Journal Musique libre, ça vous chante?

Posté par (page perso) . Licence CC by-sa
10
23
avr.
2016

Bonjoir nal.

Tu t'en doute, j'aime le logiciel libre.
Ce que tu ignores, c'est que j'aime également la musique. J'en écoute
dès que je peux.

J'avais donc eu une folle idée, il y a quelques années: Remplir ma
collection personnelle avec de la musique libre.

Avec le temps, quelques constats:
- La majorité des trouvailles étaient uniquement de la musique en
libre diffusion. Donc pas libre. Quand c'était pas juste
un ou deux morceaux en libre diffusion pour la promotion d'un album. :(
- Je "trouvaille" de moins en moins de musique libre qui me plaise. :((
- À force de mettre de coté ce que j'ai trop écouté en boucle, il ne
reste plus beaucoup de musique libre dans ma collection. :(((

Donc, cher lecteur, aurais-tu quelques morceaux, albums ou artistes
publiés sous licence libre à partager?

Tu peux partager de tous les genres, mêmes des trucs que je connais
déjà. Ça pourrait intéresser un autre lecteur.

PS: Connais-tu un orchestre de musique classique qui fasse de la
musique libre?

Oh, et une nimage en cadal.

  • # Tu pouvais pas mieux tomber

    Posté par . Évalué à 10.

    Salut copain _o/

    Je suis le gars qui a une collection de musique entièrement sous licence libre. Elle fait environ 70 GiB, en ne comptant que les fichiers compressés avec pertes (ogg vorbis essentiellement). Les fichiers les plus anciens sont uniquement dispo sous cette forme, mais comme depuis quelques mois je m'attache à trouver de la musique dont les fichiers compressés sans pertes sont disponibles, j'ai aussi environ 70 GiB de flac et de wav. Je n'ai pas encore mis cette archive à disposition mais si tu es intéressé, tu peux me contacter par e-mail sachant que je m'appelle aussi eingousef chez le mail de google.

    J'ai des musiques de jeux, de la musique classique, de la musique symphonique style "soundtrack", et du bon gros metal qui T̙̙͕̟͈̬̭̣͚́̕Â̵̷̷̬͉͕̭͈͖͍̹̺̙̬̹͇̤͎̮̹̺̠͠͠C̸̜̩̞̪̲̺̝̫̹͜͞͝ͅḨ̣̭̲̭̤̺̫͉͍̖̣̭͓͜͢ͅͅͅE̸͟͠͞͏̜̘͖̱̮.

    splash!

    • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

      Posté par . Évalué à 9.

      rhâââ zut j'en ai encore mis partout :/

      splash!

    • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

      Posté par (page perso) . Évalué à 0. Dernière modification le 24/04/16 à 14:12.

      de la musique dont les fichiers compressés sans pertes sont disponibles

      … Et dont il existe un dépôt en ligne avec les sources! De la chanson! Pis propre hein, les WAVPCM plein pot des prises nettoyées, les MIDIFILES et tout! Je ne crois pas avoir vu ça UNE SEULE fois et pour cause, c'est quasi-impossible, conceptuellement.

      C'est surtout complètement débile. Tous les musiciens que je connais trouvent ça complètement débile, la "musique libre" (Richard Stallman aussi au fait hein - il me l'a dit lui-même, puis il a développé entre deux énormes bouchées de dinde, ouais j'ai diné avec Richard Stallman, c'était quelque chose, je vais faire une chanson tiens) en fait non c'est faux, la grande majorité refuse carrément d'aborder le sujet. Et vas-y, essaye de leur dire que leur musique n'est pas libre, utilise ce terme, dis-leur que ça veut dire autre chose, nan mais vas-y, dis-leur que parce qu'ils ont l'outrecuidance de te donner leur travail gratos sans maintenir un dépot github de 3Gb par morceau, tu les catégorises dans le mème sac que Miley Cyrus/GAFA Music, je t'observe à bonne distance :D

      C'est pas complètement crétin de considérer la musique comme du code, mais c'est clairement sub-intelligent. Sécurité, écoute passive, inspiration, compatibilité ascendante, descendante, pérrénité, sexe, drogue et rock'n'roll, montées de version, peer-review, tomorrow never knows, Robert Desnos et Boris Vian, je préfère prévenir que ceci n'est pas vraiment une invitation à la discussion sur le sujet (pas parce que je veux pas en parler, mais parce que je veux plus en parler, nuance) :)

      • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

        Posté par . Évalué à 4.

        En art la notion de source est difficile à définir. Objectivement, une source, c'est la partie technique qui permet l'exercice des quatre libertés (utilisation, étude, partage et création de tout type d'œuvres modifiées). Pour définir plus précisément une source, il faut donner en gros une définition par type d'œuvre, ce qui est bien plus délicat.

        Du coup je ne me casse pas la tête, je me demande juste "qu'est-ce que j'ai envie de faire moi ?". Et en tant que public de l'art libre, j'ai juste envie d'écouter, de partager et éventuellement d'étudier un peu. Ça veut dire que :

        1) je veux pouvoir convertir le fichier audio au format que je veux, en gardant une qualité acceptable
        2) je veux pouvoir comprendre les paroles, savoir ce qu'elles veulent dire
        3) je veux pouvoir faire comprendre les paroles à quelqu'un d'autre
        4) je veux pouvoir chercher dans les paroles

        Les 1) implique que je dois avoir une version lossless, le 2) et 3) impliquent que je dois avoir les paroles et la possibilité des les citer et de les traduire, le 4) implique que je dois avoir les paroles dans un format texte.

        Avec ces conditions, ce n'est pas forcément libre, mais en tant que simple public, je considère ça comme un niveau de liberté acceptable. Si j'étais musicien, je souhaiterais peut-être aussi avoir les partitions/tablatures/samples/fichiers de travail exploitables par un logiciel libre, etc, et alors je réhausserais sans doute ma définition de ce que je considère acceptable.

        Richard Stallman aussi au fait hein - il me l'a dit lui-même

        Je me fous de ce que pense Richard Stallman de la culture.

        dis-leur que parce qu'ils ont l'outrecuidance de te donner leur travail gratos

        Pourquoi gratos ?

        splash!

      • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

        Posté par . Évalué à 2.

        C'est pas complètement crétin de considérer la musique comme du code, mais c'est clairement sub-intelligent

        Je ne vois pas pourquoi : http://supercollider.github.io/

        • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

          Posté par (page perso) . Évalué à 2. Dernière modification le 24/04/16 à 16:14.

          Je ne vois pas pourquoi : http://supercollider.github.io/

          C'était une formule :) JS. Bach par exemple, ça compile presque.

          Tiens à propos de SC, vous avez vu ça?

          Sinon eingousef< là, on est d'accord. Flac, paroles, partage. Rien que de penser aux sources t'as mal à la tète. Bon par ailleurs, il y a plein de musicos qui ne veulent pas que tu puisses lire les paroles. Oui, c'est bizarre/con/impraticable mais c'est comme ça, moi ce genre d'idiosyncrasies m'amuse (m’énerve aussi, je veux comprendre) et ne viendront jamais corriger un de leurs lyrics faux sur une page de blog de "fan" au contraire, ton erreur fait partie de l’œuvre nan mais je déconne pas hein? Sont tarés les musicos t'façons, je veux dire c'est déjà bien qu'ils se pointent en session vaguement à l'heure avec leur matos, tu veux qu'ils s'occupent de maintenir un dépôt de sources haha je veux dire la moitié (je suis sympa là) se souvient même pas d'où sont les fichiers d'origine! Tout part souvent à la poubelle après le mastering, Ya pas la place pour deux chansons, sur un disque dur de 60Gb de crevard musicos anyway :D

          Richard Stallman aussi au fait hein - il me l'a dit lui-même

          Je me fous de ce que pense Richard Stallman de la culture.

          T'as tort, c'est marrant, citation verbatim "Wien n'oblige les awtistes à faiwe ce métier" énorme je te dis, tu tombes de ta chaise à chaque punchline avec lui :)

          • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

            Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 24/04/16 à 16:49.

            JS. Bach par exemple, ça compile presque.

            J'aime bien l'image, ça lui colle parfaitement. :-)

            c'est déjà bien qu'ils se pointent en session vaguement à l'heure avec leur matos

            Là, quand ça arrive, il faut faire péter la bouteille de champ' !!!

            Je jouais avec un gratteux pendant un moment, c'était du genre :
            - Bon, t'es où mec ? on t'attend…
            - C'est bon les gars, je suis là dans 5 minutes, j'suis à deux stations
            Nous (en mode traduction) : bon, il décolle de son canap', on va commencer sans lui.

            Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.

          • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

            Posté par . Évalué à 2.

            C'était une formule :) JS. Bach par exemple, ça compile presque.

            Y'a un npm, pour ça?

          • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

            Posté par . Évalué à 2.

            Rien que de penser aux sources t'as mal à la tète.

            Je suis le premier à le dire ! Mais dis-toi que Richard Stallman a dû se prendre la tête pendant de longues années pour définir des choses qu'on considère aujourd'hui comme évidentes :)

            Oui, c'est bizarre/con/impraticable mais c'est comme ça, moi ce genre d'idiosyncrasies m'amuse (m’énerve aussi, je veux comprendre) et ne viendront jamais corriger un de leurs lyrics faux sur une page de blog de "fan" au contraire, ton erreur fait partie de l’œuvre nan mais je déconne pas hein?

            Les artistes sont assez imprévisibles en effet. Certains vont être très contents que tu partages leurs œuvres, d'autres vont crier au vol et à l'assassin. Certains vont marteler que leur œuvre doit être interprétée comme ça et pas autrement, d'autres vont rester absolument silencieux : le public doit interpréter l'œuvre comme il veut, tant pis s'il se goure. Au moins la publication d'une licence et éventuellement de sources permet un peu de clarifier tout ça.

            Sont tarés les musicos t'façons, je veux dire c'est déjà bien qu'ils se pointent en session vaguement à l'heure avec leur matos, tu veux qu'ils s'occupent de maintenir un dépôt de sources haha je veux dire la moitié (je suis sympa là) se souvient même pas d'où sont les fichiers d'origine!

            C'est vrai que ça arrive. J'ai moi-même envoyé des mails aux artistes des albums libres sans paroles que j'ai trouvé sur bandcamp, en leur demandant s'ils pouvaient les publier. J'ai eu très peu de réponses, mais la plupart étaient positives ("ah oui tiens, elles y sont pas, on va corriger ça"). J'ai eu un "les paroles de cet album sont perdues sur un vieux disque dur quelque part, ça me prendrait moins de temps de les réécrire que des les retrouver" et "ces paroles ont été écrites par un ancien membre du groupe qui ne voulait pas les voir publiées, et il s'est barré sans nous les donner". Je n'ai pas osé demander ce qui pouvait motiver un artiste à vouloir publier une chanson sans publier les paroles.

            Mais pour le problème de la pérennité je pense que c'est surtout une question d'époque. Aujourd'hui, on a des disques durs pas chers, des accès à Internet corrects, des dépôts par-ci par-là, si la culture libre se répand, ça finira par rentrer dans les mœurs de conserver les sources. Il ne faut pas oublier qu'au début du logiciel libre c'était pareil : Richard Stallman n'a jamais retrouvé les sources des premières versions d'EMACS.

            Tout part souvent à la poubelle après le mastering, Ya pas la place pour deux chansons, sur un disque dur de 60Gb de crevard musicos anyway :D

            C'est dommage que les artistes n'utilisent pas leurs propres disques durs lorsqu'ils le peuvent. Ils peuvent toujours mettre leur musique sur des gros silos centralisés, mais dans ce cas les libertés effectives restent dépendantes du service en question (si demain bandcamp décide de ne plus publier les flac, ben tant pis :/ ).

            T'as tort, c'est marrant, citation verbatim "Wien n'oblige les awtistes à faiwe ce métier" énorme je te dis, tu tombes de ta chaise à chaque punchline avec lui :)

            Ce qui m'étonne c'est que d'un côté il pense qu'on ne devrait pas utiliser le mot "créateur" qui donne à l'artiste un statut particulier en le plaçant sur un piédestal, d'un autre côté il pense que les artistes ne devraient pas être soumis aux mêmes obligations morales que les développeurs ou les rédacteurs d'encyclopédies ou de livres scolaires. J'ai du mal à comprendre sa logique.

            splash!

            • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

              Posté par . Évalué à 2.

              J'ai du mal à comprendre sa logique.

              Je pense que tout tient dans le fait que ce qui intéresse Stallman est la liberté de l'utilisateur.
              Les obligations morales sont là quand on fait des choix qui affectent la liberté des utilisateurs. C'est le cas pour les logiciels, les encyclopédies ou les livres scolaires, car le créateur peut utiliser un besoin pour imposer quelque chose.

              Pour le logiciel, c'est clair: j'ai besoin de lire un fichier doc parce que je reçois des doc, donc, j'utilise MSOffice qui peut en profiter pour faire autre chose que simplement lire le doc.
              Pour le livre scolaire ou l'encyclopédie, c'est similaire: j'ai besoin d'une connaissance, mais on me la sert enrobée d'autres connaissances pas forcément neutres.

              Par contre, il n'y a pas ce genre d'équivalent dans le cadre des artistes.

              (Sinon, oui, on s'en fout des choix de Stallman: je ne vais certainement pas changer de choix parce qu'il en a un différent. Mais cela ne veut pas dire que cette remarque est inutile ou stupide: elle souligne qu'il y a sans doute une logique qui échappent à ceux qui ne comprennent pas comment on peut être à la fois geek-libriste-super-puriste et ne pas voir ce qu'il y a de mal à la musique non libre)

              • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                Posté par (page perso) . Évalué à -1.

                Par contre, il n'y a pas ce genre d'équivalent dans le cadre des artistes.

                gni???
                Les "artistes" comme tu veux les appeler, sont les premiers à repiquer des trucs de partout.
                L'équivalent est encore plus évident : ça sert à reprendre sans devoir bidouiller pour ne pas se prendre de procès pour plagiat (les "artistes" ont comme compétence aussi la maitrise de la loi, pour piquer sans se faire prendre légalement, tout en faisant le plus possible pour empêcher les autres de faire comme eux)

                elle souligne qu'il y a sans doute une logique qui échappent à ceux qui ne comprennent pas comment on peut être à la fois geek-libriste-super-puriste et ne pas voir ce qu'il y a de mal à la musique non libre

                Non, ça souligne qu'il est illogique complet, sur deux points (ne pas détester la musique non libre en étant à fond dans le logiciel libre, et voir le mal dans le logiciel non libre alors qu'il ne voit de mal dans la musique non libre). Il a son délire, mais aucune vision globale (genre qu'un jeu, c'est du code et de l'art, que non il n'y a pas de différence fondamentale entre le deux parties sur le libre), c'est tout.

                • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                  Posté par . Évalué à 5.

                  Les "artistes" comme tu veux les appeler, sont les premiers à repiquer des trucs de partout.

                  En quoi est-ce un équivalent à ce que je cite ?
                  Là, je parle des problèmes pour l'utilisateur, et tu me réponds avec des problèmes pour ceux qui veulent créer.

                  Non, ça souligne qu'il est illogique complet, sur deux points

                  Ta vie doit être facile: quelqu'un n'est pas de ton avis, c'est donc qu'il est illogique, c'est tout, pas la peine de réfléchir.
                  (ce qui est amusant, c'est que j'ai vu passé des tas d'exemples où tu te plantais royalement (et moi aussi, je me plante parfois), c'est intéressant de voir à quel point tu te crois infaillible)
                  La question est: pourquoi n'aime-t-il pas les logiciels non-libres ? Il l'a, je pense, expliqué à plusieurs reprises. C'est illustré par l'exemple de l'imprimante: il y avait une imprimante dans son labo, et ils ont voulu l'utiliser avec un autre système, et cela n'était pas possible car ils n'avaient pas accès au code.
                  Je n'arrive vraiment pas à voir un cas similaire avec de la musique.
                  (utiliser l'imprimante: pas le revendre, pas la diffuser, pas l'utiliser pour imprimer des livres qu'ils vont ensuite vendre, juste l'utiliser)

                  Pour le reste, je pense que tu n'as jamais vraiment compris l'idée derrière le libre telle que avancée par Stallman. Ensuite, le libre a évolué, et est utilisé par plusieurs groupes ayant chacun une idée un peu différente tout en restant encadré par le respect de l'utilisateur. Je n'ai pas vraiment de problème avec ça, tant qu'ils ne viennent pas prétendre que eux seuls sont les bons garants du libre, surtout quand ils prétendent qu'une branche importante et historique est hérétique.

