parler. C'est ainsi qu'il lui mentionna Spachovsky, jouant le romantique fasciné. Rechignant un peu au début, elle finit par lui confier son histoire, du moins une partie de son histoire: personne ne connaitrait jamais vraiment Wendy, sauf peut-être Spachovsky lui-même. Ce qui intéressait Ripley c'était de le retrouver: pas gagné d'avance. Visiblement Wendy n'avait plus de contacts avec lui depuis un bout de temps. Il fallait procéder par étapes. Aussi Ripley glana des noms, des contacts, enregistrant et recoupant chaque anecdote qu'elle a pu lui raconter. Il ferait le tri plus tard.
Prétextant un caprice, il retourna à son bureau de Lagos pour approfondir tout ça, et fouiller le net à la recherche de nouveaux éléments. Quelques pistes paraissaient intéressantes. N'ignorant pas que le parcours de Spachovsky était très lié aux évènements historiques, il se repassait sans cesse le film des grands bouleversements, essayant de recouper des dates, des lieux, des personnes, des entités du net. Unet était devenu extrêmement dangereux depuis quelques années. La guerre des protocoles battait son plein. Internet étant passé en IPv7, les puissants voulurent tout de suite éliminer la résistance. L'opposition avec Unet n'était plus seulement de principe: ne pouvant détruire directement les satellites pour des raisons politiques, ils lancèrent une véritable armada électronique pour anéantir le réseau libre. Après une période de flottement les forces militaires des pays soutenant Internet se coalisèrent, et lancèrent une guerre sans merci. Des armées de bots d'attaque autoreproductibles fonctionnant de manière communautaire, comme les fourmis, furent lâchées. La menace était sérieuse. La stratégie comptait rendre Unet inutilisable, attaquant tout et tout le monde, par tous les moyens possibles: DDOS massifs, intrusions (leur fameux "search and destroy"), mais aussi intoxications et hoax à grande échelle. Les dégâts furent considérables. Des pans entiers du réseau furent mis hors-service, et environ 80% des serveurs saccagés. Ce n'était que la première bataille. Les hackers ne tardèrent pas à réagir, à monter des structures de défense. Spachovsky, en tant que leader représentatif, fit beaucoup pour unifier les clans. Tout le monde l'écoutait. C'est un peu grace à lui que Unet a su opposer un front uni face à la déferlante vague de destruction.
- "Je crois que je tiens un truc!" beugla Lars derrière ses quatre écrans.
- "Ouais?"
- "Je suis entré sur les serveurs de l'Irida, une société de services qui sert de paravent à un groupe d'industriels hostiles. C'est des petits Mickeys, j'ai pas mis 5 minutes à pénétrer leur système." Lars paraissait tout content, ce qui est en général bon signe. Ce grand Finlandais barbu était un hacker de bon niveau, un no-life total. Ce type passait toute sa vie derrière ses écrans, ne s'interrompant à contrecoeur que pour dormir. Lars était plus une entité électronique qu'un homme.
- "En fouillant dans les archives j'ai trouvé un compte rendu qui mentionne le groupe G, l'organisation de Spachovsky. D'après ces documents il aurait été aperçu en Colombie, dans une filiale du groupe il y a trois semaines. Ils auraient tenté de voler du matériel sensible afin de l'étudier, mais ça a foiré. Les systèmes de sécurité montrent des images."
- "Envoie."
Après avoir visionné les images, Ripley resta dubitatif. "Ca sent le honeypot: c'est bien lui mais rien ne prouve que les images n'ont pas été trafiquées. Beaucoup de monde le cherche. Et puis c'était un peu trop facile, non? Vois ce si tu peux trouver d'autres sources en Colombie, et fais gaffe sur ce serveur."
Tellement concentré, Lars ne répondit pas. Mais Ripley savait qu'il avait enregistré l'information. Le cerveau de Lars travaillait sur plusieurs plans en même temps.
Cherchant toujours de nouvelles sources, Ripley eu l'idée d'aller voir les gars d'Open BSD. Ils connaissaient Spachovsky, à coup sûr. Ce système s'était répandu rapidement sur Unet, surtout depuis l'invasion des bots. Les logiciels libres dominent maintenant totalement le réseau indépendant. Les OS sont restés très divers, reflétant la forte croissance de l'innovation technologique sur Unet. La concentration de spécialistes et les forts besoins sécuritaires ont décuplé les forces des libristes, rendant les logiciels plus résistants, imaginant de nouvelles manières de se défendre, de riposter. Une sorte de culture médiévale domine maintenant sur Unet: l'organisation des forces de défense est une fédération de clans. Richard Stallman porte même l'uniforme de général depuis quelques années. Ce type aime bien en faire des caisses, mais au même titre que Spachovsky, c'est une icône, une légende. C'est pour ça qu'il a pu recruter tant de monde dans la GNU Army.
