Licence IANG pour des créations libres et équitables

Posté par (page perso) . Modéré par Jaimé Ragnagna.
Tags : aucun
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nov.
2004
GNU
Le projet IANG (acronyme de IANG Ain't No GNU) veut pousser plus avant l'idée de création libre, lancée il y a plus de vingt ans par le mouvement des logiciels libres, et reprise aujourd'hui dans tous les domaines de création artistique ou technique.

Car si différentes licences dites libres permettent de garantir à la création ses valeurs de partage et de don, ces garanties ne s'appliquent pas à l'économie de la création ou à la gestion de son développement. Tels sont les défis que la licence IANG se propose de relever, à travers l'idée de création équitable. Voici le préambule de la licence IANG:

«La licence IANG est une licence libre, c'est-à-dire qu'elle permet aux usagers non seulement d'utiliser, mais aussi d'analyser, de modifier et de distribuer la création à laquelle elle s'applique. Cependant, elle se distingue de la plupart des autres licences libres sur plusieurs points.

D'abord, cette licence s'applique à tout type de création intellectuelle, aussi bien dans le domaine industriel que littéraire ou artistique. Elle permet à tous les créateurs qui le souhaitent, sans distinction de spécialité, de garantir la plus grande utilité sociale à leur production.

Ensuite, cette licence attribue également des droits économiques. Elle garantit à toute personne la liberté d'accéder à la comptabilité de chaque distribution commerciale de la création, et en confère la gestion économique à ceux qui la financent par leurs dons, achats ou investissements.

Enfin, cette licence requiert l'exercice démocratique des libertés qu'elle accorde. Elle permet à chaque personne contribuant à un projet créatif ou économique basé sur la création de participer aux décisions concernant ce projet.»

Aller plus loin

  • # Intérêt de cette license?

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    Je ne comprend pas vraiment l'intérêt de cette license par rapport a la creative common, quelqu'un de plus callé que moi pourrait-il faire une critique rapide avantage/inconvégnents/etc ???

    Sans oublier les domaines d'applications(Images/Texte/Article/Musique?)
    • [^] # Re: Intérêt de cette license?

      Posté par . Évalué à 3.

      Il n'y a pas une, mais des licences creative commons, y compris des licences pas libre du tout : Non commercial, No Derivative Works, ...
    • [^] # Re: Intérêt de cette licence?

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      l'intérêt de cette licence par rapport a la creative common

      Au niveau économique, les licences CC offrent en gros deux choix à l'auteur. Soit il interdit à tout le monde de commercialiser sa création sans son autorisation (c'est l'option Noncommercial). Soit il permet à tout le monde d'exploiter commercialement son travail sans le rétribuer en retour. Sans surprise, l'option Noncommercial est choisie par la majorité des créateurs diffusant leurs oeuvres sous Creative Commons, soit parce qu'ils comptent dessus pour manger, soit parce qu'ils rechignent à voir des intermédiaires se faire payer grâce à leur travail sans être payés en retour. Bien sûr on pourra dire que rien n'interdit à ces intermédiaires de payer les auteurs, mais le problème est qu'on vit dans une d'économie de marché...

      La licence IANG offre une troisième alternative: donner le pouvoir économique à ceux qui financent la création. Les clients, les donateurs, les investisseurs, toutes les personnes contribuant à un projet économique basé sur une création IANG doivent pouvoir décider où va leur argent. Et elles doivent pouvoir le faire démocratiquement. Ainsi, les usagers étant majoritares, le financement sera orienté non pas vers la recherche de profit, mais vers l'utilité sociale. Non seulement les auteurs pourront espérer (mais pas exiger) des retombées économiques plus grandes qu'avec le modèle «libre» (en fait libéral) actuel, mais il est probable qu'ils seront plus avantagés que dans le modèle propriétaire, car leur rétribution se fera sur un modèle de don.
  • # Confusion

    Posté par (page perso) . Évalué à 8.