                  • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                    Posté par (page perso) . Évalué à -4.

                    La question est: pourquoi n'aime-t-il pas les logiciels non-libres ? Il l'a, je pense, expliqué à plusieurs reprises. C'est illustré par l'exemple de l'imprimante: il y avait une imprimante dans son labo, et ils ont voulu l'utiliser avec un autre système, et cela n'était pas possible car ils n'avaient pas accès au code.
                    Je n'arrive vraiment pas à voir un cas similaire avec de la musique.

                    ???
                    J'avoue ne pas comprendre ce que tu ne vois pas.
                    J'aime bien cette musique, mais une note me dérange (mon "système" ne supporte pas cette musique tel quel), je la voudrai plus basse et rediffuser ma modif. Sans les sources en libre je ne peux pas le faire (facilement, bref sans "décompiler").

                    Ta vie doit être facile: quelqu'un n'est pas de ton avis, c'est donc qu'il est illogique, c'est tout, pas la peine de réfléchir.

                    Explique-moi, en attendant il est juste pas logique. J'ai réfléchi, justement, et ce sans me limiter à une pensée précise.
                    Note que je ne considère pas pas RMS comme "une branche importante", pour tout dire il n'aurait pas fait la GPL et le libre serait limité à BSD/MIT que ça ne m'aurait pas dérangé. Bref, tu détourne le sujet, et n'apprécie pas que je traite RMS d'être humain comme les autres certes, mais je continuerai à le considérer comme les autres. Je regarde seulement une chose (les 4 libertés, pas celui qui a posé la chose pour ensuite pondre une licence qui ajoute des contraintes qu'il n'a pas mis dans les 4 libertés).

                    et sinon, non, la vie n'est justement pas facile car je cherche à être cohérent, alors qu'il est bien plus simple de choisir (ou le laisser de côté) un argument en fonction de ce qu'on a décidé de penser (l'argument d'hier? Ha mais c'était pour x, pas pour y, tu comprends ce n'est pas pareil car j'aime pas x mais j'aime y). Merci de ne pas inverser les rôles sur la notion de vie facile.

                    • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                      ???
                      J'avoue ne pas comprendre ce que tu ne vois pas.
                      J'aime bien cette musique, mais une note me dérange (mon "système" ne supporte pas cette musique tel quel), je la voudrai plus basse et rediffuser ma modif. Sans les sources en libre je ne peux pas le faire (facilement, bref sans "décompiler").

                      Hum, donc tu veux forker "Penny Lane". Tu vois bien qu'on s'éloigne de SSL/HeartBleed : Ton trou de sécu est subjectif ; prend ta guitare, nan mais je suis sérieux hein! Note qu'aucun de tes exemples n'est fonctionnel, c'est gènant sur la distance, et ça aussi c'est sérieux: De la musique libre, pourquoi?

                      Merci de ne pas inverser les rôles sur la notion de vie facile.

                      Dont acte, mais je me doutais bien que tu dois en chier, des fois ;)

                      • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                        Posté par . Évalué à 3.

                        De la musique libre, pourquoi?

                        Note que sur des tas d'autres espaces d'expression, on se pose encore la question pour le logiciel.

                    • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                      Posté par . Évalué à 7.

                      J'aime bien cette musique, mais une note me dérange (mon "système" ne supporte pas cette musique tel quel), je la voudrai plus basse et rediffuser ma modif. Sans les sources en libre je ne peux pas le faire (facilement, bref sans "décompiler").

                      Je ne vois pas en quoi c'est équivalent à ne pas pouvoir utiliser une imprimante.
                      Le problème que résout le libre, c'est quand l'utilisateur est obligé de faire quelque chose qu'il ne souhaite pas faire.
                      Dans le cas de l'imprimante, c'est le fait d'être inutilement obligé de payer pour un support. Dans le cas de MSOffice, c'est le fait de devoir accepter des comportements qu'il ne souhaite pas accepter parce qu'il veut lire un fichier doc.
                      Dans les deux cas, le créateur "profite" du besoin en choisissant de mettre en place une situation où l'utilisateur est bloqué.

                      Dans le cas de ton exemple, tout ce que tu fais, c'est dire qu'il existe un morceau que tu n'aimes pas. Ça tombe bien: le morceau, tu l'as acheté parce que tu voulais le morceau. Tu as reçu le morceau et le morceau ne fait que faire ce que tu lui as demandé.

                      (pour les sources, justement, c'est ce qui est discuté ici par ailleurs: 1) les musiques sous licences cc-by-sa, pourtant une licence libre, n'ont pas les partitions accessibles, 2) les partitions ne sont pas forcément le meilleur code source.)

                      Explique-moi, en attendant il est juste pas logique.

                      J'ai déjà expliqué, et autant parlé à un mur.
                      Mais de nouveau, si tu le souhaites, voilà la logique derrière le NC en particulier:
                      - les 4 libertés sont là pour éviter l'utilisateur de perdre le contrôle de sa machine
                      - cela est particulièrement important parce que les logiciels sont des outils (par exemple, j'ai pas de contrôle sur le fait que mes potentiels partenaires ont choisi un certain format de fichiers)
                      - dans le cadre du logiciel, la clause NC permet de limiter un outil (une lib, un format, …) à une seule entreprise X. De nouveau, l'élément clé ici est: outil. Une entreprise a besoin d'outils, et ces outils sont très contraignants: un format reçu ne peut pas être lu par un algorithme d'un autre format. L'entreprise utilisant ce format dépend donc de l'entreprise X.

                      Ce sont des éléments qui ne s'appliquent pas à la musique. Un morceau "normal" n'est jamais indispensable (et s'il l'est, c'est un cas particulier qui relève d'un autre sujet de discussion), il peut toujours être remplacé par un autre morceau.

                      Note que je ne considère pas pas RMS comme "une branche importante", pour tout dire il n'aurait pas fait la GPL et le libre serait limité à BSD/MIT que ça ne m'aurait pas dérangé.

                      Que tu le veuilles ou non, Stallman reste dans la liste des principaux contributeurs du libre qu'on trouve sur wikipedia.
                      Perso, je m'en fous aussi de Stallman.
                      Mais dire que ta vision du libre a plus de légitimité que la vision du libre de Stallman, c'est juste n'importe quoi. Pas que Stallman soit un dieu, mais que TOI, tu n'es certainement pas un dieu. Tu peux être convaincu que tout les acteurs "qui comptent" et que tout ce qui a fait que le libre existe tel qu'il est aujourd'hui n'est le résultat QUE de ceux qui partagent ta vision (tandis que ceux qui ne partagent pas ta vision, comme par hasard, sont négligeables), mais cela ne veut pas dire que c'est la réalité.

                      Bref, tu détourne le sujet, et n'apprécie pas que je traite RMS d'être humain comme les autres

                      Wouah, c'est un PARFAIT EXEMPLE !
                      Il se fait que je considère Stallman comme un humain comme les autres (et je pense même que c'est un humain pas terrible du tout).
                      Tout ce que je dis, c'est que Stallman est un membre représentatif d'un groupe qui a une certaine vision du libre, et que le fait que l'action de Stallman soit considérée comme historiquement importante dans l'histoire du libre montre que cette vision n'est pas anecdotique (cela ne veut pas dire que Stallman n'est pas un être humain comme les autres, à moins que tu considères toi-même tout ceux qui ont eu des actions importantes dans l'histoire du libre comme des sur-hommes. Mais moi, je suis assez mature pour ne pas avoir besoin de ça).
                      C'est un PARFAIT EXEMPLE: tu n'as pas été capable de considérer cette hypothèse, tu t'es enfoncé dans celle qui t'arrange: "s'il n'est pas d'accord avec moi, c'est parce que c'est un fan de Stallman en colère parce que j'ai pas dit du bien de lui".
                      D'autant plus que j'ai pris soin avant de souligner que je ne considère pas Stallman comme ça.

                      Alors, de deux choses l'une: soit tu as vraiment fait l'erreur, et dans ce cas, cela renforce ma conviction que tu fais la même erreur en disant que c'est forcément une erreur de logique. Soit tu essaies juste de me décrédibiliser en dépit de la réflexion.
                      Dans les deux cas, cela contre-dit l'affirmation comme quoi tu ne te limites pas à une pensée précise (dans le premier cas, sans t'en rendre compte, dans le deuxième cas, un peu plus consciemment).

                      et sinon, non, la vie n'est justement pas facile car je cherche à être cohérent, alors qu'il est bien plus simple de choisir (ou le laisser de côté) un argument en fonction de ce qu'on a décidé de penser

                      Ça tombe bien:
                      1) tu n'as pas réussi à montrer que cette approche est incohérente. Si Stallman se préoccupe des licences dans le but que l'utilisateur garde le contrôle, alors, se foutre de certaines clauses des licences de la musique est cohérent.
                      2) on peut choisir d'ignorer l'hypothèse que cette approche est cohérente, en mettant de côté un argument en fonction de ce qu'on a décidé de penser.

      • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

        Posté par (page perso) . Évalué à 1. Dernière modification le 24/04/16 à 16:24.

        Et vas-y, essaye de leur dire que leur musique n'est pas libre, utilise ce terme, dis-leur que ça veut dire autre chose, nan mais vas-y, dis-leur que parce qu'ils ont l'outrecuidance de te donner leur travail gratos sans maintenir un dépot github de 3Gb par morceau

        Donc tu n'oseras pas dire que c'est faux à quelqu'un qui te dit que Twitter/facebook ou autre est libre (ben oui, c'est gratuit et ça suffit)?

        tu les catégorises dans le mème sac que Miley Cyrus/GAFA Music, je t'observe à bonne distance :D

        ils le sont vis à vis du libre, on n'y peut pas grand chose (c'est leur choix).
        Je ne vois pas en quoi le fait que les gens n'aiment pas entendre la vérité fait qu'il ne faut pas dire la vérité. ou pour toi la république démocratique d'Allemagne était démocratique car ils le disaient et il ne fallait pas dire le contraire?


        tu mélanges deux choses : la réalité (tes exemple font autant de libre que Miley Cyrus/GAFA Music) et ce que veulent penser les gens que tu ne veux pas chatouiller. Ca n'a rien à voir, et désolé mais perso je recherche de la musique libre, et donc si il n'y a pas le repo GitHub ou autre, ben… C'est pas libre, c'est tout (rien de mal, c'est juste pas libre).

        Pis propre hein, les WAVPCM plein pot des prises nettoyées, les MIDIFILES et tout! Je ne crois pas avoir vu ça UNE SEULE fois et pour cause, c'est quasi-impossible, conceptuellement.

        Pourquoi impossible? Suffit de faire comme avec le logiciel libre, fournir ce que tu as, soit les fichiers avant mixage, les paroles tu les apprises grace à un document alors file le document.
        Que les artistes sont imbus d'eux-même et veulent garder pour eux les sources est un fait, mais ça n'a absolument rie à voir avec une quelconque impossibilité. C'est possible, et facilement (généralement, les artistes ont tout assez bien trié chez eux, justement pour pouvoir retoucher).

        C'est surtout complètement débile.

        Aussi débile que de demander le code source d'un logiciel quand tu reçois un binaire compilé. De quoi je me mêle, effet, à demander à ce que je fasse un GitHub pour le code source, le binaire en GPL ne te suffit pas tu fais chier et c'est complètement débile de demander le code source tu ne trouves pas?


        Une musique sans source est déjà pas mal, mais ça reste du niveau d'un binaire en code (c'est modifiable, mais pas très pratique), on s'en contentera pour le moment (c'est déjà assez difficile d'avoir des artistes acceptant ce niveau de liberté) mais il ne faut pas perdre de vue que le libre va au delà. y compris pour de la musique, ça ne change pas l'idée (pouvoir refaire ce qu'a fait la personne)

        • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

          Posté par (page perso) . Évalué à 4.

          En fait quand je lis ton commentaire calmement, je suis basiquement d'accord avec tout. Je crois que ce que j'ai tenté, c'est d'expliquer pourquoi il n'y a pas davantage de "musique libre". Et par ailleurs on a déjà discuté de cette histoire de liberté qui est un concept forcément plus large que la notion des quatre libertés, déjà sans doute du fait qu'elle est (largement) antérieure. Il me semble même qu'on était vaguement tous tombé d'accord là-dessus. J'ai pas envie de philosopher, mais musique libre, toute la musique est libre, Z. Je peux pas t'apprendre à coder GCC juste en tapant des mains et en te hurlant les (2) accords. "No fun" de Stooges, par contre, si. Bref.

          Sans ça moi je trouve ça mignon d'aimer une chanson au point de cloner son repo git quelque part, c'est touchant. Aussi tu sais, la plupart des musicos que je connais (je parle pas seulement de mes potes mais des interviews de Joe Jackson aussi wah ya Sue Hadjopoulos qui me suit sur twitter au fait t'y crois ça oui pardon) ne veulent plus trop entendre parler de leurs chansons passées. Mais vraiment, hein. Alors c'était déjà un gros débat entre potes de l'époque ('tain j'avais oublié ça) qu'on était propriétaire de "Look Sharp" de Joe Jackson parce qu'on l'avait honnêtement volé à la Fnac et que c'est pas parce qu'il répétait partout dans la presse (à l'époque de Body and soul) que c'est de la merde qu'on va cesser de l'écouter, et on n'avait pas besoin des sources pour ça, faut croire qu'on les avait ; c'est vraiment galère d'être un artiste, franchement je dis pas ça pour raconter quoi que se soit, on le sait tous, parce qu'on est tous des artistes. Et il n'y a pas d'école pour ça, pas de formation, pas de carrière, pas de méthodologie (je suis un musicien agile) on est tous aux prises avec notre propre "création" (for lack of a better word) moi j'ai compris ça un jour en regardant des photos de famille d'un total inconnu, comme ça. Bref.

          Oui, c'est une explication très romantique, mais on parle de quoi, là ?

          C'est pour ça que c'est dur pour personne, surtout ici, de comprendre pourquoi il n'y a pas plus de musique libre, et pourquoi ça énerve les musiciens. Qui je le rappelle, sont majoritairement des drogués cracked by Radium nan je déconne :p

          Donc souhaiter de la musique libre, c'est comme souhaiter un monde plus libre, c'est bien, mais vaut mieux pas retenir sa respiration non plus.

          • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

            Posté par . Évalué à 4.

            Je peux pas t'apprendre à coder GCC juste en tapant des mains et en te hurlant les (2) accords. "No fun" de Stooges, par contre, si. Bref.

            Légalement, par contre, t'auras moins de problème à refaire le code de gcc en claquant dans tes mains… :)

            Pour revenir à la question des sources, le fait est que dans l'art on peut souvent se passer des sources. On peut souvent reproduire une musique à l'oreille. On peut parodier un dessin sans avoir la version vectorielle. Mais suivant les compétences de l'utilisateur ou la nature de la modification, ce n'est pas toujours facile. Quelqu'un qui apprend la musique pourra avoir besoin d'une partition là où un musicien entraîné pourra s'en passer.

            Il y a des gens qui savent patcher des binaires, il y a des gens qui savent lire du code obfusqué. Même si ceux-ci constituaient plus de 50% des développeurs, l'accès au code source resterait une condition nécessaire à la mise en pratique des quatre libertés. De la même manière ce n'est pas parce que le projet nouveau existe et progresse bien que le matériel non-documenté ne devrait pas être considéré comme inacceptable.

