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Articles : Le libre: la porte ouverte au téléchargement? Paris Nanterre X 19/05/2005
Posté par Dominique Godon (page perso, ). Modéré le 23 mai 2005.Le jeudi 19 mai 2005, de 13h à 17h, les étudiants en DESS Droit Public des Nouvelles Technologies et Systèmes d'Information de l'Université de Paris X Nanterre ont organisé une rencontre intitulée « Le libre: la porte ouverte au téléchargement? ».
Le programme abordait
- les aspects purement juridiques, avec Maître Antoine Gitton, avocat de droit d'auteur, pour un état bien entendu non-exhaustif de la jurisprudence dans ce domaine,
- la licence légale, avec Guillaume Gomis, membre du comité éditorial de juriscom.net,
- une ouverture vers le logiciel libre, avec Ludovic Pénet, vice président de l'APRIL (Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre)
- et enfin le point de vue de la SACEM, avec Hubert Tilliet, directeur juridique dans cette société civile.
La réunion était animée et modérée par Alexandre Piquard, journaliste très au fait de ces questions. C'était une réunion au sommet de l'intelligence, au sens de l'entente mutuelle et cordiale, empreinte d'une volonté commune de faire converger les points de vue, au sein d'un débat démocratique, précis et constructif.
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Maître Antoine Gitton, avocat de droit d'auteur à la cour, se proposait d'établir un état de la jurisprudence, en ce qui concerne le téléchargement, le peer-to-peer (p2p) et le droit d'auteur. Se fondant sur les affaires emblématiques, telle que la décision du 2 février 2005 du Tribunal de Grande Instance de Pontoise, portant sur plus de 10000 fichiers échangés.
Maître Gitton ancrait son exposé dans la réalité des tribunaux, et affirmait ainsi que la tendance observable est plutôt à la condamnation. Le circuit, assez classique, passant par des plaintes, en général issues des syndicats professionnels, puis par des enquêtes de police ou de l'Armée (gendarmerie dans le cas de Pontoise), ne retire pas à ces affaires leur spécificité. En effet, le droit d'auteur est un des domaines les plus conflictuels du droit. Autrefois, les auteurs, les éditeurs, et les producteurs étaient majoritairement concernés. Avec l'apparition des réseaux, et des réseaux d'échange de pair-à-pair, les simples utilisateurs sont de plus en plus impliqués dans des affaires de ce type. Maître Gitton rappelait que le p2p n'entre en aucun cas dans le cadre de la loi Godfrain de 1989, punissant les intrusions dans des systèmes informatiques. Il insistait également sur le fait que les logiciels de p2p eux-mêmes ne peuvent être incriminés, mais bien la matière elle-même, c'est-à-dire les fichiers échangés, et encore pas tous.
D'autre part, même si la tendance est à la condamnation, les magistrats, fondamentalement garants des libertés individuelles, ont aussi tendance à modérer la loi pénale, en considérant Internet, avant tout, comme un « merveilleux outil/lieu d'échange et de communication » Il fallait aussi évoquer les exceptions légales prévues par le Code de la Propriété Intellectuelle, à l'article L.122-5, la copie privée, le droit de représentation dans le cercle familial et le droit de courte citation, pour en arriver aux fameux Digital Right Management, et autres mesures techniques de Protection. Selon la 4ième Chambre de la Cour d'Appel de Paris, dans une affaire opposant UFC-Que Choisir et des consommateurs à Canal +, ces DRM constituent une entrave à l'exercice de ces exceptions par les utilisateurs (notamment la copie privée), et ce, malgré une décision précédente en tribunal de Grande Instance qui justifiait ces protections techniques. Le producteur fut condamné, entre autre au retrait des supports incriminés, et au remplacement par des support ne mettant pas d'obstacles à un exercice paisible des exceptions légales. On le voit, la propriété intellectuelle, dans le droit français en tout cas, ne doit pas aller à l'encontre des droits élémentaires des utilisateurs, en réduisant, par exemple, les libertés individuelles.
Reste qu'en l'état, selon maître Gitton, le diffusion d'oeuvres protégées par le droit d'auteur sur Internet, sans l'accord des titulaires des droits, et même dans un cadre non monétisé, dans une économie du troc et de la mutualisation des ressources, à de fortes chances d'être jugée comme illicite devant les tribunaux. Il était aussi temps de signaler que, bien sûr, tous ces problèmes n'avaient plus lieu d'être dès lors que les auteurs diffusaient leurs oeuvres avec des licences Creative Commons par exemple.
En conclusion, la question était posée de savoir si les mécanismes de cession automatiques dans le cadre du droit d'auteur ne sont pas en fait des obstacles au lien et à l'échange entre les créateurs et leurs publics. Il faut aussi signaler qu'en juin 2005 aura lieu à l'Assemblée Nationale un débat portant sur les peines encourues en cas de « déplombages » de dispositifs DRM, qui pourraient être assimilés à de la contrefaçon. Un étudiant, évoquant les techniques permettant aux internautes de masquer leurs adresses IP lors d'échanges p2p, posait la question de l'attitude de la loi face à de telles pratiques. Pour Maître Gitton, il ne s'agit là que de problèmes de techniques informatiques qui ne sauraient changer l'approche juridique de la question.
La licence légale est-elle possible?
Guillaume Gomis, membre du comité éditorial de juriscom.net, se proposait d'expliciter la genèse de la licence légale, et d'en exposer les éventuels problèmes ou incompatibilités. C'était une occasion de rappeler ce qui fait réellement l'originalité du p2p, par rapport au système de diffusion « classique » Avec celle-ci, en effet, c'est le diffuseur qui choisit de délivrer tel ou tel contenu à tel ou tel moment. Avec les réseaux p2p, c'est bien l'inverse qui se passe. C'est l'internaute qui choisit les contenus, et le moment auquel il souhaite en disposer!
Dans le cadre de cette fameuse licence « légale », faut-il donc créer une exception propre au p2p, compte-tenu de sa spécificité et de son originalité? Cette exception p2p poserait quand même un certain nombre de problèmes, au vu des exceptions légales existantes et surtout du cadre dans lequel elles peuvent s'appliquer (cadre familial notamment...) Ou bien faut-il créer une espèce de « gestion collective obligatoire », passant par l'instauration d'un montant prélevé sur les abonnements aux Fournisseurs d'Accès Internet (FAI)? Cette taxe « légale » serait négociée sans l'intervention des pouvoirs publics, entre associations de consommateurs, sociétés civiles, ayant-droit et FAI, ces derniers devenant par là-même des sortes d'intermédiaires financiers. Mais si cette taxe « légale » entrait en vigueur, cela voudrait dire que les auteurs seraient contraints de voir leurs oeuvres circuler sur les réseaux p2p, d'accord ou pas d'accord, puisqu'il s'agit là de « gestion collective obligatoire »! Il s'agirait là d'une contradiction, une incompatibilité avec le droit d'auteur et sa conception personnaliste, dans laquelle l'auteur est seul souverain quant aux utilisations pouvant être faites ou non de ses oeuvres.
Que des sociétés civiles comme l'ADAMI ou la SPEDIDAM réfléchissent à des solutions qui ne visent pas seulement à éradiquer purement et simplement le p2p est tout de même très positif, et ces discussions et recherches de terrains d'entente doivent se poursuivre. D'autant que d'un point de vue technique, vouloir interdire la copie et la circulation de fichiers via les ordinateurs reviendrait à interdire...le numérique!
La libre circulation du savoir
Ludovic Pénet, vice président de l'APRIL (Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre), et directeur technique d'une start-up informatique, présentait les principes généraux du logiciel libre, et les enjeux y afférant. C'est la science économique qui dit que le commerce, tel que nous le connaissions jusqu'à présent, est basé sur le principe de « rareté » des biens de consommation. A l'ère du numérique, la capacité première des ordinateurs de créer des copies, puis des copies des copies, etc. remet en cause ce principe de rareté. Selon Ludovic Pénet, le développement et l'utilisation industrielle des Mesures Techniques de Protection et des Digital Right Management sur les fichiers et supports numériques ne vise qu'un seul objectif: rétablir la rareté, permettant ainsi au commerce traditionnel de se poursuivre indéfiniment. C'est malheureusement (ou heureusement!) sans compter avec la technique elle-même. En effet, plus les industriels inventent de nouveaux dispositifs de protection, plus les utilisateurs, souvent anonymes, inventent de nouveaux moyens de les contourner, de les « déplomber ». Les contrôles d'usage ne peuvent donc en aucun cas fonctionner, ce qui pousse les industriels à faire pression pour que le législateur pénalise le « déplombage » des DRM, de manière à, coûte que coûte, rétablir la rareté. Si l'on ajoute à cela l'extension continue des droits patrimoniaux (de 50 ans après la mort de l'auteur on est aujourd'hui à 70 ans, et on parle de 90 ans!), on est devant une volonté de contrôle absolu, y compris en ce qui concerne les idées elles-mêmes, et plus encore, les idées des idées, ou méta-idées! Ce processus de brevets à tout crin, qui fait courir un grand danger à la création et à l'inventivité dans le domaine logiciel, est une porte ouverte à un contrôle des contenus, incompatible avec nos démocraties.
Le logiciel libre, de son coté, assure et confère aux utilisateurs quatre libertés fondamentales:
1.la liberté d'utiliser le programme
2.la liberté de l'étudier, et de l'adapter à ses propres besoins
3.la liberté de le redistribuer
4.la liberté de l'améliorer, et de diffuser ses améliorations faisant ainsi profiter l'ensemble des utilisateurs. Ceci impliquant évidemment l'accès libre au code source des programmes.