    Je ne suis pas sur que creer sans cesse de nouvelles licences soit une bonne idee. D'une part, on aura du mal a determiner si les logiciels et les oeuvres artistiques sont libres ou non. D'autre part, si on utilise la meme licence que 1000 autres projets, c'est plus facile a defendre en cas de proces (on peut s'appuyer sur d'autres proces qui ont deja eu lieu).
    Bref, je respecte le travail realise par IANG, mais je me demande si ca ne va pas faire qu'ajouter a la confusion.
    • [^] # Re: Confusion

      Posté par . Évalué à 5.

      A mon avis cette licence n'est pas simplement une nè licence de LL (ou de quoi que se soit de L). On voit clairement dès son préambule qu'elle souhaite adresser une problématique plus large que d'habitude. A mon avis ca peut avoir son interet, en tout cas bien plus que la plupart des licences clonant et modifiant juste un peu la GPL, Apache, ou les BSD...
      Reste à voir si elle est bien foutu
    • [^] # Re: Confusion

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Il ne s'agit pas d'ajouter à la confusion, mais d'offrir des libertés nouvelles qui n'existent aucune des licences libres existantes. Il s'agit aussi d'un nouveau modèle économique pour les créations libres.
  • # ahem

    Posté par . Évalué à 9.

    Eh bien. Voila une lecture pleine de surprises. Je vous recommande la lecture du manifeste.
    Bien qu'étudiant et développeur à mes temps libres cette licence et ce manifeste me choquent.

    Je ne vois tout simplement pas en quoi celà va changer quelque chose au niveau purement technique. Les licences GPL, CC et autres assurent des choses similaires sur les points importants.

    Ensuite sur les autres points :

    "Par ailleurs, la création est souvent un travail d'équipe, impliquant des décisions sur les orientations générales de recherche et développement, et sur l'intégration et la combinaison des travaux individuels dans l'½uvre commune. Or les licences dites libres, bien que protégeant la liberté individuelle de chaque créateur, n'empêchent pas l'hégémonie d'une poignée de personnes ou d'un « dictateur bienveillant » sur les décisions affectant toute la collectivité, avec pour conséquence la démotivation et la dispersion de certains contributeurs potentiels, souvent parmi les plus capables."

    Et ? Pour la grande majorité des projets libres / os il y a des mailings listes, des forums, une core team plus ou moins grande qui gère les principales décisions en se basant sur les discussions dans les ml, les possibilités techniques, les rappports de bugs, les suggestions et le but du projet. En quoi cela gène ? C'est nécessaire. Sans vecteur directeur c'est un beau foutoir qui attend le projet.


    Amha ce n'est qu'une simple redite de la GPL, des CC et autres licences libres, une redite avec certaines nuances en plus. Certaines nuances qui vont normalement de paire avec les Logiciels Libres sans être dites explicitement mais il y a d'autres nuances qui y sont inclusent et qui ne sont pas forcement compatibles avec le libre.

    Rien n'empeche de faire des LL commerciaux, et la trés grande majorité des projets libres sont menés par des équipes en tenant compte des différents moyens de retour (mails, forums, bugs reports ...) disponibles. Les contributeurs sont cités et les donnateurs aussi. Bref les points cités par le manifeste me semble "creux".

    Rajouter une couche "politico-économique" dans le libre n'est (amha) pas une bonne chose du tout. On peut voir ce systeme comme un systeme de capital/actionnaire typique des grandes entreprises ou les actionnaires demandent des résultats à ceux qui bossent. Bref on peut passer à un extreme tout aussi désagréable : voir des devs quitter un projet parce qu'ils n'y auront plus gout.


    Et comme dit dans un précédent commentaire cela fait une licence de plus, qui n'apporte pas beaucoup plus semble t il à part peut être un peu plus de confusion dans les licences "libres" pour le public qui ne connait pas trop.
    • [^] # Re: ahem

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      Sans oublier que je trouve (AMHA) que ce genre de licence apporte les désagréments du logiciel propriétaire dans le monde du libre. En effet, on a tous déjà pu constater que les intérêts économiques ne vont pas franchement/nécessairement dans le sens de la qualité...

