Journal Une bonne définition du droit d'auteur ?

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10
16
nov.
2009
Ce soir, en passant devant une porte, j'entends la nouvelle [2] : les fonds de bibliothèques français seront exclus de la grande numérisation par google. Sans savoir plus de quoi il en retourne exactement quelques pensées glorieuses me viennent à l'esprit. Essentiellement, des remerciements et des louanges à RDDV, F. Mitterand, C. Albanel et son fameux parfeu open-office, et leurs illustres prédécesseurs (et collègues en charges des questions de droit d'auteur) qui auront finalement réussi à nous protéger de l'incendie google livre. Feu dévorant qui menaçait de détruire notre exception culturelle en modifiant considérablement la visibilité de la francophonie et de ses plus grandes œuvres dans le microcosme du réseau mondial. Grâce à eux et à leur fastidieux travail [1] de fourmi, trop souvent méprisé, la francophonie me semblait enfin entrer de plein pieds dans le troisième millénaire de notre maître.

Bien entendu les choses ne sont pas si simples. Les avantages pour les livres non anglophones à être numérisés par google peuvent être discutés. Renseignements pris, la décision de google n'a probablement pas grand choses à voir avec de petites préoccupations franco-françaises (ouf, une pierre de moins dans la tombe de mon pays). Cependant je ne peux m'empêcher de recevoir la nouvelle avec une pointe de regrets. Le projet [3] de google me semblait tout à fait louable sur le fond comme sur l'essentiel de la forme. Et je même si j'apprécie énormément le fond gallica, je n'ai jamais eu une grande confiance dans les projets des grands concurrents de google [4].

En fait il me semble que cette nouvelle est l'occasion idéal pour continuer/relancer le débat sur les limites, tenants et aboutissants du droit d'auteur et des droits voisins. Débat déjà bien introduit dès le premier jour de cette semaine par https://linuxfr.org/~fleny68/29037.html . À vos plumes^w claviers.

[1] http://www.silicon.fr/fr/news/2009/09/01/numerisation_des_li(...) : Une citation savoureuse de notre ministre de la culture actuel.
[2] http://culture.france2.fr/livres/e-livre/Google-books:-livre(...) : La nouvelle donnant lieu à ce journal sur le site de france 2.
[3] http://books.google.com/intl/fr/googlebooks/history.html : Histoire de la numérisation des livres par google.
[4] http://www.precisement.org/blog/+Numerisation-privee-de-livr(...) : De la concurrence en matière de numérisation de livres.
  • # Où est le problème ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 5.

    Je ne vois pas où est le problème avec Google livres. Certains livres se sont élevés dans le domaine public. N'importe qui peut les copier ou les vendre sous n'importe quelle forme. Aussi bien moi que Google. Alors où est le problème, pourquoi s'inquiète-t-on qu'ils veuillent tout numériser ? Ils ont le droit de le faire, ça ne nuit à personne…
    • [^] # Re: Où est le problème ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      Je peux me tromper mais il me semble que la controverse ne concerne justement que les livres qui ne sont pas encore montés dans le domaine public.
      Pour les autres il est évident que Google, ou n'importe qui d'autre, peut numériser tant qu'il veut.
      • [^] # Re: Où est le problème ?

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        S'ils ne sont pas encore entrés dans le domaine public, il n'y a aucune controverse : Google n'a aucun droit de les copier, sauf s'ils y sont explicitement autorisés par les ayants-droits.

        Donc deux possibilités :
        - les ayants-droits sont d'accord, autorisent Google à le faire, et n'ont aucune raison de se plaindre puisque ce sont eux qui ont décidé ;
        - les ayants-droits n'autorisent pas Google à le faire, et n'ont aucune raison de se plaindre parce que rien ne s'est passé.
        Bref, dans tous les cas, personne n'a de raison de se plaindre. Pour moi, il n'y a pas de problème, mais je ne demande rien de mieux qu'on m'en trouve un. :-)
        • [^] # Re: Où est le problème ?

          Posté par . Évalué à 4.

          Le vrai problème, c'est qu'une majorité de livres n'est pas encore dans le domaine public, et sur cette majorité, une grande partie n'a pas d'ayant droit connu.

          D'où l'idée de Google qui était de dire ''on numérise, et si quelqu'un se manifeste comme ayant-droit, on s'arrangera''.
        • [^] # Re: Où est le problème ?

          Posté par . Évalué à 3.

          > Donc deux possibilités :
          > - les ayants-droits sont d'accord, autorisent Google à le faire, et n'ont aucune raison de se plaindre puisque ce sont eux qui ont décidé ;
          > - les ayants-droits n'autorisent pas Google à le faire, et n'ont aucune raison de se plaindre parce que rien ne s'est passé.


          ben figure-toi que les ayants-droits ne sont pas d'accord, l'ont déjà clamé haut et fort, et qu'il s'est quand même passé quelque chose. c'est bien ballot !


          indice : Google a depuis longtemps pris l'habitude de se torcher le cul avec ce genre de menus détails. l'excuse avancée est en général qu'ils essayent pour voir, qu'ils regardent le coté technique de la chose, avant même de s'embêter à savoir si c'était vraiment légal ou pas.


          d'autant plus si c'est avec un pays du Tiers-Monde (ici l'Europe), ils vont t'expliquer qu'ils ont négocié ces droits avec par exemple la bibliothèque américaine qui leur aura physiquement fourni des bouquins du vieux continent au lieu de la bonne personne mais de l'autre coté de l'Atlantique. on les comprend, c'est très pratique, dans un cas c'est le droit américain qui s'en occupe pour tous les bouquins récupérés, dans l'autre c'est le droit rétrograde d'une dizaine de pays complètement rétrogrades. pourquoi s'embêter ?


          il faut dire que la cote d'amour actuelle envers Google-les-gentils-entrepreneurs-du-web aide pour beaucoup. "on va faire connaitre votre contenu !" "c'est gratuit, vous n'avez rien à payer !" "admirez notre technologie ultra-moderne, on va sauver de l'oubli quelques vieux bouquins tout moisis !". oui, ça aide les journalistes technophiles à rédiger quelques articles pour Wired ou CNET...
          • [^] # Re: Où est le problème ?

            Posté par . Évalué à 2.

            on les comprend, c'est très pratique , c'est très pratique, dans un cas c'est le droit américain qui s'en occupe pour tous les bouquins récupérés, dans l'autre c'est le droit rétrograde d'une dizaine de pays complètement rétrogrades. pourquoi s'embêter

            Dis moi, avant d'écrire ton commentaire, tu as vérifier que dans tous les pays tu as le droit de le faire?
            Désolé d'être aussi abrupte, mais le net n'a pas vraiment de frontières, --et je ne souhaite pas qu'il en ait--. Certains pays interdisent la pornographie, faut il fermer tout ces sites? D'autre interdisent les sites un petit peu contestataires, ou même ceux qui donne de l'information, faut aussi les fermer?

            À partir du moment où ce qu'ils font est légal dans leur pays (et il me semble que là ce n'est pas le cas), faut les laisser fait leur job.

            Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

            • [^] # Re: Où est le problème ?

              Posté par . Évalué à 2.

              les éditeurs, agents littéraires et autres intervenants de l'industrie des bouquins n'ont pas attendu "le net" pour se poser des questions sur les droits qu'ils allaient laisser aux auteurs, en particulier pour les produits initialement vus comme dérivés.

              parce que bon les photocopies, les BBS et autres Minitels, les enregistrements audio de lectures, ça date de 20-30 ans et plus quand même. les lectures d'oeuvres aussi à la radio ou en public, c'est archi-vieux.
    • [^] # Re: Où est le problème ?

      Posté par . Évalué à 3.

      A chaque fois que ce probleme surgit je cite :

      http://www.volle.com/opinion/bnf2.htm

      je pense exactement comme lui, avec une attention particuliere au grand bibliothequaire appelé : conservateur


      tiens j'en profite j'ai scanné un livre devenu assez rare mais soumis au droit d'auteur jusqu'en 2019

      uggc://pneqvanyqrevpuryvrh.serr.se/qwih1/

      c'est l'exemple meme de ce qui devrait faire parti du patrimoine, et etre devenu accessible quand meme un poil plutot que 2019. pour ce bouquin il m'aurait paru raisonnable de compter la date de publication + 70 ans et n'ont pas la date de mort de l'auteur + 70. Et encore on a eu du bol quelques part l'auteur est decedé en 1944.

      je l'ai scanné histoire d'avoir une forme numerique et en attente de sa venu attendu dans le domaine publique, oui je suis patient. Comme vous faite tous un peu partie de mon cercle familliale et privé je vous en fait profiter temporairement. il faut cliquer sur index.djvu en bas
  • # Les concurrents de Google sur ce créneau ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    Les concurrents de Google sur ce projet ? Tu parles de l'Open Book Alliance, qui n'a d'Open que le nom ?
    A part faire du lobbying pour planter le projet de Google, je ne vois pas ce qu'ils font en matière de numérisation. En gros, c'est un groupement avec Microsoft(dés qu'ils ont l'occasion de planter Google ils la prennent), Amazon(bin tiens donc), et quelques autres du même genre. D'autant que Microsoft - membre de l'Open Book Alliance - avait un projet similaire qu'ils ont abandonnés(officiellement pour des raisons de coûts).
  • # C'est marrant ça..