            Un code source, c'est une sorte de base commune. Pour le monde du logiciel, c'est ce qui permet de faire le lien entre l'homme et la machine. Pour des morceaux de musique ça ne me paraît pas déconnant de considérer que la "base commune" qui fait le lien entre les hommes et la musique est la partition (j'imagine que c'est un peu dans cette idée que les partitions ont été inventées).

            splash!

            • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

              mouais, pour la musique en tant que tel, j'ai pas trouvé grand' chose à mettre sur
              https://faq.tuxfamily.org/CommunicationLibreArt/Fr

              sans aller jusqu'à l'approche de leileilol (pour OpenArena) « yaka utiliser un tracker » o_O qui m'avait laissé pantois.

              • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                sans aller jusqu'à l'approche de leileilol (pour OpenArena) « yaka utiliser un tracker » o_O qui m'avait laissé pantois.

                Pourquoi ? Au contraire, on peut pousser l'approche encore plus loin, j'avais évoqué ça pour la musique de Ned et les Makis: Tu prends un moteur de musique libre, et ce sera probablement un tracker. Faut chercher, ça bouge ; (à la limite tu le codes minimal toi-même, avec des frameworks genre Juce, Faust, ou plus haut niveau genre SC/PD/Max) tu sélectionnes les instruments (synthés, samples, etc.) puis tu codes les entrées de notes en fonction de ce qui se passe dans le jeu, ou pas d'ailleurs, dans le cas de Ned et les Makis ce que j'imaginais, c'est genre la même partition à chaque niveau, mais dans une nouvelle clef (tu codes les deltas des accords/clefs possibles) et avec les paramètres des instruments randomisés: Musique unique pour chaque niveau, et jamais la même à chaque fois.

                C'est normal que le tracker revienne à chaque fois: C'est le premier outil qui a permis de faire de la musique avec un ordinateur. Note qu'un jour, lors d'une beuverie vers Sumene, chef-lieu des Cévennes, un vieux pote de pote dont je n'ai aucune raison de douter de la franchise m'a décrit (sur plusieurs jours) une méthode d'écriture / exécution de musique à l'aide du son des moteurs de lecteurs de bande de gros minicomputers avec lesquels lui et ses collègues jouaient quand ils s'ennuyait, de la grosse info genre bancaire des 60s fun eh ?

                • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                  Posté par (page perso) . Évalué à 3. Dernière modification le 26/04/16 à 22:59.

                  Pourquoi ?

                  oui, effectivement pour un nouveau jeu, le choix du tracker permet d'avoir source + musique générée.
                  Pour OpenArena, la source était des riffs de guitare parfois, des bruits à la voix, de la zik d'ambiance, un peu de tout. Réussir à tout refaire en tracker, même si cela part d'une bonne intention (trouver une source), n'a bien entendu pas été fait.

                  cf. http://openarena.ws/svn/source/assets/ où cela s'est arrêté au mieux à « désolé, je n'ai que l'enregistrement d'un riff à la guitare »
                  bon, il y a quelques trucs à la marge via tracker (fichiers en .it iirc)

                  Pour faire du libre, justement, il est important dès le départ de choisir ses outils, par rapport à ce qu'il faudra fournir ensuite (c'est plus facile pour du logiciel, vu que c'est du texte)

                  Par exemple, dans le monde de l'electro, ce devrait être plus facile de faire du libre : c'est déjà numérique (même si pourri de brevets de partout). Cela permettrait de rebondir sur la techno voire le folk (dont beaucoup de sons sont numérisés, vu comment c'est difficile de faire de la guimbarde…).

              • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                Posté par . Évalué à 4.

                J'aime bien l'idée du tracker : on a les pistes séparées donc c'est encore plus libre que juste le lossless. Des œuvres comme ça pourraient être intégrées dans des jeux de karaoké ou de simulation d'instrument comme fretsonfire ou performous.

                Les pistes d'OA sont en ogg vorbis, je suppose que le fichier tracker est dans les sources (la flemme de les télécharger :) ), mais sinon il y a beaucoup de jeux dans les dépôts debian qui ont des pistes au format tracker (.it, .s3m, .mod, .xm) : extremetuxracer, heroes, blackbox, penguin-command, et surtout, SURTOUT, "I have no tomatoes", UN JEU SUPAIRE AVEC DES TOMATES °□°

                splash!

                • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                  Posté par (page perso) . Évalué à 5.

                  L'avantage du tracker et des MODfiles, qui a conduit à leur succès dans les jeux vidéos, c'est qu'il est possible de re-programmer dynamiquement la musique depuis le jeu, ce qui était déjà fait avec le MIDI avant d'ailleurs. Dans la grosse majorité des jeux des années 90 et 2000 on a du tracker ou du MIDI où la musique évolue en fonction de la scène du jeu, des actions du joueur, etc. et avec le principe des boucles dans les trackers on peut avoir une musique qui boucle mais varie légèrement, ne donnant pas l'impression de répéter la même loop.

                  Bref c'est génial comme concept et dommage que ce ne soit plus vraiment d'actualité.

                  D'autant plus qu'effectivement le tracker c'est la base même de la musique libre : on peut voir la partition, reprendre les instruments et les samples, etc. c'est un peu ce que le SVG est au bitmap en fait !

                  « Je vois bien à quels excès peut conduire une démocratie d'opinion débridée, je le vis tous les jours. » (Nicolas Sarkozy)

            • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

              Posté par . Évalué à 1.

              Pour des morceaux de musique ça ne me paraît pas déconnant de considérer que la "base commune" qui fait le lien entre les hommes et la musique est la partition (j'imagine que c'est un peu dans cette idée que les partitions ont été inventées).

              D'un autre côté, les partitions je les écrit déjà rarement pour moi, alors me forcer à les écrire pour pouvoir les distribuer…

              Dans le monde logiciel, le code est surtout utile pour les développeurs, dans la musique pour les musiciens. Selon le style de musique, je dirais : qu'il ouvre ses esgourdes et relève le morceau, c'est pas la mer à boire à « décompiler ».

              Après, cela vaut surtout pour mon cas personnel et la musique que je joue : du jazz essentiellement manouche. On a bien le Real Book qui circule entre nous (thèmes et grilles d'accords simplifiés des standards), mais comme on joue jamais le morceau deux fois de la même façon ça suffit.

              De toute façon, on retrouve souvent les gars Anatole et Christophe, du II V I ou sa variante I IV V, après tu modules par ci par là; et on se retrouve à faire son Michel Blanc : « tu me suis c'est Do Fa Sol » :-P

              Un journée de travail de Christophe Maé (les chanteurs qui se piratent eux-mêmes) : https://www.youtube.com/watch?v=SZnWBj-g_iY :-D

              Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.

              • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                D'un autre côté, les partitions je les écrit déjà rarement pour moi, alors me forcer à les écrire pour pouvoir les distribuer…

                Oui et puis pour rigoler, penser à ta chanson préférée, et t'imaginer demander la partoche à l'artiste :) bon sérieusement, je suis d'accord avec eingousef cela dit, c'est ce qu'on a de mieux, et c'est bien (comme les lyrics) si c'est le compositeur lui-même qui la donne. Pff, moi j'aurais un peu honte des fois, mais bon, c'est pas comme si mon code était propre aussi hein :)

                Après, cela vaut surtout pour mon cas personnel et la musique que je joue : du jazz essentiellement manouche. On a bien le Real Book qui circule entre nous (thèmes et grilles d'accords simplifiés des standards), mais comme on joue jamais le morceau deux fois de la même façon ça suffit.

                OMG le Real Book, voilà à quoi je pensais et j'arrivais pas à mettre le neurone dessus ! Je parie que maintenant, je saurais le lire (c'est pas sur) :)

              • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                D'un autre côté, les partitions je les écrit déjà rarement pour moi, alors me forcer à les écrire pour pouvoir les distribuer…

                L'idée du "code source" est de fournir ce qui a été utilisé.
                tu as écrit avant de le jouer? file-le
                Tu l'as fait en "direct"? n'écrit pas pour les autres, ce n'est pas le sujet.

                L'idée du "source" en musique est d'être à égalité des "armes", en fournissant ce qui a été utilisé, en ne faisant pas de la rétention.
                Le problème est que la plupart des artistes disant "aimer le libre" (sic) font du -NC -ND et gardent jalousement comme un trésor des choses qu'ils ont sur leur disque, bref ils font "du libre" le moins possible juste pour faire plaisir à la "pression sociale" de leurs amis mais n'ont pas compris l'idée derrière (qu'on s’intéresse à celui à qui on fourni la musique, pas à son propre égo).

                • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                  Posté par . Évalué à 5.

                  L'idée du "code source" est de fournir ce qui a été utilisé.

                  Non ça c'est la définition technique du code source. La définition relative au libre, c'est la partie technique nécessaire à l'exercice des quatre libertés.

                  Si tu écris du code obfusqué (il y a des gens qui sont capables de faire ça), et que tu le publies sous licence libre, ça n'en fera pas pour autant du code libre. Il faut qu'un code non-obfusqué soit écrit (par toi ou par quelqu'un d'autre, pourvu qu'il en ait le droit) et publié sous licence libre.

                  splash!

                • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                  Posté par . Évalué à 3. Dernière modification le 25/04/16 à 00:06.

                  L'idée du "source" en musique est d'être à égalité des "armes", en fournissant ce qui a été utilisé, en ne faisant pas de la rétention.

                  Hé ! Tu veux m'amputer de mes oreilles et de mes doigts ? :-P

                  Plus sérieusement, la notion de source en musique et dans le domaine logiciel n'est pas la même. En musique, elle ne se retrouve pas dissimulée dans un binaire incompréhensible : la source c'est le morceau lui-même; comme avec la langue parlée. Savoir relever d'oreille, et pouvoir rejouer ce que l'on entend, doit faire partie du savoir-faire de l'instrumentiste. C'est comme parler une langue, tu apprends à reproduire les sons que tu entends, tu te forges un vocabulaire… Les musiciens ne se cachent rien, comme un auditeur comprend les paroles d'une chanson dans une langue qu'il maîtrise. Après, chaque musicien aura son propre toucher, son émotion, son intention; comme deux acteurs différents ne déclameront pas un texte de la même façon.

                  Après, je veux bien entendre les requêtes qui demandent de ne pas restreindre outre mesure les possibilités de réutilisation (dans des samples, de la réorchéstration, de la reprise de thème) pour les créateurs; mais pour ce qui est du simple auditeur : pourquoi voudrait-il pouvoir diffuser comme il le souhaite ? Une pièce de musique n'est pas un outil : c'est un discours sans mot, il ne répond à aucune problématique technico-pratique, si ce n'est d'inviter au voyage et de laisser libre cours à son imagination.

                  Et j'ai du mal à voir quel est le rapport entre une démonstration mathématique (ce qu'est, au fond, en tant qu'œuvre de l'esprit un code informatique) et une pièce musicale. Bon, il y a bien Bach qui était un obsédé des progressions arithmétique et géométrique, ou Pythagore qui voyait des nombres entiers partout et qui nous a légué la gamme diatonique avec son cycle des quartes et des quintes, mais ça ne fait pas de la musique une forme de mathématique appliquée.

                  Une musique « libre » dont l'inspiration bachienne est flagrante :
                  https://www.youtube.com/watch?v=hcBODh3LzE0 :-)

                  Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.

                  • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                    Posté par . Évalué à 2.

                    C'est comme parler une langue, tu apprends à reproduire les sons que tu entends, tu te forges un vocabulaire…

                    Et tu en as apprises/étudiées combien des langues comme ça ? Moi je n'ai appris qu'une seule langue par imitation : ma langue maternelle, ça a pris beaucoup de temps et c'était dans des conditions très particulières. Toutes les autres langues, je les ai apprises et continue de les apprendre avec une méthode moderne et rapide impliquant au moins un dictionnaire.

                    Perso j'aurais tendance à considérer qu'une langue sans dictionnaire ni livre de grammaire est une langue non-libre (et je ne parle même pas des langues copyrightées où on doit demander la permission aux auteurs pour pouvoir écrire un dictionnaire).

                    Les musiciens ne se cachent rien, comme un auditeur comprend les paroles d'une chanson dans une langue qu'il maîtrise.

                    Tu vis sur quelle planète pour pouvoir affirmer ça sans rigoler ?

                    pour ce qui est du simple auditeur : pourquoi voudrait-il pouvoir diffuser comme il le souhaite ?

                    Parce que nous sommes des animaux sociaux, parce qu'on a besoin de partager ce qui nous plaît, et parce qu'on ne peut pas dire "Ouah j'ai écouté une musique elle est trop bien elle te plairait sûrement mais je ne te la passerai pas" sans être un putain de connard égoïste de merde ?

                    Une pièce de musique n'est pas un outil

                    Et alors ? C'est une œuvre de l'esprit, qui répond à un besoin. Partagée, elle répond à des besoins. Libre, elle répond à bien plus de besoins que tout ceux que l'auteur d'origine peut avoir imaginé.

                    Une musique « libre » dont l'inspiration bachienne est flagrante :

                    "libre" ? Ben voyons :o

                    License Standard YouTube License ( = copyright classique )

                    General restrictions on use

                    you agree not to distribute any part of or parts of the Website or the Service, including but not limited to any Content, in any medium without YouTube's prior written authorisation, unless YouTube makes available the means for such distribution through functionality offered by the Service (such as the YouTube Player);

                    you agree not to access Content through any technology or means other than the video playback pages of the Website itself, the YouTube Player, or such other means as YouTube may explicitly designate for this purpose;

                    And my ass is it some chicken ? :o

                    splash!

                    • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                      Posté par . Évalué à 4. Dernière modification le 26/04/16 à 10:42.

                      Tu vis sur quelle planète pour pouvoir affirmer ça sans rigoler ?

                      Sur celle où quand j'entends un morceau avec un thème qui me plaît, je prends ma guitare et je le rejoue à ma sauce : je reproduis la source telle qu'elle m'est donnée. Tu vis sur quelle planète, entouré de quels musiciens, pour avoir entendu des musiciens dire qu'ils se cachaient des choses les uns aux autres ? Je dis ça parce que le mouvement du logiciel libre est né de développeurs qui se plaignaient que d'autres développeurs faisaient de la rétention de code. Tu vois un équivalent dans le domaine musical ?

                      Et aussi étrange que cela puisse te paraître : j'ai appris comme pour ma langue maternelle, j'ai écouté puis reproduit. T'as pas d'oreille ?

                      Et alors ? C'est une œuvre de l'esprit, qui répond à un besoin. Partagée, elle répond à des besoins. Libre, elle répond à bien plus de besoins que tout ceux que l'auteur d'origine peut avoir imaginé.

                      Et alors ? Un théorème mathématique est aussi une œuvre de l'esprit (et avant que la pratique de la démonstration se fasse sous forme de code informatique, tout le monde rendait publique son travail et n'en interdisait pas la réutilisation), mais je n'ai toujours pas vu le rapport avec une œuvre musicale (en dehors du fait qu'ils rentrent tous les deux, comme bien d'autres choses, dans la catégorie générale œuvre de l'esprit); ce qui était pourtant ma question. À ce compte là, tu ferais mieux de militer pour l'abolition du droit d'auteur.

                      "libre" ? Ben voyons :o

                      L'usage des chevrons (« ») ne t'a pas fait comprendre que je n'employais pas le mot libre dans l'acception qu'il a dans logiciel libre ? Pourtant la prestation de Bireli aurait pu te mettre la puce à l'oreille : il est là sur la scène devant un public et joue au gré de son inspiration, comme ça lui vient, ce qui s'appelle improviser.

                      Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.

                      • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                        Posté par (page perso) . Évalué à -2.

                        ce qui s'appelle improviser.

