Il est vrai que l'entretient ne l'évoque pas un instant. La problématique du droit et du pouvoir paraît avoir été balayée de long en large (pouvoir colonial, lois d'exceptions, apologie du terrorisme délit d'opinion, viols, etc). Mais pas un mot directement sur nos problématiques de logiciel libre. Et pourtant quiconque se souvient de détails comme l'interdiction de la vente liée (totalement oubliée de nos jours), ou les DRM et la Dadvsi, peut bien se rendre compte que les réflexions de cette avocate politique font bien directement écho à celles des milieux du libre. De ce point de vue, cette lecture m'a parue particulièrement pertinente. Merci.
L'autrice semble ici plutôt critiquer la critique d'extrême-droite de l'État de droit, qui est diamétralement opposée à la critique d'extrême-gauche.
L'extrême-droite dénonce l'entrave que constitue l'État de droit au pouvoir de l'exécutif, qu'elle souhaite sans limite, alors que l'extrême-gauche dénonce la soumission (apparemment seulement excessive, mais en fait induite par construction) de la justice et du parlement au pouvoir exécutif dans les faits.
L'autrice me semble donc dénoncer avant tout une dérive autoritaire, contre laquelle l'État de droit constituerait un rempart.
Elsa Marcel critique elle aussi l'autoritarisme, là-dessus les deux autrices se rejoignent complètement, mais elle critique aussi la fiction qui consiste à dire que l'État de droit serait un rempart efficace contre cet autoritarisme, alors que la violence d'État s'exprime déjà contre les opposants et les migrants dans le cadre légal et constitutionnel actuel, et qu'au final seules les mobilisations populaires peuvent contenir la violence de l'État dans la durée.
L'autrice me semble donc dénoncer avant tout une dérive autoritaire, contre laquelle l'État de droit constituerait un rempart.
Non elle m’a l’air d’être justement contre l’état de droit et populiste. Elle dit puisqu’il peut y avoir une dérive autoritaire, il ne faut pas défendre d’état de droit. Et d’après un nazi, l’État est intrinsèquement autoritaire.
Et surtout, empêcher quelqu’un de se présenter ne règle en rien le problème des idées qu’il ou elle porte. Interdire une candidature ne fait pas disparaître l’influence du Rassemblement national.
C’est une manière d’oublier, en particulier pour l’élection présidentielle que l’on vote pour des incarnations avec ce que ça a de bon et moins bon.
Enfin, il faut voir que ces dispositifs ne sont pas neutres : aujourd’hui, ils sont mobilisés de manière croissante contre d’autres cibles, notamment dans la répression de prises de position politiques, par exemple en lien avec la Palestine.
Donc on amalgame le détournement de fond publique et un délit d’opinion ?
Ce que ça montre, c’est que ces outils ne servent pas à défendre les intérêts de la majorité de la population. Donc on ne peut pas, sous prétexte que, ponctuellement, ils frappent une figure de la droite ou de l’extrême droite, en profiter pour en renforcer la légitimité démocratique.
Ce n’est pas une question partisane. Quiconque se sert de son mandat pour taper dans la caisse mériterait de ne plus pouvoir se présenter quelque soit la couleur de son parti politique. Pour ce qui est de l’ordre de l’opinion, il y a des limites plus floues, mais globalement quitte à prendre appuie sur des références du 3ème reich ou bolchevique elle pourrait questionner l’attachement à la personne politique.
# Et le libre dans tout ça ?
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . Évalué à 10 (+8/-1).
Il est vrai que l'entretient ne l'évoque pas un instant. La problématique du droit et du pouvoir paraît avoir été balayée de long en large (pouvoir colonial, lois d'exceptions,
apologie du terrorismedélit d'opinion, viols, etc). Mais pas un mot directement sur nos problématiques de logiciel libre. Et pourtant quiconque se souvient de détails comme l'interdiction de la vente liée (totalement oubliée de nos jours), ou les DRM et la Dadvsi, peut bien se rendre compte que les réflexions de cette avocate politique font bien directement écho à celles des milieux du libre. De ce point de vue, cette lecture m'a parue particulièrement pertinente. Merci.« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
# Un point de vue différent
Posté par shuihuzhuan . Évalué à 1 (+0/-0).
Magali Lafourcade
[^] # Re: Un point de vue différent
Posté par pas_pey . Évalué à 5 (+3/-0).
L'autrice semble ici plutôt critiquer la critique d'extrême-droite de l'État de droit, qui est diamétralement opposée à la critique d'extrême-gauche.
L'extrême-droite dénonce l'entrave que constitue l'État de droit au pouvoir de l'exécutif, qu'elle souhaite sans limite, alors que l'extrême-gauche dénonce la soumission (apparemment seulement excessive, mais en fait induite par construction) de la justice et du parlement au pouvoir exécutif dans les faits.
L'autrice me semble donc dénoncer avant tout une dérive autoritaire, contre laquelle l'État de droit constituerait un rempart.
Elsa Marcel critique elle aussi l'autoritarisme, là-dessus les deux autrices se rejoignent complètement, mais elle critique aussi la fiction qui consiste à dire que l'État de droit serait un rempart efficace contre cet autoritarisme, alors que la violence d'État s'exprime déjà contre les opposants et les migrants dans le cadre légal et constitutionnel actuel, et qu'au final seules les mobilisations populaires peuvent contenir la violence de l'État dans la durée.
[^] # Re: Un point de vue différent
Posté par barmic 🦦 . Évalué à 3 (+1/-0).
Non elle m’a l’air d’être justement contre l’état de droit et populiste. Elle dit puisqu’il peut y avoir une dérive autoritaire, il ne faut pas défendre d’état de droit. Et d’après un nazi, l’État est intrinsèquement autoritaire.
https://linuxfr.org/users/barmic/journaux/y-en-a-marre-de-ce-gros-troll
# à écouter
Posté par Gil Cot ✔ (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 5 (+4/-1).
Quelle mitraillette… Je l’avais écoutée Au Poste (sur Youtube)… Le propos est passionnant.
“It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume
# État de droit
Posté par barmic 🦦 . Évalué à 4 (+2/-0).
C’est une manière d’oublier, en particulier pour l’élection présidentielle que l’on vote pour des incarnations avec ce que ça a de bon et moins bon.
Donc on amalgame le détournement de fond publique et un délit d’opinion ?
Ce n’est pas une question partisane. Quiconque se sert de son mandat pour taper dans la caisse mériterait de ne plus pouvoir se présenter quelque soit la couleur de son parti politique. Pour ce qui est de l’ordre de l’opinion, il y a des limites plus floues, mais globalement quitte à prendre appuie sur des références du 3ème reich ou bolchevique elle pourrait questionner l’attachement à la personne politique.
https://linuxfr.org/users/barmic/journaux/y-en-a-marre-de-ce-gros-troll
Envoyer un commentaire
Suivre le flux des commentaires
Note : les commentaires appartiennent à celles et ceux qui les ont postés. Nous n’en sommes pas responsables.