Suite au meurtres opérés à Minneapolis par l'ICE, la police de l'immigration. Il s'avère qu' Alex Pretti était aussi cycliste dans la ville où siège Salsa qui conçoit les vélos Surly.
Les cadres Surly sont des fameux cadres en aciers à la fois traditionnels (les bonnes vieilles randonneuses) et innovants. https://surlybikes.com
Un article a été publié en soutien à ce cycliste et contre cette politique dans une revue cycliste. Suite à ça un autre article a été publié par rapport au fait d'associer le vélo et la politique.
La conclusion est que le vélo n'existe pas isolément mais fait bien partie de la réalité sociale et civique.
For readers calling for politics to be kept out of cycling, these positions are unlikely to be satisfying. But for these brands, the issue is not about injecting politics into cycling; it is about acknowledging that cycling does not exist in isolation but as part of a wider political, social and civic reality.
J'ai moi même un cadre Surly Long Haul Trucker avec lequel je me suis monté ma randonneuse qui me transporte depuis quelques décennies. Je ne peux m'empêcher d'y voir un point commun avec le hacking et les logiciels libres. Cette possibilité d'adapter et créer sa propre version.
Tout en militant pour la promotion du vélo je ne peux non plus m'empêcher d'y voir un lien avec le militantisme pour les logiciels libres autant dans ce qu'il permet que ce qu'on subit des politiques qui émergent actuellement.
Vélo et logiciels libres même combat ?

# Je ne te le fais pas dire…
Posté par ploum (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 10 (+15/-3).
La technologie est éminement politique. Celleux qui tentent d’affirmer le contraire porte un fort message politique : "arrêtez de réfléchir et consommez !"
Par définition, tout est politique. Prétendre le contraire est politique (et de droite).
PS: Le vélo de Gaïa, l’héroïne de mon roman Bikepunk, est un Salsa ;-)
Mes livres CC By-SA : https://ploum.net/livres.html
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par Voltairine . Évalué à 5 (+4/-1).
Utiliser le vélo comme moyen de transport est un acte éminemment politique. Surtout aux États-Unis où la voirie est entièrement, ou presque, conçue pour les automobiles.
Une héroïne à bicyclette ne devrait pouvoir s’appeler que Paulette (rien à voir vas-y-paulette qui concerne le ski de fond).
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par Moonz . Évalué à 2 (+0/-0).
https://www.astralcodexten.com/p/if-you-can-be-bad-you-can-also-be
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par thoasm . Évalué à 3 (+0/-0). Dernière modification le 15 février 2026 à 09:32.
On sent que tu essayes de dire quelque chose mais la relation logique après avoir lu le billet n'est pas claire ? C'est un argument pour dire genre que le réchauffement climatique ne dépend pas de tes idées politiques sur la bonne marche des affaires humaines ?
Dans les commentaires ca discute de si le rationalisme est une religion …
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par Moonz . Évalué à 10 (+9/-1). Dernière modification le 15 février 2026 à 10:52.
Bon très bien. J’essaie la version longue et un peu plus méchante. Je suis hélas pour vous à la fois moins doué que Scott Alexander à la prose, et moins vertueux en terme de conciliation.
Comme tous bons les slogans, en tant qu’arme de propagande, « tout est politique » est basés sur un fond de vérité tellement banal qu’il est accepté par tous, pour mieux faire passer une pilule très difficile à avaler si elle était présentée telle quelle et honnêtement (la manipulation est évidente mais n’en reste pas moins efficace : si quelqu’un proteste sur la pilule, il suffit de dire « je ne faisais que référence au fond de vérité » ; si personne ne proteste, on peut commencer à essayer de faire passer la pilule. C’est pour ça que ces slogans se trouvent dans des messages courts, pauvres en détails, pleins de sous-entendus plutôt que d’affirmations claires et précises ; les détails rendent plus difficile de garder en place cette ambiguïté tellement pratique).
Il se trouve que « tout est politique » n’a non pas deux sens mais trois, ce qui est encore plus pratique pour noyer le poisson :
Le sens descriptif faible : tout à un degré où à un autre peut être lié à des questions politiques, même la recette de la tarte aux poires. De plus, la décision de « rendre politique » quelque chose est en soi en choix politique : on peut par exemple décider de faire de la tarte au poire un trésor national et en discuter au parlement, ne pas le faire est un « choix politique ».
Le sens descriptif fort : tout est également politique, il n’y a pas de sens à dire « la recette de la tarte au poire est un sujet très largement moins politique que le budget de l’état ou la politique étrangère ». C’est l’objet de l’article que j’ai donné plus haut : s’il y a gradation, alors il y a du sens d’introduire des catégories « non politique » (comme la recette de la tarte aux poires) et « politique » (comme le budget de l’état) (et avant de réagir : « il n’y a pas de limite claire et rien n’est parfaitement apolitique », revoir le lien plus haut, qui aborde ces points). C’est d’ailleurs tout ce que tout le monde dit et comprend quand on dit « X n’est pas politique », « il ne faut pas politiser X ». Et évidemment, quand quelqu’un dit « X est politique parce que tout est politique », il essaie d’utiliser le sens faible plus haut pour défendre l’indéfendable sens fort, parce que son but final est la grosse pilule…
Le sens prescriptif : « tout doit être ramené dans la sphère politique ». Note qu’on passe du « tout peut être ramené dans la sphère politique » à un « tout doit être ramené dans la sphère politique » (jamais explicitement, bien sûr, simplement en disant « non, X est forcément politique parce que tout est politique ». Au fond difficile de ne pas être admiratif devant le tour de passe-passe rhétorique). La plupart des gens bien intentionnés sentent confusément que c’est une pilule difficile à avaler et tendent à y résister intuitivement. Alors laissez-moi être explicite sur ce que ça signifie, « tout est politique », historiquement :
« Tout est politique » est lui-même un slogan politique. Celui du totalitarisme et de la réaction contre les valeurs des Lumières.