    Posté par . Évalué à 3.

    Quand des millions d'internautes font et distribuent des copies d'oeuvres dont la licence ne le leur permet pas, on leur trouve toutes les excuses du monde.
    Quand c'est Google qui veut le faire, houlà attention m'sieur: c'est pas pareil.

    THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

    • [^] # Re: C'est marrant ça..

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      Bon, je crois que je n'ai rien compris, en fait. Google veut se lancer dans la contrefaçon de masse ?

      Je croyais qu'ils comptaient numériser les ouvrages dans le domaine public, et les autres avec l'autorisation des ayant-droits. Dans le cas contraire, il y a des gens à mettre en tôle.
      • [^] # Re: C'est marrant ça..

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        D'un autre point de vue ne pourrait-on pas dire que google souhaite se lancer dans un gigantesque projet de bibliothèque numérique prêtant les œuvres dématerialisées à qui le souhaite. Et si du point de vue des « moines copistes » qui avaient essayé d'interdire les bibliothèques il y a de cela deux siècles il s'agit d'un crime. Je me demande si, en revenant aux fondamentaux du droit d'auteur, des raisons pour lesquels la société l'accorde, et des raisons normales (c.-à-d. autres que pécuniaires) pour lesquels les gens écrivent des livres, je me demande si le projet de google est vraiment aussi condamnable que la plus part des messages le laissent entendre.
        • [^] # Re: C'est marrant ça..

          Posté par (page perso) . Évalué à 5.

          Moralement, je n'en sais rien. Mais on a des lois, sur le droit d'auteur, et tant qu'une œuvre n'est pas dans le domaine public, c'est très clair, sans autorisation explicite, on n'a le droit de rien faire. Rien du tout, et ça vaut pour tout le monde, aussi bien moi qui voudrait photocopier ou ripper, que Google qui voudrait numériser. Sans autorisation, c'est illégal et il n'y a pas le moindre doute à avoir à ce sujet.
          • [^] # Re: C'est marrant ça..

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            D'où la question qui fait le titre de ce journal et aussi un peu l'actualité : peut-on proposer une alternative aux notions de droit d'auteur ou au copyright anglo-saxon ou ... ? Quelque chose qui soit à la fois plus utile à tous et moins générateurs d'avocats et de tracasseries légales. Le droit d'auteur du XIXème siècle n'a-t-il pas eu déjà son heure de gloire et n'est-il pas déjà entré de plein pieds dans la décadence ? Ne faudrait-il pas le réformer ?
            Il me semble de peu d'intérêt de souligner et ressasser ici que copier et diffuser une œuvre sans l'accord des auteurs ou ayants droits est illégal. Il ne doit pas y avoir beaucoup de lecteur de DFLP à l'ignorer. Non ?
          • [^] # Re: C'est marrant ça..

            Posté par . Évalué à 4.

            Tu sais, les milliards de livres qui s'échangent en toute légalité dans les millions de bibliothèques de part le monde, je ne suis pas certain que cela nourrisse les "ayants-droits" des oeuvres en question...

            Et que l'on consulte le livre numérisé depuis chez soi, ou en bibliothèque, qu'est-ce que cela change pour le lecteur, à part que c'est plus rapide et confortable ?

            Si on veut être logique, il faudrait faire fermer toutes les bibliothèques, ou ne les autoriser à ne diffuser que les livres tombés (aïe) dans le domaine public.

            Only wimps use tape backup: real men just upload their important stuff on megaupload, and let the rest of the world ~~mirror~~ link to it

    • [^] # Re: C'est marrant ça..

      Posté par . Évalué à 4.

      Ben non, passer un livre à un pote et faire du business avec tous les bouquins de l'univers, c'est pas pareil.
    • [^] # Re: C'est marrant ça..

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Le respect des licences est une chose primordiale, que ça soit pour les internautes qui téléchargent le dernier Lorie ou pour Google qui numérise des livres. Y a aucune excuse possible (même le « Je savais pas » (« Nul n'est censé ignorer la lois »)).
      • [^] # Re: C'est marrant ça..

        Posté par . Évalué à 2.

        Tu t'es fait moinsser, t'aurais du écrire "le respect des licences libres" et là les moules auraient été d'accord avec toi.
        "Le respect des licences, oui, mais que si ça nous arrange." Mentalité de chiottes..

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        • [^] # Re: C'est marrant ça..

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          Si ce n'est ni dans l'intérêt de l'individu, ni dans l'intérêt général, pourquoi une personne devrait s'astreindre à suivre des règles ? Dans un tel cas ce n'est plus du respect mais de la servitude.
          • [^] # Re: C'est marrant ça..

            Posté par . Évalué à 2.

            Si on a des professionnels du droit et si on a inventé des concepts tels que l’isonomie, le respect des contrats, la rule of law et tout le tintouin, ce n’est pas pour se prévenir des méfaits de trois pauvres anomistes, mais bien parce qu’il est difficile pour un individu de déterminer la compatibilité d’une règle avec l’intérêt bien compris, qu’il soit particulier ou général…

            …maintenant, tu pourrais rétorquer que l’hégémonie positiviste moderne dans le domaine de la philosophie du droit et l’extension concomitante de la législation aux dépends du droit naturel (droit naturel en tant que processus institutionnalisé, s’entend) rend (1) difficile le jugement des règles en elle-mêmes par l’individu, (2) leur évolution tributaire de la volonté de quelque législateurs, offrant ainsi des garanties moins fortes d’adéquation de ces règles législatives avec l’intérêt de chacun (ou de tous, comme tu veux, j’ai tendance à trouver cette dichotomie plutôt artificielle ;)) et je serai d’accord avec toi. Mais comme on dit chez moi, GIGO. On ne peut pas décemment accepter sans cesse l’extension de la sphère de la politique pour se plaindre ensuite des ravage du positivisme juridique.



            C’est malin, tu viens de me faire rompre ma promesse à moi-même de ne pas troller en cette semaine hyper-chargée. echo 127.0.0.1 linuxfr.org | sudo tee -a /etc/hosts. Ça m’évitera de retomber dans le panneau…
          • [^] # Re: C'est marrant ça..

            Posté par . Évalué à 2.

            C'est dans l'intérêt de l'auteur ou de celui à qui il a confié les droits. À moins que tu sois prétentieux au point de prétendre mieux savoir que lui où est son intérêt?

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            • [^] # Re: C'est marrant ça..

              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

              Il faut défendre l'intérêt des auteurs comme celui de tous les citoyens. Aucun citoyen ne mérite de faveurs empiétant sur l'intérêt général.

              La criminalisation du partage culturel EST une atteinte à l'intérêt général.

              La criminalisation du partage culturel N'EST PAS une solution à la possibilité pour chacun de vivre des œuvres qu'il conçois, contrairement à ce que font miroiter ceux qui en font l'argumentaire.
              • [^] # Re: C'est marrant ça..

                Posté par . Évalué à 3.

                Je ne vois pas en quoi respecter la licence sous laquelle un auteur décide de placer son oeuvre porte préjudice à l'intérêt général.

                Tu dirais quoi si, sous prétexte de favoriser l' "intérêt général", on décidait de rendre caduque la clause "copyleft" de la licence GPL (de la forcer à être une licence BSD en quelque sorte) car ça permettrait de rendre plus compétitifs les éditeurs de logiciels propriétaires qui font des super produits pour l'intérêt général?

                Ça a l'air foireux comme raisonnement, mais ni plus ni moins que d'expliquer que pouvoir copier Terminator 4 sans bourse délier relève de l'intérêt général.