      Ici, je pense que de laisser du pouvoir aux généreux et inspirés donateurs n'est pas une solution compatible avec l'idée de logiciel libre... en effet, comment peut-on assurer qu'un projet (ou un de ses forks) va bien dans le sens de l'intérêt commun si le capital détient le principal levier dirigeant ses décisions. En plus, ça ajoute une sorte d'aspect comptable (au sens de "compter", je ne parle pas forcément d'argent là) à un projet dit "libre".

      De plus, j'aimerais rajouter que le principal don qu'une entité puisse faire c'est de donner du temps humain (au développement, à la création artistique liée, ...), pas de l'argent. Et quand bien même, dans les deux cas, cela influence automatiquement et naturellement la vie d'un projet (l'avis d'un développeur très productif compte bcp, autant que l'avis d'une boite faisant "vivre" un projet par ses dons), alors à quoi bon y rajouter une couche "officielle" complexifiant toujours d'avantage la gestion de projets qui est déjà rarement facile à faire ?

      Bref, c'est très arbitraire, très personnel, mais je ne la "sents" pas cette licence. <contre l'interventionisme dans le monde du Libre />
      • [^] # Re: ahem

        Posté par . Évalué à 1.

        Hum je n'ai pas le temps de trop lire les détails mais d'après ce que je vois cette license n'a pas l'air aussi intéressante qu'elle le laisse entendre.
        Personnellement je suis très partisant des licenses CC à cause de leurs simplicité d'expression. Elles présentent les informations nécessaires à tout un chacun en fonction du niveau de détail souhaités, ce qui les met à portée de tous </avis_perso>
      • [^] # Re: ahem

        Posté par . Évalué à 4.

        D'après ce que j'ai compris de ma lecture de la licence IANG (IANAL), il est question de Projet Économique et de Projet Créatif. Ces deux types de projet sont différents.
        Un contributeur économique a un droit de vote sur le Projet Économique auquel il contribue.
        Un contributeur créatif a un droit de vote sur le Projet Créatif auquel il contribue.
        Il me semble que l'on peut créer un Projet Économique pour soutenir un Projet Créatif sans pour autant que la licence donne des droits d'un projet sur l'autre.

        Je dois avouer que ce qui m'a fait peur au départ, c'était l'idée de donner un droit de vote à tous. J'avais peur dans le sens où pour se débarrasser d'un dictacteur, même bienveillant, on se placerait sous la dictature de la majorité. Et, en ai-je tiré l'impression de mes errances sur le net, la majorité° des contributions d'une bonne partie des projets se place au niveau de la « décoration d'intérieur » (production de thèmes et de « skins»), en défaveur du niveau « architecture » (notez la métaphore architecturale du plus bel effet). Et les décorateurs d'intérieur, à mon avis, doivent avoir moins de poids sur la construction que l'architecte, l'ingénieur ou le maçon.
        °: majorité en nombre de contributeurs, pas en qualité ou en nombre de lignes de code ou travail réalisé (même si sela peut aussi être le cas).

        Mais j'ai été rassuré par le fait que les modalités de vote doivent être énoncées par une loi organique (interne au projet, quoi, faut bien étaler un peu sa confiture de temps en temps).

        J'ai l'impression que, par exemple, debian et son association de développeurs colleraient très bien comme exemple de Projet Créatif de IANG.
        • [^] # Re: ahem

          Posté par . Évalué à 3.

          c'est aussi ce que je crains
          cependant le règlement de base pour cette démocratie peut être révisé dixit cette version de license 1.0
          donc on peut tout à fait potentiellement changer démocratiquement ce règlement, et donc viré le dictateur bienveillant. (6.3. MODALITÉS)

          Ce dont j'ai l'impression dans cette license c'est une volonté de clarté dans les décision économique : notament les transactions de dons (ce que à vrai dire je trouve logique)
          ex : un gars fait une appli gpl super pratique, qui ne se révèle qu'une superbe ihm liée avec des librairies toutes gpl auxquelles il n'a en aucune manière participé si ce n'est qu'en les utilisant. Si des dons se font, la logique serait de répartir les dons entre lui et les groupes de développeurs de ces fameuses librairies, et que cela apparaissent un minimum sur le site de ce soft, histoire de jouer la clarté, de motiver.

          Maintenant, dans l'opensource libre, si pas content, on fork, ici avec IANG si pas content on vire ?

