Revue de presse de l'April pour la semaine 5 de l'année 2011

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12
7
fév.
2011
Internet
La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

Sommaire
[ITCHANNEL.info] Les réseaux sociaux d'entreprise : vers une vraie transformation de la collaboration interne

Extrait de l'article du site ITCHANNEL.info par La rédaction en date du jeudi 3 février 2011 :
> À l'heure où Chatter.com et d’autres proposent aux collaborateurs d'une même entreprise de se mettre en réseau, USEO s'est demandé où étaient les réseaux sociaux d’entreprises (RSE) et quel était le potentiel social de l’offre du marché. Un sujet particulièrement d'actualité. Il est vrai que l'année 2010 a confirmé le poids grandissant des réseaux sociaux d'entreprise, tant au niveau des entreprises qui ont lancé des projets ambitieux que des éditeurs traditionnels qui socialisent leur offre ou des pure-players qui continuent à innover.
Lien vers l'article original : http://www.itchannel.info/articles/114822/reseaux-sociaux-en(...)

[LeMonde.fr] Un pré-rapport parlementaire prône l'inscription de la neutralité d'Internet dans la loi

Extrait de l'article du site LeMonde.fr par La rédaction en date du mercredi 02 février 2011 :
> Deux députées proposent un encadrement du filtrage d'Internet qui prend le contre-pied de la loi Loppsi 2, en demandant l'intervention expresse d'un juge.
Lien vers l'article original : http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/02/02/un-pre(...)

[Contrepoints] Against Intellectual Monopoly

Extrait de l'article du site Contrepoints par Le Minarchiste en date du mercredi 02 février 2011 :
> Quand les pauvres gens assurent les rentes monopolistiques de grosses corporations
Lien vers l'article original : http://www.contrepoints.org/2011/02/02/12799-against-intelle(...)

[Numerama] Al Jazeera diffuse ses images sous licence Creative Commons

Extrait de l'article du site Numerama par Julien L. en date du mardi 01 février 2011 :
> La chaîne de télévision qatarie Al Jazeera a adopté les licences Creative Commons pour certains de ses contenus. C'est notamment le cas des photos et des vidéos retraçant l'actualité en Égypte et en Tunisie. Le choix des licences libres favorisera la diffusion licite de ces contenus.
Lien vers l'article original : http://www.numerama.com/magazine/17921-al-jazeera-diffuse-se(...)

[ITRmanager.com] L'April publie une lettre ouverte aux parlementaires européens

Extrait de l'article du site ITRmanager.com par La rédaction en date du mardi 1 février 2011 :
> L'April, End Software Patents et la Foundation for a Free Information Infrastructure (FFII) ont envoyé le 27 janvier 2011 une lettre ouverte commune aux parlementaires européens pour exprimer leurs inquiétudes à propos du projet de coopération renforcée sur le brevet unitaire, et leur demandant de repousser le vote sur le projet jusqu'à publication de l'avis de la cour européenne de justice (CJUE) sur sa légalité.
Lien vers l'article original : http://www.itrmanager.com/articles/114706/april-publie-lettr(...)

[YOU] Téléchargement illégal : le créateur d'eMule devant la justice

Extrait de l'article du site YOU par emilie en date du lundi 31 janvier 2011 :
> Après deux reports l’an dernier, le procès du créateur d'eMule, une plateforme de téléchargement, débute aujourd’hui à Paris. Les maisons de production vont-elles avoir la tête d'eMule ?
Lien vers l'article original : http://you.leparisien.fr/actu/2011/01/31/telechargement-ille(...)

[01net.] E. Besson : « Logiciel libre ou propriétaire, chacun doit avoir le choix »

Extrait de l'article du site 01net. par Christophe Guillemin en date du lundi 31 janvier 2011 :
> Le ministre de l'Économie numérique prend position dans le dossier de la vente liée. Il revient également sur la création du Conseil national du numérique.
Lien vers l'article original : http://www.01net.com/editorial/527607/e-besson-logiciel-libr(...)
  • # eMule != Emule Paradise

    Posté par . Évalué à 10.

    Pourquoi mettre en avant un article qui fait un amalgame monstrueux entre un logiciel et un site ?

