Going all "but it works great for me" even as the industry burns around you and the "it" is a right-wing political project built on disregarding consent, being applied to dismantle public infrastructure and institutions, is fundamentally a dick move.
"Every time someone like Jeffrey Way says "it is what it is," it makes it so. It is not inevitable just because Sam Altman tells his over-leveraged investors it is so. It becomes inevitable when you, you personally, decide that you just don't want to think about the externalities or put in the work to find better alternatives."
Ce paragraphe a au moins le mérite de mettre en lumière l'absence de décision démocratique de la production dans un régime soi-disant démocratique: Sam Altman et ses investisseurs (le capital) impose sa marchandise au reste de la population sans son contrôle.
Pourtant, il y a une grosse insuffisance dans cet article lorsqu'il place le contrôle démocratique de cette production du côté de l'éthique, de la responsabilité morale individuelle.
La décision d'utiliser, ici, un llm n'est quasiment jamais individuelle. Si x refuse de l'utiliser et devient moins "productif" que y (selon la mesure de son employeur ou de son client), x est condamné, sauf exception, à la mort professionnelle. Si la boite x renonce à utiliser l'ia pour ses illustrations, elle sera moins compétitive que la boite y et, sauf exception, périclitera. Bref, rien de neuf de ce côté là, les agents économiques sont condamnés à l'adaptation au "progrès", quel qu'il soit. Ce n'est pas une question de vertu, c'est une question de système.
En réalité, ce qui est tout simplement aberrant, c'est, une fois de plus, que ceux qui sont dotés de capital aient décidé pour l'ensemble de la population de ce que cette dernière va produire. Et cette question n'a absolument rien de spécifique à la problématique abordée par cet article. La seule raison pour laquelle le développement de cette technologie a atteint si vite des proportions délirantes bien décrites dans l'article (consommation d'eau, d'énergie, destruction de secteurs de l'économie et de la société), c'est (surprise!) le profit en vue, au mépris de toute autre considération.
Alors plutôt que convoquer une impossible somme de résistances individuelles au cas par cas, chaque fois que l'a-responsabilité du capital se fait trop voyante, ne vaudrait-il pas mieux mettre en place pour le cas général, l'infrastructure légale pour décider démocratiquement de façon systématique, en amont, de ce qu'il convient de produire ?
# Dans un registre similaire
Posté par Laurent Pointecouteau (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 6 (+4/-0).
"'AI' is a dick move", de Baldur Bjarnason, via Jamie Zawinski :
# Encore un effort
Posté par nizan666 . Évalué à 7 (+6/-0).
"Every time someone like Jeffrey Way says "it is what it is," it makes it so. It is not inevitable just because Sam Altman tells his over-leveraged investors it is so. It becomes inevitable when you, you personally, decide that you just don't want to think about the externalities or put in the work to find better alternatives."
Ce paragraphe a au moins le mérite de mettre en lumière l'absence de décision démocratique de la production dans un régime soi-disant démocratique: Sam Altman et ses investisseurs (le capital) impose sa marchandise au reste de la population sans son contrôle.
Pourtant, il y a une grosse insuffisance dans cet article lorsqu'il place le contrôle démocratique de cette production du côté de l'éthique, de la responsabilité morale individuelle.
La décision d'utiliser, ici, un llm n'est quasiment jamais individuelle. Si x refuse de l'utiliser et devient moins "productif" que y (selon la mesure de son employeur ou de son client), x est condamné, sauf exception, à la mort professionnelle. Si la boite x renonce à utiliser l'ia pour ses illustrations, elle sera moins compétitive que la boite y et, sauf exception, périclitera. Bref, rien de neuf de ce côté là, les agents économiques sont condamnés à l'adaptation au "progrès", quel qu'il soit. Ce n'est pas une question de vertu, c'est une question de système.
En réalité, ce qui est tout simplement aberrant, c'est, une fois de plus, que ceux qui sont dotés de capital aient décidé pour l'ensemble de la population de ce que cette dernière va produire. Et cette question n'a absolument rien de spécifique à la problématique abordée par cet article. La seule raison pour laquelle le développement de cette technologie a atteint si vite des proportions délirantes bien décrites dans l'article (consommation d'eau, d'énergie, destruction de secteurs de l'économie et de la société), c'est (surprise!) le profit en vue, au mépris de toute autre considération.
Alors plutôt que convoquer une impossible somme de résistances individuelles au cas par cas, chaque fois que l'a-responsabilité du capital se fait trop voyante, ne vaudrait-il pas mieux mettre en place pour le cas général, l'infrastructure légale pour décider démocratiquement de façon systématique, en amont, de ce qu'il convient de produire ?
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