                Du reste:
                - Tu qualifies d'emblée les oeuvres audiovisuelles de "culture", via l'expression "partage culturel." Sauf que leurs ayants-droits ont plutôt tendance à voir ça comme un divertissement, autrement dit quelque chose que tu payes à l'acte (et pas de la culture qui se partage, donc). Je ne vois toujours pas, au nom de quoi, tu te permets de décider qu'un contenu est "de la culture" donc devrait être accessible à tous,

                - Si, comme tu l'expliques, les licences interdisant le partage, et les moyens légaux de faire respecter ces licences, ne sont pas "une solution à la possibilité pour chacun de vivre des œuvres qu'il conçois", c'est le problème de ceux qui créent des oeuvres. Ce que je constate avec mes p'tits yeux (ou alors j'ai la vue fatiguée?) c'est qu'une écrasante majorité des contenus disponibles sont sous licence propriétaire, et que les auteurs confient leur droits à des ayants-droits qui ne partagent pas franchement ton point de vue. Mais toi tu as raison, toi tu sais mieux qu'eux ce qui est bon pour eux?

                Si la façon dont un auteur licencie et distribue son oeuvre ne te plait pas, ben tu n'y accèdes pas. C'est pas compliqué à comprendre, si?

                Mais bon, faut pas chercher: y'aura toujours des gens pour invoquer l'intérêt général, les droits de l'homme et va savoir quoi, afin de pouvoir continuer à obtenir gratuitement ce qui est payant, uniquement parce que c'est facile de l'avoir gratuitement.

                THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

                • [^] # Re: C'est marrant ça..

                  Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                  Tu dirais quoi si, sous prétexte de favoriser l' "intérêt général", on décidait de rendre caduque la clause "copyleft" de la licence GPL (de la forcer à être une licence BSD en quelque sorte) car ça permettrait de rendre plus compétitifs les éditeurs de logiciels propriétaires qui font des super produits pour l'intérêt général?

                  De mon point de vu, il ne devrait pas exister de monopole à durée indéterminé sur aucune information. La GPL permet d'empêcher la prolifération de tels monopoles, c'est pour cela que je la trouve intéressante.

                  Cela ne veut pas nécessairement dire que je suis opposé à toute idée de monopole temporaire sur l'information. Un monopole temporaire de quelques années à compter de publication serait largement suffisant. Et y ajouter une clause sur le maximum de gains perceptibles (proportionnel à l'investissement requit pour la production de l'œuvre) ne serait pas un mal non plus, cela encouragerait probablement à mieux répartir les richesses.

                  Ça a l'air foireux comme raisonnement, mais ni plus ni moins que d'expliquer que pouvoir copier Terminator 4 sans bourse délier relève de l'intérêt général.

                  Ça dépend, est-ce que le film en question, le public n'en a pas déjà remboursé la production ? Car si c'est le cas ça signifie qui la société investie dans du vent (ou engraisse une poignée si tu préfères) ce qu'elle pourrait investir dans d'autres choses (que ce soit un autre film ou un don à l'april).

                  Tu qualifies d'emblée les oeuvres audiovisuelles de "culture", via l'expression "partage culturel." Sauf que leurs ayants-droits ont plutôt tendance à voir ça comme un divertissement, autrement dit quelque chose que tu payes à l'acte (et pas de la culture qui se partage, donc). Je ne vois toujours pas, au nom de quoi, tu te permets de décider qu'un contenu est "de la culture" donc devrait être accessible à tous,

                  Là on rentre dans la considération «qu'est-ce que la culture», vaste sujet. Pour moi tout ce qui résulte de la vie en société est de la culture.

                  De wikipédia :
                  Ainsi, pour une institution internationale comme l'UNESCO : « Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd'hui être considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. »

                  Je pense que dans ces deux définitions, le divertissement rentre bien dans la culture. Maintenant tu peux ne pas être d'accord, tu as le droit de donner aux mots le sens que tu veux. Je suis bien plus intéressé par les réalités sociales qu'elles tentent d'exprimer.

                  Si, comme tu l'expliques, les licences interdisant le partage, et les moyens légaux de faire respecter ces licences, ne sont pas "une solution à la possibilité pour chacun de vivre des œuvres qu'il conçois", c'est le problème de ceux qui créent des oeuvres.

                  Tu ne peux pas vivre en société et te dire, «c'est le problème des autres». Parce que si on ne donne pas une place décente à chaque individu, il y en aura qui se retrouveront dans des situations désespérés qui les conduiront à la violence envers eux mêmes où une tierce personne.

                  Si tu t'en fou des autres et que tu as les moyens de t'enfermer dans une cage doré où tu ne constate pas la misère qu'engendre un tel système social, tu n'y verra sans doute pas d'inconvénient. Mis à part le fait que la cage doré en question n'est pas complètement imperméable et que des désespérés peuvent venir t'y agresser.

                  Ce que je constate avec mes p'tits yeux (ou alors j'ai la vue fatiguée?) c'est qu'une écrasante majorité des contenus disponibles sont sous licence propriétaire, et que les auteurs confient leur droits à des ayants-droits qui ne partagent pas franchement ton point de vue. Mais toi tu as raison, toi tu sais mieux qu'eux ce qui est bon pour eux?

                  Tu ne peux pas exclusivement te focaliser sur ce qui est bon pour eux (ou toi, ou moi), sans prendre en considération ce qui est bon pour l'intérêt général. Il faut des compromis acceptable pour chacun, et ce n'est pas ce que nous avons actuellement.

                  Il ne s'agit pas de moi et de mon opinion supérieur. Il s'agit de nous et du système social que nous voulons bâtir.

                  Quand on entend le nombre de suicidés aussi bien chez les paysans que chez les cadres, sachant que les suicidés ne sont que la partie immergé de l'iceberg du malaise social, on peu quand même se poser des questions sur la pertinence du modèle.

                  Si la façon dont un auteur licencie et distribue son oeuvre ne te plait pas, ben tu n'y accèdes pas. C'est pas compliqué à comprendre, si?

                  Bien sûr et c'est ce que je fait (autant qu'il est aisément faisable selon ma volonté, échapper aux radios, postes de télé, etc. qui pullulent est impossible à qui veux vivre en société occidental), mais cela n'enlève en rien le problème de fond.

                  Je prendre un exemple frôlant le godwinnisme, je sais bien, mais qui n'est pas si éloigné de la manière dont je ressent cela.

                  Remettons nous dans une époque pas si lointaine où l'esclavagisme était encore monnaie courante dans nos contrés, notamment via la traite des noirs.

                  Est-ce les citoyens d'alors n'étant pas d'accord avec ce traitement de l'être humain – et étaient-ils une majorité eux ? – aurait du simplement se contenter de ne pas acheter d'esclaves, ou s'il en avait les moyens, de les acheter pour en faire des hommes libres (mais en rien égaux dans la société) ?

                  Mais bon, faut pas chercher: y'aura toujours des gens pour invoquer l'intérêt général, les droits de l'homme et va savoir quoi, afin de pouvoir continuer à obtenir gratuitement ce qui est payant, uniquement parce que c'est facile de l'avoir gratuitement.

                  Et bien tu vois, tu te trompes, au moins sur mon compte. Je ne veux pas du gratuit, je veux du libre. Si quand je paie pour une œuvre, je payais pour son élévation au domaine public, j'en serais satisfait. Mais payer pour une copie sur laquelle j'ai bien peu de droit, avec l'assurance que cette argent sera en partie utiliser à faire du lobying pour jamais le public ne puisse pleinement faire librement évoluer cette œuvre, ça, ça ne m'intéresse pas.
                  • [^] # Re: C'est marrant ça..

                    Posté par . Évalué à -5.

                    Ouais bon, bein tu es un communiste..


                    "Cela ne veut pas nécessairement dire que je suis opposé à toute idée de monopole temporaire sur l'information. "

                    Quelle est l'information dans TERMINATOR ???



                    "est-ce que le film en question, le public n'en a pas déjà remboursé la production ?"

                    Aucun rapport. On travail pour le fric, un maximum de fric, et si des gens sont prés à payer pour voir et revoir terminator, et bien on empoche le fric. Qui es-tu pour décider à la place des gens ?
                    Est-ce qu'on rembourse un salarié ? Bein non, sinon le pauvre, il toucherait juste le prix de ses calories dépensées, et ca ne va pas aller loin !
                    Est-ce qu'on rembourse un diplôme ? Evidement que non !




                    " Pour moi tout ce qui résulte de la vie en société est de la culture."

                    Bein non, la culture, c'est le Latin Virgile, Platon et la langue grecque, Kant, Pareto Bach et Proust.
                    Le reste, ce n'est que loisir.. C'est très respectable, mais c'est hiérarchiquement inférieur (comme le Jaz par rapport à la musique classique, ou tel écrivian à la mode par rapport à Pascal).

