Revue de presse de l’April pour la semaine 24 de l’année 2026

13
16
juin
2026
Internet

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Stratégies] La souveraineté numérique, à quel prix?

✍ Martin Carnot, le jeudi 11 juin 2026.

264 milliards d’euros. C’est ce que les entreprises européennes versent chaque année à des acteurs américains pour leurs logiciels et services cloud, selon l’étude Asterès publiée en avril 2025. Un montant comparable à la facture énergétique du continent, qui en dit long sur l’enjeu de la souveraineté numérique.

[ICTjournal] Lancement d'Euro-Office, sous le feu des critiques de LibreOffice

✍ Yannick Chavanne, le jeudi 11 juin 2026.

Développée à partir d’un fork d’OnlyOffice et soutenue par plusieurs organisations européennes, Euro-Office entend promouvoir une alternative locale aux suites bureautiques dominantes. The Document Foundation, éditeur de LibreOffice, dénonce toutefois un projet en contradiction avec certains principes de souveraineté numérique.

Et aussi:

[Silicon.fr] Open source: ce que l'UE vise désormais

✍ Clément Bohic, le mardi 9 juin 2026.

La nouvelle stratégie open source de l’UE ouvre des pistes en matière de gouvernance, de résilience et de commande publique.

[clubic.com] Les Big Tech contrôlent plus de 70% du cloud européen: l'UE vient d'allouer 2 milliards d'euros à l'open source

✍ Guillaume Belfiore, le lundi 8 juin 2026.

La Commission européenne a publié en fin de semaine dernière son paquet de souveraineté technologique. Ce dernier combine un Chips Act 2.0, une législation sur le cloud et l’IA, une feuille de route sur l’énergie et une stratégie open source inédite. Et il était temps. Aujourd’hui, l’UE achète plus de 80% de ses technologies numériques à des fournisseurs non européens.

Aller plus loin

  • # Y'a du chemin

    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 6 (+4/-0).

    264 milliards d’euros. C’est ce que les entreprises européennes versent chaque année à des acteurs américains pour leurs logiciels et services cloud,

    Et un peu plus loin

    l'UE vient d'allouer 2 milliards d'euros à l'open source

    Tremblez GAFAM ! La puissance financière de l'UE est derrière les solutions open source. Ça va faire très mal !

    • [^] # Re: Y'a du chemin

      Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0). Dernière modification le 16 juin 2026 à 08:47.

      Sans compter les futurs blocages, annulations de crédits et appels d'offres bouffés par des logiques parasites (l'UE étant spécialiste de montage si alambiqués qu'on peut prétendre parfois à une subvention pour payer un cabinet spécialisé dans le montage de demande de subvention).

      Adhérer à l'April, ça vous tente ?

      • [^] # Re: Y'a du chemin

        Posté par  . Évalué à 4 (+2/-0).

        on peut prétendre parfois à une subvention pour payer un cabinet spécialisé dans le montage de demande de subvention)

        Pourquoi parfois ? Le temps et le coût de travail sur le dossier sont légitimement intégrés au plan de financement. En tout cas je l'ai toujours fait.

        Dans cette optique il y a effectivement des financements pour aider à construire les demandes de subventions. Ça concerne soit de très gros montants avec des dossiers trop complexes pour des non spécialistes (en droit local et européen, compta-finances, domaines techniques, etc.), soit des structures qui n'oseraient pas se lancer parce que la construction du dossier demande une maîtrise du "cadre logique" (c'est son nom) européen, ce qui est presque un métier en soit.

        Ça m'étonnerait que la complexité soit propre à l'UE. C'est courant quand il s'agit de très gros montants.

  • # LibreOffice / Collabora Office - critique envers les nouvelles suites bureautiques

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 3 (+1/-0).

    J'avais lu les slides de cette présentation (du FOSDEM 2026), et en gros, développer une suite bureautique, comme on se l'imagine bien, c'est (très) compliqué et ça demande des efforts colossaux sur des décennies.

    Les nouvelles suites bureautiques ont probablement beaucoup de lacunes. Sans doute, et j'ose espérer, qu'avec des petits documents ça fonctionne bien. Puis quand on creuse dans le détail, quand on fait des « stress-tests » ou autres, quand on veut des fonctionnalités un peu plus avancées, ça ne fait pas l'affaire…

    StarOffice/OpenOffice.org/LibreOffice/CollaboraOffice existe depuis 1985 (il y a 41 ans). Est-ce qu'OnlyOffice qui date de 2009 (il y a 16-17 ans) fait le poids ?

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