Logiciel libre, de standards ouverts et d'interopérabilité : la position des candidats vue par l'Europe

Posté par (page perso) . Modéré par Jaimé Ragnagna.
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25
avr.
2007
Communauté
Après un premier billet consacré au point de vue de Ségolène Royal puis celui de François Bayrou, le site européen IDABC s'arrête sur la position de Nicolas Sarkozy en matière de logiciel libre, de standards ouverts et d'interopérabilité.

La lettre ouverte de l'ADULLACT avait également fait l'objet d'un billet sous le titre New President should stop software patents, promote open standards.

Pour en savoir plus, l'APRIL vous invite à lire les réponses deux candidats pour le second tour de l'élection présidentielle 2007 au questionnaire Candidats.fr. Elle s'inquiète également des positions de Nicolas Sarkozy dans un communiqué intitulé Le projet de Nicolas Sarkozy : brevets logiciels et Internet chinois. De Ségolène Royal on retiendra que les fonds publics devraient financer préférentiellement des solution libres. Ce qui signifie des applications utilisant des standards réellement ouverts et sans restrictions pour les développeurs et les utilisateurs. Ceci étant essentiel pour assurer la conservation des données des administrations publiques et pour garantir une libre concurrence sur le marché du logiciel.

Pour François Bayrou l'état et les administrations publiques devraient utiliser des standards ouverts et des logiciels libres, lesquels garantissent un fort degré d'indépendance. De plus l'argent public ne devrait payer au juste prix mais une seule fois. Le billet daté du 16 avril relève l'absence de réponse de Nicolas Sarkozy à ce jour.

Quant à Nicolas Sarkozy, le logiciel libre égale de plus en plus le logiciel propriétaire et est un gage d'indépendance mais l'état ne devrait pas imposer un modèle plutôt que l'autre. Nicolas Sarkozy déclare vouloir augmenter le nombre de développeurs informatique en France. Le site note que la réponse de Nicolas Sarkozy est arrivée moins de 48 heures avant le premier tour des élections présidentielles. Il annonce que Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sont les deux candidats du second tour le 6 mai. Il conclut en faisant état des critiques de la FFII par rapport aux positions de Nicolas Sarkozy sur les brevets logiciels.

Aller plus loin

  • # Ce n'est pas suffisant pour juger un candidat

    Posté par (page perso) . Évalué à -1.

    Ce ne sont que des pistes, pour juger les candidats !
    • [^] # Re: Ce n'est pas suffisant pour juger un candidat

      Posté par . Évalué à -1.

      Je suis assez d'accord. Même si connaître le position des différents présidentiables sur les sujets qui nous intéressent comme ceux-ci, il faut bien se garder de n'utiliser que cela pour choisir son vote. Cela reviendrait à faire un vote corporatiste, ou communautariste qui ne s'intéresse qu'à un point précis de la politique. Ca a ainsi tendance à augmenter l'électoralisme des candidats qui ont juste à déterminer les différents communautés, les enjeux et la quantité de votants et distribuer les promesses dans chaque communauté pour obtenir leur vote...
      • [^] # Re: Ce n'est pas suffisant pour juger un candidat

        Posté par . Évalué à 10.

        Oui tu as raison, l'économie de l'immatériel est un enjeu mineur comme chacun sait, surtout sur ce site. Il n'y a que peu de personnes impliquées dans les LLs ici et qui souhaiteraient peut-être voir se developper ce modèle et pourquoi pas en vivre.
        Les sarkozystes invitent à la modération car ils peuvent difficilement soutenir que leur candidat se prononce ne faveur de l'économie du libre.

        Vous avez dit dissonance cognitive ?
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Dissonance_cognitive
        • [^] # Re: Ce n'est pas suffisant pour juger un candidat

          Posté par . Évalué à 10.

          Nicolas Sarkozy propose
          - de défendre la politique des brevets comme au siècle dernier
          - de défendre les droits d'auteurs comme au siècle dernier
          - de mettre des verrous DRM sur les biens numériques (comme des cadenas sur des biens matériels )
          - Il oppose le logiciel propriétaire au logiciel libre comme si on opposait des voitures avec Air BAG à des voitures sans Air BAG sans comprendre qu'il s'agit du même produit avec une évolution juridique .

          Bref : Ou est le changement ? Que fait il des rapports d'experts sur cette politique qui ne mène à rien sauf à la perte de compétitivité de l'ensemble de nos entreprises et qui n'a comme conséquense que de prolonger l'agonie de quelques mastodontes dont les majors du disques , quelques gros éditeurs logiciels américains ...
          • [^] # Re: Ce n'est pas suffisant pour juger un candidat

            Posté par (page perso) . Évalué à 4.

            - de mettre des verrous DRM sur les biens numériques (comme des cadenas sur des biens matériels )

            Tu as oublié : et de les protéger par la loi, de façon à consacrer les pleins pouvoirs aux majors de l'industrie culturelle de masse, comme au siècle dernier (et oui, je rappelle que le DMCA à été négocié en 1996, à l'époque ou naissait l'informatique grand public avec l'entrée de gamme à seulement 2 SMICs ...).

