Puisqu'on est dans les avis personnels, j'ai aussi envie de donner le mien:
Je crois que c'est simplement de la démagogie. Quelle est la proportion des auditeurs qui savent ce qu'est le logiciel libre ? Qui est au courant de ce qui se joue au niveau Européen sur les brevets logiciels ?
En revanche, Raf' a pu parler en utilisant quelques mots magiques tels que "libre", "économies" (dans le service public -- grande source de gâchis aux yeux de la plupart des auditeurs), etc... Très bon pour la com', ça, Coco !
Parce que sincèrement, quelle est la part du budget d'un établissement public qui part dans l'achat des logiciels ? C'est de l'ordre de la cacahouette vis à vis des frais de déplacement, du coût des locaux et de leurs frais de fonctionnement, du coût de la main d'oeuvre, etc...
D'autre part, je ne suis pas convaincu que le logiciel libre soit moins cher que le propriétaire : le LL nécessite une veille technologique permanente, plus de boulot pour la configuration et la mise à jour. Si le LL a de sérieux atouts face aux LProprios, je ne crois pas que l'argument économique basé sur le coût des licences soit viable, en tout cas sur le court terme.
Pour finir, une petite histoire. J'ai bien entendu décroché immédiatement mon téléphone dès que j'ai entendu Raffarin, pour appeler France Inter. Après quelques essais infructueux, j'ai fini par réussir à obtenir quelqu'un au bout du fil, qui m'a dit que c'était étonnant car la question de la contradiction des propos de notre Prem' Ministre avec les brevets logiciels au conseil européen était souvent posée au standard, et que d'ailleurs l'auditeur précédent avait appelé pour la même question. Et elle m'a même parfaitement reformulé la question en ajoutant tout plein d'éléments que je ne lui avais pas mentionné. Pensez-vous que cette question ait été posée à l'antenne ? Pas du tout.
Globalement, je suis d'accord avec toi, si parler des LL est bon pour la com', on est sur la bonne voie. Mais à part ça...
[^] # Re: C'est une bonne chose
Posté par stef . En réponse à la dépêche Raffarin veut du logiciel libre dans l'administration. Évalué à 1.
Je crois que c'est simplement de la démagogie. Quelle est la proportion des auditeurs qui savent ce qu'est le logiciel libre ? Qui est au courant de ce qui se joue au niveau Européen sur les brevets logiciels ?
En revanche, Raf' a pu parler en utilisant quelques mots magiques tels que "libre", "économies" (dans le service public -- grande source de gâchis aux yeux de la plupart des auditeurs), etc... Très bon pour la com', ça, Coco !
Parce que sincèrement, quelle est la part du budget d'un établissement public qui part dans l'achat des logiciels ? C'est de l'ordre de la cacahouette vis à vis des frais de déplacement, du coût des locaux et de leurs frais de fonctionnement, du coût de la main d'oeuvre, etc...
D'autre part, je ne suis pas convaincu que le logiciel libre soit moins cher que le propriétaire : le LL nécessite une veille technologique permanente, plus de boulot pour la configuration et la mise à jour. Si le LL a de sérieux atouts face aux LProprios, je ne crois pas que l'argument économique basé sur le coût des licences soit viable, en tout cas sur le court terme.
Pour finir, une petite histoire. J'ai bien entendu décroché immédiatement mon téléphone dès que j'ai entendu Raffarin, pour appeler France Inter. Après quelques essais infructueux, j'ai fini par réussir à obtenir quelqu'un au bout du fil, qui m'a dit que c'était étonnant car la question de la contradiction des propos de notre Prem' Ministre avec les brevets logiciels au conseil européen était souvent posée au standard, et que d'ailleurs l'auditeur précédent avait appelé pour la même question. Et elle m'a même parfaitement reformulé la question en ajoutant tout plein d'éléments que je ne lui avais pas mentionné. Pensez-vous que cette question ait été posée à l'antenne ? Pas du tout.
Globalement, je suis d'accord avec toi, si parler des LL est bon pour la com', on est sur la bonne voie. Mais à part ça...