          La possibilité des forums euh... c'est un poil logique.
          Bref, une license jeune peut être, qui veut compacter beaucoup (code/texte/art/invention...)
          j'ai eu beau chercher (peut être mal chercher) mais j'ai pas trouvé d'exemple
          (au vu de l'heure je n'ai pas lu le manifeste IANG mais le reste oui).

          Mais je peux tout à fait me planter. Mais euh... à voir
          chuis pas convaincut ceci dit.

          Attilagab
      • [^] # tiens, j'oubliais

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        voilà une reprise du post de Guillaume Salagnac à propos de la news sur la CCIA... voilà ce que ca dit :
        "ce que Microsoft ne peut pas détruire, Microsoft le rachète."

        voilà aussi pkoi je n'aime pas cette prise d'importance des capitaux dans les projets libres. MS ne _peut_ pas racheter GNU/Linux, et voilà notre principal atout !

        Librement,
    • [^] # Re: ahem

      Posté par . Évalué à -2.

      100% d'accord. Une grande partie du succès de Linux (par exemple), c'est la dictature bienveillante de Linus. Ca permet une cohérence dans la continuité. Il n'y a qu'à voir les difficultés d'un fontionnement moins centralisé (suivez mon regard).
  • # Si cela tient le coup juridiquement, c'est assez intéressant !

    Posté par . Évalué à 2.

    Deux exemples d'applications qui me viennent à l'esprit :

    1) Je découvre un super système d'analyse automatique du contenu des échanges sur le net, et bien je peux interdire qu'il soit utilisé pour espionner les individus et le réserver à un usage anti spam.

    2) Je publie un jeu d'aventure à destination des plus jeunes, je peux empécher que les personnages soient utilisés dans des jeux plus violents, voir des productions X. Cela tout en libérant le code et le senario.
  • # Manifeste bizarre

    Posté par . Évalué à 4.

    Le projet semble intéressant. Reste à voir ce qu'il va donner dans le temps. Mais cette phrase dans le manifeste me fait sérieusement tiquer :

    Mais les licences dites libres ne sont pas pour autant des licences justes. Sur le plan économique, elles impliquent pour les auteurs une régression substantielle.
    C'est tout simplement soit de l'incompréhension, soit de la désinformation totale (quoique subtile).

    Cette phrase (et donc toute l'idée qui court derrière et qui justifie en partie cette nouvelle licence) sous-entend que les licences s'imposent aux auteurs, et qu'une licence libre empêchant un auteur d'avoir un contrôle sur l'exploitation économique de son oeuvre est "spolié".

    Or, c'est l'auteur qui choisit la licence sous laquelle il publie son oeuvre. S'il choisit une licence dite libre (LAL, CC-BY-SA), il choisit de ne pas avoir d'avantage économique direct lié à son oeuvre.

    Il n'y a donc rien d'injuste, puisque c'est un choix fait par l'auteur. Dire le contraire est, je le répète, soit de l'ignorance, soit de la malhonnêteté intellectuelle.


    L'objectif de cette nouvelle licence peut être intéressant. Mais qu'elle ne se justifie pas sur des raisonnements fallacieux. Ou alors, c'est une grosse blague.
    • [^] # Re: Manifeste bizarre

      Posté par . Évalué à 3.

      Dire le contraire est, je le répète, soit de l'ignorance, soit de la malhonnêteté intellectuelle.
      Ou plus simplement, une grosse bourde.
    • [^] # Re: Manifeste bizarre

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Jusqu'à présent, les auteurs n'avaient que deux choix possibles. Soient ils gardaient le contrôle économique exclusif de leur création conféré par le droit d'auteur, soient ils abandonnaient totalement ce contrôle aux éditeurs en utilisant une des licences libres existantes. (Ils peuvent bien sûr être leur propre éditeur, avec toute la galère que cela entraîne.)

      IANG leur propose un troisième choix, celui de confier le contrôle économique à ceux qui le financent, c'est-à-dire les donateurs ou les clients. Il s'agit bien d'un nouveau modèle économique.
      • [^] # Re: Manifeste bizarre

        Posté par . Évalué à 3.