    >>> le procès du créateur d'eMule.

    >>> Vincent Valade, le jeune créateur de la célèbre « Mule »

    Vincent Valade n'est pas le créateur du logiciel eMule mais le créateur d'UN SITE et il se trouve que ce site a le nom eMule dans son nom de domaine : emuleparadise.com

    Ça m'étonne que l'April mette un tel lien dans ça revue de presse. : /
    • [^] # Re: eMule != Emule Paradise

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      C'est vrai que le site du gar n'est pas des plus intéressant, ce qui l'est c'est plutôt ça:
      «Derrière le procès d'eMule Paradise, se cache en réalité celui du procès du lien internet gratuit et des fameux logiciels P2P open source»
      • [^] # Re: eMule != Emule Paradise

        Posté par . Évalué à 5.

        Je n'avais pas fait attention à cette phrase, mais elle est encore plus ahurissante que celle dont je parlais.

        Là, ce qu'on nous dis en filigrane c'est : piratage ~= opensource

        Pourquoi le rédacteur c'est-il senti d'ajouter "open source" à la fin de sa phrase ? Elle aurait eu plus de sens et d'exactitude sans ce mot.

        Ce genre d'amalgame me fait bondir !
        • [^] # Re: eMule != Emule Paradise

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          On ne peut pas "pirater" avec un logiciel P2P privateur, intéressant...
          • [^] # Re: eMule != Emule Paradise

            Posté par . Évalué à 0.

            On ne peut pas parce qu'un logiciel privateur ça n'existe pas, en dehors de la novlangue FSF.

            Tous les nombres premiers sont impairs, sauf un. Tous les nombres premiers sont impairs, sauf deux.

            • [^] # Re: eMule != Emule Paradise

              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

              Tu as l'air de terriblement apprécier la FSF.

              Un logiciel non libre ne prive pas de liberté ses utilisateurs?
              • [^] # Re: eMule != Emule Paradise

                Posté par . Évalué à 2.

                Non, tu n'as pas moins de libertés avec un logiciel propriétaire que sans le logiciel propriétaire.

                Tous les nombres premiers sont impairs, sauf un. Tous les nombres premiers sont impairs, sauf deux.

                • [^] # Re: eMule != Emule Paradise

                  Posté par . Évalué à 4.

                  Le logiciel propriétaire de quoi ?
                  En tout cas, le logiciel dont tu parles prive effectivement de libertés de plusieurs manières.

                  Une relation de subordination est créée entre l'éditeur et l'utilisateur.
                  D'une part parce que l'utilisateur n'a le plus souvent le droit d'utiliser le logiciel que dans le cadre qui lui est dicté par l'éditeur, même si techniquement le logiciel pourrait tout à fait répondre au besoin de son utilisateur sans la moindre modification.
                  Exemples :
                  - le contrat de Oracle express 10g (gratuit), qui interdit d'exécuter le logiciel sur plusieurs CPU. C'est Oracle qui décide comment tu dois administrer ta machine en te demandant gentiment de ne pas faire associer ses processus à un autre CPU que celui qu'il aura choisi.
                  - le contrat de MS Office Famille & Étudiants (pour la 2007 au moins), qui exige que tu achètes une version Pro dont tu n'as pas besoin pour réaliser des documents en fonction de leurs utilisation (!), y compris dans un cadre bénévole pour une association.

                  D'autre part parce que l'utilisateur n'a - le plus souvent - aucune possibilité de contrôle sur le code exécuté sur sa machine. Au mieux, s'il a besoin de voir évoluer son logiciel, il doit s'en remettre à l'éditeur. Si l'éditeur refuse, l'utilisateur n'a alors aucun recours et n'a plus qu'a remplacer totalement son logiciel, et aura éventuellement payé un droit d'(in)utilisation. Si le programme en question n'utilise que des formats de fichiers (pour le coup) propriétaires, la dépendance de l'utilisateur est irrévocable sous peine de voir ses données disparaître.