- "Bon j'ai un rendez-vous avec Theo de Raadt demain à Pretoria, ça te vas?" lança Lars.
- "Ok c'est bon."
Tout ceci laissait Ripley pensif. De nombreuses pistes restaient à explorer. Cette enquête n'était vraiment pas facile, mais très bien payée. En observant Lars qui mangeait un sandwich, sans lâcher son shell, il pensat à Wendy et fut pris d'un doute. Fallait-il y retourner? Quelquechose lui avait-il échappé? Il n'avait pas totalement cerné Wendy, un je ne sais quoi de mystérieux planait toujours autour d'elle. Cette fille lui faisait en même temps pitié et envie. Elle était déjà sûrement complètement caramélisée à cette heure-ci. Mais son instinct l'attirait vers elle, lui disait d'y retourner. Il allait déjà voir Théo. Ensuite seulement il déciderait. Il se dit qu'il avait les moyens de retrouver Spachovsky, que ce n'était pas qu'un mythe. Un jour il le rencontrerait.
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Je n'ai rien de prévu pour la suite, aucune guideline. Toutes les idées de scénarios, anecdotes et détails techniques surtout sont les bienvenues!
> Lire le journal (11 commentaires, moyenne: 2,3).
Networks 2032 - Chapitre 1: La rupture
Posté le 27 février 2007
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----------------------------------------------------------------------Ceci est le premier chapitre d'un petit essai d'anticipation. Il raconte comme il se doit l'histoire d'un futur sombre et inquiétant, qui concerne ici l'évolution du net. Je poste ca ici pour que des gens me donnent leur avis, et aussi parce que c'est une histoire de geeks. Aussi pour prouver que les geeks ne sont pas tous des matheux fanatiques d'équations, mais qu'il y a aussi des littéraires dans le tas. L'histoire est romancée, avec un privé qui fait une enquête dans une ambiance fin de monde.
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- "Connely? C'est le vieux là-bas", dit le barman avec un sourire en coin. Dans l'ambiance sordide de ce bouge miteux, Ripley se sentait oppressé. Faut dire qu'un rade délabré dans le quartier pauvre de Novossibirsk c'est pas ce qu'il y a de plus glamour. Mais bon, son enquête l'avait mené là, il fallait continuer. Et puis la Sibérie orientale en cette année 2032 était plutôt facile à vivre, comparé à d'autres coins. Il n'allait pas se plaindre. Se retournant vers la direction indiquée par le barman, Ripley aperçu un petit vieux tout au fonds de la salle, dans un coin peu éclairé. Il ne l'avait pas remarqué en entrant. Intérieurement, il exultait d'avoir enfin trouvé un type qui allait pouvoir le thuyauter correctement sur ce qu'il cherchait. Ou plutot sur la personne qu'il cherchait.
S'approchant du la table en bois, il aborda le vieux en douceur:
- "Bonjour Mr Connely, je suis détective et je souhaiterais vous poser quelques questions si vous le permettez." Le type n'avait pas l'air de toute première fraîcheur: un vieux décati et usé. Il n'était sans doute pas si vieux que ça cependant. Ce mec dégagait une impression bizarre.
Au vu de son regard à la fois méfiant et interrogateur, Ripley décida de le mettre en confiance.
- "Je cherche des infos sur Laurel Spachovsky. On m'a dit que vous l'avez bien connu. Je peut vous offrir quelquechose?"
- "Qu'est ce que vous lui voulez à Laurel Spachovsky?" décrocha immédiatement le vieux avec un regard sombre.
- "Je suis payé pour le retrouver. Des amis à lui qui doivent le voir au plus vite."
D'un signe du menton le vieux désigna le tabouret en face de lui. Se retournant prestement vers le barman, il commanda immédiatement, en habitué; "Un double, Andreï!". Ripley se prit une bière.
- "Laurel était un de mes amis, un de mes plus vieux amis." Le vieux semblait triste, morose. "Je croyais qu'il était mort."
- "J'espère pas", dit Ripley. "Parlez moi de lui".
La lumière basse, la moiteur de l'atmosphère et l'impression de se trouver dans un trou perdu rendaient Ripley nerveux. Le vieux semblait à son aise.
- "Mon nom est Jeff Connely, appellez moi Jeff. Ah, on en a vu de toutes les couleurs avec Laurel, çà oui!" En bon professionnel, le détective remarqua tout de suite que le vieux semblait heureux de parler à quelqu'un, prêt à s'épancher contre quelques verres. Un peu comme un vieux militaire, qui raconte ses guerres. D'ailleurs c'était un peu ça au fonds.