                    Ta déf est celle de Kulture, de moeurs, et c'est une reprise du mot allemands.

                    D'une part ca inclu des chose sympathique, comme le viole, le génocide, etc..

                    De l'autre, va falloir coordoner ta déf avec celle de société multi-culturelle, du reste, et ca promet !



                    "Tu ne peux pas vivre en société et te dire, «c'est le problème des autres». "

                    Mais si : c'est exactement le sens des Droits de l'Homme !



                    " Parce que si on ne donne pas une place décente à chaque individu, il y en aura qui se retrouveront dans des situations désespérés qui les conduiront à la violence envers eux mêmes où une tierce personne."

                    C'est leur vie, leur liberté, leur capacité, leur problème.



                    "Si tu t'en fou des autres et que tu as les moyens de t'enfermer dans une cage doré où tu ne constate pas la misère qu'engendre un tel système social, tu n'y verra sans doute pas d'inconvénient. Mis à part le fait que la cage doré en question n'est pas complètement imperméable et que des désespérés peuvent venir t'y agresser."

                    La cage est un château, et personne ne va m'agresser. C'est parce que je suis humaniste que je pense que les hommes doivent se surpasser, et que cela ne se fait pas par l'assistanat. Un type qui menace de se suicider, s'il découvre que personne ne va l'aider, qu'il n'y aura pas de medecins, de samu et autres, crois moi, il va y réfléchir à deux fois !
                    De même, si les gens on le choix entre la misère, la faim, le froid ou le fric, ils vont choisir le fric, donc de travailler et d'être utile à la société.


                    "Tu ne peux pas exclusivement te focaliser sur ce qui est bon pour eux (ou toi, ou moi), sans prendre en considération ce qui est bon pour l'intérêt général."

                    Le Droit de propriété est l'interet général : c'est pour cela que nous supportons l'Etat, c'est sa seule fonction.



                    "Il s'agit de nous et du système social que nous voulons bâtir."

                    Bof, on ne peut pas décider dans quel société on vie, c'est une illusion complète.



                    "Bien sûr et c'est ce que je fait (autant qu'il est aisément faisable selon ma volonté, échapper aux radios, postes de télé, etc. qui pullulent est impossible à qui veux vivre en société occidental), mais cela n'enlève en rien le problème de fond. "

                    Je n'écoute pas la radio, et trés peu la TL : fais donc comme moi, et vive les DVD !



                    "Remettons nous dans une époque pas si lointaine où l'esclavagisme était encore monnaie courante dans nos contrés, notamment via la traite des noirs."

                    Il n'y a jamais eut de traite des noirs dans nos contrés !
                    Du reste, c'est grâce à la colonisation qu'il n'y a plus d'esclavage en Afrique..



                    "Est-ce les citoyens d'alors n'étant pas d'accord avec ce traitement de l'être humain"

                    Qui a dit qu'on considère ces gens là, des anthropophage, comme des humains ? Tout le probléme est là. On ne peut pas voir l'histoire avec des yeux de maintenant, c'est malhonnete !
                    Maintenant, tu es libre de me donner ta définition de l'être humain, ainsi que sa preuve.



                    "aurait du simplement se contenter de ne pas acheter d'esclaves, ou s'il en avait les moyens, de les acheter pour en faire des hommes libres (mais en rien égaux dans la société) ?"

                    C'est bien ce qu'on fait les USA (interdiction d'importer) et le Nord (pas d'esclavage).

                    Quel rapport avec TERMINATOR, ca , je ne sais pas, mais bon..



                    " Si quand je paie pour une œuvre, je payais pour son élévation au domaine public, j'en serais satisfait."

                    Par ce que tu n'achète pas les droit, mais juste une licence. Si tu veux faire tomber une oeuvre dans le domaine public, il faut que tu l'achète, elle. C'est à toi de faire des proposition pour, et d'aligner le fric.

                    Sinon, et bien devient un créateur : pas de problème, puisque d'après toi suffit de copier, internent PTOP, tout ca..
              • [^] # Re: C'est marrant ça..

                Posté par . Évalué à 1.

                "Aucun citoyen ne mérite de faveurs empiétant sur l'intérêt général."

                Le droit de Propriété, l'Etat de Droit sont sans nul doute possible de l'intérêt général..


                Partage ? Oui, mais pas partage de ce qui appartient aux autres et n'ont rien demandé !
                • [^] # Re: C'est marrant ça..

                  Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                  La propriété, c'est à dire le monopole sur un bien physique, est une solution à la problématique d'accès concurrent à ce bien. Si l'on ne se met pas d'accord sur comment répartir les pommes, il y a de fortes chances que certains en est trop et d'autres pas assez. Il y a donc une nécessité à organiser la gestion des biens physiques.

                  Une information, bien qu'elle soit fixé sur un support physique, n'est pas un bien physique, et ne pose pas cette problématique d'accès concurrent. Personne ne risque de s'approprier trop d'information si bien qu'il n'y en ai plus pour les autres. Il n'y donc pas nécessité d'organiser de propriété de l'immatériel.

                  En fait l'histoire de la rémunération des auteurs ne se poserait même pas si dès le départ on décidait que chacun devrait avoir assez de pomme pour se nourrir, avant de se permettre toute inégalité dans la répartition des pommes.

                  Partage ? Oui, mais pas partage de ce qui appartient aux autres et n'ont rien demandé !

                  Et comment veux-tu partager sans l'autre ? Si il n'y a pas d'autre, la problématique du partage ne se pose même pas, tu gardes tout pour toi. S'il y a un autre et qu'il ne désire pas partager, c'est qu'il veut tout garder pour lui; c'est à dire que bien loin de ne rien demander, il demande tout !
  • # Le problème

    Posté par (page perso) . Évalué à 5.

    Bon, excusez-moi, je viens de partir aux renseignements, et de comprendre le problème. À l'intention de ceux qui, comme moi, ne le voyaient pas, voici les faits :
    - Google a numérisé des livres aux États-Unis, avec bien évidemment l'autorisation des ayant-droits ;
    - ils ont publié ces livres sur le Web ;
    - par ce même moyen, ils exportent ces livres en France, à chaque fois que quelqu'un va les voir ;
    - des éditeurs français qui disposent des droits exclusifs sur la reproduction de ces livres en France ne trouvent pas ça chouette.

    Google aurait expliqué que « ces éditeurs ont les droits sur la publication papier, mais pas numérique ». Ce qui est censé, puisque, lorsqu'un auteur signe un contrat avec un éditeur, ou un éditeur étranger avec un éditeur local, il cède une partie des droits, du genre « reproduction sur papier ». Les droits non cédés restent à l'ayant-droits d'origine. Ici, les éditeurs américains, sauf si les contrats entre éditeurs cédaient aussi les droits de reproduction numérique.

    La loi est dure, mais c'est la loi, et la même pour tous, aussi bien les éditeurs traditionnels que Google. Si un éditeur français publiant un livre américain veut des droits exclusifs pour la reproduction numérique en France, il doit les acheter à l'éditeur américain, comme Google l'a fait. Et si Google a acheté des droits non exclusifs pour le monde, et bien c'est trop tard, il fallait prévoir.
    • [^] # Re: Le problème

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      J'ai interprété. La façon dont ça avait été exprimé par Google, c'était : « ce que fait Google est absolument légal. Nous n'avons jamais nié que les Editions du Seuil détiennent les droits sur les oeuvres papier, mais elles n'ont jamais prouvé qu'elles avaient les droits sur les versions numériques de ces oeuvres ».

      Cette formulation est extrêmement maladroite, parce qu'une œuvre est indépendante de son support. On n'a pas des droits sur la version papier, numérique ou orale d'un texte. On a des droits de reproduction sur un format donné.
    • [^] # Re: Le problème

      Posté par . Évalué à 3.

      Est-ce que quand on acquiert les droits de reproduction, on obtient implicitement le droit de produire une traduction?

      Si la réponse est négative, l'éditeur français peut toujours se consoler avec ça (et je doute que la masse de livres vendus en France soit plus souvent en version originale qu'en version traduite...).

      Sinon, il peut appeler son pote l'éditeur américain: si Google peut mettre les bouquins en ligne, l'éditeur français (et bien d'autres) ne va bien évidemment plus jamais acheter les droits de reproduire un livre devenu quasiment invendable face au gratuit et aura bien compris la leçon sur les prochains livres à sortir...

      Loi de l'offre et la demande, modèle économique: affaire classée!

