C’est désormais avéré, appuyé par de nombreuses études scientifiques : en plus de tous ses impacts sur la santé, la démocratie et l’environnement — qui sont catastrophiques —, la technologie numérique a aussi une dimension addictive dans au moins deux usages principaux, les réseaux sociaux et les jeux vidéo. On ne peut plus l’ignorer.
Car tout le monde (je parle ici de la communauté scientifique, pas des experts de plateaux télé ou de votre oncle Patrick) est d’accord pour indiquer qu’il n’existe pas de consensus scientifique sur le sujet d’une addiction (aux écrans et/ou aux réseaux sociaux). Or la démonstration de cette addiction serait pourtant la seule cause rationnelle d’une nécessité d’interdiction. Interdiction qui si une addiction était un jour réellement démontrée, et si on poussait alors la logique, devrait ne pas se limiter aux moins de 15 ans mais s’étendre aussi à l’ensemble de la société et donc aux publics y compris … adultes, ou à tout le moins, pour ces publics, faire l’objet de campagnes de sensibilisation au moins équivalentes à celle contre le tabac et l’alcool (toujours pour lesdits adultes).
Posté par mahikeulbody .
Évalué à 3 (+1/-0).
Dernière modification le 27 janvier 2026 à 13:40.
Je ne sais pas ce qui définit scientifiquement une addiction aux yeux des chercheurs du domaine mais pour le pékin lambda comme moi, elle paraît évidente quand je regarde marcher les gens dans la rue.
Quoiqu’il en soit, le temps passé devant les écrans quand il s'agit des réseaux sociaux a des conséquences qui ne touchent pas que les moins de 15 ans tant ces réseaux sont vecteurs de propagation d'informations fausses ou déformées ou décontextualisées qui, sous couvert de liberté d'expression, diminuent en réalité la liberté de se faire une opinion par soi-même basée sur des éléments un tant soit peu objectifs (en tous cas pour la majorité qui n'a plus trop de cerveau disponible après une longue journée de travail-transport-s'occuper des enfants).
Après lecture de l'article d'Olivier Ertzscheid je repense à ce qu'on disait il y a 40 ans sur les minots élevés par la télé, et que les mêmes causes produisent peu ou prou les mêmes effets quand on est passif devant un écran des heures à regarder sans réfléchir tout et n'importe quoi.
Le souci principal c'est surtout la perte de temps et l'abrutissement chronique causé par le flux de bêtises.
Déjà à l'époque on parlait des difficultés scolaires, manque de concentration, troubles de l'attention, manque de persévérance et d'aptitude à l'effort (intellectuel ou physique).
# "C'est désormais avéré" ?
Posté par Laurent Pointecouteau (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 4 (+2/-0). Dernière modification le 27 janvier 2026 à 12:50.
Ça dépend à qui on demande. Selon l'article :
Mais selon Olivier Ertzscheid, qui considère qu'"il ne faut pas interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans" :
[^] # addiction mais aussi désinformation
Posté par mahikeulbody . Évalué à 3 (+1/-0). Dernière modification le 27 janvier 2026 à 13:40.
Je ne sais pas ce qui définit scientifiquement une addiction aux yeux des chercheurs du domaine mais pour le pékin lambda comme moi, elle paraît évidente quand je regarde marcher les gens dans la rue.
Quoiqu’il en soit, le temps passé devant les écrans quand il s'agit des réseaux sociaux a des conséquences qui ne touchent pas que les moins de 15 ans tant ces réseaux sont vecteurs de propagation d'informations fausses ou déformées ou décontextualisées qui, sous couvert de liberté d'expression, diminuent en réalité la liberté de se faire une opinion par soi-même basée sur des éléments un tant soit peu objectifs (en tous cas pour la majorité qui n'a plus trop de cerveau disponible après une longue journée de travail-transport-s'occuper des enfants).
[^] # Re: "C'est désormais avéré" ?
Posté par bistouille . Évalué à 2 (+0/-0).
Après lecture de l'article d'Olivier Ertzscheid je repense à ce qu'on disait il y a 40 ans sur les minots élevés par la télé, et que les mêmes causes produisent peu ou prou les mêmes effets quand on est passif devant un écran des heures à regarder sans réfléchir tout et n'importe quoi.
Le souci principal c'est surtout la perte de temps et l'abrutissement chronique causé par le flux de bêtises.
Déjà à l'époque on parlait des difficultés scolaires, manque de concentration, troubles de l'attention, manque de persévérance et d'aptitude à l'effort (intellectuel ou physique).
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