        Jusqu'à présent, les auteurs n'avaient que deux choix possibles.
        Non. Ils avaient (et ils ont toujours) tous les choix qu'ils veulent :

        * Le droit est un framework commun ;

        * Les contrats couramment utilisés reposent sur l'usage strict de ce droit, effectivement, laissant le contrôle économique exclusif à l'auteur ou son éditeur ;

        * Les licences existantes offrent des usages techniques différents du droit ; votre licence en est une de plus, c'est vrai, différente, et intéressante ;

        * Tout ça n'empêche pas les auteurs de faire leur propre tambouille avec leur éditeur, ou seuls ; c'est vrai, c'est un sacré boulot ;

        * Votre licence doit néanmoins être exploitée par une maison d'édition ou de production, pour centraliser au moins la gestion technique de la source de l'oeuvre, de sa traçabilité, des finances qui y sont relatives, et des décisions prises par la communauté de participants.

        Sauf à monter également cette structure, ouverte aux auteurs sous forme de maison d'édition ou de services, votre licence, avec tout le respect et la considération que je vous dois, n'apporte pas grand chose à personne, car le plus gros du boulot, après avoir mis ça sur le papier, c'est de lui donner vie.

        Toutes les autres licences sont dans le même cas. Seulement, celles excluant de facto une gestion obligatoire des flux économiques, chaque projet les utilisant n'ont pas besoin de monter une grosse infrastructure pour leur gestion. Dès qu'il y a vraiment de l'argent en jeu, la création d'une (micro-)société est nécessaire.

        Cela dit, c'est aussi la partie intéressante du boulot :-) .
        • [^] # Re: Manifeste bizarre

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          Tout à fait, la création de sociétés d'auteurs ou de producteurs sera la prochaine étape du projet. L'objectif initial de IANG est sourtout de définir la notion de création équitable sur le plan théorique, mais seule la mise en pratique en montrera la validité.

          Maintenant, ce sera aux créateurs et usagers intéressés par ces valeurs de liberté et d'équité de monter des Projets créatifs et des Projets économiques sur les bases de IANG. Nous avons bien sûr l'intention de diffuser à l'avenir nos propres créations sous IANG, mais nous ne souhaitons pas que notre licence soit attachée à une création particulière (comme GNU avec UNIX au départ).
    • [^] # Re: Manifeste bizarre

      Posté par . Évalué à 3.

      Vous ne trouvez pas que cette licence sous-entend largement une philosophie non libre (ou semi-libre, comme vous voulez)? L'impression générale que j'ai, c'est que les auteurs de la licence n'apprécient pas le principe du libre (tout en acceptant le principe de la libre diffusion, ce n'est pas la même chose). D'après ce que j'ai compris, ils veulent 1) contrôler au moins partiellement la diffusion de l'oeuvre, 2) mélanger le principe de liberté avec celui d'égalité (alors qu'ils sont en partie antagonistes), du coup, ça fait pas mal "amateur" : on veut la liberté mais aussi une rétribution et un contrôle de la diffusion, mais c'est quand même libre enfin un peu, quoi... Bref, je trouve le principe même de cette licence confuse et incompréhensible au plus grand nombre...
    • [^] # Re: Manifeste bizarre

      Posté par . Évalué à 2.

      Or, c'est l'auteur qui choisit la licence sous laquelle il publie son oeuvre.

      Tu parles ici de l'auteur initial, mais tous les contributeurs, qui sont auteurs aussi, doivent répercuter la GPL sur les versions dérivées.

      Après les freewares et les sharewares, IANG propose l'anarch'ware... C'est peut être cette politisation qui effraie autant les auteurs des posts précédants. Aucune licence ne satisfera jamais tout le monde, il y aura toujours des grincheux, de bonne ou mauvaise foi.

      Alors que faire ? Continuer à disséminer la GPL, dont la popularité renforce progressivement la crédibilité, ou tenter des percées périphériques pour satisfaire les insatisfaits ? Difficile de savoir sans essayer. L'anarchie à petite échelle ça peut marcher.

      M
      • [^] # Re: Manifeste bizarre

        Posté par . Évalué à 3.