Il s'agit bien de rendre le savoir et les ressources accessibles au plus grand nombre. Plutôt que des Mesures Technique de Protection, parfaitement vaines, on l'a vu, il faut s'appliquer à rendre les outils compatibles, c'est ce que l'on appelle l' « interopérabilité » Plutôt que de plate formes propriétaires et verrouillées, il est nécessaire d'installer des infrastructures « neutres », aussi bien dans le domaine des réseaux que du stockage, etc... Il s'agit là d'un véritable effort d'ouverture dans lequel le bien public, le service au public et les droits des utilisateurs sont plus que pris en compte: ils sont au centre de la problématique.
L'enjeu citoyen est en effet extrêmement important, notamment en ce qui concerne l circulation du savoir et de la connaissance. L'enjeu économique est également très présent, car l'économie du libre existe, et se décline dans toute sa diversité. Il s'agit également d'éviter les situations de monopole, toujours malsaines pour l'économie. Enfin, les enjeux juridiques sont nombreux, et, pour la plupart, visent à équilibrer les droits des auteurs et les droits des utilisateurs. Concernant la diffusion et les échanges de fichiers musicaux et de contenus autres que logiciels, Mr. Pénet pense que le débat devrait se poursuivre entre Creative Commons, art-libre et les autres, dans un esprit constructif et démocratique.
La SACEM et le p2p
Hubert Tilliet, directeur juridique à la SACEM venait ensuite exposer la position de sa société sur la question du p2p et du téléchargement. En guise d'introduction, Mr. Tilliet tenait à dire que, de son point de vue, le titre même de la réunion, « Le libre: la porte ouverte au téléchargement », pouvait prêter à confusion. En effet, cela peut s'appliquer à la circulation d'oeuvres protégées sur les réseaux p2p, mais cela peut aussi désigner la libre diffusion d'oeuvres sous licence Creative Commons, par exemple. La SACEM, non seulement connaît maintenant le phénomène de la libre diffusion, mais est aussi capable d'en parler avec une relative acuité.
Logiquement, Mr. Tilliet donnait ensuite l'objet social de la SACEM, qui est de gérer collectivement les droits des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, et ce, pour tous types d'utilisations. La SACEM a par ailleurs signé plus de 80 accords avec des sociétés étrangères, ce qui explique que la très grande majorité des oeuvres diffusées sur les réseaux traditionnels (télédiffusion, radiodiffusion, etc.) figure à son répertoire. Par contre, la SACEM ne gère pas les droits des artistes interprètes en général gérés par les producteurs et les syndicats professionnels, ou d'autres sociétés civiles.
La position de la SACEM, en matière de p2p, est très claire, et sans surprise: si l'on doit parler de libertés, il faut se demander si celles des utilisateurs sont forcément compatibles avec celles des auteurs, des compositeurs et celles des éditeurs. D'autre part, on assiste, toujours selon la SACEM, avec le développement des réseaux p2p, à une atteinte au droit d'auteur et aux exceptions légales, notamment la copie privée. Selon Mr. Tilliet, la mise à disposition de fichiers, non acquis ou acquis, sur lesquels les utilisateurs n'ont aucun droit de diffusion, sans autorisation des titulaires des droits, est proprement illégale. Ainsi, selon la conception classique, l'analyse consistant à assimiler le téléchargement à de la copie privée est fortement contestable.
Compte-tenu des éléments qui précèdent, la SACEM ne souhaite pas mener uniquement des actions judiciaires. Elle continuera de le faire, sur des affaires emblématiques et des infractions caractérisées, mais elle fera porter ses efforts aussi sur la communication auprès du public. C'est notamment dans le cadre de la Charte signée en juillet 2004 avec les FAI, le ministère de l'économie et le ministère de la culture, et en attente de l'accord de la CNIL, que la SACEM souhaite mettre en place un système qui permettrait de délivrer aux internautes « en train » de télécharger ou de partager des fichiers des messages d'avertissement, portant sur les dangers encourus, et le tort faits aux ayant-droit, etc. La SACEM compte aussi sur les FAI pour intégrer une information fiable sur leurs sites en direction des abonnés, et pour que cette information figure à leurs Conditions générales d'Utilisation. Enfin, la SACEM mène un effort constant en vue d'augmenter de manière significative le catalogue des plate formes « propriétaires ». ce catalogue aurait augmenté d'environ 40% ces derniers mois, selon Mr. Tilliet. Concernant la licence légale, la SACEM n'y voit bien sûr que des inconvénients, dont le premier, et pas des moindres, serait la disparition pure et simple des plate formes « propriétaires » sur lesquelles elles compte beaucoup.
La bonne surprise, c'est le long moment consacré par Mr. Tilliet à Creative Commons, et l'analyse qu'il peut en faire. Selon lui, ces licences demeurent « un peu compliquées », et posent quelques problèmes, notamment sur le fait que les auteurs, paroliers, compositeurs, éditeurs et producteurs doivent être tous d'accord pour qu'un morceau commun soit diffusé sous licence Creative Commons. Concernant la possibilité pour un auteur adhérent à la SACEM de diffuser des oeuvres sous une de ces licences, la réponse est catégoriquement non, pour plusieurs raisons, ayant trait à l'objet social de la SACEM:
C'est de gestion collective qu'il s'agit, et l'analyse au cas par cas auteur par auteur, oeuvre par oeuvre sortirait de ce cadre collectif cette gestion, pour être collective, est ainsi rendue relativement simple, ce qui ne serait plus le cas dans l'optique d'autorisations particulières.
Un auteur SACEM qui souhaiterait diffuser des oeuvres sous Creative Commons, ou autre d'ailleurs, n'a pour l'instant que deux possibilités: renoncer à son projet ou démissionner de la SACEM! Celle-ci n'envisage d'ailleurs pas d'appuyer un quelconque projet qui viserait à modifier le droit d'auteur, et encore moins à modifier ses propres statuts. L'ordre du jour est bien plutôt à la transposition des directives européennes.
Un débat ouvert et détendu
Lors des questions des étudiants, un dialogue ouvert s'est installé entre les intervenants, auquel Mr. Tilliet a participé de manière tout à fait détendue et cordiale. Il est extrêmement positif et agréable de pouvoir échanger avec un représentant de la SACEM, qui plus est directeur juridique, sur ces importants aspects de la vie en société, sur les alternatives de libre diffusion, le logiciel libre ou encore Creative Commons. Comme il l'a précisé, la société qu'il représente est constituée sur un objet social, qu'il n'est pour l'instant pas question de remettre en cause. Ceci étant, le dialogue et le débat, dans une saine confrontation des positions et des idées, doivent toujours être encouragés. C'est exactement le cadre dans lequel s'est déroulée cette rencontre. Gageons que les négociations à venir, immanquablement, se dérouleront dans le même esprit d'entente cordiale.
Dominique Godon
20 mai 2005
[+] le raport entre le libre et le p2p ?
je voit pas trop pkoi ca passe en news de première page ca ...
ca ressemble plus à un débat sur le téléchargement sur Internet que sur les licences libres.
à part eMule et gnutella je voit meme pas le lien entre le p2p et les contenus libres ...
et ca parle meme pas de wikipédia, lamentable !
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[^]Re: le raport entre le libre et le p2p ?
Posté par domo () le 23/05/2005 à 19:52. (lien). Évalué à 1.Peut-etre parce que le p2p est une facon légale de difuser du libre.
Le rapport entre wikepédia et le p2p je le voit moins par contre.-
[^]Re: le raport entre le libre et le p2p ?
Posté par briaeros007 () le 23/05/2005 à 20:43. (lien). Évalué à 4.peut etre pour le partage "communaitaire" du savoir?
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Subete ga wakatta toki…watashi ga anta wo korosu.
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[^]Re: le raport entre le libre et le p2p ?
Posté par Antoine () le 23/05/2005 à 20:10. (lien). Évalué à 10.Il faut comprendre que ça arrange bien certains de vouloir faire passer tout ou n'importe quoi pour du "libre", ou du moins de favoriser soigneusement l'amalgame (Dominique Godon, dans un précédent billet non-publié ici, insinuait que les Creative Commons sont "les petites soeurs du logiciel libre" (sic)). Ainsi on peut publier des oeuvres extrêmement privatives (par exemple, la musique de Dominique Godon est sous licence by-nc-nd) tout en se drapant des attributs du libre pour arborer une plus-value "éthique". L'exemple d'Opquast avant qu'ils passent sous GPL était intéressant aussi.
Bien sûr, la plupart des utilisateurs de licences Creative Commons sont sincères dans leur engagement. Mais le flou général dans le discours tenu sur ces licences entraîne de gros malentendus facilement exploitables.-
[^]Re: le raport entre le libre et le p2p ?
Posté par albert (page perso, ) le 24/05/2005 à 08:34. (lien). Évalué à 2.Il n'y a pas de flou dans les licences CC, en tout cas moins que dans la GPL par rapport au droit français !
Et oui, meme si le droit international prime (ce qui a permis de faire valoir la gpl en allemagne), la CC est elle conforme au droit français et à 100%. Et ceci grace au CERSA ( http://www.cersa.org/(...) )-
[^]Re: le raport entre le libre et le p2p ?
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[^]Re: le raport entre le libre et le p2p ?
Posté par Antoine () le 24/05/2005 à 09:36. (lien). Évalué à 1.Je ne parlais pas de flou sur le texte juridique. Se creuser le ciboulot pour savoir si une licence est "compatible avec le droit français" est le passe-temps favori des gens qui ne voient dans le logiciel libre qu'un dispositif juridique, et qui pensent qu'au-delà des licences il n'y a plus rien d'intéressant à dire.