            Adhérer à l'April, ça vous tente ?

            • [^] # Re: Ce n'est pas suffisant pour juger un candidat

              Posté par . Évalué à 2.

              à l'époque ou naissait l'informatique grand public avec l'entrée de gamme à seulement 2 SMICs ...

              L'informatique grand public est née dans les années 80, où un Amstrad CPC coûtait largement moins cher que deux SMIC, et où tout un chacun pouvait s'essayer au Basic grâce aux copieux manuels d'utilisations fournis.
              (le CPC fut vendu à plus de deux millions d'exemplaires en France, chiffre énorme mais véridique)
          • [^] # Re: Ce n'est pas suffisant pour juger un candidat

            Posté par . Évalué à 1.

            Que fait il des rapports d'experts sur cette politique qui ne mène à rien sauf à la perte de compétitivité de l'ensemble de nos entreprises
            Il n'en fait rien. Je vous renvoie d'ailleurs a un article de Marianne dont la citation suivante éclaire sur la question ci-dessus:
            Invite-t-il des intellectuels médiatiques à déjeuner au ministère de l’Intérieur que l’un d’eux, Pascal Bruckner (qui pourtant le soutient), explique que, loin de s’imprégner de leurs analyses, il a pratiquement parlé tout seul. Reçue par lui, la démographe Michèle Tribalat lui écrit : « J’ai pu apprécier votre conception du débat. Vous n’imaginez pas qu’un autrepoint de vue (que le vôtre) présente un quelconque intérêt. »

            source : http://marianne2007.info/-Le-vrai-Sarkozy-en-acces-libre-!_a(...)
      • [^] # Re: Ce n'est pas suffisant pour juger un candidat

        Posté par . Évalué à 10.

        Ah et sinon, c'est un peu réducteur de parler de calcul électoral basé sur des promesses alors qu'elles ont été précédées d'actes.

        Qui a fait voter la loi DADVSI, en supprimant les amendements en faveur des LLs ? Qui s'est prononcé en masse pour ou contre les brevets logiciels ? Qui était ministre à cette époque et a approuvé en conseil des ministre la proposition de loi de la commission.
        Qui était ministre et a proposé le texte de loi DADVSI en durcissant le texte de la directive ?

        Pour finir, je pense que certains candidats seraient très mal placés pour donner des leçons sur le communautarisme. D'autant que la position de nombre de défenseurs des LLs est juste de pouvoir laisser un espace à l'economie du libre sans forcément supprimer celui de l'économie des logiciels propriétaires alors que les brevets sont eux clairement incompatibles avec l'economie du libre.
        En guise de réponse, les partisans de NS nous objectent:
        "Ils n'ont pas une bonne connaissance du dossier".
        Tout le monde y croit.
      • [^] # Re: Ce n'est pas suffisant pour juger un candidat

        Posté par (page perso) . Évalué à 6.

        Et puis les logiciels libres véhiculent des valeurs, la liberté bien entendu mais aussi la notion de partage et de gratuité du savoir.

        Et les valeurs pour la présidentielle ce n'est pas rien !
    • [^] # Re: Ce n'est pas suffisant pour juger un candidat

      Posté par . Évalué à 6.

      Ce n'est qu'une piste, mais quelle piste!!

      Ca donne une idée de la manière dont les questions sont traitées, sur la personnalité, le sérieux et l'ouverture d'esprit des candidats, et en ces temps de campagne où les actes sont souvent masqués par les belles envolées oratoires, c'est on ne peut plus nécessaire d'entrevoir la bonne ou mauvaise volonté qui se cache derrière!
  • # Center-right

    Posté par . Évalué à 3.

    N. Sarkozy est qualifié de "center-right" !
    Une question de point de vue sans doute...
    • [^] # Re: Center-right

      Posté par . Évalué à 5.

      Ben, la semaine dernière il était à droite pour ramasser les voix FN, cette semaine il est au centre pour ramasser celles de ceux qui ont voté Bayrou. Au final ça fait droite-puis-centre, soit droite-centre en raccourci, soit center-right en anglais (faut toujours mettre les mots dans l’autre sens en anglais).

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  • # Sarkospam

    Posté par . Évalué à 10.

    J'ajouterai que Sarkozy est le seul candidat à avoir rempli ma bal de spams, réputés "parceque je m'étais inscrit à sa liste de soutien" ce qui ne peut pas être plus faux. Menteur et netiquettillétré !

    Retard et disparition du RGI, Brevets logiciels, loi DADVSI (qui est scandaleusement passée contre l'avis du plus grand nombre, ce qui est un comble dans une démocratie) font de ce candidat l'ennemi public n°1 de l'informaticien qui se renseigne un peu.

    Sarko, Sego, pour moi c'est choisir entre la peste et le mal de crâne. Sur le fond, aucun d'entre eux ne me ravi et ne pourra faire grand chose de cette société qui part à veau l'eau, mais il y a des détails pénibles qui risquent de changer dans notre vie de tous les jours selon qui passe.

    Réfléchissez bien, après ça sera trop tard.

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