« Tout est politique » : tout doit être jugé sur l’étalon de l’Idéologie du Parti. Tenter d’y résister en disant « mais ma recette de la tarte au poire, c’est pas politique » est une réaction de résistance suspicieuse.
« Tout est politique » : il doit donc il y avoir un Commissar dans toute tâche collaborative (qu’elle soit politique, industrielle, associative…), pour s’assurer de l’alignement avec les Valeurs de la Révolution.
« Tout est politique », y compris la religion. Le Roi ne peut pas être Catholique et avoir des sujets Protestants… Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens.
Oui, tout est politique ; et un fondement politique des démocraties modernes est justement qu’il existe de larges sphères où l’influence de la politique est volontairement limitée (et il y a aussi un aspect culturel ici, mais mon message est bien assez long comme ça). C’est un des sens du premier mot dans la devise nationale, « Liberté » : par exemple (et centralement !) liberté de conscience, ma religion n’est pas un sujet politique. Le slogan « tout est politique » vise à miner cet état de fait très largement accepté en utilisant la politique (à la manière du paradoxe de l’intolérance).
Je n’ai aucun doute que la réponse à mon message sera « mais non c’est pas ce que je voulais dire avec tout est politique, je parlais simplement du premier sens ». Je rappellerai simplement au lecteur possédant un minimum d’attention que c’est précisément l’objectif de l’ambiguïté, que de permettre de se replier vers cette réponse.
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par thoasm . Évalué à 4 (+2/-1).
Une manière plus simple d'en discuter, plutôt que de faire plein d'inférence à partir de tes présupposés, c'est de lui demander ce qu'il entend par là. Au delà de la diplomatie, un principe de charité interprétative permet aussi d'éviter de partir trop loin dans la confirmation de tes propres hypothèses, parce que là tu es à la fois laconique et prolixe dans tes inférences. Ça part loin, d'ailleurs tu fais les questions en étant persuadé de connaître déjà les réponses, ça fait beaucoup de discussion avec toi même, et le message initial, sans m'avancer perso je l'avais pas compris et j'ai dû poser la question.
Là je ne saurai même pas par quel bout prendre le problème pour continuer la discussion, d'ailleurs.
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par Moonz . Évalué à 2 (+2/-2). Dernière modification le 15 février 2026 à 11:30.
Je pense que tu n’as pas compris mon message, parce que tu n’aurais pas fait cette suggestion si tu l’avais compris.
Si j’avais ouvert la discussion de cette manière, la réponse aurait été « le premier sens, évidemment », et aurait clôturé la conversation. Laissant bien entendu ouverte l’interprétation voulue qu’est le second/troisième sens.
Je suis généralement à cheval sur le principe de charité, laisser l’interlocuteur clarifier sa position, ne pas me mettre dans sa tête, mais ces principes sont particulièrement vulnérable à cette tactique de « jouer sur l’ambiguïté », et ne peuvent être suivis dans le contexte d’une discussion de cette tactique.
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par thoasm . Évalué à 3 (+1/-1).
Tu rentres donc dans un cercle irréfutable. Tu crois connaître par avance les conclusions et le déroulement de la discussion donc tu ne laisses pas vraiment l'occasion à ton interlocuteur de te détromper. Tu connais assez ploum pour ça ? Tu connais vraiment ses orientations au delà de clichés ?
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par Colin Pitrat (site web personnel) . Évalué à 7 (+5/-0).
Ce à quoi il fait référence, c'est le sophisme de la motte castrale: https://fr.wikipedia.org/wiki/Sophisme_de_la_motte_castrale#:~:text=Le%20sophisme%20de%20la%20motte,donc%20plus%20int%C3%A9ressante%20mais%20plus
Ce n'est souvent quelque chose de conscient mais, comme tous les biais cognitifs, quelque chose qui influe notre raisonnement sans même que l'on s'en rende compte.
Ce qu'il suggère et qui me semble pertinent, c'est qu'on utilise le slogan "tout est politique" en le prenant pour évident à cause du premier sens mais qu'on en fait parfois des déductions en utilisant les deux autres sens sans même s'en rendre compte.
Et c'est à mon avis très pertinent, car dans le cas présent, c'est ce qui se passe (justifier la prise de position d'une entreprise en disant que ce qu'elle produit est politique car "tout est politique").
À noter que le premier sens n'apporte rien, c'est une tautologie. Mais c'est aussi celà qui fait que personne ne contredira ce sens là. À l'opposé, les autres sens sont plus fort mais rencontreront moins d'adhésion. Mais si la phrase est utilisée dans une argumentation avec le second sens, identifier le raisonnement bancal demande beaucoup d'effort comparé à la simplicité avec laquelle l'argument initial est développé (loi de Brandolini).