                  Au pire :
                  - l'éditeur fait péter des fonctionnalités quand ça lui chante.
                  - le logiciel collecte ta vie privée et l'envoie à son éditeur sans même que l'utilisateur ne sache ni quoi ni quand
                  - l'éditeur efface tes documents qui ne lui plaisent pas
                  Exemples :
                  - OtherOS de la PS3 qui est vendu puis repris, ou bien le jeu en réseau et la lecture des derniers Blu-Ray
                  - l'iPhone qui fait sortir tout seul comme un grand des dizaines de Mo
                  - le Kindle qui n'aime pas Orwell

                  Je passe sur les problématiques de copie qui relèvent surtout du droit d'auteur.

                  Cette subordination n'est pas inhérente au logiciel mais propre aux industries de la "Propriété intellectuelle". Ainsi celui qui a vendu (ou même donné) des semences de chimères génétiques contrôle la récolte de l'agriculteur, de la même manière que celui qui a offert une suite bureautique contrôle les écrits de l'étudiant. Grâce à des déséquilibres tant sur le plan technique que juridique.

                  Tu me rétorqueras certainement que les clauses évoquées plus haut son "abusives" et que j'ai le droit de les enfreindre, je te répondrai que l'abus est la nature même des logiciels privateurs et de leur licence.

                  Ou alors tu me diras comme il est coutume lorsqu'on est un pragmatique qui s'adresse à un intégriste, que j'ai bien appris ma leçon mais que l'utilisateur n'a pas moins de libertés puisqu'il peut toujours faire autant de choses qu'avant mais avec d'autres outils.

                  Sauf qu'entre temps, tout cela a été possible : il a perdu de l'argent dans un contrat à la mords-moi l'noeud, on l'a menacé de poursuites, ses données confidentielles lui ont glissé entre les doigts, elles ont d'ailleurs été enfermées dans un format breveté et/ou fermé, l'association dans laquelle il est impliqué est elle aussi menacée de poursuite à moins de s'acquitter d'une juste compensation, des licences lui seront à cette occasion offertes, ses données seront contrôlées par l'éditeur, elles seront d'ailleurs enfermées dans un format breveté et/ou fermé...
                  • [^] # Re: eMule != Emule Paradise

                    Posté par . Évalué à 3.

                    Reprenons tes premiers exemples un par un et montrer que le logiciel ne te prives d'aucune liberté préexistante.

                    - le contrat de Oracle express 10g (gratuit), qui interdit d'exécuter le logiciel sur plusieurs CPU. C'est Oracle qui décide comment tu dois administrer ta machine en te demandant gentiment de ne pas faire associer ses processus à un autre CPU que celui qu'il aura choisi.
                    Si oracle n'existait pas, tu ne pourrais pas non plus l'exécuter sur le CPU de ton choix.

                    - le contrat de MS Office Famille & Étudiants (pour la 2007 au moins), qui exige que tu achètes une version Pro dont tu n'as pas besoin pour réaliser des documents en fonction de leurs utilisation (!), y compris dans un cadre bénévole pour une association.
                    Si le logiciel n'existait pas, tu ne pourrais pas l'utiliser pour créer des documents. Aucun documents, querque soit les conditions.

                    D'autre part parce que l'utilisateur n'a - le plus souvent - aucune possibilité de contrôle sur le code exécuté sur sa machine. Au mieux, s'il a besoin de voir évoluer son logiciel, il doit s'en remettre à l'éditeur. Si l'éditeur refuse, l'utilisateur n'a alors aucun recours et n'a plus qu'a remplacer totalement son logiciel, et aura éventuellement payé un droit d'(in)utilisation. Si le programme en question n'utilise que des formats de fichiers (pour le coup) propriétaires, la dépendance de l'utilisateur est irrévocable sous peine de voir ses données disparaître.
                    Si le logiciel n'existait pas, tu n'aurais pas pu créer ces fichiers, ni les lire. Si tu veux controler le code qui tourne sur ton ordinateur. tu peux toujours. il suffit de ne pas l'installer. Quand à l'évolution du logiciel, s'il n'existe pas il ne peut pas évoluer.

                    En gros, les exemples que tu cites prouvent qu'un logiciel libre offrirait plus de possibilités, pas qu'un logiciel non libre t'en offre moins que s'il n'était pas là. Je pense qu'il vaut mieux « vendre » le logiciel libre en pointant les libertés supplémentaires qu'il offre et non pas dire qu'un non libre te prives de quoi que ce soit.