                        Donc inspiration libre, si tu veux.
                        Mais rien au niveau musique libre, même si ça te déplait.
                        Les mots ont un sens, pourquoi vouloir utiliser un mot qui est utilisé pour certaines choses (les 4 libertés, même en musique, pas pour rien que même Wikipedia fait la différence entre musique libre et musique en libre diffusion, et n'accepte chez elle que la première) pour d'autres choses? Impossible d'assumer accepter de la musique non libre chez soit?

                        il est là sur la scène devant un public et joue au gré de son inspiration,

                        OK, je vais aller sur scène et coder au gré de mon inspiration, je mettrai ça en licence proprio et appellerai ça logiciel «libre» (avec les chevrons, pour qu'on comprenne bien que c'est pas du tout comme si les chevrons n'existait pas. Ou pas).

                        • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                          Posté par (page perso) . Évalué à 3. Dernière modification le 26/04/16 à 11:17.

                          Les mots ont un sens, pourquoi vouloir utiliser un mot qui est utilisé pour certaines choses (les 4 libertés, même en musique, pas pour rien que même Wikipedia fait la différence entre musique libre et musique en libre diffusion, et n'accepte chez elle que la première) pour d'autres choses? Impossible d'assumer accepter de la musique non libre chez soit?

                          Oui, les mots ont un sens, ils en avaient avant, merci donc, de comprendre que le concept de "musique libre" existait avant Wikipedia et le concept même de logiciel libre.

                          Lequel est né pour répondre à un besoin, pas juste une envie. Sans le code source des libs de ton système, tu t'exposes à des trous de sécurité, il faut vraiment qu'on développe cette heu, différence ? De même, un logiciel, par nature, doit évoluer, être déguggé, etc. ; rien de tel n'existe pour les œuvres, une chanson, une pièce de théâtre, un tableau, n'ont à priori pas vocation à passer en 1.05b. Etc. C'est juste pas comme ça que ça marche.

                          OK, je vais aller sur scène et coder au gré de mon inspiration, je mettrai ça en licence proprio et appellerai ça logiciel «libre» (avec les chevrons, pour qu'on comprenne bien que c'est pas du tout comme si les chevrons n'existait pas. Ou pas).

                          Ouais parce que c'est bien connu, ça fait vendre, "le libre" c'est ultra-hype total shobize, moi c'est comme ça que je me suis payé ma villa en Toscane et que j'ai financé mon troisième divorce ;) tu m'as toujours fait marrer avec ton "prestige du libre" sérieux :D

                          • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                            Posté par (page perso) . Évalué à 0.

                            De même, un logiciel, par nature, doit évoluer, être déguggé, etc. ; rien de tel n'existe pour les œuvres, une chanson, une pièce de théâtre, un tableau, n'ont à priori pas vocation à passer en 1.05b

                            Voila, tout est dit : des gens pensent qu'un logiciel doit évoluer mais une oeuvre doit rester figée.
                            Il ont décidé ça, donc tout le monde doit penser la même chose.

                            Désolé, SI, une ne chanson, une pièce de théâtre, un tableau, ont à priori vocation à passer en 1.05b, sauf quand l'auteur veut figer la chose (comme pour les logiciels en fait).

                            C'est rigolo de parler de figer des chansons, vu tous les remix qui existent déjà.
                            Bref, un beau discours anti-libre "tu me fais chier à demander de pouvoir modifier, je ne veux pas te filer ce droit".

                            note : que ça n'ai pas vocation est hors sujet, vu que ça n’empêche pas de diffuser en libre (et ce droit ne sera pas utilisé si pas utile, et… Le sera si utile. Comme les logiciels libres).

                            Vraiment triste de voir que dès qu'on parle des "artistes", l'esprit critique contre la rétention de droit part aux oubliettes, et on a le droit aux même argument que les gens faisant du logiciel proprio. Le libre, oui, mais bon… Pas top en fait, ça dépend de ce qui nous plait et de ce qu'on pense, pas du libre lui même.

                            Heureusement, d'autres, peu nombreux encore certes, il y a juste 30 ans de retard sur le logiciel libre, pensent que la musique doit être elle aussi libre, car la musique vit. Le combat pour la musique libre a juste 30 ans de retard dans les esprits par rapport au logiciel libre, et on a les mêmes préjugés qu'il y a 30 ans sur le logiciel libre sortit de la bouche de gens pensant aimer le libre (sic). Bon, passons, de toutes façons ce n'est pas ici qu'on aura le droit d'avoir de la musique libre, les liens donnés montrent que les gens ici se foutent complet du libre, ne s’intéressent qu'au gratuit (libre diffusion, freeware, ça suffit).

                            • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                              Désolé, SI, une ne chanson, une pièce de théâtre, un tableau, ont à priori vocation à passer en 1.05b, sauf quand l'auteur veut figer la chose (comme pour les logiciels en fait).

                              Tu n'as pas répondu sur l'aspect "besoin" qui est central dans ton paradigme foutraque de symétrie entre logiciel et œuvre, sur lequel tu bases tous tes arguments. Tu dis "une pièce de théâtre, un tableau, ont à priori vocation à passer en 1.05b" mais tu ne dis pas pourquoi. On parle de besoin, là, non ? Pourquoi as-tu besoin de mes rushes, pour rester compatibles avec le contexte technologique ? Pour combler des trous de sécu ? Pourquoi, c'est important comme question, non ?

                              Parce que tu veux ré-écrire "Animal Farm" en changeant la fin, et en continuant à le signer G. Orwell ? C'est vrai que ce serait pratique, surtout dans le contexte actuel de mensonge généralisé… Tiens ça me fait penser à GAFAM qui clame la "libération des données" pour pouvoir croiser tranquillement ses bases :)

                              • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                                Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                                Tu dis "une pièce de théâtre, un tableau, ont à priori vocation à passer en 1.05b" mais tu ne dis pas pourquoi.

                                Parce que j’aime beaucoup ce morceau que tu as écrit, sauf le passage entre le 37ème et la 39ème mesure, et que j’aimerais bien voir (ou plutôt entendre) ce que donnerait ma propre idée de ce passage ?

                                On parle de besoin, là, non ?

                                J’ai autant besoin de modifier ce morceau que tu avais besoin de l’écrire en premier lieu. Mon besoin est-il moins important que le tien ?

                                Après, si tu ne veux pas que je touche à ton œuvre, je l’accepte, mais dans ce cas ne viens pas dire qu’elle est libre. Librement diffusable, d’accord, mais pas libre.

                                Parce que tu veux ré-écrire "Animal Farm" en changeant la fin

                                Pourquoi pas ?

                                et en continuant à le signer G. Orwell ?

                                En continuant à créditer l’auteur original et en indiquant qu’il s’agit d’une version modifiée, oui (comme l’impose, par exemple, la licence CC-BYSA). Où est le problème ?

                                • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                                  Posté par . Évalué à 1.

                                  Parce que j’aime beaucoup ce morceau que tu as écrit, sauf le passage entre le 37ème et la 39ème mesure, et que j’aimerais bien voir (ou plutôt entendre) ce que donnerait ma propre idée de ce passage ?

                                  Hm, ne confondrais-tu pas "envie" et "besoin" ? Accéder au code source d'un pilote d'imprimante, ce n'est pas une envie pour utiliser l'imprimante, c'est un besoin pour utiliser l'imprimante.

                                  Une autre façon de voir les choses: combien de fois as-tu été bloqué et as-tu du trouver des solutions de contournement (par exemple en payant le créateur pour qu'il fasse du "support" en modifiant pour toi le morceau) parce que tu ne pouvais pas modifier la 38ème mesure ?

                                  J’ai autant besoin de modifier ce morceau que tu avais besoin de l’écrire en premier lieu. Mon besoin est-il moins important que le tien ?

                                  Je ne pense pas que ce soit de ça dont il s'agit: ce n'est pas le "besoin de créer" qui est comparé au "besoin de modifier", mais le "besoin de modifier du logiciel" qui est comparé au "besoin de modifier un morceau".
                                  Lorsqu'on a un logiciel, il y a besoin concret: correction de failles, suivi des technologies les plus performantes, éviter d'être dépendant d'une entreprise, …
                                  Le libre a été créé pour ça: parce qu'on avait besoin d'utiliser une imprimante.

                                  Dans le cas d'un morceau, je n'arrive pas à imaginer un cas où il te faut le morceau Machin avec juste la 38ème mesure de changée, et uniquement celui-là: écouter un autre morceau ne permet pas de satisfaire le besoin (utiliser un autre pilote d'imprimante ne permet pas d'utiliser l'imprimante en question, mais au niveau des morceaux de musique, je ne comprends pas comment on peut être bloqué avec un et un seul morceau, tandis que aucun autre morceau du monde ne peut convenir). Je n'arrive à concevoir que des cas exceptionnels où c'est un problème de passage au domaine public, pas de libre ou pas libre.

                                  Où est le problème ?

                                  Je pense que personne n'a prétendu qu'il y avait un problème si la version modifiée est bel et bien clairement signalée comme telle.
                                  Je pense que ce qui se passe, c'est que certains prétendent, à tort, que le problème que résout le logiciel libre est équivalent à "ne pas pouvoir réécrire la fin de Animal Farm à sa sauce". Si c'était le cas, il n'y aurait vraiment pas s'investir dans le logiciel libre: c'est un chouette hobby, mais certainement pas un enjeu de société ni un droit que tu es légitime de réclamer.

                                  • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                                    Posté par . Évalué à 5.

                                    Hm, ne confondrais-tu pas "envie" et "besoin" ? Accéder au code source d'un pilote d'imprimante, ce n'est pas une envie pour utiliser l'imprimante, c'est un besoin pour utiliser l'imprimante.

                                    Tu as une définition claire de ce qui sépare l'envie du besoin ? J'ai l'impression que tu considères arbitrairement certaines modifications comme importantes (besoins) et d'autres comme moins importantes (envie), et ce type de mentalité me gêne un peu. Je devrais toujours avoir la liberté de modifier mon firmware d'imprimante, que ce soit pour régler un problème de bourrage papier ou pour lui faire jouer l'Ode à la Joie avec le bruit des articulations. Ce n'est pas au vendeur de l'imprimante de décider que l'un est plus légitime que l'autre.

                                    Avec une mentalité comme ça on se retrouve avec des visions du monde à la Steve Jobs : modifier le logiciel pour que l'affichage des polices soit plus joli, d'accord, ça relève du besoin d'avoir une meilleure luser-experience, par contre modifier le logiciel pour pouvoir afficher du porn : ah non, ça c'est une envie de gros dégueulasse : interdit !

                                    Une autre façon de voir les choses: combien de fois as-tu été bloqué et as-tu du trouver des solutions de contournement (par exemple en payant le créateur pour qu'il fasse du "support" en modifiant pour toi le morceau) parce que tu ne pouvais pas modifier la 38ème mesure ?

                                    Exemple simple : je veux faire un frag movie, un truc joli, avec de la musique, des chansons et tout. Je cale les frags rapides et les actions nerveuses sur les passages les plus rythmés de la musique, les frags tactiques sur les passages plus lents, etc. Vient le moment de la belle série de frags de championnats avec la voix émue du commentateur en background. Ce type de passage, dans un fragmovie, ça se met typiquement dans le passage le plus calme de la chanson, généralement quand le chant s'arrête et que la musique s'adoucit. Pas de pot, sur la chanson retenue, l'artiste a choisi de mettre un passage parlé (un discours politique par exemple). Avec la voix du commentateur, le résultat est désagréable. Si l'auteur n'a pas fourni des sources avec les différentes pistes séparées, là je vais devoir lui demander de me fournir une version sans le passage parlé.

                                    Si c'était le cas, il n'y aurait vraiment pas s'investir dans le logiciel libre: c'est un chouette hobby, mais certainement pas un enjeu de société ni un droit que tu es légitime de réclamer.

                                    Non non non, tu as décidé que ce n'était pas légitime. Tu as décidé que la culture, c'était juste un hobby et que c'était moins important que le logiciel. Tu as décidé que l'artiste devait avoir plus le droit d'interdire l'usage de ce qu'il fait qu'un développeur. Mais ce n'est certainement pas une règle universelle gravée dans le marbre.

                                    As-tu seulement conscience que ce que tu viens de dire sur l'art libre, c'est exactement ce qui se disait du logiciel libre dans les années 80 ?

                                    splash!

                                    • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                                      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                                      As-tu seulement conscience que ce que tu viens de dire sur l'art libre, c'est exactement ce qui se disait du logiciel libre dans les années 80 ?

                                      Ouf, merci, ça rassure de lire ça.
                                      Perso, ça me fait penser aux mécanismes d'arguments sélectifs des gens fiers d'avoir participé contre l'interdiction du mariage interracial et qui s’offusquent de la suppression de l'interdiction du mariage homo alors qu'ils utilisent les mêmes pseudo-arguments ("contre-nature", "penser aux enfants" etc) que ce qu'ils ont décrié.
                                      (oui c'est provocateur, mais voila ça m'y fait penser, ces coups d'arguments valides quand ça arrange)

                                      • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                                        Posté par (page perso) . Évalué à 1. Dernière modification le 26/04/16 à 19:16.

                                        l'interdiction du mariage interracial

                                        Ah y'a le droit aux HS et aux comparaisons hystérico-délirantes ?

                                        "penser aux enfants" etc

                                        Ouais t'as raison, on devrait être libres de les acheter et de les revendre, hein ? Ce monde-là, ce cauchemar dystopique de télespectateurs sous windows qui insultent des musicos en gobant les cacahouètes de google, on est libre de le quitter, aussi. Les abeilles sont parties, déjà. Cette année, moitié moins d'hirondelles, t'as remarqué ? Moi, si.

                                        C'est toi qui a commencé, mon cher ennemi ;)

                                    • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                                      Posté par . Évalué à 2.

                                      Pour lire le format Machin, tu as besoin du codec Machin. Tu ne peux pas utiliser le codec Bidule ou le codec Chose.
                                      Pour utiliser l'imprimante Machin, tu as besoin du pilote Machin. Tu ne peux pas utiliser le pilote Bidule ou le pilote Chose.
                                      Pour te détendre, tu as besoin d'écouter de la musique. Tu peux choisir entre le morceau Machin, Bidule ou Chose. Tu as juste envie de Machin plutôt que Bidule ou Chose.
                                      Pour faire un frag movie, tu as besoin d'une musique. Tu peux choisir entre le morceau Machin, Bidule ou Chose. Tu as juste envie de Machin plutôt que Bidule ou Chose.

                                      Dans le premier cas, le besoin fait que l'entreprise Machin peut contrôler ton environnement.
                                      Dans le second cas, ni le groupe Machin, ni le groupe Bidule, ni le groupe Chose ne peut rien faire contre toi, car changer de morceau est trivial.

                                      Ne me réponds pas qu'il existe des cas où le codec est un standard ouvert, ou que le pilote est générique: cela ne change rien au fait que dans le cadre du logiciel, ce contrôle existe potentiellement bel et bien (et de nombreux exemples réels existent, ce qui montre que ce n'est pas quelque chose d’hypothétique).
                                      De même, ne me répond pas que je n'ai qu'à utiliser le format Bidule ou l'imprimante Chose à la place: cela ne change pas le fait que dans le cadre d'un morceau de musique, un tel contrôle n'existe pas.
                                      Cela montre qu'il y a une différence fondamentale entre le logiciel et les morceaux de musique, et cela explique pourquoi des mesures sont prises envers les logiciels et pas envers les morceaux de musique.

                                      Ne me réponds pas non plus que je peux faire du inverse-engineering, vu que ça, c'est équivalent à prendre sa guitare et rejouer soi-même le morceau.

                                      À propos de la comparaison avec Apple. Ce que tu montres est justement un contrôle: si j'ai un truc d'Apple, je me retrouve à devoir accepter certaines pratiques.
                                      Si j'écoute le groupe Bidule, jamais celui-ci ne va impliquer que, par exemple, je ne peux pas écouter tout aussi facilement, pour le même prix et sur le même support, le groupe Machin (à moins que tu sois enfermé dans un Music Store … qui est en fait lui-même un logiciel).