(en passant, je trouve curieux qu'on donne crédit au CERSA pour réaliser une traduction de textes juridiques, mais qu'on ne fasse pas confiance aux juristes comme Mélanie Clément-Fontaine qui considèrent la GPL comme tout à fait utilisable sur le territoire français)
Or, pour ce qui est du flou hors-juridique, il suffit de lire un peu la liste cc-fr pour voir que beaucoup se posent des questions et qu'une clause comme "non-commerciale" ne fait pas l'objet d'une interprétation claire et partagée par tous :
http://lists.ibiblio.org/pipermail/cc-fr/2005-March/000335.html(...) (lire le thread en entier)
Et aussi un très intéressant thread sur la liste nettime (en anglais) :
http://amsterdam.nettime.org/Lists-Archives/nettime-l-0501/msg00006(...)
Mais bon, il faut d'abord avoir envie de s'échapper du discours soporifique sur le texte juridique des licences et la compatibilité-de-la-licence-Blabla-avec-le-droit-français (un des trolls favoris des gens qui ne s'intéressent qu'aux licences).
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[^]Re: le raport entre le libre et le p2p ?
Posté par Barnabé () le 24/05/2005 à 06:02. (lien). Évalué à 6.je voit meme pas le lien entre le p2p et les contenus libres
Il y a pourtant un lien assez fort : la liberté.
Pour l'instant, nous avons la liberté d'échanger du contenu libre par les réseaux de pair à pair, cette liberté est menacée car certains en usent pour échanger des fichiers de manière illégale, et quelques gros ayant-droit confondent le vol avec les moyens employés pour le commettre. C'est maintenant que se décide le devenir de cette liberté.
et ca parle meme pas de wikipédia, lamentable !
Tu as raison, il est nul cet article, il ne parle même pas de ma belle mère.
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[^]Re: le raport entre le libre et le p2p ?
Posté par Bruce Le Nain (Jabber id, page perso, ) le 24/05/2005 à 08:44. (lien). Évalué à 2.p2p signifie pair à pair.
Il s'agit d'un échange de données entre deux ou plusieurs unités (dans la majorité des cas des ordinateurs), sans que l'un devienne serveur.
Dans le cas du ftp, une machine lance un service ftp et les autres se connectent en tant que client. Ce n'est pas du p2p mais du client serveur.
Dans les données échangées il peut y avoir en effet des fichiers statiques, mais aussi des données dynamiques (comme de la voix sur IP)
Sachant que les données libres ont tout intérêt à être largement diffusées, la transmission de ces fichiers en pair à pair contribue à augmenter leur accessibilité, leur diffusion et leur durée de vie. En effet elle ne dépende plus (ou beaucoup moins, les données bittorent se servent d'un tracker par exemple) des capacités d'un serveur (souvent bénévole ou assiciatif). Les données propriétaires, elles, elles doivent avoir une diffusion contrôlée, limitée. Elles ont au intérêt à être conservées sur un serveur, contrôlé par le propriétaire de ces données, voire même à être inaccessible sur le réseau.
Le débat est le suivant : d'une manière générale le p2p est favorable au libre mais pas au propriétaire (pour skype, cette techno lui est plutôt favorabe). L'idéal serait que le p2p ne soit utilisé qu'à des fins légales. Mais ce n'est pas le cas. La question est : doit on défavoriser le libre en s'attaquant au p2p afin de protéger le propriétaire ou repenser la conception du propriétaire pour ne pas perdre les avancées du libre. La réponse semble être : faire prendre conscience des enjeux réels du p2p, ainsi que du piratage, et trouver des solutions en se défaisant du bourrage de crâne systé-médiatique qui associe le mots p2p et piratage
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[^]Re: le raport entre le libre et le p2p ?
Posté par Erwann Robin (page perso, ) le 24/05/2005 à 20:06. (lien). Évalué à 4.le rapport avec wikipédia c que c sous GFDL non ?
pour moi c le meilleur exemple de documentation libre non ?
et puis, encore une fois, les contenus échangés en p2p sont souvent illégaux et le titre était fortement orienté la dessus
Mr. Tilliet tenait à dire que, de son point de vue, le titre même de la réunion, « Le libre: la porte ouverte au téléchargement », pouvait prêter à confusion. En effet, cela peut s'appliquer à la circulation d'oeuvres protégées sur les réseaux p2p, mais cela peut aussi désigner la libre diffusion d'oeuvres sous licence Creative Commons, par exemple
bref, je voulais insister sur la différence entre les LOGICIELS libres, les CONTENUS libres et le partage gratuit de contenus non libres.
Un enregistrement ?
Quelqu'un sait-il si les débats ont été enregistrés ?
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[^]Re: Un enregistrement ?
Posté par Dominique Godon (page perso, ) le 24/05/2005 à 08:07. (lien). Évalué à 2.malheureusement non....c'est dommage...
Une vrais protection des droits de auteurs
Je ne vois pourquoi les auteurs n'aurait pas le droits de diffuser librement de la maniére qui leur plait.
Il y a des tas d'auteurs que je n'aurais jamais connu autrement.
De plus c'est une bonne méthode de sauvegarde et de diffusion de la culture, pas de toute les cultures, mais c'est déjà un plus qu'un moins.
Le problème avec cette répression c'est qu'elle ce place au dessus de tout, et qu'elle est aveugle.
Allez, mes 2 petits liens pour télécharger de la musique librement.
http://www.delcamp.net(...)
http://www.vynograd.net/html/sound_frameset.htm(...)
Y en a plein internet de comme ça.
Le Glas Du Paf
Je trouve désolant de voir dans ces colonnes que des critiques sur le choix de la licence de Dominique. Certes il est contestable mais ce n'est pas l'important ici. On a pour la première fois à ma connaissance une reconnaissance pas la SACEM de l'existence d'autres modes de diffusion. COUCOU ON EXISTE !!.
Moi ce qui m'interpelle c'est le refus de la SACEM sous couvert de complexité de permettre aux auteurs de diffuser leurs oeuvres comme ils l'entendent. Avec la SACEM c'est tout ou rien, marche ou crève et pour la plupart des artistes, c'est même marche pas et crève.
Comment expliquer, pour le cas de Godon et de la licence qu'ils ont choisit qu'ils ne peuvent pas avoir droit à la protection de la SACEM. En quoi cela complique les choses de la SACEM. C'est clair, Godon utilise la licence NC (Non Commercial). La sacem ne gère que les diffusions commerciales de la musique (même si elle voudrait contrôler les diffusions non commerciales (le DRM, procès P2P), ne n'est que difficilement les cas.
Pourquoi si une radio diffuse Godon ne devraient-t-il pas être rémunéré par la SACEM. Ne le pouvant pas, ils doivent alors gérer les droits eux mêmes, compter les passage de disques, relancer les radios... impossible pour un groupe, c'est un métier et c'est plus de la musique.
On est devant un vrais casse tête, une radio ne peut diffuser Godon car elle n'a pas les droits et Godon ne peut pas donner simplement les droits parce que c'est trop compliqué.
On le voit, la SACEM roule pour les majors, pas question de casser la machine a billet même si elle est injuste et ne permet qu'à une infime partie d'en vivre. Pas question aux auteurs de vivre, de se faire connaître, en dehors de leurs griffes.
Comment sortir de cette situation, je ne sais pas mais ce dont je suis sûr c'est qu'il faut encourager les groupes ayant cette démarche. C'est une lueur d'espoir, dans le système médiatique actuel.
C'est le glas du paf.
http://gcompris.net logiciel educatif libre pour les enfants
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[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par erik_lallemand (page perso, ) le 23/05/2005 à 22:03. (lien). Évalué à 5.Comment sortir de cette situation, je ne sais pas mais ce dont je suis sûr c'est qu'il faut encourager les groupes ayant cette démarche. C'est une lueur d'espoir, dans le système médiatique actuel
Question serveurs et programmation avancée, j'admets tout de suite être une chèvre... donc ne m'en veuillez pas pour l'innocence des propos suivants :
n'est-il pas possible de mettre au point un serveur de licence, ou serveur de musique qui transmet et comptabilise des droits de licences à destination des radios?
Est-ce qu'une association (type loi 1901) ne pourrait pas gérer un tel serveur, en prélevant sur les revenus le strict nécessaire pour ses frais de fonctionnement, avant de redistribuer le reste des revenus selon un mode accepté par les artistes partenaires?-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par briaeros007 () le 24/05/2005 à 08:21. (lien). Évalué à 4.pas tres bien compris ce que tu veux faire.
est ce que c'est par exemple
chaque radio se connecte au serveur avec un login/mdp
Elle download ce qu'elle veut. et a la fin du mois la facture tombe , suivant bien entendu le prix de chaque chanson , et differents tarifs de groupes possibles (si ils ont diffuse un album complet alors moins cher etc...).
Ensuite la repartition des revenus entre les artistes et l'assoc c'est une question qui n'est pas informatique :-D , mais il est tout a fait possible de savoir aussi a la fin du mois combien doit recevoir chaque artiste.
Ca oui c'est possible ; mais il y a un problème c'est que pour diffuser les radios ne paient pas tout le temps; les majors leurs font ce cadeau pour permettre de faire leurs pubs (qui a dis du bourrage de crane?).--
Subete ga wakatta toki…watashi ga anta wo korosu.-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par erik_lallemand (page perso, ) le 24/05/2005 à 14:10. (lien). Évalué à 2.Elle (NdM: la radio) download ce qu'elle veut. et a la fin du mois la facture tombe
C'est effectivement ce que j'avais en tête.