- "On était étudiant ensemble. Je l'ai rencontré en 2007. C'était mon ami."
- "Il est peut-être encore vivant", nota Ripley. "Je cherche doit retracer son parcours, connaitre certains détails sur ses activités. Parlez moi de lui. Comment est ce qu'il en est arrivé là?".
- "C'est à cause de l'évolution des choses. En 2008 on était étudiants, on codait déjà ensemble des logiciels libres. Tout allait bien." Crachant un bref soupir, le vieux enchaina immédiatement: "C'est vers 2009 que tout à commencé."
Silencieux mais attentif, Ripley savait qu'il était tombé sur le bon numéro. Le vieux allait tout lui déballer.
- "C'est à cette époque qu'est apparu le "Trusted computing", l'informatique de confiance qu'il disaient. Ils ont commencé avec les DRM: Digital Rights Management. Allié avec les majors de l'industrie du disque et du cinéma, Microsoft, société dominante sur le marché de l'informatique à l'époque, à crée un système de contrôle des données pour l'industrie des bien culturels. Enfin vous connaissez ca j'imagine."
- "Ouais c'est de l'histoire ancienne." Impatient d'en savoir plus, Ripley s'efforcait de paraitre détendu. Il but une gorgée de cette bière chinoise amère.
- " Oficiellement le but était de lutter contre le piratage des oeuvres multimédia. Enfin protéger les monopoles des intermédiaires existants en fait. Préserver l'ancien monde. Ils se sont vite aperçus que c'était en désepoir de cause: devant les limitations qu'imposaient les fichiers Drmisés, les gens préfèraient pirater, car plus simple et moins contraignant. Laurel et moi on s'inquiétait pas encore à l'époque, on faisait nos trucs online sans vraiment se poser de questions."
- "C'était quand même assez primitif à l'époque!"
- "Oui, et on s'amusait bien avec nos logiciels libres. Ensuite devant l'inneficacité patente des DRM, ils se sont mis à réfléchir, à s'associer. Gouvernements et industriels étaient tous d'accord pour que l'on trouve un moyen de controler cette circulation anarchique des données. Ils voulaient un truc imparable mais surtout qui passe en douceur. Ca a commencé de manière assez innocente. Les plus grands industriels et les grands pays ont crée un consortium pour réfléchir aux technologies de net: le groupe Future Net, une sorte de W3C privé. Pendant des années ce truc a tourné l'air de rien, sortant principalement des rfc sur des protocoles et languages designés essentiellement pour augmenter la sécurité des données, les possibilités de contrôle sur les données en circulation plutôt. Laurel et moi, on suivait ca de loin, on trouvait ca mauvais, mais on s'en foutait encore."
- "Vous étiez pas encore dans l'illégalité", nota Ripley.
- "Ouais on avait encore le droit de faire ce qu'on voulait sur le net, on pouvait coder tranquille, ca nous suffisait."
Le vieux pris une inspiration, l'air grave.
- "C'est avec IPv7 qu'on a commencé à s'inquiéter." S'interrompant, les interlocuteurs se tournèrent vers l'autre bout de la salle, où commençait une altercation violente. Une pétasse déjantée insultait les rares clients.
_ "Vous inquiétez pas c'est juste Wei, une pute thaï qui supporte mal la fin de carrière. Elle fait toujours ca quand elle est défoncée: Lao Tseu (c'est son mac) va venir la récupérer..."
- "Revenons à nos moutons", enchaina Ripley. "Quand est ce que Spachovsky a fondé son groupe?"
- "C'est bien plus tard, une fois le désastre certain. On était des gars honnêtes nous, travaillant avec du libre tranquillement. On ne demandait que les moyens de continuer. Mais cela n'a plus été possible, une fois IPv7 généralisé."
- "J'ai du mal à saisir, à partir de quand vous avez été concernés?"
- "On a vu le point de rupture arriver de loin. IPv7 c'est un protocole proposé par le groupe Future Net, auquel de plus en plus d'institutions adhéraient. En gros le principe fondamental d'IPv7 c'est l'ajout de données supplémentaires dans les datagrames IP, données concernant l'utilisateur et l'application qui les produit. Une sorte de protocole IP décuplant les possibilités d'analyse et de traitement de la couche L7, la couche application. On peut savoir qui envoie les données, et comment."
- "Mais ca ne changait rien pour vous?"
- "Pas encore. Nous on avait juste fini nos études, on codait dans une petite SSLL. Mais on a commencé à sentir le truc venir, on était déjà dans les mouvements protestant contre IPv7 sur le net. Ca commencait à bouger dans les milieux informés. L'IPv7 fut adopté par les constructeurs, et mis en service: au fur et à mesure des années tous les nouveaux routeurs supportaient IPv7, sans que ca change grand chose pour les utilisateurs: les données circulait comme avant, en IPv6. Puis les fabricants de logiciels et de matériel se sont progressivement mis à exploiter les nouvelles possibilités du protocole."