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par thoasm . Évalué à 4 (+1/-0).
Enfin en attendant on parle pas de l'aspect politique (dans le sens de "impactant la vie en commun") de la technique et ça part dans tout autre chose. Je sais pas si c'est une stratégie de qui que ce soit pour je ne sais quoi d'en arriver là :)
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par Moonz . Évalué à 6 (+4/-0).
Non, mais je dois répondre de cette manière pour désamorcer le piège.
D’un côté : je suis désolé pour ploum si ce n’est pas son intention consciente, pas une stratégie explicite raisonnée.
D’un autre côté, non, pas désolé.
Premièrement, je n’ai jamais dit que c’était son intention conscience (j’aurai pu être plus explicite, il est vrai, mais mes messages ne sont-ils pas déjà trop longs ?). Je ne pense pas que ce soit le cas : ce genre de stratégie se développe et s’affine culturellement, par imitation. ploum voit dans son environnement (je ne sais pas lequel) que « tout est politique » marche bien, est extrêmement simple à communiquer, éminemment défendable (il suffit de ressortir le premier sens !) et permet de faire avancer sa rhétorique sans grande résistance (compte donc le nombre de mots qu’il me faut pour péniblement résister à ces trois mots magiques… la plupart des gens ne font pas l’effort, moi même je ne fait pas l’effort la plupart du temps)). ploum décide donc de répéter « tout est politique », sans même avoir conscience qu’il s’agit d’une arme rhétorique.
Deuxièmement : que ce ne soit pas son intention ne l’absout pas pour autant de sa responsabilité.
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par thoasm . Évalué à 3 (+0/-0).
Sur le sujet spécifique religion et politique, j'ai l'impression qu'il faut nuancer pas mal pour déméler l'échevaux.
Tu insistes sur la liberté de conscience dans nos pays. La liberté de conscience est un choix fort et politique. La religion, en tant que sujet général, est historiquement intimement liée à la politique, c'est un instrument de pouvoir depuis bien longtemps, on peut citer les pharaons Dieux par exemple, la monarchie qui tire sa légitimité du droit divin …
De ces deux prémisses, dire "j'ai la liberté de conscience" donc "le sujet de ma religion n'est pas politique" est un peu court. Ne serait-ce que parce que, de fait, c'est remis sur la table régulièrement, que c'est certes une question de liberté de conscience et que chacun croit ce qu'il veut, mais qu'on en discute régulièrement, que dés qu'il est question d'école confessionnelles ça déborde de l'espace purement privé dans l'espace public très très rapidement. Que certaines religions ont pour origine de réglementer la vie publique, voire ont été constituées comme lois …
Qu'on a droit de discuter religion dans l'espace public même si c'est évidemment hors contrôle de l'état (et heureusement), et, comme tu es libertarien, que "politique ne se réduit pas à « c'est l'état »" et que si on se débarrasse de l'état on se débarrasse de la politique. Je sais pas si tu fais ce genre de réductionnisme mais j'ai cette impression étrange en lisant ton commentaire. Et les croyances des uns, heureusement qu'on peut en discuter, c'est pas en causant à un rationaliste qu'il faut rappeler que certaines croyances ont des implications largement au delà de la sphère privée, on peut parler de santé publique par exemple ? Ça marche même si tu fais le raccourcis "sphère privée est équivalent à non politique".
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par Moonz . Évalué à 6 (+4/-0).
Mais c’est exactement ce que je dis, au fond.
« Tout est politique » cherche à effacer subtilité et distinction entre « La religion c’est politique » (qui elle même efface la distinction très importante entre « Quelle est la religion officielle de l’état » et « Quelles sont les règles exactes de notre état laïque »), « La recette de la tarte aux poires c’est politique », « Le budget de l’état c’est politique ».
Tu noteras l’absence de subtilité derrière ce terme, « tout ». Autrement dit, pour faire l’enfant : "c'est pas moi qu’a commencé"
J’en ai parlé ! C’est exactement ce que j’ai dit !
Nous avons fait le choix politique de dire non la religion n’est pas un sujet politique, c’est un sujet de conscience personnelle.
C’est un choix, fondamental, structurant, qui a été fait à l’époque des Lumières, en réaction aux guerres de religion, et qui (entre autres choses) a donné naissance à « Liberté » dans « Liberté, Égalité, Fraternité ».
Qui me permet, moi, athée, de dîner en paix avec mes amis musulmans, sans que ça devienne un conflit politique. « La religion n’est pas un sujet politique ».
Et il faut généraliser cette observation. Ce qui aborde l’aspect culturel que je ne voulais pas aborder, mais puisque le plat a été allègrement piétiné…
« La religion n’est pas politique » (la tolérance des lumières), ce qui me permet, athée, de dîner paisiblement avec mes amis musulmans, peut être généralisé. Par exemple en :
« L’ornithologie n’est pas politique » permet à Robert, militant LFI, d’être dans la même association ornithologique que Pauline, votante RN, sans que ça en finisse aux mains à l’apéro d’après AG.
Ce qui ne signifie pas, évidemment, que certaines espèces d’oiseaux ne sont pas menacées par le réchauffement climatique, ou que le réchauffement climatique n’est pas un sujet politique.