Si les majors font des cadeaux (ca ne me choque pas... c'est normal comme technique marketing), une association telle que décrite plus haut pourrait faire de même. En tant qu'assoc' loi 1901, ses frais son + réduits et elle doit pouvoir faire face. Par ailleurs, l'état a instauré des quotas sur les chansons francaises.
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[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par renoo () le 24/05/2005 à 07:53. (lien). Évalué à 1.La sacem est pour certains auteurs compositeurs une prison : lire par exemple les débouards de l'un deux pour quitter la sacem.
http://www.diogene.ch/fuckshowbiz/index.php?2005/04/02/47-demission(...)
Sur les pratiques de ces sociétés.. peut etre que la contre-facon n'est pas la ou on la cherche : et si l'indic était le coupable ?
http://www.01net.com/article/171713.html?rub=(...)
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[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Thomas Petazzoni (page perso, ) le 24/05/2005 à 08:10. (lien). Évalué à 6.Je trouve désolant de voir dans ces colonnes que des critiques sur le choix de la licence de Dominique.
Ce qui est critiqué, ce n'est pas le choix de la licence en lui-même : chacun est libre d'utiliser la licence qui lui convient pour distribuer ses créations, qu'elle soit libre ou non.
Ce qu'on reproche à la licence Creative Commons by-nc-nd, c'est de surfer sur la vague du Libre, alors qu'il ne s'agit pas d'une licence Libre, ni du point de vue de la FSF, ni du point de vue de l'OSI, ni du point de vue de Debian. Godon a tout à fait le droit de distribuer sa musique sous by-nc-nd, c'est une excellente chose, mais je trouve dommage qu'il déclare faire de la musique Libre.
Le Libre a pu fonctionner parce que les créations étaient modifiables et améliorables par d'autres, et que la redistribution de ces modifications était autorisée. Avec la musique de Godon, cette ouverture n'existe pas.
Bref, encore une fois, ce qui me gêne, ce n'est pas le choix de la licence en lui-même, c'est de faire croire et de s'appuyer sur la mode du Logiciel Libre pour promouvoir ses créations. Mais je ne jette pas la pierre à Godon en particulier, c'est tout le mouvement Creative Commons qui fait cet amalgame.
Comme je le disais sur mon modeste blog (http://thomas.enix.org/Blog-20050114001919-Libre(...) ), une musique qu'on peut librement redistribuer mais pas modifier se rapproche beaucoup plus du freeware que du Logiciel Libre.-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Dominique Godon (page perso, ) le 24/05/2005 à 08:28. (lien). Évalué à 4.ecoutes Thomas, tu dis des choses à propos de Godon que tu ne vérifies pas, et c'est désolant, car tu trimballes des idées fausses.
Des le départ, on a reproché à Godon de se planquer derriere des licences libres pour faire sa promo. Que cet argument ressorte aujourd'hui est plus que surprenant quand on connaît l'engagement du groupe sur le front de la "musique en libre diffusion"
Voilà. A aucun moment, jamais, en aucun cas, le groupe n'a dit faire de la "musique libre". la musique est en libre diffusion, c'est ce que nous permettent les licences Creative Commons. mais ça ne s'entend pas dans le son lui-même, et heureusement. La musique en libre diffusion n'est pas un "style" de musique. C'est un mode de diffusion.
Que des Antoine pitrou dénigrent de manière systématique en essayant de faire passer le groupe pour ... euh ... je sais pas pourquoi d'ailleurs, quelquefois j'ai la sensation que c'est dénigrer pour dénigrer, je le déplore, mais franchement je n'en tiens plus compte. et je ne vais pas aller faire un panorama des messages de dénigrement du même sur ..... bon allez soyons sérieux tout le monde s'en fout...
Sur le fait que l'on ne puisse pas modifier la musique de Godon, c'est aussi faux.
Dantan, revolution Sound records, se sont penchés sur le bazar et ont pondu lurs trucs, alors bon, on aime on aime pas, mais on ne nie pas l'existence, à moins que ce ne soit pas la même planète!!
a écouter là: http://godon.org/popups/jukebox.php(...)
c'est de faire croire et de s'appuyer sur la mode du Logiciel Libre pour promouvoir ses créations. Mais je ne jette pas la pierre à Godon en particulier, c'est tout le mouvement Creative Commons qui fait cet amalgame.
mais c'est quand même incroyable cette parano! Alors je résume: en fait, Creative Commons est une entreprise (probablement commerciale à vos yeux) planétaire, qui permet aux musiciens groupes artistes écrivains en devenir de faire leur promotion sous couvert des principes du logiciel libre, alors qu'en fait z'en ont rien à faire du logiciel libre, ce qui les interesse, c'est la gloire, l'argent et la drogue, parce que le rock'n'roll etc....
pardonnez-moi, je dois vraiment avoir les pieds sur terre, mais je ne trouve pas cela tres serieux :o)
ceci dit, s'il y en a qui doute de l'engagement de godon en général et du mien en particulier, let's discute de tout cela autour d'un verre un de ces quatre.... apres un concert de "musique en libre diffusion" par exemple...
@+-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Nicolas Boulay () le 24/05/2005 à 08:44. (lien). Évalué à 5.l'engagement du groupe sur le front de la "musique en libre diffusion"
Non, un CC "nc"n'est _pas_ libre de diffusion. C'est même un frein énorme à la diffusion.
Parce que nc est vague et par exemple interdit :
- la diffusion sur CD lié avec un magasine
- la diffusion sur un site web qui fait de la pub pour vivre
Bref, c'est du niveau d'un freeware avec quasi interdiction de redistribution (sauf à ses amis quoi). Parce des intermédiares qui ne sont pas un tout petit peu commercial, je ne connais pas.
Mais bon, comme dis plus haut, tu fais ce que tu veux avec tes licences.-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Dominique Godon (page perso, ) le 24/05/2005 à 09:53. (lien). Évalué à 2.vous le faites exprès ou c'est un effet de mode? Godon n'est pas en libre diffusion maintenant, c'est ça que tu viens d'écrire, parce que la clause cc patin couffin? il faudrait vraiment voir à cesser de débiter des âneries pareilles, s'il vous plaît!! Dire que la clause cc est un frein à la diffusion, mais franchement, où vas-tu chercher tout ça?
je me pose une question, en passant: as-tu lu la fameuse licence qui selon toi freine la diffusion? et accessoirement, les 31000 fichiers téléchargés sur godon.org, c'est le webmaster, tout les matins qui fait tourner le compteur, à la mano? ah d'accord, je vois je vois...
Parce que nc est vague et par exemple interdit :
- la diffusion sur CD lié avec un magasine
- la diffusion sur un site web qui fait de la pub pour vivre
Non non non et non!! mais c'est quand même pas compliqué de s'enfoncer dans le crâne que rien n'est interdit!! c'est soumis à autorisation de l'auteur. mais dans quel pays vivez-vous? personnellement je vis dans un état de droit, et de droit d'auteur. dans nos juridictions, l'auteur est souverain sur les utilisations pouvant être faites de ses oeuvres. Vous allez bientôt faire passer cc pour la SACEM!! ah mais en fait je savais pas, c'est la même chose en fait, SACEM CC même combat, n'est-ce pas? Et donc, la clause cc permet, oui, je dis bien, permets aux auteurs de vivre. il y a peut-être un probleme avec le fait que des auteurs puissent vivre?
en fait, je ne comprends pas bien où vous voulez en venir. quel est le but, exactement?
@+-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Antoine () le 24/05/2005 à 09:56. (lien). Évalué à 3.mais c'est quand même pas compliqué de s'enfoncer dans le crâne que rien n'est interdit!! c'est soumis à autorisation de l'auteur.
Oui, et alors ? C'est exactement la même chose pour Lorie et Jean-Jacques Goldman...-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Dominique Godon (page perso, ) le 24/05/2005 à 10:06. (lien). Évalué à 1.oui et alors?
il y a une différence: eux n'accordent jamais d'autorisations, car au départ, ce que la SACEM devait faire c'était gérer les droits de ses auteurs sous mandat. elle était mandatée pour cela. petit à petit le mandat s'est transformé en une dépossession pure et simple des droits, et les auteurs n'ont plus leur mot à dire...
dans le monde cc et de la libre diffusion, les auteurs accordent les autorisations et plutôt deux fois qu'une, d'ailleurs. D'ailleurs, comme tu le dis, magnatune n'existe pas vraiment en fait c'est une entreprise de propagande planétaire pour faire passer les vessies pour des lanternes... (je pousse un peu mais bon...)
MDR
j'aime quand tu sors de l'attaque personnelle pour aller sur un terrain que tu connais bien, Antoine, la musique, le droit d'auteur, les statuts de la SACEM, la jurisprrudence, etc... ça change :o))
@+-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Antoine () le 24/05/2005 à 10:09. (lien). Évalué à 2.D'ailleurs, comme tu le dis, magnatune n'existe pas vraiment
Hein ? Merci de ne pas me mettre dans la bouche des paroles que je n'ai pas prononcées...
Pour le reste, cf. la réponse de Nico en-dessous.-
[+] [^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Dominique Godon (page perso, ) le 24/05/2005 à 10:12. (lien). Évalué à -2.non non cf la mienne de réponse en dessous et au dessus
ça devient ridicule, donc bon...
:)
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[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Nicolas Boulay () le 24/05/2005 à 11:33. (lien). Évalué à 6.On parle licence, tu nous réponds comportement d'auteur.
Tu as adore le mix on dirait...
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[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Nicolas Boulay () le 24/05/2005 à 10:04. (lien). Évalué à 6.Non non non et non!! mais c'est quand même pas compliqué de s'enfoncer dans le crâne que rien n'est interdit!! c'est soumis à autorisation de l'auteur.