      PS: Ce qui ne devrait pas empêcher l'éditeur français de songer sérieusement à s'adapter à son époque, pas comme d'autres qui vendent de la musique mais sont sourds...
      • [^] # Re: Le problème

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Est-ce que quand on acquiert les droits de reproduction, on obtient implicitement le droit de produire une traduction?

        Non, absolument pas. La traduction, c'est une adaptation, je crois, et c'est un droit différent. Notez qu'une traduction d'un livre est une œuvre différente, qui a pour auteur le traducteur, mais il est interdit de la réaliser sans autorisation.
    • [^] # Re: Le problème

      Posté par . Évalué à -1.

      Chapeau le centralien, il t'auras fallu plus de 2h00 pour:
      0) Poster
      1) Puis, lire le journal et ses liens (etonnant quand meme que ca vienne dans cet ordre)
      3) Reposter
      4) te rendre compte que t'es a la rue michel et te dire que t'as rien bite de ce que t'as lu
      5) comprendre une problematique vieille de qq annees (google books et les infractions au copyright, c'est du meme niveau de fraicheur que le poisson d'ordralfabetix) .
      6) faire un resume du journal (probablement pour les collegues centraliens qui, comme toi, postent d'abord et lisent sans comprendre ensuite).

      C'est bien, tu comprends vite en fait. Faut juste t'expliquer longtemps.
      Remarque, au moins, tu nous a evite les anneries que t'as sorti sur la faille SSL ce coup ci.
      • [^] # Re: Le problème

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Tu n'as vraiment pas mieux à faire que de me descendre ? Écrire des trucs constructifs, par exemple. Tu as du karma à revendre, c'est ça ? Parce que c'est toi, qui va descendre, question pertinence, c'est couru d'avance.

        Sinon, désolé pour mes postes un peu impulsifs, quand quelque chose est mal expliqué, je cherche, et ici, j'ai tendance à exposer mes découvertes au fur et à mesure. Quand je trouve que qu'un commentaire est erroné, je réponds avec une correction ou des informations complémentaires. Pas avec un « tu es trop nul, tu n'as rien compris, dégage ».

        Chacun son truc, on va voir ce qui est jugé le plus pertinent ici. Allez-y, notez ce commentaire et les deux parents, faites-vous plaisir.
        • [^] # Re: Le problème

          Posté par . Évalué à -1.

          heu, nan, mais la note de mes commentaires, si tu savais ce que je m'en gratte l'oignon, mais alors d'une force...
          C'est pas un concours, d'une part, d'autre part c'est pas comme si la plupart des moules notaient objectivement plutot que suivant la ligne du parti/le copain qui poste...

          Tes multiples posts en ayant visiblement pas la moindre idee de ce que google fait, mis en parallele avec ton incomprehension totale du probleme dans le cas de la "faille" SSL me font juste doucement rigoler et sont je trouve tres revelateurs.

          Quand a etre constructif, si te moucher maintenant peut t'eviter de parler quand t'as rien a dire a l'avenir, je me dit que ma journee n'aura pas ete si vaine que ca.
          • [^] # Re: Le problème

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            heu, nan, mais la note de mes commentaires, si tu savais ce que je m'en gratte l'oignon, mais alors d'une force...

            Ça vaut mieux, parce que là, ça va donner, avec ce genre de contenu.

            Tes multiples posts en ayant visiblement pas la moindre idee de ce que google fait, mis en parallele avec ton incomprehension totale du probleme dans le cas de la "faille" SSL me font juste doucement rigoler et sont je trouve tres revelateurs.

            Oui, en effet, je ne comprenais pas le problème, ainsi que je l'avouais explicitement dans mon premier message. Le journal étant très peu explicatif à ce sujet, et les liens proposés ne l'étant pas beaucoup plus, j'ai dû partir à la pêche aux informations, pour comprendre. On va dire que dans un souci de transparence, j'ai exposé ma compréhension au fur et à mesure, ce qui peut donner une impression d'hésitation et un aspect général décousu.

            Tu peux me reprocher de ne pas chercher, puis tout exposer d'un coup, pas de problème. Tu as aussi le droit de me reprocher de ne pas connaître le problème dès le départ et de chercher à la comprendre, après tout, c'est juste idiot.

            Quand a etre constructif, si te moucher maintenant peut t'eviter de parler quand t'as rien a dire a l'avenir, je me dit que ma journee n'aura pas ete si vaine que ca.

            Sympa. Je vais te laisser t'exciter, c'est amusant à lire, pour ma part je préfère me tenir à des propos respectueux.
            • [^] # Re: Le problème

              Posté par . Évalué à 2.

              On va dire que dans un souci de transparence, j'ai exposé ma compréhension au fur et à mesure
              Nan, mais si tu veux nous dire quand tu va faire caca, ouvres toi un compte twitter, c'est precisement fait pour ca.
              • [^] # Re: Le problème

                Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                Superbe. Très digne.

                Avec des arguments pareils, tu n'as même pas besoin d'un adversaire. Puisque nous avons quitte le domaine du débat pour la polémique, si je puis me permettre : ce n'est pas bien de poster des commentaires quand on a trop bu.
                • [^] # Re: Le problème

                  Posté par . Évalué à 1.

                  oula, attention, je sens que tu bous et tu sors de tes gonds.
                  Peut etre meme que tu vas tomber suffisament bas pour dire merde, et tu vas devoir aller a confesse dimanche pour avoir peche.
                  • [^] # Re: Le problème

                    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                    Les études, la religion… Continue, tu dois pouvoir trouver plein d'autres domaines où m'attaquer personnellement, si ça t'amuse. De toute façon c'est bien connu, je suis un sale con. Un connard amer, pour être précis.

                    Oh, j'ai dis deux gros mots, en fait !
                    • [^] # Re: Le problème

                      Posté par . Évalué à 0.

                      T'es dur avec toi meme, je pense pas que tu sois amer.

                      Pedant par contre...
                      • [^] # Re: Le problème

                        Posté par . Évalué à 5.

                        Dites, il y a les messages privés pour ça…
  • # rappel

    Posté par . Évalué à 10.

    "Le livre, comme livre, appartient à l’auteur, mais comme pensée, il appartient - le mot n’est pas trop vaste - au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l’un des deux droits, le droit de l’écrivain et le droit de l’esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l’écrivain, car l’intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous."

    Mais ce qui précède n'est que la prose avant gardiste d'un aigri sans talent, n'ayant jamais pu faire éditer ses sornettes, puisqu'il s'agit... de Victor Hugo en 1878 !
    • [^] # Re: rappel

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Merci à l'aigri sans talents (Eh oui, il n'était pas perse) et à ceux qui rappellent cette excellente citation. Il me semble qu'il s'agit d'un point tout à fait essentiel et trop souvent occulté en matière de droit d'auteur.
    • [^] # Re: rappel

      Posté par . Évalué à 2.

      Ce qui est étonnant, c'est que presque aucun écrivain ne connaît cette citation, dans la mesure où presque aucun écrivain ne permet qu'on copie son livre, même si l'intérêt public serait en jeu.
      Ou alors, les écrivains n'aiment pas Victor Hugo?

      THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

      • [^] # Re: rappel

        Posté par . Évalué à 5.

        Ouai, ou alors les écrivains ont un immense respect pour Victor Hugo, ce qui ne les empêchent pas de ne pas être d'accord avec lui sur tout ; et ils veulent vivre correctement de leurs œuvres et ne connaissent pas d'autre modèle économique que de s'accrocher à leur droits.

        C'est beau de critiquer, mais le jour où on vous demande de développer d'abord, et après on regarde si on va trouver un moyen de vous rémunérer... ou pas, combien ici vont se lancer?

        De nos jours, un écrivain sans Rolex, c'est un ratay! ©
        • [^] # Re: rappel

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          C'est marrant souvent lorsqu'un qu'un artiste laisse ses oeuvres en libre accès, intelligemment et avec finesse, il gagne toujours plus qu'en ne le faisant pas.

          Alors c'est beau de dire que cela ne marche que comme on a toujours fait, mais cela ressemble bien à de la propagande.
          • [^] # Re: rappel

            Posté par . Évalué à 5.

            Respire un bon coup, relis bien:

            Les écrivains, tu sais, les gens qui écrivent des livres et qui du coup vont moins souvent sur linuxfr et jamendo, et bien peu de ces écrivains connaissent le modèle économique lié au libre.

            Du reste, pour les livres, en fait, je ne le connais pas vraiment non plus, mais je ne pense pas que Victor Hugo aurait vécu en faisant des concerts pendant lesquels il aurait lu ses livres...