Ça signifie que, si à l’apéro d’après l’AG, Pauline se lance dans une diatribe comme quoi « on » ferait mieux de dépenser l’argent dans la lutte contre le réchauffement climatique plutôt qu’en aides sociales pour les immigrés, et que c'est pour ça que les immigrés doivent être dégagés, l’association devrait soutenir le RN aux prochaines élections, le président (ou n’importe quel membre) peut répondre « je t’arrête ici, on est pas là pour parler politique, tu veux pas plutôt prendre un deuxième verre de ce délicieux riesling ». C’est une norme culturelle, liée mais non identique à la norme politique, extrêmement précieuse.
C’est pour ça que je n’aime pas les étiquettes. « En tant que libertarien », « en tant que rationaliste ».
Je ne suis pas esclave de mes étiquettes, je ne veux pas être guidé par mes étiquettes. Si l’image d’épinal associée à mon étiquette m’ordonne de me jeter par la fenêtre, tant pis par l’étiquette.
Les relations humaines sont plus complexes que ça. Ne serait-ce que parce que maintenir des conventions permettant la paix voire même (soyons optimistes !) la coopération est quelque chose d’extrêmement plus complexe que « on peut parler de tout ».
On peut parler de tout, oui, mais pas tout le temps et avec tout le monde.
Si tu veux que ton association ornithologique n’explose pas en vol, il faut accepter une certaine norme de discours qui permet à Robert et Pauline de coexister au sein (et pour l’objectif) de l’association. Ça nécessite, dans ce contexte précis, de maintenir « tabous » un certains nombre de sujets.
D’où la formule magique « l’ornithologie n’est pas politique ».
Il ne s’agit, encore une fois, pas de nier l’impact du réchauffement climatique sur les oiseaux, ou de nier l’aspect politique du réchauffement climatique.
Mais de pouvoir, entre adultes, continuer à s’entendre sur les sujets commun (comme l’ornithologie), et réserver, restreindre les conflits dans le contexte dédié aux dits conflits : la politique.
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par thoasm . Évalué à 3 (+0/-0).
Alors, dans un contexte associatif tu mets surtout un règlement intérieur pour régler la vie de l'association. Et si tu supportes pas la personne RN membre de l'asso imbuvable par ailleurs avec les étrangers, ben tu quittes l'asso. D'ailleurs si cette personne raciste s'en prend à d'autres membres de l'asso elle doit pouvoir être exclue pour ça. Mais là encore, c'est un sujet politique de l'asso que d'avoir des règles pour ce genre de chose. Prétendre que ce n'est pas "politique" par contre, euh, je vois pas.
"Ce n'est pas politique" n'est pas une formule magique qui efface les relations humaines ! C'est une question de raison sociale et de cadre commun, question qui est éminemment politique. J'ai l'impression que tu parles plutôt de quelque chose comme l'objet ou la raison sociale d'un groupe thématique. Et de gestion du "hors sujet" dans ces groupes. Pour autant il faut des limites et des règles de vies en commun (tous les groupes y sont confrontés), et les "formules magiques" ça ne suffit pas, il faut des règles quand nécessaires, que les membres sont libres de refuser et de quitter le groupe si le cadre ne leur convient pas …
Par ailleurs, parles aux personne qui tentent de faire de la conservation des oiseaux et des milieux naturels pour savoir si l'ornithologie n'est pas politique … C'est un sujet qui concerne la cohabitation des milieux naturels avec nos systèmes agricoles / industriels / urbains / techniques. Et si tous les oiseaux finissent par crever (on donne pas cher de notre peaux) ben l'ornithologie ça va devenir un truc de visite de musée et de nostalgiques …
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par Moonz . Évalué à 5 (+3/-0).
On est globalement d’accord, oui, modulo le fait que c’est un aspect (important) du sujet, mais pas le seul.
Au delà d’un groupe thématique explicite, il y a des normes culturelles plus floues. Quand le groupe est informel, ou que le sujet n’est pas explicitement dans les règles. « X n’est pas politique » est essentiellement dans un tel contexte une norme culturelle disant « on est là pour parler de X, pas pour parler de sujets politiques vaguement liées à X ». Je considère cette norme comme extrêmement importante. Parce que, encore une fois, la coopération entre être humains, c’est compliqué, et cette norme est un outil précieux pour mettre sous le tapis des conflits qui n’ont aucune raison d’être dans un contexte donné (ce qui ne signifie pas que ces conflits n’ont aucune raison d’être tout court et ne sont pas importants !). Même principe que le groupe thématique, mais le fait qu’un groupe ne soit pas formellement, explicitement un groupe thématique n’autorise pas pour autant à mettre sur le tapis des conflits idéologiques profonds qui ne seront de toute façon pas résolus en une conversation. La norme que j’essaie de pointer, c’est que si Alice dit « je suis pas là pour parler politique » et Bob insiste pour « parler politique », dans la plupart des contextes, par défaut, la bienséance donne raison à Alice. Parce que, encore une fois, si des siècles de gue-guerre gauche/droite n’ont pas résolu le conflit, ce n’est pas en l’introduisant là où il n’était pas que les choses vont avancer, au contraire.