Si tu ose sortir un truc pareil, c'est que tu n'a rien mais rien de rien compris au libre.
Ce que tu viens de sortir comme argument, c'est un peu comme si tu disais pour ouvrir un porte, il suffit d'appuyer dessus.
Dans le copyright, évidement que tu fais ce que tu veux avec accord de l'auteur. Tout passe par lui !!! Mais le principe d'une licence libre est de ne _pas_ dépendre de la bonne volonté de l'auteur !
Le fait que tu mets toutes les licences CC dans le même panier montre également que tu mélanges tout. Je parlais strictement et exclusivement des licences Creative Common NON COMMERCIAL (nc doit être trop petit pour être lu)
en fait, je ne comprends pas bien où vous voulez en venir. quel est le but, exactement?
On n'aime pas que l'on mélange torchon et serviette. Je signal juste que les clauses nc rendent la licence non libre _et_ rend l'oeuvre chiant à diffuser.
Que tu inclus ma remarque avec les autres critiques, c'est ton problème. Je signal juste que toutes les licences CC ne se valent absolument pas. Et je signal aussi que tu fais ce que tu veux de tes oeuvres mais comme dis plus haut , cela ressemble plus à du shareware qu'au libre.-
[+] [^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Dominique Godon (page perso, ) le 24/05/2005 à 10:08. (lien). Évalué à -3.même réponse que ci-dessus à l'ami Antoine, et basta!
:)
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[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par renoo () le 24/05/2005 à 15:57. (lien). Évalué à 1."Non non non et non!! mais c'est quand même pas compliqué de s'enfoncer dans le crâne que rien n'est interdit!! c'est soumis à autorisation de l'auteur. mais dans quel pays vivez-vous? personnellement je vis dans un état de droit, et de droit d'auteur. dans nos juridictions, l'auteur est souverain sur les utilisations pouvant être faites de ses oeuvres. "
Je ne vois absolument pas le rapport avec un état de droit. D'autre part, il y a des limitations à la souveraineté et aux caprices des auteurs (discrimination ...) et heureusement. Les droits d'auteur ne sont pas un droit fondamental ils ne sont la que pour favoriser la création artistique, ces droits sont un choix politique et ils peuvent toujours être remis en cause.
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[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par BohwaZ (Jabber id, page perso, ) le 24/05/2005 à 11:57. (lien). Évalué à 4.Tiens revoilà nos trolleurs sur les CC.
Bon quand vous aurez finit de blablater dans le vide en hurlant à droite à gauche que CC c'est pas libre (tiens ça c'est un scoop) et de vous plaindre que vous pouvez pas repiquer le boulot des autres à des fins commerciales sans demander l'autorisation (oooohhh c'est toujours très dur d'envoyer un mail/passer un coup de tél surtout que des fois le mail est plus valide dieux du ciel!), vous pourrez ptet passer votre temps à produire vous-même du contenu libre, puisque les autres "ils font que du pas libre les méchants".
Faut comprendre que la liberté c'est aussi la liberté de demander avant de piquer. On appelle ça le dialogue, mais bon c'est vrai c'est trop long/compliqué...
Quand on est pas content de ce que font les autres, on le fait soi-même. Tiens vous voulez de la musique libre au sens GPL, ben y'en a plein ici: http://bohwaz.free.fr/(...) Ah ah oui ça vaux pas grand chose mais si cette musique avait une seule chance de faire des sous, elle serait sous CC-nc parce que bon, moi mon boulot j'aime bien qu'on l'écoute mais j'aime pas qu'on le vende sans me reverser quoi que ce soit ni me demander l'autorisation (pour moi c'est du vol).
Bref, plutôt que de répandre votre propagande, bougez-vous, produisez du contenu, ça sera plus positif que troller pour trois bouts de ficelle.-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Antoine () le 24/05/2005 à 12:24. (lien). Évalué à 3.Faut comprendre que la liberté c'est aussi la liberté de demander avant de piquer. On appelle ça le dialogue, mais bon c'est vrai c'est trop long/compliqué...
Je me demande comment feraient Debian et Wikipédia s'il fallait demander l'autorisation à chaque fois qu'on reprend un contenu "libre" dans une compilation vendue par exemple à prix coûtant, ou qu'on veut en réaliser une oeuvre dérivée.
et de vous plaindre que vous pouvez pas repiquer le boulot des autres à des fins commerciales
Ou comment voir le problème par le bout de la lorgnette. Reprendre un contenu pour le modifier, le packager et/ou le redistribuer, ce n'est pas simplement "repiquer le boulot des autres". Ou alors tu n'utilises pas de distributions Linux parce que tu penses que ce sont des projets parasites ?
Bref, plutôt que de répandre votre propagande, bougez-vous, produisez du contenu, ça sera plus positif que troller pour trois bouts de ficelle.
Voilà vraiment le degré zéro de l'argumentation. En passant, si tu penses que c'est un argument valable, tu devrais peut-être te l'appliquer...-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par BohwaZ (Jabber id, page perso, ) le 24/05/2005 à 12:47. (lien). Évalué à 2.Juste, un logiciel, des connaissances, c'est pas une création artistique... C'est un peu un non-sens de comparer du logiciel avec de la musique à mon sens... Je fait les deux et le processus de création est totalement différent. Je peux pondre un logiciel par plaisir/passe-temps, autant la musique est un processus intime et personnel pour moi.
Ou comment voir le problème par le bout de la lorgnette. Reprendre un contenu pour le modifier, le packager et/ou le redistribuer, ce n'est pas simplement "repiquer le boulot des autres". Ou alors tu n'utilises pas de distributions Linux parce que tu penses que ce sont des projets parasites ?
Je te parle d'utilisations commerciales. Pour moi faire du commercial c'est pas contribuer au truc. De même, une compile à prix coûtant n'est pas du commercial à mon sens. Par contre si c'est une compile de pub pour les chips Vico (C) (R) TM je serais moins enclin à dire oui, même en étant payé en retour, parce que mes créations sont un acte politique aussi.
Voilà vraiment le degré zéro de l'argumentation. En passant, si tu penses que c'est un argument valable, tu devrais peut-être te l'appliquer...
Heu c'est bien ce que je fait. La musique que je fait, je la fait parce que personne ne l'as déjà faite. Et je la diffe sous art libre parce que c'est plus simple pour une création qui n'a aucun potentiel commercial. De même je fait des logiciels sous licence GPL, des logiciels sous licence CC By-Nc-Sa en fonction du temps que je passe dessus et de leur utilisation. Je me vois mal passer le logiciel sur lequel je bosse depuis maintenant 3 ans plusieures heures par semaine sous une licence libre au sens GPL, je refuse que quelqu'un fasse du fric avec mon boulot, qu'il paye un dév pour faire un équivalent ça sera plus juste amha.
Mais troller en disans "bla bla c'est pas libre gna gna gna" ça apporte rien, zéro, que dalle.-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Antoine () le 24/05/2005 à 12:53. (lien). Évalué à 1.De même, une compile à prix coûtant n'est pas du commercial à mon sens.
Pour toi peut-être. Mais au sens de la clause "commercial" des CC, ça l'est probablement (si j'en comprends bien les termes).
Par contre si c'est une compile de pub pour les chips Vico (C) (R) TM je serais moins enclin à dire oui, même en étant payé en retour, parce que mes créations sont un acte politique aussi.
Dans ce cas ne fais pas du libre, y compris en logiciel. :)
Le libre est un acte politique, mais pas du genre d'actes qui se résume à vouloir interdire à ses ennemis ce qu'on autorise à ses amis.-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Éric (Jabber id, page perso, ) le 24/05/2005 à 14:09. (lien). Évalué à 4.> Le libre est un acte politique, mais pas du genre d'actes qui se
> résume à vouloir interdire à ses ennemis ce qu'on autorise à ses
> amis.
Euh .... pourtant c'est un peu le principe du copyleft : autoriser à ceux qui font pareil que toi et refuser aux autres.
"On" lui fait bien dire tout et son contraire au "libre" sur ce site. Le jour où les gens arrêteront de dire "le libre c'est ...." en parlant de leur philosophie qu'ils mettent derrière, on aura fait un grand pas dans la compréhension mutuelle.-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par William Steve Applegate (page perso, ) le 24/05/2005 à 14:54. (lien). Évalué à 2.> Euh .... pourtant c'est un peu le principe du copyleft
Mais le Libre, ce n'est pas que le copyleft : Apache, X11, *BSD, tout ça c'est libre aussi.
> "On" lui fait bien dire tout et son contraire au "libre" sur ce site
Hélas :-(
> Le jour où les gens arrêteront de dire "le libre c'est ...." […] on aura fait un grand pas
C'est pourquoi il y a d'excellentes définitions qui existent déjà : les « quatre libertés » de la FSF, l'OSD, les DFSG sont très bien AMHA, et elles évitent les amalgâmes avec des trucs comme les CC-NC ou CC-ND. Et si on s'en tenait à elles ?--
Ce message vous a été présenté par les trollomètres de compétition Prumpleffer™
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[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Antoine () le 24/05/2005 à 16:25. (lien). Évalué à 2.Euh .... pourtant c'est un peu le principe du copyleft : autoriser à ceux qui font pareil que toi et refuser aux autres.
Tu n'as pas l'impression de répondre à côté de la plaque ?
J'ai dit : "pas du genre d'actes qui se résume à vouloir interdire à ses ennemis ce qu'on autorise à ses amis".
Tes amis sont uniquement ceux qui font pareil que toi, et tes ennemis sont ceux qui ne font pas pareil que toi ?