            Il ne reste donc que le mécénat de masse. Et là on retombe sur ce que je disais: hier ils ne savaient pas que ça existait, aujourd'hui tu veux qu'ils risquent leurs revenus là-dessus. Plus facile à dire qu'à faire! Et c'est pas en disant "salaud de capitaliste conservateur endoctriné par la propagande d'une autre époque" qu'on va les mettre en confiance...
            • [^] # Re: rappel

              Posté par (page perso) . Évalué à 4.

              Je ne cherche pas à les mettre en confiance, je m'en moque d'eux. Ils font leurs vies, leurs choix et les assume. s'ils n'arrivent pas à en vivre, ils crèvent, cela ne me touche pas du tout.
              Je suis un gros consommateurs de livre (je lis en moyenne 5 romans par mois) à tel point que je ne peux pas me permettre de tout acheter et que je relis régulièrement mes livres déjà lus.

              Pour moi qui achète les livres, le format papier est important _donc_ j'achèterais toujours les livres si j'en ai les moyens. et un fichier pdf de base ne m'intéresse pas. Donc un auteur à plus de chance de me vendre un livre si je le connais (donc que j'ai pu lire un truc) Mais si il ne veux pas diffuser des romans (même ses vieux qu'on n'édite plus) pas de soucis, cela ne me dérange pas, je ne le critique même plus. Mais le jour ou il viendra gueuler qu'il ne vend pas assez parce que 'les gens ne lisent plus gnagna internet, gnagna télé gnagna' je serais mort de rire.
              Toute cette génération va crever (sauf le très haut du panier) parce que les modes de consommation ont changé, les usages ont changé, les circuits de connaissance et de distributions ont changé.

              Une copine achète les épisode d'une série en dvd, tu va me croire ou pas, mais les boites _neuves_ des dvd sont cassées - truc en plastiques qui maintiennent la galette , il y a pas de livrets avec des trucs inédits. Une saison de 5dvd 50 euros, le produit ne les vaut pas, je comprends les gamins qui téléchargent.

              Ok, télécharger est illégal et je ne le recommande pas, maintenant c'est un fait de société, il y a plusieurs manière de faire avec : proposer des produits physiques attrayant avec des 'bonus?' des trucs inédits, des posters etc.... ou essayer de mettre un flic derrière chaque personne. Je suis persuadé que tu sais qu'elle serait une réponse intelligente. Parce que les gamins qui n'ont pas trop de fric aujourd'hui sont les 'consommateurs de demain' et si tu leur pourris la gueule aujourd'hui, ils seront pas tes clients demain.

              Maintenant je ne les pourris pas, ils font tous leur vie, mais le jour ou ils crèveront, cela ne me fera même pas dresser un sourcil.
              • [^] # Re: rappel

                Posté par . Évalué à 3.

                Mais si il ne veux pas diffuser des romans (même ses vieux qu'on n'édite plus) pas de soucis, cela ne me dérange pas, je ne le critique même plus. Mais le jour ou il viendra gueuler qu'il ne vend pas assez parce que 'les gens ne lisent plus gnagna internet, gnagna télé gnagna' je serais mort de rire.

                Je connais un auteur de livre qui est en proces depuis 10 ans pour recuperer le droit de publier ses propres livres que la compagnie d'edition refuse de re-editer. La compagnie en question a racheter la petite maison d'edition qui s'occupait des livres de l'ecrivain en question. Donc des fois certains auteurs, dont lui, voudraient parfaitement mettre leurs livres plus anciens a disponibilite mais ce n'est pas toujours possible.
              • [^] # Re: rappel

                Posté par . Évalué à -4.

                "Parce que les gamins qui n'ont pas trop de fric aujourd'hui sont les 'consommateurs de demain' et si tu leur pourris la gueule aujourd'hui, ils seront pas tes clients demain."


                Je ne vois pas en quoi le fait d'être, peut être, un futur client donne le droit de violer la Loi.
                Le gamin justement doivent être éduqué, c'est à dire apprendre à refouler leur désir. C'est la base de la civilisation, et ce n'est pas en étant permissif qu'on va en faire des hommes.
  • # la PI nous tuera tous

    Posté par (page perso) . Évalué à 7.

    Le fond du problème est la guerre du dernier eldorado des pays occidentaux : la propriété industrielle/intellectuelle.

    Après avoir massacré à coup de financiarisation le tissu industriel (rentabilité impossible, sauf à cramer la machine en même temps), après avoir paupériser les populations et avoir fait un retour en arrière de 50 ans en terme de niveau de vie _réel_ et de conditions de vie pour une majorité des populations (sans avoir le ressort de la forte croissance pour avancer), après avoir délocaliser notre productions et en même temps notre savoir faire, il faut un nouveau terrain de jeu pour les virus que sont cette 'classes dirigeante' qui ne vit qu'en mangeant son hôte, tel un sida.

    Ce nouveau terrain de jeu est la PI. Il ne reste en effet plus que cela pour 'gagner' sa vie dans les pays occidentaux et c'est la guerre du 3ème millénaire. Il suffit de regarder comment cela se passe actuellement dans le monde de la musique pour comprendre :
    Vous prenez le droit d'auteur d'un artiste, que je respecte.
    Vous prenez une 'société' chargé de collecter les rétributions pour la diffusion de ces musiques.
    Vous prenez une société qui 'produit' des artistes
    Vous prenez des radios qui passent des chansons de ces artistes.

    Nous avons l'impression d'être dans le meilleur des mondes ? et bien la réalité est tout autre et c'est un enfer :
    Les maisons de disques produisent des artistes à qui elles ont achetés les droits : en clair _elles_ touchent de la sacem.
    La sacem à un 'panier' qui permet de déterminer qui touche combien, dans ce panier, il y a la fréquence de passage des chansons à la radio.
    DONC les financiers des maisons de disques ont compris l'astuce : 'forcer' les radios à passer le plus possible de chansons dont ils ont les droits. Les radios doivent obtempérer au moins un minimum car elles ont besoin des maisons de disques pour avoir les disques. Et la boucle est bouclée : vous vous retrouvez à la radio avec des pelles de merdes qui durent 3 mois, mais qui sont là uniquement pour engraisser les maisons de disques (en bourrant le panier d'écoute sacem) jusqu'à la génération suivante. Et l'industrie musicale est là ou elle est rendue : exsangue et en déclin : il ne leur reste qu'un impôt sur tout le monde pour continuer à survivre, et ils essayent de l'obtenir (taxe sur les FAI compensée par la baisse de la tva sur les abonnements : c'est VOUS qui payer cette taxe) et ce n'est pas fini.

    L'industrie du livre re-commence : les même causes produisent les même effets et les 'dirigeants' qui se sont cooptés et pistonnés sont pour la plupart des bon à rien : ils le montrent aujourd'hui dans l'incapacité à prendre des décisions innovantes, positives et porteuse d'avenir. Qu'ils crèvent.
    • [^] # Re: la PI nous tuera tous

      Posté par . Évalué à 3.

      Très bonne analyse. J'ajouterais ceci:
      Si vous désirez absolument que l'industrie du divertissement continue à nous tondre la laine sur le dos, il suffit:
      - d'écouter les radios qui passent leur musique,
      - de regarder les chaînes de télévision qui passent leurs films,
      - d'acheter leurs CD, leurs DVD, leurs BlueRay,
      - de télécharger leur daube et de la faire connaître le plus possible,
      - et, pour les artistes, de continuer à marcher dans ce système,
      - de ne surtout pas contribuer financièrement à la culture sous licence libre.

      Ça tombe bien, c'est ce que pratiquement tout le monde fait, on n'est pas prêts de se débarrasser des parasites.

      THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

  • # Merci google de nous proté

    Posté par (page perso) . Évalué à 5.