Un autre aspect, même en dehors de « groupe thématique/règles de bonne conduite », c’est que « tout est politique donc la recette tarte aux poires est politique » est une inférence pour le moins douteuse (pitié, dites moi que je n’ai pas à justifier ça), donc que la réalité est de fait plus compliquée que le slogan simple « tout est politique ». Qu’il y a des gradations, et que s’il y a des gradations, on peut faire des catégories. Il y a une énorme différence entre « l’État français est laïque » que je n’ai aucun souci à résumer (grossièrement) à « la religion n’est pas un sujet politique » (qui est globalement l’objectif de la laïcité, même si effectivement les détails d’implémentation sont inévitablement dans la sphère politique) et « tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens ».
Mais honnêtement, j’ai l’impression qu’on entre dans trop de détails et de subtilités quand on considère que ce qui a lancé la conversation est le slogan pas du tout détaillé et subtil de « tout est politique ».
Si tu veux vraiment continuer la conversation, je préférerai te demander plutôt ça :
Pourquoi ploum peut-il dire « tout est politique », sans nécessité d’écrire des pavés pour se justifier, alors que moi qui dit « non, la recette de la tarte aux poires n’est évidemment pas politique, pas dans le sens commun du terme », je dois me justifier sur des pages et des pages ? (une partie de l’explication est que je ne dis pas que ça, mais je ne pense pas que ce soit la totalité de l’explication)
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par thoasm . Évalué à 3 (+0/-0).
Je pense simplement qu'Alice pourrait être très claire en disant "je ne suis pas là pour parler d'autre chose que d'ornithologie".
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par BAud (site web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0).
et Bob il parle de cryptozoologie ?
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par thoasm . Évalué à 3 (+0/-0).
Peut être mais il était relou avec son obsession des oiseaux inexistants cachés par le complot et il en démordait pas, il est parti :(
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par thoasm . Évalué à 5 (+2/-0).
En l'occurrence, parce que j'ai pas compris ta réponse :) Ptete que ploum a écris un truc un peu provoc' sur le sujet de la technique et que tu répond sur la recette de la tarte au poire. (Si tu parles recette de cuisine, c'est de la pure information, par contre dés que tu vas vouloir l'implémenter suivant que tu es propriétaire d'un jardin qui produit des poires à la saison dedans ou que tu importes les poires du supermarché, la politique et les interactions humaines et vie en société … elles sont rapidement là)
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par BAud (site web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0).
et le bike-shedding est-il vraiment politique ?
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par thoasm . Évalué à 4 (+1/-0).
Littéralement ? Si on se concentrait sur vivre dans un cadre de vie agréable plutôt qu'à construire les armes les plus performantes possibles on s'en porterait peut être mieux :)
Plus sérieusement c'est peut être aussi important de se déplacer dans une ville par exemple peut être très fonctionnelle pour les déplacements automobiles et un bitûme au top que … ah non, ça c'est quand on ne se préoccupe que d'un certain sens de l'efficacité et pas tellement de l'esthétique ou du côté agréable à vivre :p Enfin bon il vaut mieux un abris à vélo moche qu'une autoroute moche, à choisir :)
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par BAud (site web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0). Dernière modification le 15 février 2026 à 17:07.
bin non, si on est bien d'accord sur ce que signifie bike-shedding — pfff pour une fois que j'étais raccord avec le thème du nourjal et du fil :p
toi, t'es vraiment focus sur le sujet hein ;-)
Prends mieux en compte le second degré, tu t'en portera mieux :D
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par thoasm . Évalué à 3 (+0/-0).
Ben justement si on parle vélo c'est important de peindre l'abri de manière agréable pour tous ! Bon faut que ce soit durable et pratique aussi, ça ne nuit pas :p
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par thoasm . Évalué à 3 (+0/-0).
Ça c'est aussi un moyen commode pour les gens à qui la situation convient de dire à ceux qui ne sont pas à l'aise avec de la fermer. Alors oui, parfois on peut avoir envie quand on fait de l'ornithologie de fermer les yeux sur la crise écologique et de profiter des petits et moins petits oiseaux. Pour autant si par ailleurs tu fais n'importe quoi sur l'écologie dans ton quotidien … ben si tes camarades t'ennuient à parler politique pendant que tu fais de l'ornithologie, je les blâmerais pas.
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par karteum59 (site web personnel) . Évalué à 5 (+3/-0).
On m'avait pourtant dit que "tout est fichier" :)
--> []
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par Moonz . Évalué à 3 (+1/-0).
Les systèmes de fichiers hiérarchiques étant évidemment d’obédience fasciste.
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par Ysabeau 🧶 (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 3 (+0/-0). Dernière modification le 17 février 2026 à 15:38.
(j'avais lu "tout faichier", je sors aussi)
Je n’ai aucun avis sur systemd
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par Benoît Sibaud (site web personnel) . Évalué à 3 (+0/-0).
Tout ficher ?
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par Ysabeau 🧶 (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 3 (+0/-0).
Ça aussi ça faichier en effet.
Je n’ai aucun avis sur systemd
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par Yala . Évalué à 1 (+0/-0). Dernière modification le 17 février 2026 à 19:40.
J'ai du mal à comprendre là ou tu veux en venir. J'ai l'impression qu'en oubliant le contexte du message de ploum, tu imagines une volonté sousjacente bien différente de celle que je perçois en le lisant. En effet, une phrase du type "tout est politique", dans le néant, est un slogan au mieux inintéressant, au pire dangereux. Et là, je peux rejoindre en partie ce que tu dis. Cette critique, d'une façon ou d'une autre, fonctionne d'ailleurs pour n'importe quelle phrase absolue. Parce que "tout est polysémique" (chacun son slogan dans la vie, et puis en fait c'est même pas vrai mais je m'éloigne, bref, passons).