- "Vous voulez parler du matériel Trusted Computing et des 'logiciels associés'?"
- "Ouais. A l'époque on était content pour autre chose: le monopole de Microsoft sur les OS a fini par être brisé, laissant la place à des concurrents, notamment dans le libre. Linux avait déja bien progressé à cette époque. Seulement les fabricants se sont unis. Grâce aux problématiques récurrentes du téléchargement illégal et de la sécurité, ils ont pu faire passer des trucs énorme. Faut dire qu'ils étaient à fonds soutenu par l'industrie officielle des médias. L'identification biométrique par exemple: le PC ne boote qu'après avoir vérifié votre empreinte rétine. La sécurité et le controle parental étaient là pour faire avaler ça en douceur au public. C'est à ce moment qu'on a crée notre groupe de résistance: avec Laurel on a commencé à féderer du monde, on était déjà en relation avec pas mal de gens grace aux communautés des logiciels qu'on développait."
Un vieux juke-box crachait un air désuet au fonds de la salle enfumée. Ripley se répetat que cet endroit était vraiment merdique. Mais c'était ici qu'il avait trouvé la perle, celle qui allait lui en apprendre plus sur Spachovsky.
- "Tous les PC n'étaient pas concernés: depuis la fin du monopole des OS, les fabricants n'avaient plus à obéir au doigt et à l'oeil. Il était ainsi impossible d'imposer des composants bridés et certifiés dans tous les PC. Paradoxalement, le libre avait plus de marge de manoeuvre: des PC sans Trusted Computing étaient toujours vendus, les logiciels libres n'avaient jamais connu un tel succès. Heureusement qu'il existait des processeurs, bios et autres composants libres."
- "Parlez moi du groupe G."
- "On appelait groupe G l'organisation qui se mettait en place progressivement. Laurel fit un boulot considérable pour réunir tous les opposants à cette informatique nouvelle vague. Le but à ce moment était essentiellement d'expliquer au public les dangers du Trusted Computing, et d'agir par tous les moyens légaux pour empêcher cette horreur de se propager. Peine perdue: le grand public s'en foutait. Pour lui le monde merveilleux de cette informatique protégée leur permetait de surfer sans risque, de protéger leurs enfants, du moins c'est ce que les médias martelaient pendant des années. C'est comme ça que ça a fini par être considéré comme normal, en douceur et avec le temps."
- "Oui mais on avait le choix, pourquoi vous battiez vous alors?" s'étonna Ripley.
Le vieux, amusé, le trouvait d'une naïveté touchante.
- "Avec le Trusted Computing et IPv7, n'importe quelle autorité ayant accès aux routeurs pouvait analyser la totalité du trafic avec une précision incroyable. Plusieurs pays on commencé à officiellement mettre en place une tracabilité totale des données. Avec l'augmentation de la puissance de traitement des machines et des capacités de stockage, il devenait possible de tout logguer, absolument tout. Tout le trafic IPv7 était loggué de manière nominative, plus ou moins officiellement. Les firmes autorisées en tiraient des infos commerciales, pour les gouvernements je vous laisse imaginer ce qu'ils peuvent en faire..."
- "Mais vous n'étiez pas obligé d'utiliser du matériel et des logiciels compatibles IPv7?" réplica Ripley.
- "C'est en 2026 que la rupture eu lieu, la rupture définitive, la scission du réseau, la guerre quoi. C'est à ce moment que le groupe G est entré dans l'illégalité."
Tirant une mine sombre, le vieux se mit à radoter sur les évènements de cette année là, que tout le monde connait. Ne voulant pas briser son enthousiasme, Ripley le laissa poursuivre.
- "IPv7 était plutôt assez peu utilisé sur le réseau, le matériel Trusted Computing associé dominait le marché grand public, mais ne pouvait s'imposer vraiment du fait de la concurrence des offres matérielles et logicielles libres alternatives et fort prisées des initiés puis d'un certain public, plus attentif. Les 'maitres du monde associés', comme on les appelait, le groupe Future Net, décida de briser la compatibilité avec IPv6: ce fut la grande rupture: les routeurs IPv7 ne devaient plus relayer le trafic IPv6. Ceci dans le but de dominer le marché des données, qui se développa grandement depuis les primitifs web services du début du siècle. Alors le réseau se scinda. Ce grand coup de pied dans la fourmilière réveilla les milieux du libre, entrant dans une nouvelle ère de la lutte, comme Laurel l'avait prévu depuis longtemps d'ailleurs. De plus en plus de pans du réseaux se raliaient à IPv7, le matériel étant installés, les acteurs pouvant profiter des retombées financières de l'exploitation des données en circulation."