        Tu parles ici de l'auteur initial, mais tous les contributeurs, qui sont auteurs aussi, doivent répercuter la GPL sur les versions dérivées.
        Oui, mais ils ne sont en aucune façon dépossédés de leur travail :

        - s'ils ont contribué à l'oeuvre, ils ont volontairement accepté les termes de la licence utilisée ;

        - si la licence ne leur plait pas, ils ont la possibilité de s'arranger directement avec les auteurs ;

        - et sinon, rien ne les empêche de recommencer de zéro (et d'ailleurs, si la licence ne leur plaît pas, même dans le cas de iang, ils ne peuvent pas changer la licence, même s'ils peuvent effectivement faire un fork).

        Dans tous les cas, l'auteur et les contributeurs font sciemment le choix d'utiliser la licence. Il n'y a donc aucune injustice.
  • # Perte de liberté ?

    Posté par . Évalué à 1.

    Je vais sans doute dire une grosse bêtise...

    Si je comprends bien, grâce à cette license, une personne A qui contribue à un projet peut prendre part aux décisions.

    Si une personne B fait un fork du projet, A aura toujours contribué au projet donc pourra prendre part aux décisions du projet forké.

    En d'autres termes, si une majorité des personnes du projet initial est contre le fork, elles auront moyen de le diriger vers la poubelle (enfin du moins, pourront le lancer dans des directions moins intéressantes)...

    Dans ce cas, on ne gagne pas de liberté mais on en perd...
    • [^] # Re: Perte de liberté ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      Non, c'est faux. Je cite l'article 6.3:

      «Chaque Projet est autonome, y compris par rapport aux Projets relatifs aux créations originales ou dérivées...»
      • [^] # Re: Perte de liberté ?

        Posté par . Évalué à 1.

        Dans ce cas, le problème inverse se pose...

        Il suffit de dériver le projet et d'ajouter deux lignes de code pour être seul maître à bord...
        • [^] # Re: Perte de liberté ?

          Posté par . Évalué à 1.

          Si tu n'ajoutes que 2 lignes, tu ne seras pas intéressant par rapport à la branche principale qui continue aussi à évoluer...

          Et une personne apportera difficilement plus à la création originale qu'une équipe entière.

          Et si d'autres gens contribuent (en financant ? je ne sais pas si ça marche), alors ils peuvent participer...

          Mais je vois peu l'avantage de cette license par rapport aux GNU (et BSD, Mozilla, ... pas de troll comme ça) pour les logiciels, certaines CC pour les contenus !

          La core team est selon moi essentielle. Et le droit à la décision des contributeurs vient naturellement (sans quoi on dédaigne le soft, ou on forke justement). Il suffit de voir xmule et amule.
        • [^] # Re: Perte de liberté ?

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          Oui, chacun est libre de gérer sa version de la création en solo, mais ce n'est pas une perte de liberté, juste une perte d'associés.
          • [^] # Re: Perte de liberté ?

            Posté par . Évalué à 2.

            Oui, mais il me semble que l'annonce dit que le développeur qui participe pourra contrôler le côté commercial du projet auquel il contribue. Or il suffit de dériver pour qu'il n'ait plus de contrôle...
            • [^] # Re: Perte de liberté ?

              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

              Non, il est dit deux choses:
              1) Toute personne, qu'elle participe ou pas au développement, peut accéder aux comptes (de la même façon que toute personne peut accéder aux sources).
              2) Les personnes qui contribuent au financement d'un projet, et elles seules, peuvent gérer les finances de ce projet (de la même façon que seuls les développeurs gèrent ce qu'ils développent).
              • [^] # Re: Perte de liberté ?

                Posté par . Évalué à 2.

                Oui, j'ai dit une bêtise...

                Mais en dérivant on gagne tout le contrôle sur le projet dérivé. Les personnes de l'ancien projet ne peuvent plus rien dire.

                C'est la seule chose que je voulais dire.
  • # ça c'est de l'acronyme

    Posté par . Évalué à 2.

    "IANG Ain't No GNU", un acronyme récursif sur un acronyme récursif... Il y a de quoi porter plainte auprès de l'AAAAA (American Association Against Acronym Abuse) !

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