                    Tous les nombres premiers sont impairs, sauf un. Tous les nombres premiers sont impairs, sauf deux.

                    • [^] # Re: eMule != Emule Paradise

                      Posté par . Évalué à 3.

                      Si oracle n'existait pas, tu ne pourrais pas non plus l'exécuter sur le CPU de ton choix.
                      Vrai. Il n'empêche que cette restriction restreint le fonctionnement global de mon système, et non uniquement le logiciel : l'utilisateur d'une machine à 2 CPU perd le droit de faire une répartition de charge efficace lorsque Oracle est lancé.

                      Si le logiciel n'existait pas, tu ne pourrais pas l'utiliser pour créer des documents. Aucun documents, querque soit les conditions.
                      Cette évidence ne contredit en rien mon raisonnement. Le fait d'utiliser la suite MS Office donne à Microsoft - si on se réfère au CLUF - un droit de regard sur l'utilisation que tu as de son logiciel et, de fait, sur tes travaux. Je suis bel et bien privé d'une liberté d'action, bel et bien privé du caractère confidentiel de certaines informations. Le fait que MS m'apporte un moyen technique le justifie-t-il ? Le fait que je roule en Mégane ne donne pas le droit à Renault de savoir où je vais.

                      Si le logiciel n'existait pas, tu n'aurais pas pu créer ces fichiers, ni les lire. Si tu veux controler le code qui tourne sur ton ordinateur. tu peux toujours. il suffit de ne pas l'installer. Quand à l'évolution du logiciel, s'il n'existe pas il ne peut pas évoluer.
                      Tout ce que tu dis c'est que si le logiciel n'existait pas, il n'existerait pas et que pour qu'il ne nous prive pas de liberté il suffit de ne pas l'installer. Comment ne pas être d'accord ?

                      En gros, les exemples que tu cites prouvent qu'un logiciel libre offrirait plus de possibilités,
                      Dans un monde gouverné par le droit d'auteur et les brevets, oui.
                      pas qu'un logiciel non libre t'en offre moins que s'il n'était pas là.
                      À mon avis, tu confonds les libertés et les possibilités techniques. Le fait que j'ai mis en forme mon texte avec telle suite bureautique me prive du droit de diffuser mes écrits à qui je veux et comme je veux. L'éditeur revendique des droits sur ma pensée et mon travail, ce qui est inadmissible, que ses logiciels m'aient permis de simplement mettre en gras quelques mots, ou qu'ils m'aient permis de réaliser la plaquette la plus magnifique qui soit.

                      Je pense qu'il vaut mieux « vendre » le logiciel libre en pointant les libertés supplémentaires qu'il offre et non pas dire qu'un non libre te prives de quoi que ce soit.
                      Je pense exactement le contraire.
  • # Encore un bouquin !

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    Oh non, encore un bouquin mis à dispositions par d'infâmes pirates. Un bouquin qui pourra être lu par tout un chacun. Un bouquin que les plus fétichistes déposeront sur leurs étagères poussiéreuses à côté « Du bon usage de la piraterie » de Florent Latrive ; alors que les écolos se contenteront d'un pdf compressé.

    Oui, déjà c'est un livre. Vecteur historique d'informations, de culture d'éducation. Un outil à faire turbiner les cerveaux. Voilà qui va encore renchérir les cours du temps de cerveaux disponible. En plus, une œuvre publiée sous gauche d'auteur. Si ces coco salauds s'auto appliquent leurs principes corrupteurs, où va-t-on ? Enfin et surtout, un ouvrage qui expose les vertus des systèmes de propriété intellectuelle dans les détails ; et qui sous prétexte qu'ils nuisent à l'économie, à l'innovation, à l'égalité et à quelques autres principes éthérés prétend qu'il faudrait réformer ce système de monopoles décrit comme éminemment nuisible.

    Il n'y a qu'une chose à dire. Si vous croisez un exemplaire de « against intellectual property » brulez-le. Surtout ne le consultez pas. Par dessus tout encore, évitez d'aller visiter [http://levine.sscnet.ucla.edu/general/intellectual/againstfi(...)], vous risqueriez de voir des contenues obscènes.

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