                                      On peut aussi remarquer que les licences que tu reconnais toi-même comme libre ont parfois des comportements similaires à ce que tu affirmes être un élément qui les disqualifie.
                                      Par exemple, tu as un morceau, mais parce que le créateur a choisi selon son idéologie une certaine licence, tu ne peux pas faire un truc qui t'arrange tel que enlever une piste de chant.
                                      De la même façon, tu as deux bibliothèques que tu veux utiliser, mais parce que les créateurs ont choisis selon leur idéologie certaines licences, tu ne peux pas faire le programme qui t'arrange parce qu'il y a un conflit entre les deux licences libres.
                                      Pourquoi tu considères que le second cas est ok et pas le premier ?
                                      Cela répond à ton exemple du frag movie: tu n'es PAS sous contrôle du groupe qui a créé la musique que tu veux utiliser, tu as juste envie d'utiliser cette musique mais tu ne peux pas. Par contre, ce groupe n'a aucun contrôle sur le reste.

                                      À propos de la légitimité. Oui, 100x oui, c'est la légitimité selon MOI. Mais si tu prétends que la légitimité selon moi n'est pas valide, alors, la légitimité selon toi n'est pas valide non plus.
                                      QUE LES CHOSES SOIENT CLAIRES: je ne remets pas en cause ta légitimité à ne pas accepter les licences sur les musiques que tu ne trouves pas libres.
                                      PAR CONTRE, je remets en cause ta légitimité à prétendre que ceux qui ne font pas comme toi ont tort ou ne comprennent rien au libre.

                                      Le commentaire que j'ai posté pour te répondre, c'est pour t'expliquer mon point de vue, pour montrer qu'il y a une nuance de taille entre logiciel et musique et que cela constitue un élément sur lequel se base un raisonnement fondé.
                                      Je ne dis pas que tu n'as pas le droit de ne pas aimer les musiques diffusées sans source.
                                      J'explique juste pourquoi certains n'ont rien contre elles.
                                      (sisi, relis-le sous cet angle, tu verras qu'il n'y a rien qui prétend que ton point de vue doit être rejeté, juste des précisions sur des éléments qui ne me semblaient pas clairs)

                                      Ce qui c'est passé, c'est que depuis la fondation du libre, il y a des gens A pour qui le but du libre c'est rendre le contrôle de l'utilisateur sur son ordinateur. Pour A, les 4 libertés sont des moyens, pas des buts.
                                      Mais il y a des gens B pour qui le but du libre, c'est de permettre un usage libre des créations. Pour B, les 4 libertés sont le but en soi.
                                      Sauf que tu ne peux pas dire que A est le libre et B n'est pas le libre et inversement:
                                      Pour chaque contribution de A au libre, on peut en trouver une de B. Pour chaque année X où A étant présent, on peut trouver B qui était tout aussi présent. Pour chaque personne qui a adhéré au libre à cause de A, on peut en trouvé une à cause de B.

                                      Après, certains se sont convaincus que tout le monde était A, et que quand certains précisent aujourd'hui ce qu'ils disaient il y a 30 ans, et que cette précision montre qu'ils sont B, c'est selon eux en réalité un mensonge et une trahison de leur part, car il y a 30 ans, toujours selon eux, ces gens étaient forcément A, être B était impossible.
                                      Certains minimisent l'existence de l'autre camp tout en paradoxalement montrant qu'ils ne sont pas négligeables.

                                      Oh, et aussi, l'argument "dans ce cas, je peux dire que le proprio est libre, et comme tout les points de vue sont permis, voilà". Sauf que c'est un faux argument: pour ce groupe C, tu ne peux PAS trouver les équivalents historiques de A et B: le groupe C ne fait pas partie du libre tel qu'il existe et qu'il a été créé.
                                      Mais pour A et B, c'est simplement symétrique: celui qui prétend que le groupe d'en face n'a rien compris est tout aussi stupide que celui du groupe d'en face qui prétend que l'autre n'a rien compris.

                              • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                                Posté par (page perso) . Évalué à 0.

                                Parce que tu veux ré-écrire "Animal Farm" en changeant la fin, et en continuant à le signer G. Orwell ? C'est vrai que ce serait pratique, surtout dans le contexte actuel de mensonge généralisé…

                                On part en plein FUD contre le libre (en général, y compris le logiciel libre).
                                C'est simplement archi-faux, ça n'a rien à voir.

                                Tiens ça me fait penser à GAFAM qui clame la "libération des données" pour pouvoir croiser tranquillement ses bases :)

                                Zut alors, le libre n'est pas assez sélectif pour toi… Tu n'aimes pas le libre, OK, assume-le plutôt que de voir des méchants.
                                Le libre est neutre, et accepte aussi les GAFAM.
                                Voila, tu dévoiles peu à peu le fait que tu n'aimes pas le libre, que tu ne l'as pas compris ni accepté, et pas que pour la musique.

                                Hm, ne confondrais-tu pas "envie" et "besoin" ? Accéder au code source d'un pilote d'imprimante, ce n'est pas une envie pour utiliser l'imprimante, c'est un besoin pour utiliser l'imprimante.

                                tu peux utiliser l'OS qui a le pilote non libre.
                                C'est une envie de ne pas utiliser cet OS.
                                Bref, tu noie le poisson, pour ne pas libérer ce que tu serais susceptible de faire, sous des excuses des plus fallacieuses (et franchement, tout ce que tu dis, c'est exactement ce que j'entends comme attaque contre le logiciel libre, tu n'inventes rien du tout)


                                Passons, de toutes façons tu as décidé que Wikipedia n'était pas bien (c'est une oeuvre libre, modifiable, avec tous les sources, horreur du libre en pas code!), et tu chercheras toujours une excuse pour ne pas aimer le libre quand ça t'arrange.

                                Je suis juste triste de lire ça sur un site sensé être pro-libre. Il y a encore beaucoup de travail à faire avant que le libre soit accepté pour ce qu'il est (et pas pour des fantasmes gens non commercial non modifiable anti-capitaliste).

                                • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                                  Posté par (page perso) . Évalué à 1. Dernière modification le 26/04/16 à 17:57.

                                  Voila, tu dévoiles peu à peu le fait que tu n'aimes pas le libre, que tu ne l'as pas compris ni accepté, et pas que pour la musique.

                                  What, peu à peu ? T'es lent, Z. Je déteste "le libre" à peu près autant que je déteste "la démocratie" répétée comme un mantra (je déconne pas hein, toutes les 10 secondes, flippant) par de violents zombies fascisants esclaves de leur télévision, c'est clair ? Et après on traite les gens de fanatiques religieux, mais regarde-toi ! :D Je ne vois pas DU TOUT les choses comme toi, le concept de logiciel libre que je développe (faudrait pas oublier ça non plus) et utilise n'est pas adapté à toute ma vie (mais pas DU TOUT quoi) je ne souhaite pas la libération du "code source" de mon cerveau telle que décrite par Huxley dans "Le meilleur des mondes" mais surtout dans "Les portes de la perception". Je ne souhaite pas la libération du code source de l'économie de mon pays (et de tout le continent, zou! T'aimes pas le libre?) comme décrit dans le TAFTA. Je ne souhaite pas la libération du code source de l'armée de mon pays, comme le veut l'OTAN…

                                  Pas que pour la musique, ouais :|

                                  • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                                    Posté par . Évalué à 0.

                                    Le TAFTA, une libération ?

                                    Euh, ça dépend pour qui, hein…

                                    "Quand certains râlent contre systemd, d'autres s'attaquent aux vrais problèmes." (merci Sinma !)

                          • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                            Posté par . Évalué à 3.

                            Sans le code source des libs de ton système, tu t'exposes à des trous de sécurité, il faut vraiment qu'on développe cette heu, différence ?

                            Le logiciel libre a été créé pour permettre à l'utilisateur de reprendre le contrôle de son informatique. Il a été créé avant tout avec un objectif de liberté, pas de sécurité, stabilité, évolution, etc. Alors je sais, la liberté, c'est un truc abstrait, c'est pas facile à comprendre, c'est plus facile de perler des avantages pratiques, mais merci de ne pas confondre les idéologies de l'opensource et du logiciel libre et de ne pas prendre le problème à l'envers.

                            De même, un logiciel, par nature, doit évoluer, être déguggé, etc. ; rien de tel n'existe pour les œuvres, une chanson, une pièce de théâtre, un tableau, n'ont à priori pas vocation à passer en 1.05b.

                            Les œuvres sont forkées tout le temps !

                            Quant aux différentes versions, bien sûr qu'il y en a. Il y en a moins souvent que dans le logiciel, et ça n'arrive pas aussi souvent que les forks, mais c'est du au fait que le processus de création est totalement différent. En art, à l'heure actuelle, une personne a souvent sa propre idée de l'œuvre et tient à la développer jusqu'au bout, alors que dans le monde du logiciel c'est plus facile de mettre plusieurs personnes d'accord sur ce à quoi doit ressembler le programme. Mais regarde le monde de l'art créé collaborativement (jeu vidéo, textes écrits à plusieurs mains, cadavres exquis…), tu verras qu'une œuvre qui évolue à travers différentes versions, ça existe !

                            splash!

                            • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                              Posté par (page perso) . Évalué à 8.

                              De même, un logiciel, par nature, doit évoluer, être déguggé, etc. ; rien de tel n'existe pour les œuvres, une chanson, une pièce de théâtre, un tableau, n'ont à priori pas vocation à passer en 1.05b.

                              Les pièces de Molière et les textes de Rabelais existent en différents français (de celui de leur époque respective au français contemporain, voire jusqu'aux Boloss des belles lettres, joué par Jean Rochefort).
                              Les Français de la francophonie diffèrent. D'ailleurs il y a des sous-titres français de France, français du Canada/Québec, etc. Voir aussi la BD Le Magasin Général par exemple.
                              Les pièces de Molière et les textes de Rabelais existent traduits en de multiples langues.
                              Les pièces de Molière et les textes de Rabelais existent commentés (pour comprendre le contexte historique, le langage de l'époque, le style de l'auteur, etc.) de multiples façons.
                              Les pièces de Molière et les textes de Rabelais sont adaptés / déclinés (autre exemple : le Roméo + Juliette avec Di Caprio transposant Shakespeare dans une banlieue américaine).
                              On pourrait vouloir refaire un « Baby One More Time » version « Baby Once More » ou toute autre modification d'un psychorigide du langage, de la ponctuation ou du style.
                              On peut vouloir changer le style d'une œuvre (une Marseillaise en reggae ? un Laisse béton de Renaud vs un Lâche l'affaire de R-Wan).
                              On veut souvent mixer plusieurs œuvres, de nature identique ou différentes.
                              On peut vouloir faire un canon ou un version se modifiant peu à peu à chaque répétition de l'œuvre.
                              Je vois plein de raisons de vouloir faire évoluer une œuvre, soit par petites touches, soit au rouleau, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, avec goût ou sans (et l'auteur pourrait apprécier ou non). Et largement assez pour disqualifier « un rien de tel » péremptoire.

                              • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                                Posté par . Évalué à 3.

                                Sommaire

                                Oui, mais ça c'est parce que le système des droits d'auteur actuel est complètement pourri que c'est la croix et la bannière pour faire des œuvres dérivées.

                                Je vais faire mon kantien, pour une fois, est exposé son point de vue sur la contrefaçon (position prise en 1784 par rapport au problème de la contrefaçon des livres), mais dont les problématiques sont bien encore d'actualité.

                                Le droit d'auteur relève du droit personnel et non du droit réel

                                Que puis-je faire avec l'exemplaire d'une œuvre qui est mien ? La propriété de cette exemplaire me donne-t-elle le droit d'en faire une copie et de la livrer au public, ou est-ce attenter à mon droit sur cet exemplaire que de me l'interdire ? Problème actuel : les DRM (cf. note de bas de page graissée).

                                Ceux qui croient que la faculté d'éditer un livre découle de la propriété d'un exemplaire de ce livre (que cet exemplaire soit un manuscrit de l'auteur ou une copie imprimée par un précédent éditeur), et qui pensent en même temps que cette faculté peut être limitée par la réserve de certains droits, soit de l'auteur, soit de l'éditeur institué par lui, en ce sens que la contrefaçon en peut être interdite, — ceux-là n'arriveront jamais ainsi au but. Car la propriété qu'un auteur a de ses pensées (si l'on accorde qu'il y a une propriété de ce genre fondée sur des droits extérieurs) lui reste toujours acquise, indépendamment de l'impression ; et, si les acquéreurs d'un livre ne peuvent donner un consentement exprès à une semblable restriction de leur propriété [1], à combien plus forte raison un con­sentement qui n'est que présumé est-il insuffisant à les lier !

                                Je crois être fondé à considérer une édition non comme le trafic que l'on ferait d'une marchandise en son propre nom, mais comme une affaire gérée au nom d'un autre, c'est-à-dire de l'auteur, et je pense pouvoir prouver aisément et clairement de cette manière l'illégitimité de la contrefaçon. Mon argument est contenu dans un raisonnement qui prouve le droit de l'éditeur, et que suit un second raisonnement des­tiné à réfuter la prétention du contrefacteur.

                                [1] : Un éditeur oserait-il imposer à quiconque achète un ouvrage de sa maison d'édition comme condition de risquer une inculpation pour usage abusif d'un bien étranger qui lui a été confié, au cas où il se servirait intentionnellement ou même par imprudence de l'exemplaire qu'il vent à des fins de contrefaçon ? Il est douteux que quiconque donnerait un tel consentement, parce qu'on s'exposerait ainsi à tous les désagréments que vous réservent enquêtes et responsabilité. L'éditeur serait constamment sur son dos.

                                Kant, De l'illégitimité de la contrefaçon des livres

                                On retrouve, quinze ans plus tard, dans sa Doctrine du droit les mêmes considérations.

                                La cause de ce qu’il y a d’apparemment légitime dans une illégitimité qui saute pourtant aussi vivement aux yeux, du premier coup d’œil, que celle de la contrefaçon des livres, tient à ceci : le livre, d’une part, est un produit matériel de l’art (opus mechanicum) qui peut être imité (par celui qui se trouve posséder légitimement un exemplaire), et par conséquent il y à la un droit réel; mais, d’un autre côté, le livre est aussi un pur et simple discours de l’éditeur au public, que le possesseur d’un exemplaire n’a pas le droit de reproduire publiquement (praestatio opera, droit de disposer d’un travail) sans avoir pour cela été mandaté par l’auteur – ce qui définit un droit personnel, et dans ces conditions l’erreur consiste en ce que l’on confond les deux droits.

                                Ce passage se trouve en appendice au chapitre sur le droit des contrats à la question Qu'est-ce qu'un livre ? Le tort du contrefacteur consiste à parler au nom de l'auteur alors qu'il n'a pas été mandaté pour cela : il fait usage d'un droit personnel qu'il n'a tout bonnement pas légitimement acquis (il lui faudrait l'accord explicite de l'auteur pour cela), droit personnel qui ne peut se déduire en toute bonne foi du droit réel qu'il possède sur son propre exemplaire.

                                C'est sur cette ambiguïté entre droit réel et droit personnel que joue les grands éditeurs pour coller des menottes numériques à tout va. Les DRM porte atteinte au droit réel de l'acquéreur sur son exemplaire qui, de facto, n'a plus la pleine propriété sur son bien : cela mérite plus le terme de contrat de location que celui de contrat de vente. Ce genre de pratique devrait tout bonnement être illégale.

                                J'avais lu un jour, mais je n'ai pas retrouvé (bon, je n'ai pas cherché très longtemps), un rapport de la quadrature du net pour le Parlement Européen sur le droit d'auteur, et ce qui m'avait surpris c'est qu'il se concentrait uniquement sur le droit réel tout en faisant l'impasse sur le droit personnel : c'est comme s'ils étaient tombés dans le piège des majors en acceptant les termes du débat. Je fût d'autant plus étonné que le rapport était écrit pas des juristes de la quadrature.