- "On dis plutot dans les livres d'histoire que c'était un grand progrès entrainant une croissance économique sans précédent." souffla Ripley, tassé sur sa chaise.
- "C'est cette année là qu'ils ont assassiné Tim Berners-Lee. Tout le monde sait que ce n'était pas un accident. Ca a mis le feu aux poudres. La guerre était déclarée: la grande guerre des protocoles."
Le soir tombait sur Novossibirsk, toute cette histoire semblait loin, irréelle pour Ripley dans ce décor fané. Mais il n'oubliait pas que le réseau et ses dangers ne sont jamais très loin, même ici. Surtout ici.
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Si certains veulent imaginer ou écrire la suite c'est open (j'ai une guideline mais pas encore écrit la suite)
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Le blues du webmaster
Posté le 28 septembre 2004
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"C'est plus comme dans le temps, ma bonne dame! Avant on avait des webmasteurs élevés au lien, à l'ancienne. Mais maintenant sasfépu avec leur cms, blogs et tous leurs machins automatisés, là!". En quelques années, le métier de webmasteur a vivement évolué. D'architecte global d'un site, le rôle de webmestre tends plus vers une responsabilité éditoriale et organisationelle aujourd'hui. Toujours au confluent de la technique et de l'éditorial, le webmaster a vu son rôle se modifier considérablement avec l'émergence - et l'évidente utilité - des systèmes de publication automatisés (quelle que soit leur approche d'ailleurs: cms, blogs, wikis). En schématisant: en 1997 quand on voulait un site, ben on demandait à un webmasteur, point. Si y avait besoin de trucs plus spécifiques ou complexes, on faisait appel à un développeur, qui nous faisait un beau cgi en perl, et tout était clair. Le webmasteur intégrait tranquillement le design du graphiste et les scripts du développeur, tout en concevant une arborescence adaptée au projet. Les choses étaient simples et bien définies. Aujourd'hui avec les systèmes de publication automatisés, l'intégration (=mise en ligne du contenu+design) est plus ou moins triviale, mais en tout cas n'est plus du tout réservée a des spécialistes. Le webmestre se justifie plus aujourd'hui par une expérience organisationelle+compétence éditoriale que par une stricte connaissance technique. Une ambiguïté, plutôt une erreur, serait de percevoir que ledit webmestre actuel ne sert uniquement qu'à l'intégration et à la maintenance courante. Son rôle est plus d'optimiser les accès à l'information, tant sur la forme (standards, code) que sur le fond (ligne éditoriale, "design de l'information"). Enfin tout cela se redéfinit rapidement et constament, parce que l'évolution rapide des système de publication automatisés renouvelle sans cesse la question du rôle du webmaster dans le web moderne. Une question qu'il est obligé de se poser, de toute façon, souvent.
Autre point: pour le webmaster de base, le prestige de l'uniforme en a pris un sérieux coup depuis l'époque glorieuse (avant 2000, avec le html à l'ancienne et Netscape, nostalgie;). En France tout au moins, le métier subit encore les conséquences négatives de la "ruée vers l'or" des années folles fin 99/2000. A cette époque tout le monde investissait sur le web, tous voulaient des sites pour un oui ou pour un non, parce qu'il le fallait. Cà a été un moment prospère sur court terme pour les webmestres, mais négatif sur long-terme. On avait besoin de sites, de préfèrences avec du Flash, bien chers et totalement improductifs sur un plan autre que "en jetter plein la vue aux investisseurs", donc de webmasters. Le couple php/mysql, à l'époque seulement émergent, n'était pas du tout démocratisé comme aujourd'hui. Bref, on faisait essentiellement des sites à l'ancienne, en html pur pour l'essentiel, la production étant bien rodée sous ces technologies, qui semblent aujourd'hui bien préhistoriques.
Là ou cà a été moins drôle c'est quand les investisseurs se sont finalement aperçu qu'ils avaient un peu trop forcé la dose sur les paillettes jettées dans le vent, et quand la "ruée vers l'or" s'est écroulée sur elle même. La fête était finie: les cours de bourses mirifiques de multiples start-ups prometeuses s'effondrant à la chaine, les fortunes (+ ou - virtuelles) se défaisant aussi vite qu'elles étaient apparues. A partir de ce moment ca a été l'expiation: la demande en site internet a brusquement chuté, pour ne remonter ensuite avec le temps que très progressivement à un niveau de marché réaliste. La "follie internet" a été un traumatisme pour beaucoup. Ca a fait beaucoup de mal au métier de webmaster, étant donné aussi qu'on a vu fleurir toutes sortes d'énergumènes et d'arnaques possibles durant cette période incroyable. De cette époque le "prestige de l'uniforme" a été bien terni: on ose plus trop dire webmaster encore aujourd'hui on préfère souvent se présenter comme programeur, ou graphiste, rédacteur en chef, concepteur ou n'importe quoi mais pas webmaster (j'exagère à peine).