Bohwaz parlait d'interdire à Vico d'utiliser ses oeuvres. Il ne précisait pas "en les passant sous une licence non-libre".
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[^]Re: Le Glas Du Paf
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[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Thomas Petazzoni (page perso, ) le 24/05/2005 à 08:46. (lien). Évalué à 9.Encore une fois, je n'ai aucune envie de dénigrer le groupe Godon ou quelque autre groupe de musique qui distribue ses oeuvres sous licence Creative Commons. Je trouve que c'est une excellente idée, une excellente alternative au mode de diffusion mis en place par les majors.
Ce qui me dérange un peu dans Creative Commons, c'est qu'on met dans un même sac plusieurs licences qui n'offrent pas du tout les mêmes libertés. Bien sûr, chacun peut se faire son avis, choisir la licence en fonction de l'oeuvre à distribuer. Mais pour beaucoup de nouveaux venus, il est très difficile de comprendre toutes ces histoires de licence, et beaucoup sont attirés par les licences de type non-commercial ou non-modifiable, tout en pensant qu'ils font des choses dans l'esprit du Libre.
Toi, tu sais très bien ce que tu fais, tu fais de la libre diffusion, c'est une excellente chose. Mais beaucoup pensent à mon avis faire du "Libre" avec une licence NC ou ND. C'est juste un manque d'information que je regrette, pas l'existence des Creative Commons.
Au contraire, j'ai au départ trouvé l'initiative Creative Commons excellente : plusieurs licences pour faire son choix, des explications claires et simples sur les droits associés à chaque licence. Je trouve toujours que l'initiative est intéressante, je reproche juste un manque d'information sur les conséquences de l'utilisation de NC et ND, que les auteurs puissent choisir en connaissance de cause.
Encore une fois, je n'ai rien contre Godon, je respecte tout à fait ton choix de licence, tu l'as fait en connaissant les tenants et abouttissants de la question. J'essayais simplement de répondre à Bruno sur les fameuses critiques faites aux licences CC, apparemment, je me suis mal exprimé ;-)-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par LeRat () le 24/05/2005 à 11:25. (lien). Évalué à 3.C'est un problème chez CC : ils invitent à déposer une icône sur le site, qui certes pointe vers la licence exacte, mais n'indique pas visuellement de laquelle il s'agit.
Je sais, j'ai qu'à contribuer, mais je trouve que ce serait le minimum d'indiquer au premier regard de quelle licence il s'agit, tant elles sont éloignées...
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[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Antoine () le 24/05/2005 à 09:54. (lien). Évalué à 5.A aucun moment, jamais, en aucun cas, le groupe n'a dit faire de la "musique libre".
Allons sur la page officielle de Godon (http://www.godon.org/).(...)
Le titre de la page d'accueil est :
« Le groupe Godon, musique libre, rock libre, rock français »
Le descriptif de cette page (dans les champs meta) est :
« Le groupe de rock libre Godon, grace aux licences libres creative commons, encourage au libre telechargement de la musique et des contenus. »-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Dominique Godon (page perso, ) le 24/05/2005 à 10:01. (lien). Évalué à 1.oui, alors Antoine, il se trouve que godon.org est un site web, et que le but c'est que des internautes le visitent. Et cette fréquence du mot libre dans le titre de la page permet une bonne indexation par les moteurs, entre autres google. mais je t'entends d'ici dire oui tu te sers du libre pour faire du blé et pour faire ta promo!!!
par contre licence libre creative commons oui ça c'est daans la description parce que je le pense vraiment, ce sont des licences libres, par rapport au modèle propriétaire, il n'y a pas photos. Et sincèrement, et encore une fois, je ne reconnais pas à debian ou à la fsf une quelconque autorité pour me dire quand je peux dire le mot libre ou non.
je ne suis pas programmeur.
je suis musicien.
qu'on se le dise...-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Jean-Sébastien Samson () le 24/05/2005 à 10:46. (lien). Évalué à 6.Jusqu'a ton message, je trouvais les critiques qui t'etaient faites infondees mais tu viens de renverser la vapeur...
oui, alors Antoine, il se trouve que godon.org est un site web, et que le but c'est que des internautes le visitent. Et cette fréquence du mot libre dans le titre de la page permet une bonne indexation par les moteurs, entre autres google.
J'espere que c'est ironique (ca ne me semble pas evident).
mais je t'entends d'ici dire oui tu te sers du libre pour faire du blé et pour faire ta promo!!!
Si le paragraphe plus haut n'etait pas de l'ironie, je dirais que Antoine a dans ce cas parfaitement raison.
par contre licence libre creative commons [...] Et sincèrement, et encore une fois, je ne reconnais pas à debian ou à la fsf une quelconque autorité pour me dire quand je peux dire le mot libre ou non
Pour la musique, pourquoi pas. Pour ce qui est des licences, certainement pas.-
[+] [^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Dominique Godon (page perso, ) le 24/05/2005 à 11:23. (lien). Évalué à -1.je fais du rock libre, tu as un problème avec ça?
je suis un homme libre, tu as un problème avec ça?
tu crois, après ce que j'ai dit, que je vais m'en remettre à Antoine pour me demander si ce que le groupe pratique sur son site web est éthique ou pas?
Pour la musique, pourquoi pas
donc, restons-en là stp
@+-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Guillaume Knispel () le 25/05/2005 à 07:03. (lien). Évalué à 6.Vive les raisonnements par omissions :
je fais du rock libre, tu as un problème avec ça?
je suis un homme libre, tu as un problème avec ça?
Tout à fait d'accord,
Or :
licences libres creative commons
Que tu emplois le mot libre à ta guise pour ce qui est de ton statut et de ta musique, pourquoi pas, mais concernant des licences ce mot à un sens précis. Dire d'une licence NC qu'elle est libre est un contre-sens. T'a cas inventé un autre mot pour désigner ce que tu souhaite désigner, pcq employer le mot libre va engendrer des problème de communication entre ce que tu souhaite dire, et ce que les gens comprennent qui est différent de la réalité.-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Éric (Jabber id, page perso, ) le 25/05/2005 à 08:00. (lien). Évalué à 3.> ce mot à un sens précis
Ce mot a un sens. Il n'est pas précis, c'est une notion, avec son lot de subjectivité. Cette notion s'applique à tout et n'importe quoi, licences comprises.
Que quelqu'un, fut-ce la FSF, se soit essayé à définir en critère objectif ce que pour lui voulait dire le mot "libre" appliqué aux licences, ne "réserve" certainement pas le terme. Ce n'est pas une marque commerciale.
> T'a cas inventé un autre mot pour désigner ce que tu souhaite désigne
C'est exactement ça, si la FSF voulait avoir un terme qui ne prête pas à interprétation et qu'on ne puisse pas lui "prendre" c'est à elle d'utiliser un mot nouveau, une marque. Ce n'est certainement pas à tous les autres d'éviter d'utiliser un terme aussi important générique et chargé de sens que "libre".
Autant quand on s'adresse à des informaticiens je veux bien que le contexte fasse que "logiciel/licence libre" se prenne dans le sens strict de la FSF, autant quand on s'adresse à monsieur tout le monde il est hors de question qu'on évite la notion "libre" uniquement parce que quelqu'un a voulu décider ce que ça voulait dire pour lui.
Non, la FSF n'a pas le monopole de la liberté.-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Jean-Sébastien Samson () le 25/05/2005 à 08:52. (lien). Évalué à 3.En meme temps si c'était Microsoft qui présentait ses licences comme libres en prenant le mot libre dans une acception acceptable mais differente, beaucoup crieraient a l'infamie.
Deux poids, deux mesures...
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JS-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Éric (Jabber id, page perso, ) le 25/05/2005 à 10:25. (lien). Évalué à 1.Beaucoup ? oui, mais beaucoup crient déjà là ;) probablement les mêmes.
Quant à moi, ton exemple est probablement un peu trop virtuel, mais je pense avoir suffisament montré ici que oui, si MS avait utilisé ce même mot dans un contexte acceptable, j'aurai refusé la critique de la même manière.
Bref, je ne comprend pas le "deux poids deux mesures" de ton commentaire. A qui fais tu référence ? sur quelles bases ?-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Jean-Sébastien Samson () le 25/05/2005 à 11:39. (lien). Évalué à 2.Beaucoup ? oui, mais beaucoup crient déjà là ;) probablement les mêmes.
Ben, justement. Je pense qu'il y en aurait eu beaucoup d'autres (en plus des mêmes parce que sinon, là, je comprends plus rien).
Sur le fond, je pense effectivement que RMS s'est approprié le mot libre et que c'est un qualificatif partisan (le meme genre d'usurpation que RMS denonce d'ailleurs dans l'emploi des termes "propriete intellectuelle" ou "piratage") qui pourrait être utilisé avec une autre acception.
Mais ca fait un bout de temps que le terme existe, dans un domaine assez restreint finalement et que les gens assimilent clairement à la FSF et consorts. Dans ce contexte, utiliser le mot libre pour un sens différent, c'est un peu profiter de l'effet de pub pour faire passer des choses différentes et c'est un peu malhonnête.
C'est un peu comme si Leclerc (par exemple) sortait des produits "équitables" en précisant (en toutes petites lettres) que ca signifie que les prix des produits sont tellement bas que tout le monde a les moyens de les acheter. Oui, c'est équitable mais ce n'est pas ce que l'on entend généralement par commerce équitable.
Quant à moi, [...] oui, si MS avait utilisé ce même mot dans un contexte acceptable, j'aurai refusé la critique de la même manière.
Bref, je ne comprend pas le "deux poids deux mesures" de ton commentaire [...]