                                Peut-on copier un œuvre artistique, effectuer une traduction ou faire une œuvre dérivée sans le consentement de l'auteur ?

                                Les œuvres d’art, comme choses, peuvent être au contraire, sur les exemplaires qu’on en a légitimement acquis, copiées ou moulées, et ces copies publiquement vendues, sans que l’on ait besoin pour cela du consentement de l’auteur de l’original ou de ceux dont il s’est servi pour exécuter ses idées. Un dessin que quelqu’un a esquissé ou qu’il a fait graver par un autre, ou encore qu’il a fait exécuter en pierre, en métal ou en plâtre, peut être reproduit ou moulé par celui qui a acheté cette production, et vendu publiquement sous cette forme, comme tout ce que l’on peut faire en son propre nom d’une chose qui vous appartient, sans avoir besoin du consentement d’un autre. La dactyliothèque de Lippert peut être copiée et mise en vente par qui­conque en est possesseur et s’y entend, sans que l’inventeur puisse se plaindre d’une atteinte portée à ses affaires. Car c’est une œuvre (opus, non opera alterius) que tous ceux qui en sont possesseurs peuvent, sans même indiquer le nom de l’au­teur, vendre, par conséquent aussi copier et mettre dans le commerce en leur propre nom, comme une chose qui leur appartient. Mais l'écrit d'un autre est un discours d'une personne (opera), et celui qui l'édite ne peut parler au public qu'au nom de cet autre, et il ne peut dire de lui-même autre chose sinon que l'auteur tient au public le discours suivant par son intermédiaire (impensis bibliopolæ). Il est en effet contradictoire de tenir en son nom un discours qui, d'après son propre avertissement et conformément aux informations du public, doit être le discours d'un autre. La raison pour laquelle les œuvres d'art peuvent être reproduites et livrées au public par d'autres que leurs auteurs, tandis que les livres, qui ont déjà leurs édi­teurs, ne peuvent être contrefaits, c'est que les premières sont des œuvres (opera), tandis que les seconds sont des actes (operæ), et que celles-là sont des choses qui existent par elles-mêmes, tandis que ceux-ci n'ont d'existence que dans une personne. C'est pourquoi les derniers appartiennent exclusive­ment à la personne de l'auteur, et il a un droit inaliénable (jus personalissimum) de parler toujours lui-même par l'inter­médiaire de tout autre, c'est-à-dire que personne ne peut tenir le même discours au public autrement qu'en son nom (au nom de l'auteur). Si cependant on modifie le livre d'un autre (si on le raccourcit ou l'augmente, ou si on le refond) de telle sorte qu'il ne serait plus juste de le publier sous le nom de l'auteur de l'original, cette refonte faite par l'éditeur en son propre nom ne constitue pas une contrefaçon, et par conséquent elle n'est pas défendue. Ici, en effet, un autre auteur entreprend par son éditeur une autre affaire que le premier, et par conséquent il ne porte pas atteinte aux droits de celui-ci dans ses affaires avec le public ; il ne représente pas cet auteur, mais un autre, comme parlant par son intermédiaire. De même la traduction d'un ouvrage dans une langue étrangère ne peut passer pour une contrefaçon ; car elle n'est pas le langage même de l'auteur, quoique les pensées puissent être exactement les mêmes.

                                En gros, de nombreuses pratiquent qu'interdisent les législations et que viennent compenser les Creative Common ne devraient pas être interdites.

                                Pourquoi les légilsations n'ont pas suivi cette voie ?

                                Parce qu'elles ne l'ont pas écouté :

                                Si l'idée, prise ici pour fondement, d'une édition d'un livre en général était bien comprise et traitée (comme je me flatte qu'il est possible de le faire) avec toute l'élégance qu'exige la science du droit romain, les plaintes élevées contre les contrefacteurs pourraient être portées devant les tribunaux, sans qu'il fût nécessaire de solliciter d'abord une nouvelle loi à ce sujet.

                                et qu'elles ont préférés suivre l'autre alternative, à savoir : solliciter de nouvelles lois à ce sujet. Il est à croire que la complexité législative est le cheval de bataille des États contemporains.

                                J'avais tenté maladroitement d'aborder ce texte lors des questions au public des dernières RMLL à Beauvais pendant la table ronde avec Véronique Bonnet (de l'April), RMS, une économiste et un juriste qui a publié un livre sur le droit d'auteur sous CC disponible chez framasoft.

                                Lors de la conférence sur les démêlés entre VLC et Sony sur le blue-ray avec un représentante de la Hadopi, Véronique Bonnet y a à nouveau fait allusion mais sans grand succès. Les libristes n'aiment-ils pas assez la philosophie du droit ?

                                Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.

                      • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                        Posté par . Évalué à 4.

                        Tu vis sur quelle planète, entouré de quels musiciens, pour avoir entendu des musiciens dire qu'ils se cachaient des choses les uns aux autres ?

                        Sur une planète où c'est difficile de comprendre les paroles des chansons, pour différentes raisons telles que :

                        • la musique couvre la voix
                        • les mots sont pas parfaitement articulés
                        • les chanteurs ne chantent pas dans leur langue natale et ont un accent
                        • les chanteurs chantent dans une langue que mon oreille n'est pas entraînée à reconnaître
                        • les paroles sont abstraites et c'est très facile de se tromper en essayant de les retranscrire
                        • etc.

                        Dans un commentaire plus haut j'ai même donné un cas où l'artiste n'était pas capable de retranscrire les paroles d'une de ses chansons 10 ans après ! Je ne vois pas ce qu'il te faut de plus !

                        Je dis ça parce que le mouvement du logiciel libre est né de développeurs qui se plaignaient que d'autres développeurs faisaient de la rétention de code.

                        Il n'y a pas de développeur dans la définition du logiciel libre, juste des utilisateurs. Il n'y a pas "les développeurs" d'un côté avec un certain statut et "les utilisateurs" de l'autre avec un autre statut. C'est un des principes fondateurs du logiciel libre et c'est la même chose pour l'art libre. Après si tu penses que la société est coupée en deux avec les auteurs d'un côté et le public de l'autre, alors je ne suis pas du tout surpris que tu ne comprennes rien à la notion d'art libre.

                        Et aussi étrange que cela puisse te paraître : j'ai appris comme pour ma langue maternelle, j'ai écouté puis reproduit. T'as pas d'oreille ?

                        J'ai surtout pas de temps ! Apprendre la langue en allant discuter avec les autochtones c'est peut-être très glamour mais désolé, je préfère utiliser les méthodes d'apprentissage modernes et terre-à-terre avec bouquins et cahiers. Et même en sachant parler une langue de façon suffisante pour communiquer j'aime bien aller chercher un terme dans un dico en deux clics.

                        À ce compte là, tu ferais mieux de militer pour l'abolition du droit d'auteur.

                        L'abolition du droit d'auteur permettrait tout juste par défaut de se passer de licence, mais cela ne rendrait pas l'art pour autant libre (au sens : avec les sources) ! Les 4 libertés resteraient purement théoriques.

                        L'usage des chevrons (« ») ne t'a pas fait comprendre que je n'employais pas le mot libre dans l'acception qu'il a dans logiciel libre ? Pourtant la prestation de Bireli aurait pu te mettre la puce à l'oreille : il est là sur la scène devant un public et joue au gré de son inspiration, comme ça lui vient, ce qui s'appelle improviser.

                        Ok

                        splash!

              • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                Posté par . Évalué à 3.

                D'un autre côté, les partitions je les écrit déjà rarement pour moi, alors me forcer à les écrire pour pouvoir les distribuer…

                Dans le monde logiciel, le code est surtout utile pour les développeurs, dans la musique pour les musiciens. Selon le style de musique, je dirais : qu'il ouvre ses esgourdes et relève le morceau, c'est pas la mer à boire à « décompiler ».

                La condition pour de l'art libre ne dit pas que l'auteur doit créer et publier lui-même les sources, elle dit simplement que les sources doivent être disponibles à l'utilisateur.

                Si un travail sous licence libre, non sourcé, est publié, il peut très bien devenir libre si quelqu'un en fournit des sources sous licence libre.

                splash!

              • [^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber

                Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                D'un autre côté, les partitions je les écrit déjà rarement pour moi, alors me forcer à les écrire pour pouvoir les distribuer…

                Dans le monde logiciel, le code est surtout utile pour les développeurs, dans la musique pour les musiciens. Selon le style de musique, je dirais : qu'il ouvre ses esgourdes et relève le morceau, c'est pas la mer à boire à « décompiler ».

                En fait, le problème est moins que l'artiste te file les sources, plutôt qu'il t'autorise au moins à "décompiler", comme tu dis. Quand tu vas sur un site de paroles/partitions/tabs, tu as limite l'impression de te retrouver sur un site underground de warez. Et dans les faits, c'est le cas, puisque le morceau étant sous droit d'auteur, tu es dans une sorte d'illégalité de partager ces "informations".

                L'accès au code source dans le logiciel libre correspond à la liberté 1: liberté d'étudier le fonctionnement du programme. Pour la musique, cela pourrait donc au minimum en revenir à me laisser la liberté de décortiquer les paroles et la partition, puis repartager ces infos, et même rejouer le morceau et diffuser ma version (liberté 3).

                Le fait est que souvent, avec le droit d'auteur de base, on va pas te faire chier si tu le fais sur ton blog, ou dans une petite vidéo à diffusion limitée. Mais d'une, tu restes dans une zone grise de la légalité; et de deux, on peut te demander de virer ton contenu à tout moment (ou pire, on pourrait légalement directement t'attaquer si l'envie en prenait les ayants droit). Si en plus, tu fais les choses en grand, genre un gros site de partage de partitions, etc. tu prends de gros risques. En gros, c'est une épée de Damoclès légale.

                Si au moins un musicien prend une licence libre t'autorisant officiellement donc à étudier ton morceau, et à le rediffuser, ainsi qu'un remix, pour toute utilisation (même commerciale), alors ce serait déjà très bien.

                Comme plusieurs le disent dans ce fil de discussion, je veux donc bien comprendre si des musiciens ne fournissent pas de sources (fichiers d'éditions avec des pistes séparables, et voire même les enregistrements bruts, etc.) mais juste un fichier final (qui est moins dangereux pour mon ordi qu'un exécutable, sauf à avoir un bug du format permettant une exécution de code). Si ça leur coûte de l'argent en espace disque/serveur, et qu'ils ont pas de sous, au minimum, laissez moi au moins légalement étudier vos morceaux à partir des fichiers finaux. Ne me l'interdisez pas!

                Bon ceci dit, dans l'idéal, si vous avez la possibilité de donner des fichiers bruts, ça serait bien cool de les diffuser. Notamment pour du remix/réutilisation, c'est quand même pas pareil si en plus on a accès aux enregistrements ou aux pistes séparées. Et puis niveau étude, c'est quand même pas la même chose (décortiquer une partition à partir d'une piste "instrument seul", c'est quand même plus simple. Pareil pour les paroles).

                P.S.: par contre sans "sources", il faut que le fichier soit sans DRM. Sinon je ne peux pas écouter le morceau comme je le veux (équivalent de la liberté 0). Par contre on pourrait imaginer que si les sources sont fournies, alors un musicien pourrait même vendre des morceaux libres avec DRM.

                Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • # Orchestre

    Posté par . Évalué à 5. Dernière modification le 24/04/16 à 00:21.

    Pour les orchestres qui font de la musique libre :

    Comme aux états-unis toute œuvre de l'esprit réalisée par un employé de l'état dans le cadre de son travail est dans le domaine public, forcément les enregistrements des morceaux joués par les orchestres de l'armée américaine ou les artistes invités à la maison blanche sont libres (à condition que le morceau qui est joué soit déjà libre au départ). Ce sont souvent ces enregistrement qui sont utilisés pour illustrer les articles de wikipedia sur la musique classique. Cependant on est ici dans une définition purement juridique du libre (licence). N'espère pas avoir les sources flac ou des pdf avec les partitions. Le plus souvent ce sont des vieux mp3 crados qui sont publiés sur les sites des institutions américaines (et ensuite reconvertis en ogg lors du transfert sur wikimedia, je te dis pas le massacre).

    Sinon sur wikimedia j'avais trouvé aussi des morceaux de Mozart interprétés par le Fulda Symphonic Orchestra et le Tsumugi Orchestra, et je trouvais ça plus joli que les morceaux joués par la Navy :o

    Mais je ne suis pas expert, et je laisse les linuxéfériens plus mélomanes que moi troller comme des gorets débattre de la qualité des enregistrements dans les commentaires suivants ! \o_

    splash!

    • [^] # Re: Orchestre

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      Il y a aussi MusOpen : https://musopen.org/fr/music/

      Et pour des trucs plus variés voir aussi http://freemusicarchive.org/

      « Je vois bien à quels excès peut conduire une démocratie d'opinion débridée, je le vis tous les jours. » (Nicolas Sarkozy)

      • [^] # Re: Orchestre

        Posté par (page perso) . Évalué à 0.

        y a aussi MusOpen : https://musopen.org/fr/music/

        Pas que du libre (contient du libre… et du pas libre)
        Pas trouvé comment n'avoir que du libre dans l'interface.

        Et pour des trucs plus variés voir aussi http://freemusicarchive.org/

        Pas que du libre (contient du libre… et du pas libre)
        Pas trouvé comment n'avoir que du libre dans l'interface.


        J'ai l'impression qu'il faut se faire une raison : pour les "libristes", le libre veut dire "gratuit ça me suffit"… Skype est considéré libre.
        L'auteur du journal avait pourtant bien écrit "La majorité des trouvailles étaient uniquement de la musique en libre diffusion. Donc pas libre."…

  • # dogmazic

    Posté par (page perso) . Évalué à 2. Dernière modification le 24/04/16 à 09:05.

    Je suppose que tu es allé voir sur le site de Dogmazic ? http://www.dogmazic.net/index.php?op=edito

    • [^] # Re: dogmazic

      Posté par . Évalué à 4. Dernière modification le 24/04/16 à 09:39.

      Hello,
      tiens, tu fais comment pour trouver de la musique libre au sens cc-by ou cc-by-sa (ou compatible) sur dogmazic sans y passer tes nuits juste sur le réglage de la recherche ?

      vu la longueur du champ licence c'est long, très long, trop long, si un admin de dogmazic passe par là j'aimerais avoir un champ rechercher de la musique libre au sens cc-by ou cc-by-sa et compatibles (donc exit les nd, nc et autre gratuit-pas-libre) sans faire une règle de filtre de 20 lignes … que je perds chaque fois que j'ai le malheur de cliquer ailleurs :p

      Exemple : http://imgur.com/wWEe4uu

      • [^] # Re: dogmazic

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        http://altermusique.org/ -> seulement de la musique libre (pas de NC/ND)

        « Je vois bien à quels excès peut conduire une démocratie d'opinion débridée, je le vis tous les jours. » (Nicolas Sarkozy)

    • [^] # Re: dogmazic

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      Je suppose que tu es allé voir sur le site de Dogmazic ?

      Dogmazic accepte de la musique libre comme download.com accepte des logiciels libres.

      Pour résumer si tu ne vois pas l'analogie, le critère de Dogmazic est que ce soit gratuitement diffusable et c'est tout, l'équivalent du Freeware, et contrairement à la pub "musique libre" mis sur le site ne s’intéresse pas trop à la musique libre (il suffit que ce soit en libre diffusion, donc l'interdiction de commercial et l'interdiction de modification sont autorisées, alors que ces interdictions sont interdites dans le libre, musique compris).

