Bull, l'histoire sans fin

Posté par . Modéré par Fabien Penso.
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16
jan.
2002
Commercial
Après le départ de Guy de Panafieu (démissionné suite à un bilan plus que négatif) et époux de l'égérie du RPR, les errements du groupe Bull continuent : la filliale italienne d'Integris (en déficit) a été rachetée in-extremis après que la division aie été cédée en totalité à Stéria !
Pierre Bonnelli, nouveau PDG de Bull et ancien PDG de Sema (qui a été racheté par Schlumberger l'an dernier suite à des soucis financiers), a d'ailleurs placé à la tête d'Integris France un de ces anciens subordonnés de Sema, André Felix.
Dans le même temps, Bull a acquis plus de 5% du capital de Stéria alors que le groupe a du, années après années, vendre ses meilleures divisions uniquement pour assurer les salaires et éviter le dépot de bilan : Telesynchro à Ingenico, distributeurs bancaires à Diebold, CP8 à SchlumbergerSema, Integris à Stéria...
Décidement la stratégie du Groupe Bull passe toujours par des voies impénétrables, ou du moins plus financières qu'inspirées par les réalités du marché informatique.

Rappellons que Bull a fortement réduit sa R&D depuis quelques années (arrêt du developement des CPU propriétaires, remplacés par l'Itanium depuis rebatisé Titanium, adoption de la plateforme PowerPC d'IBM, reprise des PC par NEC...), licencié ou mis en pré-retraite de nombreux ingénieurs parfois ré-embauchés en tant que consultants externes à prix d'or et même appellé ses salariés à la rescousse (plan "Value for You", plan d'achat d'actions Bull avec garantie dont le rendement effectif a été de 0%...)

Aller plus loin

  • # $$$$

    Posté par . Évalué à 3.

    J'adore cette phrase :

    "Un poids conséquent pour une société dont la capitalisation est tombée à 202,5 millions d'euros et dont les pertes pour 2001 sont estimées à 120 millions d'euros."
    • [^] # Re: $$$$

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      Notons que Bull est une vraie mine de placards dorés pour cadre "à oublier" quelque temps. Normal, financé à l'origine par l'état, ce qui implique de menus services...
      Evidemment les gros salaires pour un petit boulot ça a un impact sur les chiffres.
  • # Dalllas c'est du flan à coté :)

    Posté par . Évalué à -2.

    bbuuuuuulll !!! ton univers imptoyaaaaaabllleeuuuu !!

    et hop -1
  • # Amiga

    Posté par . Évalué à -2.

    Bull, c'est un peux le Commodore français, il finit pas de mourrir ;)

    Seul différence, l'amiga, c'est pas pas bull qui l'a fait.
    • [^] # Amiga, le truc d'amateur ? Et un mainframe, un !

      Posté par . Évalué à 3.

      Ben quelque soit l'admiration que tu portes à l'Amiga, ça reste un truc d'amateur (sans aucune prétention ni mépris, j'ai commencé sur un MZ80K puis un //c...) devant les technos qui ont été réellement développées par Bull, et qui représentent des dizaines de milliers homme*ans.

      Ce qui a existé un jour avant d'être détruit par des membres de la secte ENA :
      - maitrise complete du cycle de R&D H/W (mainframes, serveurs, PC...)
      - une reprise complete de GCOS, support AIX, Linux
      - des usines de productions (des cartes-mères de PC fabriquées en FRANCE !)
      - la carte à microprocesseur (avant ça, c'est quand Bull a craché sur la carte à mémoire que Moréno, qui bossait là à la com, est parti) et CP8
      - un reseaux support/commercial mondial
      - un support 24/24-365/365
      - enfin bref tout ce qui pouvait exister

      Qui se rappelle de BULLNET, un des tout premier à faire partie de l'infra Internet ?

      Ne reste qu'une holding financière qui subsiste en vendant le terrain qui lui reste sous les pieds.

      Par contre il existe un nombre incalculable de "pousses" (JVMs, méthodes formelles...) qui sont en fait le fruit du pillage de ce groupe quasi-public selon le vieux précepte "Nationalisons les pertes, privatisations les profits !"

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