Mais nous ne sommes pas dans ce cas. Cette phrase fait partie d'une réponse que ploum a formulée en réaction à un texte qui évoque la réticence émise par certaines personnes à accepter un lien entre le vélo et la politique. Les sujets de la politique et du vélo étaient déjà sur la table. Ils étaient déjà définis. On sait de quoi on parle. Il s'agit simplement d'une critique d'un refus de politisation dans le cadre… d'une discussion sur la politique.
Histoire de préciser un peu, de mon point de vue, il est parfaitement légitime de refuser de s'impliquer politiquement sur tel ou tel sujet (y compris la tarte aux poires).
Justement, imaginons une discussion sur les liens entre politique et tarte aux poires. Moi ça me gonfle, j'veux juste manger des tartes et comparer les meilleures variétés de poires. J'ai dans ce cas deux options :
Ce que veut dire ploum (je crois), c'est que dans le premier cas, je prend en réalité position politiquement. Dans le meilleur des cas c'est une position prise par ignorance, mais ça peut aussi être même une tentative de musellement d'un débat.
Tout ceci me semble très simple, en aucun cas manipulateur, et je ne vois pas quel poisson serait noyé dans l'affaire. Et j'en reviens pas d'avoir écrit un truc aussi long pour expliquer ça.
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par ploum (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 2 (+0/-0).
Juste pour préciser que la tarte au poire nécessite d’être cuite dans un four. Si c’est un four à électricité, l’infrastructure électrique et la source de cette électricité sont des sujets éminements politiques.
Si c’est un four au feu de bois, la pollution directe de ton entourage est un sujet émiement politique.
L’exemple est particulièrement mal choisi !
Mes livres CC By-SA : https://ploum.net/livres.html
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par Yala . Évalué à 1 (+0/-0).
Oui et non, dans le sens ou il me semble que Moonz acceptait sans problème que la tarte aux poires est un potentiel sujet politique.
Mais bon, maintenant j'ai faim, et j'ai aussi envie d'aller croiser ploum dans la vraie vie, afin de manger une tarte aux poires ensemble.
[^] # Re: Je ne te le fais pas dire…
Posté par Benjamin Henrion (site web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0).
Salsa est l'une des marques du début du VTT, son fondateur faut des commandes a pied pour xylophones si je ne trompe.
Les potences Salsa sont aussi collector dans le monde du VTT vintage.
# Qu'est-ce qui est potique?
Posté par Psychofox (Mastodon) . Évalué à 10 (+14/-3).
J'ai eu la même discussion sur un autre site traitant du bikepacking et annonçant les tours de vélo en mémoire à Alex Prietti tout en critiquant les actions de l'agence de l'immigration.
Ma réponse principale, c'était que d'une part tu peux ne pas vouloir te mêler de la politique mais ça ne change rien quand la politique t'arrive de force dans la tronche. D'autre part, utiliser un vélo dans un monde où une fraction importante de la population n'en a rien à battre de ta sécurité, voire souhaite ouvertement ta mort pour avoir élu un autre véhicule qu'eux, c'est éminément politique.
N'importe quelle personne qui utilise un vélo de manière quotidienne ou casi quotidienne aura comme expérience d'avoir reçu au fil des mois insultes, moqueries voire menaces de mort et aggressions. Et ce en respectant strictement le code de la route. À moins de te faire remarquer en utilisant un type de vélo alternatif (tall bike, vélo couché) où là la curiosité et la surprise fait que tu passes plus pour le clown de service donc tu es toléré.
Quand tu demandes des infrastructures pour séparer les cyclistes des automobiles, ça devrait ravir les automobilistes qui n'auraient plus à te voir sur la route. Et non, de nouveau de la haine, pourquoi on dépense de l'argent pour les cyclistes patatipatata, menaces de mort patatipatata.
Le tout aggravé de grosses louchées de mauvaise foi:
- si tu retires un peu de place aux bagnoles qui occupent déjà une majorité de l'espace, on te dit que les commerces des centre villes vont mourrir alors que toutes les études et expériences ont observé le contraire
- les cyclistes ne respectent rien ni les feux ni les piétons alors que bon nombre des gens qui t'énoncent ça sont quotidiennement coupables des infractions suivantes: non respect des limites de vitesses, utilisation abusive de l'avertisseur sonore (pour exprimer son mécontentement au lieu d'annnoncer un danger imminent, non respect des distances de sécurité, usage du smartphone en conduisant, non respect des priorités et …. newsflash: non respect des feux de signalisation (sauf s'ils savent qu'il y a une caméra).
Du coup oui utiliser un vélo c'est un acte politique et militant, qu'on le veuille ou non.
[^] # Re: Qu'est-ce qui est potique?
Posté par Psychofox (Mastodon) . Évalué à 10 (+12/-0).
Pour les logiciels libres et la non utilisation des big tech, c'est un peu pareil, c'est militant, une grande partie de la population va te mettre des bâtons dans les roues mais c'est plus inconsciemment et sans menaces directes à l'intégrité physique de la personne.