      Et je n'ai pas trouvé sur leur site comment filtrer pour n'avoir que de la musique libre, donc ça semble vraiment ne pas être leur priorité (j'aurai compris qu'ils fassent large pour avoir plus de monde, mais dans ce cas j'aurai attendu plus de possibilité pour filtrer pour avoir que de la musique libre, et un avertissement "attention musique pas libre" quand elle n'est pas libre; par exemple Debian accepte le non libre dans un repo "nonfree", ici le "nonfree" et "free" sont dans la même "repo").

      Bref, ce n'est pas un site de musique libre, jute un site "libre diffusion" qui accepte entre autre de la musique libre et c'est super chiant de filtrer en fonction de la licence, donc pas une référence pour qui veut que de la musique libre, du moins pour le moment (il suffirait sans doute de pas grand chose pour montrer qu'on s’intéresse à la musique libre, qui sait ça changera un jour).

      • [^] # Re: dogmazic

        Posté par . Évalué à 5. Dernière modification le 24/04/16 à 13:25.

        Pour Bandcamp c'est encore plus compliqué.

        Ce site accepte toute sorte de contenus, sous diverses licences CC 3.0 ainsi que sous copyright classique. La mention copyright n'est bien souvent mentionnée qu'en bas de la page de l'album (les fichiers contenus dans l'archive téléchargeable sont laissés au soin de l'auteur, et dans 99% des cas aucune licence n'y figure). Le site ne propose bien évidemment pas de faire de recherche sur la licence (uniquement sur les tags et mots associés). De plus, une recherche sur bandcamp ne donnera pas de réponse exhaustive, seuls les 10 premières pages de résultats sont affichés (50 albums par page), sachant que les albums sont listés par popularité ou par date de sortie, au choix. Enfin, les liens de téléchargement des archives sont générés automatiquement (il faut activer javascript dans le navigateur), ce qui rend toute possibilité de scriptage impossible (en plus parfois les albums sont payants, donc autant télécharger à la main).

        Des recherches google avec les termes "cc by"/"cc by-sa" et "site:bandcamp.com" renvoient bien quelques résultats, mais c'est rarement des trucs bien, ni même forcément des trucs libres (des pages d'album où seule l'image de la pochette est sous cc par exemple).

        Du coup ce que je fais c'est que j'ai un ensemble de scripts bash qui :

        • lancent une recherche sur le site sur un terme donné en paramètre
        • téléchargent les pages des albums listés dans les résultats
        • font une recherche d'url de licence creative commons by ou by-sa
        • si pas d'occurrence -> /dev/null , si occurrence -> copie la page dans un dossier
        • font ça pour les 50 albums de la première page de résultats, puis rebelote sur la deuxième, etc, jusqu'à la page 10
        • supprime du dossier des albums libres les pages d'albums déjà rencontrés

        Je sais, ça pourrait être optimisé, je pourrais essayer d'inclure la liste des albums déjà rencontrés directement dans le script, pour qu'il évite de les télécharger à chaque fois, mais j'ai la fl^Wça me casse les c^Wj'avais piscine :O

        Ensuite j'ouvre les pages à la main dans le brouteur. Là je supprime toutes les pages non-libres (typiquement : où la licence est juste celle de la pochette), je supprime tous les albums sous licence libre mais qui sont en fait de dérivés d'œuvres non-libres ou des trucs qui font de la publicité pour des œuvres non-libres (souvent on y trouve le mot "tribute" ou "cover" ou bien une image de pochette avec des putains de poneys).

        Ensuite j'écoute, ça me permet de savoir si ça me plaît, parfois de détecter des dérivés de musiques non-libres pas annoncés comme tels (les artistes indés ne sont pas toujours honnêtes :/ ). Enfin je télécharge une copie, souvent en payant. Il y a trois raisons de payer sur bandcamp :

        • quand on a pas le choix (certains albums ont un prix minimal, et comme la culture libre n'est pas beaucoup partagée, ben on ne les trouve pas ailleurs)
        • quand on a envie de soutenir l'auteur : dans ce cas je paye un prix dépendant de à quel point l'album m'a plu, et de son niveau d'"engagement" (si il publie toute sa discographie sous licence libre, je vais payer un album plus cher que s'il publie juste un album libre et tout le reste en proprio, et parfois aussi lui envoyer un petit message de félicitations et d'encouragement )
        • quand on veut étoffer sa collection (sur bandcamp chaque utilisateur inscrit a une page "collection" où sont listés tous les albums qu'on a achetés, malheureusement on ne peut y mettre que les albums qu'on a payés :/ )

        Enfin, je télécharge l'album en deux versions : flac, pour garder sur mon pc, et ogg vorbis, pour mettre sur mon baladeur. Si les paroles sont disponibles je les recopie dans des fichiers textes (là aussi, les artistes aiment bien mettre les paroles sur la page web de l'album mais pas dans l'archive, je ne sais pas pourquoi).

        Donc voilà, c'est galère de trouver du libre sur bandcamp et ils ont du javascript kipu, mais d'une manière générale, je suis plutôt content de ce site.

        splash!

  • # Bandcamp

    Posté par . Évalué à 0.

    Vous pouvez aussi aller voir cette page  ;-)

    • [^] # Re: Bandcamp

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      pas que toi certes, mais des fois je me demande ce que vous connaissez du libre, pour refiler plusieurs fois l'équivalent de download.com quand quelqu'un demande de la musique libre… Faudra que je file download.com quand on demandera des logiciels libres, ça a l'air de satisfaire pas mal de monde ce genre de liberté.

      Avec vous lu le journal (en particulier la partie "La majorité des trouvailles étaient uniquement de la musique en libre diffusion. Donc pas libre.")?
      Avez-vous compris les 4 libertés?
      Le libre est-il pour vous synonyme de "gratuit je m'en fou si je ne peux pas modifier ni diffuser sauf exception"?

      • [^] # Re: Bandcamp

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        La plupart des gens, dans libre, ils entendent gratuit.
        Donc, oui, leur filer un lien vers dogmazic est une bonne idée. Après ils n'y trouveront pas les références qu'ils enttendent… mais c'est un autre problème.

        Pour une radio, passer des musiques libres avec une fois une musique enregistré à la SACEM cela revient au même prix… du coup, les radios passent le même catalogue…

        • [^] # Re: Bandcamp

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          La plupart des gens, dans libre, ils entendent gratuit.

          Et tu veux les conforter dans cette idée?

          Le libre n'a rien à voir avec le gratuit, pourquoi laisser passer ça et juste filer Dogmazic comme "bonne idée"? Tu as une occasion de parler de libre, et hop tu dis "tiens, vas y je t'aide à confondre gratuit avec libre".

          Super… Le libre n'a vraiment pas besoin d'ennemi pour se flinguer…

          • [^] # Re: Bandcamp

            Posté par (page perso) . Évalué à 4.

            Quand ils regardent Dogmazic, ils disent souvent "C'est nule, il n'y a pas untel"…

            j'ai un peu arrêté de parler de musique libre, sauf aux amateurs.

  • # Orchestre classique libre

    Posté par . Évalué à 4.

    Alors ça n'est pas un orchestre (ou alors au sens le plus minimaliste du terme), mais il y a Open Goldberg Variations (et sa "suite") :

    http://www.opengoldbergvariations.org/ puis https://www.welltemperedclavier.org/

    Du coup, j'imagine que Kimiko Ishikaza est susceptible de jouer de la musique libre contre rémunération.

  • # Les CC se retournent contre nous

    Posté par . Évalué à 1.

    Bonjour,

    Il ne se passe pas un seul jour sans que je tombe sur une page qui vante de diffuser une ressource "libre" mais en fait NC / ND… donc pas libre.

    La culture du libre était déjà amochée à l’international par les licences CC, mais en France elle est complétement sacrifiée. Un comble sachant que la langue française permet justement de l'indiquer avec moins d’ambiguïté qu'en anglais.

    Le site Creative Commons

    Si on regarde par exemple sur le site international, si on souhaite choisir une licence : https://creativecommons.org/choose/
    Un indicateur "this is a free culture license" / "This is not…" apparait assez clairement. Il amène sur la page https://creativecommons.org/freeworks/
    qui détail les "four necessary characteristics of a free cultural work", l'équivalent des 4 libertés fondamentales des licences logicielles libres.

    Maintenant, essayez de choisir une licence sur le site Français : http://creativecommons.fr/licences/. On y trouve un énorme amalgame. Les "6 LICENCES GRATUITES" (la mise en gras est d'origine). On y parle de licences "Inspirés par les licences libres". Mais, à aucun moment, il n'y a le moindre indicateur qui permet au créateur de contenu de savoir s'il choisi une licence libre ou pas. La mention "free culture" disparait complètement.

    Certains diraient que la page "partenaires" du site français explique beaucoup de choses quant à cette disparition.

    J'ai envoyé un message à ce sujet en utilisant le formulaire de contact il y a 2 semaines environ. Pas de réponse. Vous aussi, écrivez !

    La page wikipedia

    Si on cherche des infos sur la page wikipedia sur l'organisme creative commons, on pouvait encore y lire il y a quelques minutes :

    Richard Stallman suggère d'éviter les licences BY-NC-SA et BY-NC, pour cause de vide juridique entravant la liberté inhérente à l'esprit des licences libres. En effet, la mention NC interdit tout usage commercial. Une personne souhaitant en faire un tel usage devrait avoir la liberté d'en demander la permission à l'auteur, mais la possibilité de modification par un grand nombre de personnes rend l'ensemble des auteurs immense et difficilement identifiable, c'est donc une perte de liberté définitive. Il suggère de ne pas permettre de modifications dans ce cas, et de remplacer lesdites licences problématiques par les licences BY-NC-ND-SA et -BY-NC-ND.

    Source : Wikipedia, licence (libre) CC-BY-SA, article Creative Commons : https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Creative_Commons&oldid=125479378

    Je vous laisse le soin de trouver dans cette extrait, l'erreur sur le fond et l'erreur sur la dans la dernière phrase.

    Soyez attentif

    Libristes, soyez attentif. Ne laissez pas - par ignorance ou par intérêt - les personnes qui ne partagent pas la philosophie du libre utiliser les licences CC pour la diluer et la noyer dans les amalgames. Remettez sur la voie du libre ceux dont le GPS des licences est déréglé, en faisant preuve de toute la diplomatie, positivité mais aussi exactitude nécessaire.

    • [^] # Re: Les CC se retournent contre nous

      Posté par (page perso) . Évalué à 0. Dernière modification le 24/04/16 à 20:37.

      Les CC se retournent contre nous

      Oui et non.
      Oui, car il y a eu une mauvaise communication sur ce qui est CC non libre et sur ce qui est libre, et du coup on se retrouve avec des gens mélangeant tout.
      Non, car sans une passerelle "moins violente" entre les licences "habituelles" et le libre, ce serait pire, beaucoup de gens ferait avec des licences qui ne permettent pas la redistribution.

      le .fr que tu cites semble en effet bien merdique (c'est une émanation officielle ou juste un piquage de nom?) et ne prend pas en compte le libre.
      Mais perso je redirige plutôt sur https://creativecommons.org/choose/ qui est en français, et propose par défaut une licence libre (et même permissive, CC-BY), donc je dirai juste de considérer le .fr com un cyber-squating.

      Le plus problématique n'est pas les CC. Le plus problématique est que la plupart des gens qui se disent libristes ne… le sont absolument pas! Ils se sont engouffrés dans le libre faute d'autre chose pour "niquer les capitalistes" et il faut voir quand on leur dit que leur licence "GPL mais commercial interdit" (si si ça c'est vu…) n'est pas libre du tout, ils t'insultent en te disant que tu n'as rien compris au libre (sic), et quand les CC -NC sont arrivées ils ont juste passé dessus et continué leur délire sur le libre qu'ils n'ont pas compris (il faut voir le nombre de personnes qui veulent associer le mot "libre" à leur idées pas libres du tout maintenant que le mot a une notoriété; parle avec plusieurs libristes, tu en trouveras vite qui te diront qu'une GPL qui interdit le commercial ne les dérangerait pas du tout, au contraire).

      Bref, non ça ne se retourne pas contre nous, au contraire ça clarifie, et maintenant on a des armes (et l'org Creative commons aide, en mettant un "tampon" libre quand ça l'est) pour montrer aux gens qui sont réellement curieux sur le libre que le libre c'est sans NC et sans ND (pour les autres, ce sont des intégristes de leur délire mensonger et il n'y a rien à faire, vaut mieux se focaliser sur les gens ouverts à la discussion et curieux de comprendre), et si ils sont réticents sur le libre le NC ou ND sont une bonne étape intermédiaire.

      A nous de clarifier et d'expliquer aux quelques libristes perdus (on en a 2 la dans les commentaires ;-) ) qu'ils sont incohérents dans leurs sites web conseillés (pas orientés libres).

    • [^] # Re: Les CC se retournent contre nous

      Posté par . Évalué à 5.

      la liberté d'en demander la permission à l'auteur

      LOL ce bullshit. :D Ça veut dire quoi ? L'auteur doit conserver une adresse e-mail valide jusqu'à 70 ans après sa mort ?

      splash!

    • [^] # Re: Les CC se retournent contre nous

      Posté par . Évalué à 0.

      En effet, la mention NC interdit tout usage commercial.

      En effet, la mention GPL interdit tout usage en dehors du cadre de la GPL.

      La GPL a plein de restrictions aussi. Certains préfèrent faire abstraction de l'argent, ça ne rend pas le projet moins bien que la GPL. En share alike on peut modifier le code, avec la restriction du non commercial, tout comme la GPL fait aussi une restriction à la liberté de faire ce qu'on veut avec son code.

  • # Mes deux centimes

    Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 24/04/16 à 23:45.

    Je ne pense pas que l’on puisse faire l’analogie avec le logiciel pour déterminer ce qu’est de la musique libre.

    Pour moi, si la musique est librement diffusable, modifiable et commercialisable elle est libre même si on a que le produit fini (le fichier audio final).

    Certes il peut y avoir un « code source » (fichier tracker, MIDI, partition, paroles, pistes séparées, etc…) mais pas toujours !

    Si j’enregistre une chanson seul à la guitare, avec un seul micro, je distribue un WAV en « libre diffusion/modification », autrement dit il n’y a pas d’autre matériel que ce fichier, c’est de la musique libre ou pas ?

    Si au contraire je travaille avec 36 fichiers MIDI et 3 fichiers Ardour, je devrais fournir ces fichiers sinon elle n’est pas libre ?

    Un programme a forcément un code source, une œuvre musicale non. Idem pour une œuvre graphique.

    Allons plus loin, pour une sculpture libre il faudrait que le sculpteur fournisse la liste des outils utilisés, la composition chimique de la matière utilisée et une description de toutes les étapes de réalisation ? Et pourquoi pas aussi un fichier pour imprimante 3D… ça n’a pas de sens.

    • [^] # Re: Mes deux centimes

      Posté par (page perso) . Évalué à 1. Dernière modification le 25/04/16 à 00:22.

      Si au contraire je travaille avec 36 fichiers MIDI et 3 fichiers Ardour, je devrais fournir ces fichiers sinon elle n’est pas libre ?

      Ca me gonfle ce "je devrais". on a l'impression que pour vous le libre est une contrainte (on doit, on doit, que ce verbe…). Personne ne doit faire du libre, c'est juste pas dans l'idé du libre que de ne pas avoir le source, il n'y a pas de mal à ne pas faire de libre mais ca n'en fait pas un truc de libre pour autant juste parce qu'on a un égo qui veut entendre qu'on fait du libre.

      Je répondrai donc à la question par une autre : tu as les 36 fichiers, ca ne te coute rien de les poser sur GitHub, alors pourquoi tu veux les garder pour toi?

      Perso, les seules réponses possibles qui viennent sont une idée de faire banker un jour (on ne sait jamais, garder un truc peut être bankable un jour) ou un égo démesuré, pas très positif et loin de la liberté donnée à celui qui recoit, alors je suis preneur de réponse possible différente.
      Et surtout, posez vous la question de savoir pourquoi vous refusez votre propre réponse quand il s'agit d'une autre forme d'art (par exemple du C).