    En en-tête des livres numérisés par google, on peu lire :


    A propos de ce livre
    Ceci est une copie numérique d’un ouvrage conservé depuis des générations dans les rayonnages d’une bibliothèque avant d’être numérisé avec
    précaution par Google dans le cadre d’un projet visant à permettre aux internautes de découvrir l’ensemble du patrimoine littéraire mondial en
    ligne.
    Ce livre étant relativement ancien, il n’est plus protégé par la loi sur les droits d’auteur et appartient à présent au domaine public. L’expression
    “appartenir au domaine public” signifie que le livre en question n’a jamais été soumis aux droits d’auteur ou que ses droits légaux sont arrivés à
    expiration. Les conditions requises pour qu’un livre tombe dans le domaine public peuvent varier d’un pays à l’autre. Les livres libres de droit sont
    autant de liens avec le passé. Ils sont les témoins de la richesse de notre histoire, de notre patrimoine culturel et de la connaissance humaine et sont
    trop souvent difficilement accessibles au public.
    Les notes de bas de page et autres annotations en marge du texte présentes dans le volume original sont reprises dans ce fichier, comme un souvenir
    du long chemin parcouru par l’ouvrage depuis la maison d’édition en passant par la bibliothèque pour finalement se retrouver entre vos mains.
    Consignes d’utilisation
    Google est fier de travailler en partenariat avec des bibliothèques à la numérisation des ouvrages appartenant au domaine public et de les rendre
    ainsi accessibles à tous. Ces livres sont en effet la propriété de tous et de toutes et nous sommes tout simplement les gardiens de ce patrimoine.
    Il s’agit toutefois d’un projet coûteux. Par conséquent et en vue de poursuivre la diffusion de ces ressources inépuisables, nous avons pris les
    dispositions nécessaires afin de prévenir les éventuels abus auxquels pourraient se livrer des sites marchands tiers, notamment en instaurant des
    contraintes techniques relatives aux requêtes automatisées.
    Nous vous demandons également de:
    + Ne pas utiliser les fichiers à des fins commerciales Nous avons conçu le programme Google Recherche de Livres à l’usage des particuliers.
    Nous vous demandons donc d’utiliser uniquement ces fichiers à des fins personnelles. Ils ne sauraient en effet être employés dans un
    quelconque but commercial.
    + Ne pas procéder à des requêtes automatisées N’envoyez aucune requête automatisée quelle qu’elle soit au système Google. Si vous effectuez
    des recherches concernant les logiciels de traduction, la reconnaissance optique de caractères ou tout autre domaine nécessitant de disposer
    d’importantes quantités de texte, n’hésitez pas à nous contacter. Nous encourageons pour la réalisation de ce type de travaux l’utilisation des
    ouvrages et documents appartenant au domaine public et serions heureux de vous être utile.
    + Ne pas supprimer l’attribution Le filigrane Google contenu dans chaque fichier est indispensable pour informer les internautes de notre projet
    et leur permettre d’accéder à davantage de documents par l’intermédiaire du Programme Google Recherche de Livres. Ne le supprimez en
    aucun cas.
    + Rester dans la légalité Quelle que soit l’utilisation que vous comptez faire des fichiers, n’oubliez pas qu’il est de votre responsabilité de
    veiller à respecter la loi. Si un ouvrage appartient au domaine public américain, n’en déduisez pas pour autant qu’il en va de même dans
    les autres pays. La durée légale des droits d’auteur d’un livre varie d’un pays à l’autre. Nous ne sommes donc pas en mesure de répertorier
    les ouvrages dont l’utilisation est autorisée et ceux dont elle ne l’est pas. Ne croyez pas que le simple fait d’afficher un livre sur Google
    Recherche de Livres signifie que celui-ci peut être utilisé de quelque façon que ce soit dans le monde entier. La condamnation à laquelle vous
    vous exposeriez en cas de violation des droits d’auteur peut être sévère.
    À propos du service Google Recherche de Livres
    En favorisant la recherche et l’accès à un nombre croissant de livres disponibles dans de nombreuses langues, dont le fran ̧ ais, Google souhaite
    o
    contribuer à promouvoir la diversité culturelle grâce à Google Recherche de Livres. En effet, le Programme Google Recherche de Livres permet
    aux internautes de découvrir le patrimoine littéraire mondial, tout en aidant les auteurs et les éditeurs à élargir leur public. Vous pouvez effectuer
    des recherches en ligne dans le texte intégral de cet ouvrage à l’adresse http://books.google.com


    En résumé donc, google pour nous protéger des vilaines multinationales[3], s'approprie le patrimoine mondial des œuvres littéraires auparavant élevées dans le domaine public. \o/

    Rappelons que si google souhaite réellement contribuer à promouvoir la diversité culturelle, rien ne les empêche de contribuer à des projets comme wikisource[1] ou gutemberg[2].

    [1] http://fr.wikisource.org/wiki/Accueil
    [2] http://www.gutenberg.org/browse/languages/fr
    [3] Sans doute pensent-il à des scandaleuses entreprises tel qu'In Librio Veritas http://www.inlibroveritas.net/
    • [^] # Re: Merci google de nous proté

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      >En résumé donc, google pour nous protéger des vilaines multinationales[3],
      >s'approprie le patrimoine mondial des œuvres littéraires auparavant élevées
      >dans le domaine public. \o/

      Non ils s'approprient leur travail de numérisation et de 'classement'.

      Ils ne t'empèche pas d'aller prendre le même livre et de faire avec la même chose.

      Ce qu'ils ne veulent pas c'est que des gens gagnent de l'argent avec _leur_ travail. je trouve cela normal.
      • [^] # Re: Merci google de nous proté

        Posté par . Évalué à 3.

        Pour ce qui concerne la numérisation je suis moyennement d'accord.

        Cette opération n'est pas neutre avec les risques de détérioration qu'elle implique.
        Sans compter que les infrastructures de conservation sont financées sur le denier public

        Ils ne t'empèche pas d'aller prendre le même livre et de faire avec la même chose.

        Va essayer de faire ca avec ton petit scanner sur les oeuvres originales de nos plus grands écrivains des Lumières pour voir.

        Bref, cette opération doit être mutualisée dans l'intérêt du patrimoine.
        Il me parait raisonnable qu'en terme de compensation, ce résultat brut puisse être réutilisé librement. Quitte à laisser Google opérer gracieusement.
        • [^] # Re: Merci google de nous proté

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          >Quitte à laisser Google opérer gracieusement.

          En clair : google travaille gratuitement pour tout le monde afin que des boites privées puissent bénéficier gratuitement de leur travail et faire du fric avec ?

          mort de rire....

          Si ton scanner ne suffit pas, achètes en un autre et va les concurrencer, numérise ce que tu peux et donne le à tous le monde sans distinction, mais mon petit doigt me dit que tu n'es pas prèts à le faire à la même échelle.

          Ce n'est pas parce que c'est disponible sur internet que ce doit être gratuit. ce n'est pas parce que quelqu'un fait quelque chose que ce doit être dispo gratuitement pour tous.
          Le deal de numérisation google doit être le résultat de tractations : par exemple mettre à la dispo de tous gratuitement sur le net (c'est un vrai plus pour tout le monde) ET ils se gardent la possibilité de gagner de l'argent avec leur travail, en refusant qu'il puisse être fait une utilisation commerciale. je trouve le deal plutôt honnête.

          Alors on peut comparer avec ce qu'on fait en france : regardons combien il y a de volumes numérisés de part et d'autre avant de parler. Je ne trouve pas de chiffre, mais quelque chose me dit qu'il n'y a pas de commune mesure.

          Et c'est moi qui vit en bisounoursland.
          • [^] # Re: Merci google de nous proté

            Posté par . Évalué à 3.

            Je me suis mal exprimé ou quoi ?

            C'est ce que je dis.

            Le commanditaire, l'Etat, doit pouvoir récupérer les scans des oeuvres qu'ils détiennent et pouvoir les diffuser comme bon leur semble y compris en libre accès ou en choisssnt de les valoriser eux-même, quitte à ne pas faire payer Google pour l'accès à ses oeuvres.
            Pour moi c'est bien une tractation aussi. Après la concurrence se fait comme tu l'évoques sur l'exploitation des données brutes (OCR, classement, services croisés, ...)
            Mais rien n'empêche les concurrents de scanner ceux d'autres bibliothèques et Google de refuser le deal.

            Ici c'est l'Etat que je critique d'accepter le deal de l'exclusivité commerciale.
            Si Google n'est pas d'accord qu'à cela ne tienne.
            • [^] # Re: Merci google de nous proté

              Posté par . Évalué à 2.

              D'ailleurs ce point de céder l'exclusivité sur les copies numériques est abordé dans la charte pointée plus bas (page 43)


              si le réutilisateur opère des investissements techniques (numérisation, indexation),
              juridiques (apurement des droits d'auteur) ou autres (traduction, forte visibilité offerte
              à l'institution détentrice et incitant à sa fréquentation, association de coordonnées de
              géo-référencement, etc.), ceux-ci peuvent justifier une dérogation au principe général
              de non exclusivité, pour une durée raisonnable (3 ans maximum) et en prouvant
              les bénéfices pour la collectivité ;

              Un fond pourrait décider de ne pas mettre en libre accès tous les scan de Google mais pour une période limitée et pas définitivement.
              Ca n'empêche pas un concurrent de faire la même chose entretemps mais au bout de 3 ans max, l'Etat peut diffuser les données brutes comme il le souhaite.
              J'avoue que ce point m'inquiète et mériterait un meilleur cadre de définition car je crains que le caractère "dérogatoire" ne s'impose comme le cas la général.
      • [^] # Re: Merci google de nous proté

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        Non ils s'approprient leur travail de numérisation et de 'classement'.