Le point le plus délicat, celui qui nous mobilise tous en tant que webmestres responsables, indépendament des variantes régionales, c'est celui du balisage et des normes. Au début tout était beau, simple et limpide. De mémoire le html 3.2 passait bien dans Netscape 2, Netscape 3. Il n'y avait pas grand chose comme brouteur compétent à l'époque (hors Mosaïc le primate et Opéra, qui a commencé relativement tôt je crois), c'était clairement le meilleur. Ie3 tenait pas du tout la route à coté, aucun doute, et le marché était a fond dominé par Netscape. On le savait pas encore, mais on avait connu le bonheur. C'est avec la sortie d'Ie4 qu'à commencé la "Guerre des Brouteurs 1", et les vrais ennuis pour nous pauvres webmestres. On a alors vu arriver des différences de comportements par défaut, des propriétés spécifiques à un navigateur (jusqu'au fameux marginwidth/marginheight et topmargin/leftmargin dans les propriétés du tag body, que des générations de webmasters chérissent dans leur coeur chaque jour). En 2 ans Ie5 avait raflé le marché des navigateurs et coulé Netscape. Ca changeait la donne pour nous autres pôvres webmestres victimes innocentes sur le champs de bataille des titans. On a été obligé de s'adapter, d'apprendre tous les hacks qui vont bien pour faire du html cross-browser. Ca donne en gros un html 4.01 plus ou moins mixé à de l'ancien 3.2, mais qui marche partout.
Seulement la guerre n'est pas finie: c'est le deuxième épisode aujourd'hui: Mozilla ou la revanche de Netscape. Avec de nouveau un gros dilemme pour les webmestres: faire du W3C friendly bien propre (xhtml strict+css), ou du Ie6 compliant bien crade mais bien accepté communément (html old style hackpatché* empiriquement et laborieusement)? Mais la guerre, ca fatigue, et c'est reconnu comme étant mauvais pour la longévité. Pour éviter ce genre de désagrément, je recommande à tous les webmasters d'écouter leur instinct, pas leur client sur ce coup: faites donc l'évolution vers une incompatibilité Ie6: ca simplifie beaucoup de choses, et c'est nettement plus pratique de faire du xhtml/css que du html hybride patché de partout. J'ajouterais qu'une utilisation judicieuse du css peut aussi s'avérer client-friendly et graphiste-compliant, dans la mesure ou c'est beau. C'est une évolution à faire, mais ya quand même de quoi embrouiller son webmestre bienveillant avec tous ces dilemmes cruciaux et tout ce qui pends au nez et dépends de leur conclusions.
* tiens, un nouveau verbe se serait-il insidieusement glissé dans mon journal?
PS: si j'ai un peu forcé le trait dans le genre "pépé raconte le web comme c'était mieux dans le temps" c'est volontairement pour donner plus de poids au subversif message caché dans de ce journal: favorisons les formats/protocoles/outils/standards/gens ouverts, documentés et accessibles pour le bien de tous.
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La question des trackbacks
Posté le 19 septembre 2004
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Le Trackback est un système de notification de liens intersites bienefficace. Très utilisé dans la blogosphère, le trackback permet en gros de déposer un lien sur un autre site depuis le sien. Ca sert notamment à prévenir un autre site d'un contenu d'intérêt sur le sien.
Ca s'utilise ainsi: je vois un billet sur un blog qui m'intéresse. Il se trouve que j'ai écris moi aussi un billet sur le sujet: j'envoie un trackback ping à l'auteur du premier billet. Cela aura pour effet d'inclure automatiquement (si le ping est correctement formaté) sur le premier site mon commentaire avec mon lien. Basiquement, ca peut se définir comme un format de links pingés. Il existe aujourd'hui plusieurs formats de link pingés ( voir "The comment API sur http://wellformedweb.org/story/9(...) ), mais le Trackback (inventé par Movable Type d'après ce que j'ai compris) est à le format à l'origine du principe, et semble t'il le plus utilisé.
Ca serait peut-être intéressant d'utiliser les trackbacks sur linuxfr, dans la mesure ou ça permetrait de poster des commentaires avec liens, et ce depuis son propre site (genre je lis le fil rss dlfp, tiens un journal intéressant; eh ben j'écris un billet sur le sujet sur mon site, et hop, je poste un trackback sur le journal en question), et peut-être aussi plus d'échanges. Je suggère ca dans la mesure ou je crois que les trackbacks renforcent la "culture du lien", qui somme toute est la base de l'internet.
