Parce que le texte, aujourd’hui, c’est le terrain où se joue qui pense pour qui. Et qui pense à quoi. Celui qui produit du texte produit du réel, du concret, du tangible. Et celui qui laisse une machine produire ses textes par milliers laisse une machine produire son réel. Et ce réel est un monde sans corps, sans hésitation, sans cicatrice, sans point de vue situé.
Nous, on n’a pas envie de vivre dans ce monde-là.
On a envie d’un monde où chaque phrase a été pensée et pesée par quelqu’un qui aurait pu écrire autre chose. Ou même qui aurait pu ne rien écrire. Et qui a choisi de le faire. D’écrire cette phrase là. C’est ça, écrire. Pouvoir écrire autre chose, ou rien. Et choisir quand même.
On lit ou on écrit de la poésie non pas parce que c’est joli. On lit et on écrit de la poésie parce que l’on fait partie de l’humanité, et que l’humanité est faite de passions.
Beau texte, fort pertinent, et dont le contenu devrait faire partie des évidences de base, surtout dans ce monde tellement dominé par la logique des machine que la pensée active elle-même est en train d'être confisquée par les machines. Ce texte est un bel appel à la résistance à la marée montante de la pensée morte.
# Cela ne doit pas s'appliquer qu'aux livres mais à toute production écrite
Posté par Voltairine . Évalué à 8 (+6/-0).
[^] # Re: Cela ne doit pas s'appliquer qu'aux livres mais à toute production écrite
Posté par HSimpson . Évalué à 4 (+3/-0).
Une autre façon de le dire :
# Merci
Posté par sebas . Évalué à 6 (+4/-0).
Beau texte, fort pertinent, et dont le contenu devrait faire partie des évidences de base, surtout dans ce monde tellement dominé par la logique des machine que la pensée active elle-même est en train d'être confisquée par les machines. Ce texte est un bel appel à la résistance à la marée montante de la pensée morte.
Merci !
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