J'ai eu cette discussion avec ma fiancée au sujet de notre mariage. Elle voulait qu'on utilise un service en ligne withjoy/joy pour envoyer faire-parts, publier une site et gérer la guest list et les réponses. C'est ce que sa soeur avait utilisé et tout ce qu'elle voyait c'est qu'il y avait des patrons tout fait bien joli et que c'est gratuit. J'ai lu les conditions d'utilisations et globalement ils disent qu'ils vont vendre non seulement tes données personelles mais aussi celles de tes invitées à je ne sais plus combien de centaines de "partenaires". Et je lui ai dis que lisant ça, c'est une chose que ta soeur choisisse de livrer ces données à des entreprises inconnues, mais moi je devrais porter plainte contre ta soeur pour vendre mes propres informations personelles sans mon consentement. L'ironie c'est que ce sont les mêmes personnes qui se plaignent que c'est pas normal d'avoir des appels indésirables, à chaque scandale mentionnant facebook ils te disent il devrait y avoir des lois pour pas qu'ils récoltent des données patatipatata mais quand ils peuvent faire une action individuelle pour éviter cela, arrêter d'utiliser ces gros réseaux sociaux, les services faussement gratuits où tu es le produit, il n'y a plus personne et si tu veux aller à contre courant des effets de réseau tu passes pour un extrémiste, même aux yeux de la personne qui partage ta vie.
[^] # Re: Qu'est-ce qui est potique?
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . Évalué à 6 (+3/-0).
Est-il encore temps d'annuler la signature du contrat pour convoler avec quelqu'un de plus barbu ? :-)
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
[^] # Re: Qu'est-ce qui est potique?
Posté par Psychofox (Mastodon) . Évalué à 6 (+3/-0).
Est-il possible de vivre avec une personne qui soit d'accord sur tous ses points de vues et principes, et est-ce même préférable?
J'ai appris de cette personne sur bien d'autres sujets donc bon, c'est un échange et je ne désespère pas que les déconvenues lui fassent changer d'avis. Elle utilise Linux maintenant alors qu'elle ne voulait pas en entendre parler quand son disque dur s'est suicidé il y a quelques années.
[^] # Re: Qu'est-ce qui est potique?
Posté par gUI (Mastodon) . Évalué à 8 (+5/-0).
Alors qu'on soit bien d'accords, même en ne respectant pas le code de la route on ne mérite en rien des agressions ou des menaces.
Je suis dans ce cas (et pourtant ça ne fait que 1 an que le vélo est mon mode de transport par défaut), et de ce que j'observe, les comportements en question n'ont rien à voir avec le code de la route. C'est juste que tu gênes. Quand tu grilles un feu personne ne t'engueule (tu te glisses, tu gênes pas). Par contre quand tu roules dans une rue en ayant le malheur d'être devant une voiture qui n'a pas la place de te dépasser, oulah qu'est-ce que tu prends !
En théorie, la théorie et la pratique c'est pareil. En pratique c'est pas vrai.
[^] # Re: Qu'est-ce qui est potique?
Posté par Psychofox (Mastodon) . Évalué à 6 (+3/-0). Dernière modification le 14 février 2026 à 18:11.
Je suis bien d'accord, si j'ai mis même en respectant strictement le code de la route, c'est justement pour montrer que ça n'a rien à voir contrairement à l'excuse débile qu'on nous sort dans toutes les discussions sur le sujet.
Le pire c'est que bien souvent ladite voiture va s'arrėter au feu 100m plus loin et te ralentit tout autant en créant des bouchons.
[^] # Re: Qu'est-ce qui est potique?
Posté par barmic 🦦 . Évalué à 4 (+2/-0).
Non ce n’est pas nécessaire. C’est plutôt que tu agace. Tu peut très bien ne pas respecter le code de la route pour, entre autre ne pas gêner et agacer ceux que tu aurais gêner en respectant le code.
De mon point de vu il y a un truc avec l’utilisation d’un véhicule avec habitacle d’une part et d’un moteur autopropulsé d’autre part qui est de l’ordre de l’auto-modélisation/cognition incarnée/corps propre/… qui change l’état d’esprit de la personne aux commandes. C’est très déshumanisant.
https://linuxfr.org/users/barmic/journaux/y-en-a-marre-de-ce-gros-troll
[^] # Re: Qu'est-ce qui est potique?
Posté par PhRæD . Évalué à 4 (+3/-0).
En y laissant parfois la vie : il faut savoir distinguer la théorie (le code de la route) de la pratique (la signalisation). Et malheureusement, sans implication judiciaire à ma connaissance des responsables des aménagements, dans certains cas, respecter la signalisation peut tuer.
« Y a même des gens qui ont l’air vivant, mais ils sont morts depuis longtemps ! »
[^] # Re: Qu'est-ce qui est potique?
Posté par PhRæD . Évalué à 3 (+2/-0).
Hasard du calendrier, voici une nouvelle vidéo d’Altis montrant comment des aménagements cyclables bien réalisés protègent.
À noter que contrairement à ce que disent très souvent les automobilistes, les travailleurs n’ont rien perdu au change. C’est même plus facile qu’avant de livrer certains magasins.
Le code de la route reste inchangé, mais l’implémentation a été complètement revue, améliorant sensiblement l'expérience cyclable (et piétonne, notamment avec l’espace d’attente du Grand Rex, il était temps…) et au passage le respect de la signalisation mise en place, bien plus en accord avec la pratique du vélo.
Au final, moins de conflits potentiels, et vraisemblablement bientôt plus de cyclistes !