Bon ben tu es cohérent, je t'en félicite. J'ai mal supposé et retire donc cette phrase. Je ne suis cependant pas sûr que tout le monde aurait eu cette cohérence.
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JS
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[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Guillaume Knispel () le 25/05/2005 à 11:08. (lien). Évalué à 7.Autant quand on s'adresse à des informaticiens je veux bien que le contexte fasse que "logiciel/licence libre" se prenne dans le sens strict de la FSF, autant quand on s'adresse à monsieur tout le monde il est hors de question qu'on évite la notion "libre" uniquement parce que quelqu'un a voulu décider ce que ça voulait dire pour lui.
Encore une fois il y a tentative de retourner le débat par l'argument fallacieux que la notion de libre n'est pas reservé alors meme que je NE PARLE PAS de la notion de libre.
Monsieur tout le monde parle couremment de licences / logiciels libres ?
C'est uniquement sur ce point que ce terme est rentré dans l'usage de manière totalement non ambigue a mon avis, avec les 4 lois. Je n'ai jamais prétendu que le mot était reservé ou quoi que ce soit, mais l'employer pour désigner autre chose que sa signification courante dans ce contexte n'est a mon avis pas une bonne idée car cela peut porter à confusion (et c'est ce que ca fait en se moment meme apres tout !!!). Quand à conseiller à la FSF de changer de mot 20 ans apres alors que des millions de personnes l'utilisent avec ce sens dans CE contexte (je repete que je ne parle que des licences / logiciels), c'est du foutage de gueule et de la mauvaise fois.
Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas se contenter de dire que la musique en question est librement / gratuitement téléchargeable, ou encore librement partageable, ou que sais-je, sans se referer a cette notion de licence libre qui pour la majorité des personnes sachant ce qu'est une licence libre va creer un contre sens dans leur esprit. Si demain MS décide d'appeler "libre" son programme de licences shared source en disant que le mot n'est pas reservé, vous reagiriez comment ?
Plus précisement pour cette raison je crains que l'emploi de cette designation de licence libre ne vise justement qu'a creer une telle confusion, étant donné que ca ne sert à rien pour les personnes ne sachant pas ce qu'est une licence libre et que ca necessite des pages et des pages de commentaires pour en préciser le sens pour les personnes qui savent ce qu'est une licence libre.
Est ce si honteux que cela de dire que la CC nc n'est pas une licence libre ? C'est un simple détail technique. Ca n'hote rien à l'interet de la licence en question, bien plus permissive que les modes de distribution habituels de la musique. Si c'est le choix de l'auteur il faut le respecter, et personellement je ne peux que l'encourager à continuer à diffuser ce qu'il fait d'une manière au moins aussi sympa, mais je ne vois pas en quoi le fait de contester la désignation technique de libre en ce qui concerne cette licence soit quelque chose de scandaleux et fasse de moi ou de quiquonque un monopolisateur de la _notion_ entière de liberté.-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Éric (Jabber id, page perso, ) le 25/05/2005 à 11:57. (lien). Évalué à 2.> Monsieur tout le monde parle couremment de licences / logiciels libres ?
Non, mais monsieur tout le monde, s'il sait ce qu'est une licence, peut être capable de se faire sa propre représentation de ce qu'est la notion de "libre" accolée au terme licence.
Je dirai même qu'il y a de bonnes chances que monsieur tout le monde quand il lit "licence libre" comprenne à peu près ce qui a été exprimé ici et pas ce qu'entend par là la FSF.
> autre chose que sa signification courante dans ce contexte
Sauf que justement, tu l'as dit plus haut : monsieur tout le monde ne parle pas courrament de ça. Il n'y a pas de signification courante en dehors du cercle des informaticiens.
Les gens comprendront la connotation du terme libre, pas la définition de la FSF, et c'est justement ce qu'a voulu exprimer l'auteur.
> Quand à conseiller à la FSF de changer de mot
J'ai dit ça ? non, j'ai dit que s'ils voulaient réserver un usage il auraient du choisir un terme nouveau. Là ils utilisent un terme très générique et très chargé, ils se doivent d'accepter qu'il soit utilisé comme tel indépendament de ce que eux ont voulu mettre derrière.
> Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas se contenter de dire
> que la musique en question est librement / gratuitement
> téléchargeable
Moi non plus. C'est certainement une solution acceptable par tous. Mais ce n'est pas pour ça qu'il faut affirmer que le terme licence libre est là pour faire l'amalgame et surfer sur le libre version FSF (d'autant plus que tu dis toi mêem que monsieur tout le monde ne connait pas courrament les licences libres, donc on ne peut pas surfer sur quelque chose qu'il ne connait pas).
> Plus précisement pour cette raison je crains que l'emploi de cette
> designation de licence libre ne vise justement qu'a creer une telle
> confusion, étant donné que ca ne sert à rien pour les personnes ne
> sachant pas ce qu'est une licence libre et que ca necessite des
> pages et des pages de commentaires pour en préciser le sens
> pour les personnes qui savent ce qu'est une licence libre.
J'aurai dit le contraire. Pour monsieur tout le monde ça a un sens, qui n'est pas celui de la FSF mais ça a un sens tout de même. Pour eux il est tout à fait justifiable de marquer licence libre.
Pour les informaticiens qui connaissent la FSF, je pense que très très peu d'entre eux ne connaissent pas CC, et ne se rendent pas compte que ça ne respecte pas les notions de la FSF. Il n'y a aucune confusion pour eux.
Où est ta confusion ? ce qui apporte la confusion ce sont plutot les gens comme toi qui viennent dire "non ce n'est pas libre" en faisant référence à la FSF, et où là il faut des explications sur ce qu'on appelle libre, pourquoi, le contexte ...
> Est ce si honteux que cela de dire que la CC nc n'est pas une licence libre ?
Certainement pas. Et quand je lis ca sur linuxfr je comprend très bien ce que ça veut dire (pas suivant les règles de la FSF). Mais sur un site généraliste qui ne s'adresse pas à un publique informaticien et en dehors du contexte de la FSF, ce n'est pas honteux non plus d'utiliser le terme libre dans sa définition "normale" sans forcément faire référence à la FSF.
> C'est un simple détail technique
Technique ? mais pour 99.99% des gens le terme "libre" n'a rien de technique justement. Et je ne veux pas limiter l'usage des 99.99% juste parce que quelques informaticiens ont décidé de règles concrête sur ce que doit ou ne doit pas être le libre dans les licences/logiciels.
> je ne vois pas en quoi le fait de contester la désignation technique
> de libre en ce qui concerne cette licence soit quelque chose de
> scandaleux et fasse de moi ou de quiquonque un monopolisateur
> de la _notion_ entière de liberté.
Parce que tu n'es pas en train de dire "ce n'est pas libre (suivant la FSF)", ça tout le monde est d'accord. Tu es en train de dire "on ne doit pas utiliser le terme libre pour une licence/logiciel si ça ne respecte pas ce qu'a dit al FSF". Ce n'est pas ça monopoliser le terme de libre ?-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Antoine () le 25/05/2005 à 12:08. (lien). Évalué à 3.Non, mais monsieur tout le monde, s'il sait ce qu'est une licence
Monsieur tout le monde ne sait absolument pas ce qu'est une "licence" (mis à part le diplôme). Je suis à peu près sûr que la compréhension de la notion de licence juridique est restreinte aux milieux où c'est un outil militant, c'est-à-dire le milieu du libre et les milieux connexes.-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par briaeros007 () le 25/05/2005 à 14:20. (lien). Évalué à 3.Je plussois , je suis en licence d'info et les eleves savent pas vraiment ce que veux dire le terme licence (pas le cursus) et ce qu'elles impliquent.
--
Subete ga wakatta toki…watashi ga anta wo korosu.
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[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par PsychoFox () le 25/05/2005 à 14:25. (lien). Évalué à 5.Moi qui me demandait quoi-donc est ce "godon" dont tout le monde semble parler et connaitre, je suis allé voir sur le site pour me faire une idée.
Tout ce que je peux dire, c'est que c'est vraiment désolant de voir 15km de troll à propos d'un groupe qui fait une telle soupe ^_^. Non seulement la musique est mauvaise, mais en plus c'est mal mixé à en faire baver des enceintes...Pis je vois pas l'interêt de fournir les paroles en double ormat openoffice et word alors que le texte n'est même pas formaté. oh si, le titre est souligné, en gras et au milieu, ooouaaaaoooouuu ;). C'est si dur de proposer un simple fichier texte ?-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par PsychoFox () le 25/05/2005 à 14:29. (lien). Évalué à 4.oh et pis j'ai trouvé un autre truc drôle dans le dossier de presse :
✔ Résistance: refus de l'uniformisation de la culture
C'est terrible de dire ça quand on fait une pâle copie du rock pleurnichard français dont on nous bassine les oreilles depuis presque 10 ans...-
[+] [^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Dominique Godon (page perso, ) le 25/05/2005 à 15:00. (lien). Évalué à -2.PsychoFox, je ne vois pas bien ce que viennent faire tes "critiques" à propos de la musique ici. Il s'agit au départ du compte-rendu d'une conférence ayant eu lieu à nanterre le 19 mai dernier, et si ça a trollé, c'est comme d'habitude, à propos du fait que Creative Commons, "sapucépalibre", le refrain habituel quoi!
que tu n'aimes pas Godon, soit, tant mieux tant pis, mais encore une fois, je ne vois pas bien ce que viennent faire tes attaques frontales ici. Tu n'es pas obligé de lire le dossier de presse, si tu n'aimes pas le fait que divers formats de documents soient proposés, c'est ton droit le plus strict, y a pas de soucis.
mais dis-le au bon endroit, s'il te plaît. donc pas ici, dans ce thread-là. ou alors c'est pour jeter un discrédit sur le travail du groupe, pour aller dans le sens du troll, genre "non seulement ils utilisent une licence "palibosensfsf", mais en plus, je n'aime pas ce qu'ils font, donc, j'ai raison, nous avons raisons, nous sommes les meilleurs".. 'scuse, mais on peut l'entendre comme ça...
