Liens connexes

Dépêche modérée par

Dépêche éditée par

: Avancée des logiciels libres au Vénézuela

Posté par Pablo Saratxaga (page perso, ). Modéré le 06 mai 2005.
0
Le Ministère de Science et Technologie (MCT) du Vénézuela a annoncé ce 5 mai qu'il a déjà converti plus de 60% de son parc informatique de logiciels propriétaires vers du logiciel libre.
Le déploiement de logiciels libres obéit au décret présidentiel Nº 3.390 entré en vigueur le 28 décembre 2004 qui établit le transfert et l'implémentation de logiciels libres pour tous les organismes de l'État.

Le président du Centre National de Technologies de l'Information (CNTI), Jorge Berrizbeitia, a expliqué que l'adoption du logiciel libre signifie « la matérialisation d'une stratégie de l'État orientée vers l'accomplissement de la souveraineté technologique et informatique ». « Il s'agit de commencer la véritable société de la connaissance, ce qui nous conduira à une plus grande indépendance. » a-t-il ajouté.

> Lire la suite (31 commentaires, moyenne: 3,6).   [dépêche : 1309 caractères]

Le but du MCT est de transférer la technologie du logiciel libre à l'ensemble des 337 municipalités, 24 gouvernements provinciaux et 24 ministères du pays, ainsi que tous les organismes associés, ce qui au total fait près de mille institutions qui adopteraient le logiciel libre d'ici deux ans.

Le MCT compte déjà avec l'expérience de la bibliothèque virtuelle Arístides Rojas, située dans la localité de Maripérez, qui est le premier centre d'information à utiliser exclusivement du logiciel libre pour tous ses besoins informatiques.
D'après Berrizbeitia, l'implémentation de cette plateforme technologique a permis d'économiser près de 2.400 USD (~ 1.600¤), rien que par le fait de ne plus devoir acheter des licences d'utilisation pour les onze ordinateurs présents dans le centre; mais, a-t-il souligné, il s'agit bien plus que d'une simple économie sur les coûts, « l'importance du logiciel libre c'est le développement du potentiel humain national [...] et de plus, il consolide le développement endogène informatique ».

Berrizbeitia a aussi signalé plusieurs projets avec d'autres pays, possibles grâce au logiciel libre, comme des contacts avec l'Inde en vue d'établir des projets de logiciel libre communs, ou le projet de fabrication local d'ordinateurs, en coopération avec la Chine.

Cette discussion est archivée, il n'est plus possible de laisser des commentaires.

Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n'en sommes pas responsables.

et pendant ce temps en france...

Posté par dark_star () le 06/05/2005 à 17:23. (lien). Évalué à 6.

Microsoft et l'INRIA vont créer un laboratoire commun à Orsay. ouaiiis.

je pense que le pays sous devellopé qui a besoin d'investisseurs exterieurs n'est pas celui que nous pourrions croire.

L'espoir vient d'ailleurs...

Posté par Pierre Jarillon (page perso, ) le 06/05/2005 à 20:27. (lien). Évalué à 10.

La "société de la connaissance" est une excellente expression que je préfère à "société de l'information". La connaissance se transmet et se partage alors que l'information ne porte pas ces connotations avec autant de force.

Le gouvernement du Vénézuela montre l'exemple pour les logiciels mais il montre aussi la voie à suivre pour le matériel. C'est très encourageant car une coopération avec la Chine et les pays asiatiques pourrait nous mettre à l'abri de Palladium. Le chemin du salut ne passe pas par Redmond !

Conseil cinéma

Posté par imr () le 07/05/2005 à 00:26. (lien). Évalué à 6.

Allez voir "the take", un documentaire qui est au cinéma en ce moment.
Même si vous n'y allez pas pour le coté politique, allez y pour la beauté de ces aventures humaines et de leurs acteurs qui dans une situation de mierda extrême décident de faire le pari de l'entraide, de l'effort en commun et de l'espoir.
Je suis sorti du cinéma avec la patate et un espoir renouvelé envers l'humanité. Les habitants du continent latino pourraient donner pas mal de leçons de courage étant donné tout ce qu'ils se prennent en travers des dents depuis quelques décennies, et voir comment a été traité l'enfant sage du fmi est édifiant aussi. Parfois, il ne fait pas bon choisir la carrote.

Solidarité avec la révolution vénézuélienne !

Posté par fra1871nce () le 09/05/2005 à 12:30. (lien). Évalué à 10.

Les militants de la campagne internationale "Pas touche au Venezuela !" s’associent à l’enthousiasme que suscite, parmi les promoteurs des logiciels libres, la politique du gouvernement Chavez dans ce domaine.

A cette occasion, nous voudrions vous alerter sur les sérieuses menaces qui pèsent sur le gouvernement Chavez et l’ensemble de sa politique – y compris sa politique technologique.

L’adoption de logiciels libres est l’une des illustrations du processus révolutionnaire qui traverse la société vénézuélienne depuis l’élection d’Hugo Chavez, en 1998. Par-delà les économies qu’elle permet à l’Etat de réaliser, il s’agit d’un nouveau pied de nez à l’écrasante domination de l’impérialisme américain dans le continent sud-américain.

Ceci dit, la lutte qui oppose les masses vénézuéliennes aux adversaires de Chavez dépasse largement la question de l’informatisation de l’Etat. L’administration Bush finance et soutient depuis le début l’opposition vénézuélienne, qui a tenté a plusieurs reprises, y compris lors du coup d’Etat manqué d’avril 2002, de renverser Chavez. Les objectifs de l’opposition sont clairs : il s’agit non seulement de renverser un gouvernement démocratiquement élu, mais surtout d’écraser le mouvement révolutionnaire et de liquider l’ensemble des grandes réformes sociales engagées depuis 1998 dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’emploi, etc. Washington ne peut tolérer l’exemple que le Venezuela constitue aux yeux des millions de pauvres qui peuplent le continent.

En France comme ailleurs, les grands médias ont édifié un mur de silence autour de la révolution vénézuélienne. Lorsque, rarement, ils en parlent, c’est pour répercuter les mensonges que l’opposition vénézuélienne déverse à longueur de journée sur Chavez et le mouvement bolivarien. Face à cela, la jeunesse et les travailleurs de France ne doivent pas rester passifs. La solidarité internationale avec la révolution est une tâche cruciale et qui doit être menée avec la plus grande énergie.

Soutenez la révolution vénézuélienne ! Faites circuler nos articles, organisez des débats et diffusez des informations sur ce pays!


Pas touche au Venezuela ! : http://www.pastoucheauvenezuela.org(...)

Revenir en haut de page