Pour anticiper sur les pourquoi tu le code pas, je ne souhaite pas coder du php. Ayant réalisé une implémentation du Trackback en python (pour Zwook, un cms sous Zope) , je propose ma modeste assistance si des fois ça intéresserait un ou des codeurs de tenter le coup, et dans la mesure ou je pourrais aider.
Spécifications techniques : http://www.movabletype.org/docs/mttrackback.html(...)
Tutorial sur "how to implement TrackBack" : http://www.hitormiss.org/projects/trackback/(...)
Trackbacks dans Zwook: http://www.zwook.org/fr/zwo_modules/news/read_news?id=1095480164.33(...)
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Une journée à Linux Edu
Posté le 28 mai 2004
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Le salon Linux Edu s'est tenu à Archamps (74), près de Genève les 26 et 27 mai 2004. Consacré à la promotion de Linux dans l'éducation et les collectivités, cette rencontre regroupait beaucoup d'acteurs de l'Education Nationale, quelques collectivités territoriales à tendance linuxienne, et des associations et LUGs.Avec les montagnes de Haute-Savoie pour décor, ce rassemblement fut très convivial. Une petite surface (environ 1/8 ème de Linux Expo - Paris février dernier), des ordinateurs partout, des conférences, des gens motivés et volontaires : tous les ingrédients étaient réunis pour une bonne journée. En entrant on tombe sur un grand stand Pingoo : une distribution basée sur une Debian, utilisée par le Conseil Général de Haute-Savoie. A noter que cette distribution installe "clés en main" un environnement complet avec firewall, serveur de fichier et autres serveurs de communication configurables dans une interface simplifiée.
Les stands ne sont pas en général pas très fourni en support marketing : peu de grandes affiches raccoleuses et prospectus en couleur, mais surtout des gens compétents et disponibles pour expliquer. En poursuivant la visite, on remarque d'excellents logiciels de gestion de bibliothèque, très complets.
A noter aussi une gamme de logiciels pour élèves, genre exercices pédagogiques. En assistant à quelques démos, on se dit que ces petits logiciels semblent très efficaces, par exemple pour des exercices de math ou des jeux plus simples pour les petits. Dans ce domaine une très bonne compilation de logiciels a été réalisée par Edres74 (projet de l'Education Nationale pour raccorder les établissements scolaires au réseau). Le cd contient un script qui installe plein de logiciels éducatifs sur une Mandrake : la quantité et la qualité de ces softs est impressionante : Gcompris, Dr Géo, Le Terrier, etc... Le script installe également java et un émulateur DOS afin de faire tourner certains programmes.
Etaient également présents des associations comme Léa-linux, Framasoft : inlassables prêcheurs de bonne parole et source d'aide considérable pour les utilisateurs. Notons aussi la présence de l'association Gutemberg, qui promeut l'usage de TeX-LateX.
Etait également disponible une grande salle dédiée à l'install party par le Salug (Linux Users Group Savoie-Aravis) : ça a permis d'installer et d'expliquer confortablement Linux aux personnes désirant s'y mettre. Au menu également une série de conférences (voir le détail sur le site): ayant assisté à celle du président de l'Aful sur les formats de fichiers, je trouve que cette conférence était claire et accessible : une explication détaillée sur les formats de fichiers ouverts/fermés.
Ainsi cette journée fut instructive et l'ambiance excellente. Différente d'un grand salon international, cette rencontre a permis à des acteurs volontaires d'échanger sur des projets éducatifs et collectifs.
Site : http://www.linuxedu.org(...)
Exposants : http://www.linuxedu.org/rubrique.php3?id_rubrique=20(...)
Compilation de logiciels éducatifs pour Mandrake : ftp://ftp.edres74.net/pub/indispensables/mandrake/9.2/(...)
Savoie Aravis Linux Users Group : http://salug.ouvaton.org/(...)
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Linux expo jour 1
Posté le 03 février 2004
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Une certaine affluence ce premier jour de la Linux expo : dès 9h les gens faisaient la queue pour avoir des badges. Une fois les codes barres des badges scannés, ca y est, on est dedans. Le premier stand qu'on voit en entrant est celui de Redhat : un vaste espace peuplé de chapeaux et casquettes rouges. Ils donnent des confèrences sur leur systèmes de content management a base de J2EE, qui ont un grand succès. Devant une foule attentive, le conférencier déplie ses slides, certains prenent même des notes. M'ennuyant un peu je commence a lire le T-Shirt du conférencier, avec marqué une citation du Gandi, approximativement:"1. First they ignore you
2. They laugh at you
3. They fear you
4. You win"
En face, le stand d'Apple : là aussi un grand espace, avec des superbes machines a grand écran avec la toute dernière verson de Mac OS X: c'est beau. Pénetrant un peu plus avant, on tombe sur des stands de sociétés assez variés : des clusters aux solutions de sauvegarde en passant par des éditeurs. A propos d'éditeur O'Reilly est présent : on peut voir les derniers bouquins sortis sur leur stand, qui ressemble bien sur a une grande bibliothèque. Pas très loin, au tournant d'une allée on tombe sur un stand Microsoft. Ah bon. Les vendeurs ont tous des beaux sweat-shirts blancs avec marqué derrière "Windows, Linux : parlons en". Passons.