« Y a même des gens qui ont l’air vivant, mais ils sont morts depuis longtemps ! »
# Cycliste ??
Posté par Cyprien (site web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0).
Je suis cycliste, motard, automobiliste, camping-cariste et bien sûr piéton…
J'essaye de ne jamais oublier que je pourrais être dans un autre véhicule à un instant T.
Nous pourrions payer cher notre individualisme (à gauche, comme à droite) et nos règles de sécurité qui n'apportent pas la sécurité, le péril est ailleurs.
https://www.youtube.com/watch?v=p_uShyNyrQk
# Ton vélo est de droite.
Posté par Tanouky . Évalué à -10 (+1/-15).
T'as vu les prix ? Faut être blindé et avoir de quoi le sécuriser. Le logiciel libre vise tout le monde, ton vélo vise l'homme moyen de 40 ans qui a déjà perdu la plupart des combats et qui essaie de s'inventer des ennemis en pédalant.
Mais c'est dur à accepter.
[^] # Re: Ton vélo est de droite.
Posté par thoasm . Évalué à 9 (+6/-0).
Alors qu'acheter et entretenir une voiture, c'est pas cher donc de gauche ? (je sais pas si ça vaut la peine de répondre quelque chose de plus construit)
[^] # Re: Ton vélo est de droite.
Posté par wilk . Évalué à 5 (+3/-0).
A l'époque les cadres étaient un peu moins cher mais ça reste moins cher qu'un smartphone et mes petits enfants continuerons à l'utiliser…
Les cadres Surly ont gagné tous les combats, des tours du monde au vélo urbain. A l'époque c'est comme Linux, personne ne connaissait et personne ne pariait dessus.
L'effort semble un peu rude au départ mais l'investissement en vaut la peine vu l'économie que l'on fait par la suite. Ni Windows ni bagnole.
[^] # Re: Ton vélo est de droite.
Posté par Ysabeau 🧶 (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 4 (+1/-0).
Faudra dire ça au type qui fait la manche devant le supermarché ou je fais des courses. Son vélo n'a pas dû lui coûter une blinde.
Je n’ai aucun avis sur systemd
[^] # Re: Ton vélo est de droite.
Posté par Psychofox (Mastodon) . Évalué à 4 (+1/-0).
Un Surly Bridge Club complet, c'est 1700€. Sur 20ans, c'est 85€/an
En changeant tous les consommables de transmission (boîtier de pédalier, chaine, plateau, cassette, câble de dérailleur) + 3x les pneus, 3x les patins de freins et 1x les rotors, un peu d'huile minérale pour les freins t'en a pour 360€ par an. Et ça c'est en changeant pleins de truc que la majorité des cyclistes n'ont pas besoin de changer à une telle fréquence.
Un kit de purge des freins c'est 15€
Ça revient à 1.26€ par jour pour se déplacer. Moi je trouve ça pas cher du tout.
[^] # Re: Ton vélo est de droite.
Posté par Dring . Évalué à 3 (+1/-0).
Néanmoins, le ticket d'entrée reste un élément important - il faut sortir les 1700 €. C'est plus d'un mois de SMIC.
Et je ne me vois pas encourager du crédit à la consommation. On peut comparer à une voiture (il y a toujours pire), mais on peut aussi comparer avec un vélo moins cher.
J'essaye autant que possible d'éviter d'acheter du matériel dont je sais qu'il est de qualité moindre et qu'il induira un remplacement prématuré. Mais y'a des limites.
En électroménager, par exemple, j'aimerai acheter du Miele, mais je me rabats sur du Bosch, car à chaque fois que j'ai un appareil à remplacer, j'arrive pas à me résoudre à mettre 1500-2000 € alors qu'un modèle tout à fait correct est à 500-600 €.
Pareil pour un vélo. J'ai toujours acheté du décathlon milieu de gamme. 300-400 € pour un vélo qui fait carrément le taf. Et sur lequel je n'ai pas l'impression d'avoir dépensé une fortune en entretien, malgré un usage régulier.
Si on avait encore des vélos fabriqués en France à prix raisonnable, je n'hésiterai pas une seule seconde. Là, je ne me fais aucune illusion que mon vélo est à 95% fabriqué en Asie. Mais en même temps, Surly fait fabriquer à Taïwan…
[^] # Re: Ton vélo est de droite.
Posté par Psychofox (Mastodon) . Évalué à 3 (+0/-0).
C'est un exemple parmi d'autres. Il y a beaucoup moins cher et il y a beaucoup mais alors beaucoup beaucoup plus cher.
300-400€ pour un vélo neuf, ce n'est pas du milieu de gamme. En dessous à part quelques exceptions on est plus proche d'un objet en forme de vélo que d'une bicyclette. Il vaut mieux se tourner vers de l'occasion dans ce cas.
[^] # Re: Ton vélo est de droite.
Posté par Psychofox (Mastodon) . Évalué à 2 (+2/-3). Dernière modification le 15 février 2026 à 22:39.
Soit-dit en passant, dans la rubrique Humanoïds of Surly du blog de la marque, on y voit un certain nombre de femmes et de toutes origines et ages. Bref du coup la remarque sur l'homme de 40ans tombe à l'eau.
Bref retourne te masturber devant ton poster de Jordan Bardela. Le sujet est trop haut niveau pour toi.
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