        Ils ne t'empèche pas d'aller prendre le même livre et de faire avec la même chose.

        Ce qu'ils ne veulent pas c'est que des gens gagnent de l'argent avec _leur_ travail. je trouve cela normal.


        Oui, c'est normal qu'ils veuillent limiter les usages de leurs copies. Sauf qu'ils n'ont pas le droit de le faire. Leurs restrictions ne valent rien, un livre du domaine public numérisé par Google, on a le droit de le copier, de l'imprimer, ou de le vendre à grande échelle, qu'ils le veuillent ou non.

        La seule personne qui peut attribuer des droits sur une œuvre, c'est son auteur ou ceux à qui sont auteur a cédé des droits par contrat. Une fois dans le domaine public, les droits patrimoniaux sont disponibles à tout le monde sans avoir à demander d'autorisation à qui que ce soit. Donc si Google ou Hachette Livres t'en a fourni une copie, tu en fais strictement ce que tu veux.
        • [^] # Re: Merci google de nous proté

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          sauf que je ne suis pas persuadé que la forme numérique sur google soit du domaine publique.
          Et google te dit clairement que sur LEUR site, ils ne te fournissent pas une copie du livre libre de droit, c'est clairement indiqué, il y a des restrictions, non sur l'oeuvre en elle même, mais de LA version numérique de google.
          C'est un peu une grande différence
          • [^] # Re: Merci google de nous proté

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            Ils n'ont pas le droit. Une œuvre reste la même au niveau du droit, indépendamment de son format. Si tu achètes l'Illiade en Livre de poche, tu as le droit de le photocopier intégralement, même si c'est la version du Livre de poche.
            • [^] # Re: Merci google de nous proté

              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

              Je précise un peu. Pour une œuvre non encore élevée dans le domaine public, pour faire quoi que ce soit il faut l'autorisation de l'auteur ou de ceux à qui il a délégué ce pouvoir. Par exemple, l'auteur peut signer avec un éditeur un contrat l'autorisant à reproduire et à vendre son œuvre en France, en autoriser un autre à la traduire en anglais et un autre à le vendre sur papier en Angleterre. Si Google obtient le droit de le reproduire sous forme numérique avec une licence donnée, ils peuvent, selon leur contrat avec l'auteur ou ses ayant-droits, restreindre l'usage de leurs version, dans la limite de la loi¹.

              Pour une œuvre dans le domaine public, en revanche, n'importe qui peut exercer certains droits patrimoniaux (tous ?), comme la reproduction, sans demander d'autorisation à qui que ce soit. Et, l'œuvre étant indivisible, il lui est impossible de restreindre ces droits. Quiconque aura reçu une copie d'une œuvre dans le domaine public aura ces mêmes droits, et les clauses de licences contraires à cela ne valent rien.


              ¹ Par exemple, une clause de licence utilisateur final interdisant la reproduction a usage privé ne vaut rien, puisque contraire à la loi.
              • [^] # Re: Merci google de nous proté

                Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                Oui mais en modifiant l'œuvre tu conçois une nouvelle œuvre originale, donc google ne distribue pas les œuvres elles mêmes mais des dérivés. Maintenant est-ce que je peux virer la partie ajouté par google qui ne m'intéresse pas et la réutiliser comme bon me semble ? Je ne suis pas certain que ce soit légal.

                Cela étant, pour peu qu'on soit dans un état où s'applique la présomption d'innocence, tu peux toujours joué sur le fait de ne pas donner la source d'où tu tires ta copie numérique de l'œuvre. Dans ce cas on peu présumé que tu la récupérer d'une source légale.
            • [^] # Re: Merci google de nous proté

              Posté par . Évalué à 2.

              Tu es certain de ça ? Il me semblait à moi que le travail d’édition donnait lieu à des droits…
  • # Du pourquoi du comment de la prudence de notre cher ministre

    Posté par . Évalué à 3.

    ... et autres tergiversations abracadabrantes

    J'aimerais réagir sur certains des propos abordés par ce journal.

    Je sais qu'HADOPI aidant, la critique est aisée.

    Je ne me prononcerai pas sur les contenu protégés par le droit d'auteur mais juste sur la diffusion des œuvres numérisées passées dans le domaine public.

    Les articles pointés en lien critiquent la prudence excessive du ministre:

    Le ministre de la Culture et de la Communication estime pour sa part qu'« il ne faut pas numériser tout, tout de suite ».

    et les tacles sur Gallica
    http://www.precisement.org/blog/Les-limites-de-Google-Print-(...)

    J'ai découvert à l'occasion d'un autre journal, qu'une réflexion était en cours sur le moyen de diffuser au plus grand nombre les œuvres de notre patrimoine culturel.
    Ceci fait l'objet d'un rapport remis pas notre ministre de la culture
    http://david.monniaux.free.fr/pdf/lettre_rapport_culture.pdf
    http://bat8.inria.fr/~lang/pla-doc/2009_Partager-notre-patri(...)

    Avant de critiquer, comme quoi c'est un charte que ce n'est pas contraignant, .... je vous invite a vous pencher sur ces propositions qui justifient peut-être la prudence dudit ministre. Il n'exclut pas catégoriquement les partenariats avec le privé bien au contraire.

    On y trouve une démarche à décliner pour chaque "fond" de l'état sous la tutelle du ministère de la culture, qui essaie de concilier aussi bien les initiatives communautaires propres au web d'aujourd'hui que des initiatives privées comme celle de Google. Ceci est entrepris en gardant à l'esprit une réutilisation maximale et avec comme souci la diffusion au grand nombre.
    Ca reste une charte mais elle a le mérite d'exister et débouchera peut-être sur quelque chose de plus concret.


    Il ne me parait pas anormal par exemple que, en contre-partie de la numérisation, on puisse exiger des garanties de réutilisation du travail (pour diverses raisons comme l'usure, la détérioration des oeuvres originales, le bien commun, ...). Ceci est affaire de compromis.
    Ceci est cité dans la charte.

    J'admire Google pour la démarche entreprise: mettre à disposition de tous, la connaissance universelle quelle qu'elle soit (google Maps, search, books , images, ...) . Mais ce partage n'est pas désintéressé et connait quelques limites en terme de réutilisation. L'ouverture reste relative et ne tient que par l'image de marque que Google souhaite conserver.
    Qui sait ce que l'avenir nous réserve ?

    Par exemple, malgré la modeste capacité du site Gallica, je serais plus enclin à partager la retranscription OCR d'un texte numérisé avec des garanties de réutilisation que sur un site qui n'offre pas ces mêmes garanties, notamment vis à vis de la concurrence.

    Tout comme je préfère geotagguer sur OpenStreetMap que sur GoogleMaps.
    De mon point de vue, l'information (non personnelle s'entend) doit circuler librement.

    Aujourd'hui, je préfère mille fois récupérer un format OCR epub libre de droit des fleurs du mal.

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k70861t/f2

    qu'un scan PDF
    http://books.google.fr/books?id=ZKYZAAAAYAAJ&printsec=fr(...)

    Que se passera t'il le jour où ou Google créera le service d'OCR en faisant appel aux petites mains du Web ?
    Vous donnerez de votre temps pour Google tout en n'étant jamais sur que vous pourrez réutiliser librement le travail commun ? Curieuse attitude pour des défenseurs du libre.
    Si les ressources de l'état (IGN, INA, ) se mettent au diapason de cette charte et notamment suivent la recommandation 2 (page 18), je soutiens la démarche et la prudence de notre ministre qui souhaite s'entourer de garanties et qui prend aussi en considération le respect des droits d'auteur. Ceci en veillant à ce qu'elle ne soit pas détournée de son objectif.
  • # A ne jamais oublié

    Posté par . Évalué à 4.

    Beaucoup semble dire ici qu'il faut laisser faire Google parce qu'après tout ils contribuent au Libre, mettent ces livres à disposition gratuitement, bref sont "gentils".

    Mais cette "gentillesse" n'est que le reflet de cette entreprise aujourd'hui. Demain les gens qui la composent peuvent changer et ne plus du tout suivre la même politique...

    Le danger ne vient pas des bonnes ou mauvaises intentions de Google à moyen terme, mais de la concentration des pouvoirs.

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