Beaucoup de stands de grandes sociétés : IBM, Sun, Oracle, HP et consorts. Toujours des beaux écrans et souvent des conférences, mais rien de passionant. Et au moment ou on commence a se dire que c'est pas terrible ce Linux expo, on arrive dans le pavillon des associations. Et là, en 10 mètres l'ambiance change complètement. Les stands sont plus petits, beaucoup de monde : les proportions s'inversent : plus de costume cravate, et 3 geeks au mètre carré.. Debian, les BSD, Lea-Linux, OpenOffice.org et toute la galaxie associative autour de Linux (associations présentes: http://www.solutionslinux.fr/fr/exposer_associations.php(...) ). Là ça cause plus précompilation ou instanciation de classe que business objects et entreprise ressource planning. Des antennes wifi dans tous les coins, beaucoup de monde: le pavillon associatif est le plus animé. Certains distribuent des CD de différents parfums de Linux. D'autres exposent et vendent des T-shirts ou des affiches, ce qui rend la zone très colorée et attrayante. Les FreeBsd ont tous des T-shirt rouges, on voit aussi quelques copines de geeks, beaucoup plus de shells sur les écrans. On remarque les magnifiques posters Debian, de beaux posters OpenBSD aussi. Tout au fond dans un coin, on tombe sur 6 machines accessible librement, connectées au net avec Mac OS X dessus. Pratique. Il y a des machines reliées a des composants matériels bizarres, des antennes, des connections. C'est l'occasion aussi pour beaucoup de voir dans le monde réel des gens qu'on cotoie souvent qu'à travers le réseau.
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Zopix cherche serveur ftp
Posté le 30 janvier 2004
0
J'ai crée un remaster de la Knoppix 3.3 qui s'appelle Zopix : c'est une Knoppix centrée sur Zope. Elle contient plein de produits Zope fonctionnels.L'image ISO fait 682Mo, or je ne dispose pas d'un serveur ftp pour la diffuser. Aussi je pose la question : savez vous ou je pourrais trouver un serveur ftp succeptible de d'héberger mon image ISO?
Produits Zope installés dans la Zopix :
- Zope 2.6.2
- Plone 1.0.5
- CPS 2.1
- Zwook 0.99.4
- CMF Bibliography 0.2
- CMFForum 1.0
- CMF Photo 0.3
- COREBlog 0.52b
- Epoz 0.6.0
- External Editor 0.7.1
- fcForum 2.0.6
- Localizer 1.0.1
- Photo 1.2.3
- PloneChat 0.4
- PlonePopoll-1.0
- CookieCrumbler-1.1
- Squishdot 1.5.0
- ZGoogle 1.1
- ZopeZen 0.5
- ZWiki 0.24
Extra Python products:
- wxPython
- boa-constructor-0.2.3
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Outils pour wxPython
Posté le 11 janvier 2004
0
Je me suis mis a wxPython récemment, qui est très pratique pour contruire des GUI en Python, le tout cross-platform. Ayant commis une petite application pour tester, j'en suis satisfait. Je me suis donc mis a fouiller un peu plus, pour voir un peu les toolkits disponibles autour de wxPython. Pour le moment j'utilise Boa constructor, qui est tout a fait sympathique. Cependant je vois qu'il existe différents produits qui semblent intéressants : PythonCard, Wax, wxGlade et wxDesigner. J'aimerais solliciter l'avis de personnes ayant eu l'occasion de tester ou de travailler avec ces outils. Ceci pour avoir un peu une idée sur les avantages/inconvénients, et des conseils à propos de ces différents outils construits autour de wxPython. Merci d'avance aux pros du genre pour les infos qu'ils voudront bien fournir.
wxPython : http://www.wxpython.org/(...)
Boa Constructor : http://boa-constructor.sourceforge.net/(...)
PythonCard : http://pythoncard.sourceforge.net/(...)
wxGlade : http://wxglade.sourceforge.net/(...)
wxDesigner : http://www.roebling.de/(...)
Wax : http://zephyrfalcon.org/labs/dope_on_wax.html(...)
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