      • [^] # Re: Mes deux centimes

        Posté par . Évalué à 2.

        Ca me gonfle ce "je devrais". on a l'impression que pour vous le libre est une contrainte (on doit, on doit, que ce verbe…)

        Heureusement que j’ai employé le conditionnel (j’avais commencé à écrire au présent) sinon tu aurais explosé !

        Perso, les seules réponses possibles qui viennent sont une idée de faire banker un jour (on ne sait jamais, garder un truc peut être bankable un jour) ou un égo démesuré, pas très positif et loin de la liberté donnée à celui qui recoit, alors je suis preneur de réponse possible différente.

        Une autre réponse c’est qu’on souhaite utiliser son temps à faire de la musique, pas à déposer des fichiers sur GitHub… Note qu’il ne s’agit pas de fichiers textes comme un code source, en MAO c’est vite très gros, alors je ne te raconte même pas pour une œuvre vidéo…

        Et surtout, posez vous la question de savoir pourquoi vous refusez votre propre réponse quand il s'agit d'une autre forme d'art (par exemple du C).

        La beauté artistique d’une réalisation en C ne s’apprécie-t-elle pas à la lecture de son code source justement ?

        • [^] # Re: Mes deux centimes

          Posté par (page perso) . Évalué à 2. Dernière modification le 25/04/16 à 15:14.

          Une autre réponse c’est qu’on souhaite utiliser son temps à faire de la musique, pas à déposer des fichiers sur GitHub…

          Ha ouais… Sérieux, j'ai l'impression de lire les gens qui ne veulent pas mettre le code source sur GitHub "parce que c'est pas propre, pas le temps de nettoyer, et en plus je vais me prendre des remarques sur la qualité de mon code" qui ressemble plus à des excuses pour ne pas partager qu'une réelle raison.
          ton excuse du temps marche pour le code C aussi donc un binaire libre suffit à te rendre heureux et tu pardonnes sir le code C n'est pas dispo "je n'ai pas le temps".

          Oui, faire du libre prend plus de temps que du non libre, rien de nouveau. Ca reste dans tous les cas étrangement garder pour soit des choses pour ne pas perdre 1 heures à préparer son commit et laisser la machine tourner une nuit toute seule comme une grande si c'est gros…

          Bref, désolé de ne pas être convaincu, je constate surtout que le libre, c'est sympa… Enfin, jusqu'à ce qu'on nous demande de libérer de "l'art" et la le libre c'est chiant, on ne sait pas pourquoi mais les arguments pour du libre disparaissent comme par magie.

          Heureusement que j’ai employé le conditionnel (j’avais commencé à écrire au présent) sinon tu aurais explosé !

          Ce qui me fait exploser est les arguments en fonction de ce qui plait, sans recherche de cohérence dans ses idées.
          Et oui, "devoir" me fait bizarre pour des gens disant aimer le libre, d'habitude je le trouve dans la bouche de changeant devant faire du libre alors qu'ils ne veulent pas.

          • [^] # Re: Mes deux centimes

            Posté par . Évalué à 2.

            Enfin, jusqu'à ce qu'on nous demande de libérer de "l'art" et la le libre c'est chiant, on ne sait pas pourquoi mais les arguments pour du libre disparaissent comme par magie.

            Non pas comme par magie. Même si tu répètes encore que du code peut être considéré comme de l’art, ce avec quoi je suis d’accord, ce n’est pas la même chose. On peut inclure le code informatique dans l’art mais certainement pas l’inverse. Le code informatique en sus d’être un outil peut être considéré comme une forme d’art. C’est tout.

            ton excuse du temps marche pour le code

            Le code je dois l’écrire sur un support numérique pour créer un programme. Les paroles d’une chanson je peux les écrire sur un support numérique mais ce n’est en aucun cas une obligation, elle peuvent être dans ma tête ou griffonées sur un bout de PQ…

            Ca reste dans tous les cas étrangement garder pour soit des choses pour ne pas perdre 1 heures à préparer son commit et laisser la machine tourner une nuit toute seule comme une grande si c'est gros…

            Donc OK, pour toi un artiste qui veut prétendre faire de l’art libre doit connaître le fonctionnement d’une forge logicielle…

            Bref, désolé de ne pas être convaincu

            Bref, désolé de trouver que tu fais soit preuve de mauvaise foi soit d’une complète ignorance du travail d’un musicien.

            • [^] # Re: Mes deux centimes

              Posté par (page perso) . Évalué à -1. Dernière modification le 25/04/16 à 17:19.

              Bref, désolé de trouver que tu fais soit preuve de mauvaise foi soit d’une complète ignorance du travail d’un musicien.

              Le musicien (ou tout autre "artiste"), cette personne sacrée hors de toute critique.
              Désolé, peut-être que je connais et que je n'accepte pas les personnes sacrées "parce que tu comprends, je fais de l'art".

              Je m’intéresse au libre, à la liberté que peuvent fournir les gens à d'autres gens, sans avoir de personnes sacrées qui seraient excusées sous diverses excuses crées de toutes pièces.

              Bref, rien de nouveau, on a toujours des exceptions pour les "artistes" sur les idées, ça ne rend pas bien crédible mais bon ça n'a pas l'air d'être bien important d'être crédible.
              En attendant, on se retrouve sans source alors que dans 99% des cas (et bizarrement, le 1% restant excuse les 99%) l'auteur les as bien au chaud sur son disque dur (tiens, ça ressemble à de la rétention d'information comme pour les logiciels proprios… Mais chut! "c'est un artiste, ce n'est pas pareil").

              Note : bizarre quand même, on est passé à "si j'ai x fichier sur mon disque" à "nan mais je ne les ais pas" quand il faut expliquer pourquoi on ne veut pas les diffuser… Qui est de mauvaise foi?

              • [^] # Re: Mes deux centimes

                Posté par . Évalué à 5. Dernière modification le 25/04/16 à 18:04.

                Le musicien (ou tout autre "artiste"), cette personne sacrée hors de toute critique.
                Désolé, peut-être que je connais et que je n'accepte pas les personnes sacrées "parce que tu comprends, je fais de l'art".

                T’es vraiment incroyable…

                RMS a définit formellement ce qu’était un logiciel libre. Dans cette définition, que l’on connaît tous ici, il y a notamment la phrase « l’accès au code source est une condition nécessaire ». Nous sommes en train d’essayer de définir ce qu’est la musique libre, or tu sembles croire que la définition qui s’applique au logiciel peut être transposée telle qu’elle à la création musicale.

                Non. Pour le simple fait que la notion de « code source » est bien plus floue dans le domaine de l’art.

                Alors continue de penser que c’est une vision « d’artiste qui se la pète », qui se croit sacré, hors de toute critique, si tu veux. Pour ma part je te trouve ridiculement simplificateur du problème qui nous intéresse, à savoir, comment distinguer la musique libre de la musique non-libre.

              • [^] # Re: Mes deux centimes

                Posté par . Évalué à 6.

                Note : bizarre quand même, on est passé à "si j'ai x fichier sur mon disque" à "nan mais je ne les ais pas" quand il faut expliquer pourquoi on ne veut pas les diffuser… Qui est de mauvaise foi?

                Non. Dès mon premier commentaire j’avais envisagé ce cas :

                Si j’enregistre une chanson seul à la guitare, avec un seul micro, je distribue un WAV en « libre diffusion/modification », autrement dit il n’y a pas d’autre matériel que ce fichier, c’est de la musique libre ou pas ?

                Tu n’as bien sûr pas répondu à cette question.

              • [^] # Re: Mes deux centimes

                Posté par . Évalué à 4.

                En attendant, on se retrouve sans source alors que dans 99% des cas (et bizarrement, le 1% restant excuse les 99%) l'auteur les as bien au chaud sur son disque dur

                D’une le 1 vs. 99 tu le sors de ton chapeau. De deux là n’est pas le problème. Je commence à radoter. Une œuvre musicale peut avoir des sources, un logiciel a forcément un code source. (même s’il est écrit en assembleur ou en BrainFuck)

                Donc si je te suis bien, les sources d’une œuvre musicale devraient être diffusées si elles existent pour que l’œuvre soit libre, c’est bien ça ? Est-ce que tu penses vraiment que ce serait viable sur le plan juridique ?

                • [^] # Re: Mes deux centimes

                  Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                  Donc si je te suis bien, les sources d’une œuvre musicale devraient être diffusées si elles existent pour que l’œuvre soit libre, c’est bien ça ?

                  Ben, euh… oui ?

                  S’il existe des fichiers sources à partir desquels tu as obtenu ton œuvre finale, et si tu souhaites que tout le monde puisse modifier ton œuvre à sa guise (parce que tu es libriste), je ne vois pas ce qui justifierait de ne pas publier les sources…

                  • [^] # Re: Mes deux centimes

                    Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 25/04/16 à 22:37.

                    je ne vois pas ce qui justifierait de ne pas publier les sources…

                    Clairement, la logistique nécessaire, n’en déplaise à Zenitram.

                    Si j’ai écrit mes paroles sur du papier, je dois le scanner, utiliser un logiciel OCR ou bien saisir ces paroles dans un éditeur (c’est pas le travail d’un musicien…) ? Une soundfont de qualité ça peut prendre quelques GB, pour un seul instrument… À l’inverse, le code source d’un programme c’est du texte brut, là il n’y a clairement pas cette « excuse »…

                    Bref, pour moi un fichier audio librement diffusable peut prétendre à la qualification « musique libre », c’est mon avis personnel…

                    Maintenant c’est sûr qu’on appréciera l’effort du musicien qui publie tout le matériel sous-jacent, mais ça ne devrait pas être une obligation.

                    Est-ce qu’il faut que le guitariste rende public son montage de pédales d’effet avec l’intégralité des positions des potentiomètres à chaque moment du morceau pour que ce soit libre ?

                    Pour un logiciel la limite est claire : code source (+ éventuellement compilateur utilisé) disponible oui/non. Pour de l’audio ce n’est pas aussi trivial…

                    Un parolier qui aurait l’habitude de travailler avec un éditeur de texte serait de facto plus à même de « faire de la musique libre » que celui qui utilise une feuille et un stylo ?

                    • [^] # Re: Mes deux centimes

                      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                      Est-ce qu’il faut que le guitariste rende public son montage de pédales d’effet avec l’intégralité des positions des potentiomètres à chaque moment du morceau pour que ce soit libre ?

                      Si, dans le cadre de son « workflow » habituel, il a enregistré ces paramètres dans une piste d’automation, pourquoi ne pas la rendre disponible avec le reste ?

                      Et dans le cas contraire, pourquoi ne pas au moins diffuser l’enregistrement « brut », avant l’application des effets ? Encore une fois, si sa méthode habituelle de composition implique qu’il dispose de cette piste (s’il enregistre directement avec les effets au lieu de les appliquer a posteriori, je ne vais évidemment pas lui demander de refaire un enregistrement « nu » juste pour me faire plaisir).

                      • [^] # Re: Mes deux centimes

                        Posté par . Évalué à 3.

                        Et dans le cas contraire, pourquoi ne pas au moins diffuser l’enregistrement « brut », avant l’application des effets ? Encore une fois, si sa méthode habituelle de composition implique qu’il dispose de cette piste (s’il enregistre directement avec les effets au lieu de les appliquer a posteriori

                        Les effets du pédalier sont appliqués avant que le signal soit enregistré…

                        Il n’y a tout simplement pas d’enregistrement brut (ie : sans les effets).

                    • [^] # Re: Mes deux centimes

                      Posté par (page perso) . Évalué à -2. Dernière modification le 25/04/16 à 22:52.

                      Pour un logiciel la limite est claire : code source (+ éventuellement compilateur utilisé) disponible oui/non.

                      Oui, c'est trivial… Euh, non, en fait (code source utilisé pour compiler le code source qui a été généré?). dans un autre journal, on me dit que filer le code source n'est pas assez, il faut aussi filer le compilo qui va avec et que sais-je, comme quoi "ça dépend" (bon, la ce sont eux qui ont fumé certes; ha, toi aussi tu parles de compilateur à fournir, euh…)

                      Pour de l’audio ce n’est pas aussi trivial…

                      Pour qui ne veut pas filer tout ce qu'il a, en effet.
                      Sinon, c'est simple : file tout ce que tu as utilisé (alors, oui, ça peut nécessiter de scanner qui est le moyen de diffusion, mais on ne demande pas d'OCR, c'est toi qui invente), je ne vois pas en quoi c'est "pas aussi trivial".

                      Maintenant c’est sûr qu’on appréciera l’effort du musicien qui publie tout le matériel sous-jacent, mais ça ne devrait pas être une obligation.

                      Je n'ai pas remis en cause expressément la non obligation (comme je ne remet pas en cause que les serveur de Google tournent sur un Linux modifié dont on nous cache le code car pas de change Linux est en GPL et non AGPL). Je regarde juste l'idée du libre (les 4 libertés) et une personne qui veut fournir de la musique libre avec l'idée de laisser la liberté à celui qui reçoit, sans bidouille pour ne pas qu'on puisse reproduire ce qu'il a fait ou qu'on ai du mal, se doit de filer tout ce qu'il a utilisé. Sinon l'idée n'est pas le libre, juste en donner le moins possible pour rentrer dans les clous des contraintes ("à la Microsoft" vis à vis du libre, si tu veux une analogie).

                      Franchement, je ne vois pas où est le problème de filer ce que tu as (non, la taille n'est pas une excuse, Debian est fourni sur un DVD… Et de nos jours on a du débit, donc ton exemple de problème de bande passante est rare); encore une fois la question est de savoir pourquoi tu tiens, toi, à ne pas fournir ce que tu as, à le garder précieusement pour toi et à trouver ça normal, alors que les fichiers sont sur le disque, de nos jours une tonne de choses sont en numérique (tu as le fichier de "composition" bien comme il faut dans un coin parce que tu l'as utilisé des centaines de fois pendant tes "tweaks").

                      Et vraiment, tous les "artistes libre" avec qui j'ai discuté, ils ne se cachaient absolument pas derrière une excuse technique, c'était seulement "pour pas qu'on me pique ma musique, tu comprends c'est la mienne" (bref, une mentalité bien "proprio" à libérer le moins possible pour garder le plus possible pour soit).

                      • [^] # Re: Mes deux centimes

                        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                        Sinon, c'est simple : file tout ce que tu as utilisé

                        Heu, c'est pas ça, le logiciel libre. Si je peux pas compiler tes sources pour retrouver exactement le même binaire, ton gros zip pounaille rempli de "tout ce que tu as utilisé" tu peux te l'encadrer dans ta salle de bain. Tu vois bien que ça marche pas, c'est quoi ces bricolages ?

                        non, la taille n'est pas une excuse, Debian est fourni sur un DVD

                        Oui, et mes répertoires de travail sont déjà monté à plus de 20Gb pour UNE chanson, et là, tout de suite, je suis à 150K/s (ben oui) en montée (et si je les atteint, c'est le DL qui chute, yay) sur cette ligne pourrie. Et je les enverrai où ces 20Gb, je me demande bien ; c'est juste des raisons techniques ça, hein, j'ai expliqué plusieurs fois ailleurs pourquoi même si j'avais ces ressources, je le ferai pas. Mais bon t'as vu tu es, une fois de plus dans ce débat, largement au nord de la réalité.

    • [^] # Re: Mes deux centimes

      Posté par . Évalué à 6.

      Si au contraire je travaille avec 36 fichiers MIDI et 3 fichiers Ardour, je devrais fournir ces fichiers sinon elle n’est pas libre ?

      ça indique surtout que transposer à un domaine artistique (musique, images…) un cadre définit pour des logiciels informatiques, c'est un peu de la connerie. À la rigueur c'est comme mettre en logiciel libre du code non commenté et incompréhensible, voire un binaire. Une musique mixée, sans les pistes individuelles ni les partitions c'est comme un logiciel compilé finalement.

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