Parce que le texte, aujourd’hui, c’est le terrain où se joue qui pense pour qui. Et qui pense à quoi. Celui qui produit du texte produit du réel, du concret, du tangible. Et celui qui laisse une machine produire ses textes par milliers laisse une machine produire son réel. Et ce réel est un monde sans corps, sans hésitation, sans cicatrice, sans point de vue situé.
Nous, on n’a pas envie de vivre dans ce monde-là.
On a envie d’un monde où chaque phrase a été pensée et pesée par quelqu’un qui aurait pu écrire autre chose. Ou même qui aurait pu ne rien écrire. Et qui a choisi de le faire. D’écrire cette phrase là. C’est ça, écrire. Pouvoir écrire autre chose, ou rien. Et choisir quand même.
# Cela ne doit pas s'appliquer qu'aux livres mais à toute production écrite
Posté par Voltairine . Évalué à 2 (+0/-0).
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