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[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Nicolas Boulay () le 24/05/2005 à 11:54. (lien). Évalué à 2.Et cette fréquence du mot libre dans le titre de la page permet une bonne indexation par les moteurs, entre autres google. [...]
Par contre licence libre creative commons oui ça c'est daans la description parce que je le pense vraiment, ce sont des licences libres,
Tu viens d'avouer ce que l'on te reproche ! Tu joues l'amalgame à fond pour tirer partir de l'image du libre, et surtout pas pour fournir plus de contenu (vraiment) libre.
Tu peux utiliser la licence que tu veux mais pas vendre des vessies pour des lanternes. Au début, je pensais que l'amalgames venait d'une méconnaissance du problème. Maintenant, j'ai l'impression que tu ne vaut pas tellement plus que tous ses sociétés qui mettent "open" à toutes les sauces.
par rapport au modèle propriétaire, il n'y a pas photos.
Certe. tout comme il n'y a pas photo entre shareware et les logiciels habituels proprio. Mais un shareware n'est _pas_ du libre.-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par kra () le 24/05/2005 à 12:08. (lien). Évalué à 2.Tu joues l'amalgame à fond pour tirer partir de l'image du libre, et surtout pas pour fournir plus de contenu (vraiment) libre.
libre de quoi?
Aller, je met les deux pieds dedans :
toi tu joues sur l'amalgame libre/FSF, pour tirer parti de l'image du libre et pas pour fournir plus de contenu (vraiment) libre.
'fin bref, arretez d'enculer des mouches sur du vocabulaire, arretez de croire que le Libre de Stallman est la Seule Alternative Libre et surtout la seule definition qu'on puisse donner au mot libre, surtout que "libre" est un nom commun, pas une marque deposee.
La bsd n'est pas libre au sens FSF, la gpl n'est pas libre au sens bsd, rien n'est libre dans l'absolu.
Et surtout, le mot libre EST libre justement (d'utilisation et d'interpretation).
le bonhomme, il fait de la musique, pas du soft, qu'est ce qu'on en a a bellek de la definition de la FSF dans ce cadre?
<ironie>
c'est quoi la prochaine etape? gueuler contre les parkings qui annoncent "50 places libres" sous pretexte qu'on n'a pas le droit de redistribuer/etudier/modifier/utiliser la place?
</ironie>-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Yusei (page perso, ) le 24/05/2005 à 12:28. (lien). Évalué à 8.La bsd n'est pas libre au sens FSF
Si. (je sais, c'est hors-sujet, mais bon...)
qu'est ce qu'on en a a bellek de la definition de la FSF dans ce cadre?
Pas grand chose, en effet. Mais d'un autre cote, c'est clair que les licences CC surfent sur la vague initiee par le logiciel libre, et j'ai un peu de mal a croire que l'utilisation du mot "libre" en parlant d'oeuvre sous une licence CC soit vraiment completement independante de la notion definie par la FSF.
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[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Antoine () le 24/05/2005 à 12:35. (lien). Évalué à 2.La bsd n'est pas libre au sens FSF, la gpl n'est pas libre au sens bsd
La licence BSD est officiellement libre au sens de la FSF. Quant à "libre au sens BSD", cela n'existe pas.
http://www.fsf.org/licensing/licenses/(...)
le bonhomme, il fait de la musique, pas du soft, qu'est ce qu'on en a a bellek de la definition de la FSF dans ce cadre?
Certains en ont "suffisamment a bellek" pour avoir repris grosso modo la définition de la FSF pour la création d'oeuvres d'art :
http://artlibre.org/(...)
http://culturelibre.net/(...)
c'est quoi la prochaine etape? gueuler contre les parkings qui annoncent "50 places libres" sous pretexte qu'on n'a pas le droit de redistribuer/etudier/modifier/utiliser la place?
La différence, c'est que les parkings ne cherchent pas à jouer sur l'amalgame avec les licences du logiciel libre pour vendre leur soupe.
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[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par William Steve Applegate (page perso, ) le 24/05/2005 à 15:38. (lien). Évalué à 3.> Et sincèrement, et encore une fois, je ne reconnais pas à debian ou à la fsf une quelconque autorité pour me dire quand je peux dire le mot libre ou non.
Hélas, c'est l'éternel problème : chacun semble avoir une conception différente de ce qui est libre ou pas. Alors, où faut-il s'arrêter ? Est-ce que devoir redistribuer ses modifications (comme pour toutes les licences à copyleft) est libre ? Est-ce que devoir annoncer qui est l'auteur original (comme dans l'ancienne licence BSD) est libre ? Est-ce que ne pas pouvoir (en partie) faire des modifications ou des suppressions (comme dans la FDL) est libre ? Est-ce que ne pas pouvoir faire de l'argent ou ne pas pouvoir faire des modifs du tout (comme dans certaines licences CC) est libre ? En fin de compte, le problème est très bien résumé par Stallman lui-même : il faut s'accorder sur une définition minimale et s'y tenir, autrement on accepte une petite entorse, puis une autre, et une autre, et en fin de compte, il n'y a plus rien de libre. Et tout est à recommencer.
Le problème des licences CC, c'est qu'elles sont à la fois une opportunité et un piège : elles sont l'opportunité de voir plus de gens distribuer des contenus sous licence libre, mais elles font aussi courir le risque que d'autres voient le Libre avec une définition tellement large et fourre-tout qu'elle en devient inutilisable. Que les gens soient par nature portés à garder le plus de contrôle possible sur leurs créations, je n'en doute pas un instant, et c'est leur droit le plus strict (même si, disons-le clairement, je suis partisan de laisser bien plus de liberté aux utilisateurs finaux. Une possibilité de redistribution gratuite devrait être présente par défaut, AMHA). En revanche, la dilution sémantique du Libre dans des licences plus ou moins permissives me frappe comme étant un piège à long terme.
> je ne suis pas programmeur. je suis musicien. qu'on se le dise...
Je viens de me le dire, et bizarrement, je ne vois pas du tout ce que cela pourrait changer. Un programmeur, c'est quelqu'un qui produit des idées. Comme un ingénieur, mais aussi comme un écrivain, comme un dessinateur, comme un musicien. Le résultat final est le même : une suite d'octets. Modifiable, copiable à volonté. J'avoue être incapable de comprendre pourquoi les libertés que je souhaiterais avoir avec une suite d'octets ne serait pas les mêmes qu'avec une autre&hellip--
Ce message vous a été présenté par les trollomètres de compétition Prumpleffer™-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Boa Treize (page perso, ) le 24/05/2005 à 16:29. (lien). Évalué à 4.J'avoue être incapable de comprendre pourquoi les libertés que je souhaiterais avoir avec une suite d'octets ne serait pas les mêmes qu'avec une autre
Et c'est pour cela que tu n'es pas un artiste et que ne comprends pas forcément leurs motivations.-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Nicolas Boulay () le 24/05/2005 à 21:51. (lien). Évalué à 2.euh... ouais enfin les pioniers dans l'histoire du libre, ce ne sont pas les artistes.
Et ta phrase peut être tout à fait retourner sans problème.
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[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par Nicolas Boulay () le 24/05/2005 à 21:50. (lien). Évalué à 1.Est-ce que devoir annoncer qui est l'auteur original (comme dans l'ancienne licence BSD) est libre ?
C'était pas ça le problème. Le problème était la pratique : il est impraticable de nommer tout le monde (enfin de rendre cela obligatoire, il y a toujours le nom des auteurs dans les soft libres).
C'est pour cette raison pratique que le FSF n'a pas inclus cette obligation dans la GPL. RMS s'est battu contre cette obligation pour que la GPL devienne compatible avec la BSD.
Est-ce que ne pas pouvoir (en partie) faire des modifications ou des suppressions (comme dans la FDL) est libre ?
Ce n'est pas du libre mais pour une raisons précise : il n'y a aucun sens à modifier un texte d'opinion. Les fameux close d'invariant était un moyen pour la fsf de mettre des textes explicatifs sur le libre sans risquer de se les faire changer. C'est l'équivalent du "toute copie autorisé cette mention incluse" mixé avec la GPL pour le reste du texte.
Est-ce que ne pas pouvoir faire de l'argent ou ne pas pouvoir faire des modifs du tout (comme dans certaines licences CC) est libre ?
L'argent est un problème secondaire. Pas de modif du tout, n'est clairement pas du libre.
De mon point de vue, cela n'est pas souhaitable pour les textes d'opinions. Jusqu'à rescement, je considèrais très semblable le fait d'écrire un programme et de créer une oeuvre donc les contraintes pourraient être les mêmes pour faire du libre. La différence, qui m'a fait modifier mon opinion est que les softs sont des outils à la différence des oeuvres.
Un outil peut s'améliorer sans cesse. Une oeuvre ne peut être réutiliser que pour créer une autre oeuvre, pas pour être améliorer. Donc, les contraintes peuvent être différentes.-
[^]Re: Le Glas Du Paf
Posté par William Steve Applegate (page perso, ) le 24/05/2005 à 23:17. (lien). Évalué à 4.> C'était pas ça le problème. Le problème était la pratique : il est impraticable de nommer tout le monde
Tu as raison, mon raccourci était un peu rapide. Désolé :-(
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