• # C'est pas un problème d'IA, c'est un problème de loi

    Posté par  . Évalué à 9 (+7/-0). Dernière modification le 18 août 2026 à 20:58.

    A mon avis, ici, le problème de la destruction des œuvres n'est pas tellement causé par le comportement d'Amazon et consorts que par le droit d'auteur et les droits voisins : celui-ci autorise la disparition complète d'une œuvre, mais pas sa copie, même à des fins de sauvegarde. Si les auteurs et éditeurs préfèrent voir leurs œuvres disparaître qu'être "volées", la loi est très bien faite et elle est bien appliquée par ces grandes entreprises.

    Si on considère au contraire que ces disparitions peuvent constituer des pertes pour le savoir humain, la loi pourrait mettre en place un système semblable au dépôt des brevets, qui permet de s'assurer qu'une invention ne sera jamais totalement oubliée même si elle ne se diffuse pas. En France, c'est ce qu'on fait depuis plus de 4 siècles.

    • [^] # Re: C'est pas un problème d'IA, c'est un problème de loi

      Posté par  (site web personnel) . Évalué à 6 (+3/-0).

      N'y aurait-il pas justement des lois, du genre obligation de dépôt (auprès de bibliothèques comme celle du France ou du congrès aux USA) pour obtenir la protection légale des œuvres publiées ?

      « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace

      • [^] # Re: C'est pas un problème d'IA, c'est un problème de loi

        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 10 (+7/-0).

        On a, mais si tu commences à dire qu'il y a ce genre de loi, ça va quand même rendre l'histoire moins viral.

        Tout comme le fait que la liste des livres en question n'est pas publié, et qu'il faut aller tout en bas de l'article de igen.fr pour comprendre que "rare" dans ce contexte veut dire "imprimé en peu d'exemplaire". Par exemple, des livres en auto édition, mais aussi des livres en langue étrangère. Mais tout ça, ça n'a pas la force émotionnel de comparer ça à la bibliothèque d’Alexandrie, ça fait pas cliquer sur des liens.

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