Le slogan de Mai 68 « ne pas perdre sa vie à la gagner » aurait sans doute trouvé un écho aussi bien dans les années 1950 qu’au lendemain de la pandémie de Covid-19. Il témoigne d’interrogations récurrentes – voire métaphysique – sur la place du travail dans notre existence.
Ce qui apparaît plus spécifiquement depuis les années 1990-2000 n’est pas tant un recul de l’attachement au travail qu’une transformation de ses fondements. Sous l’effet de la financiarisation de l’économie et des processus de rationalisation, les organisations ont connu une division accrue du travail, une personnalisation des carrières et une distanciation croissante entre producteurs, gens de métier, et gestionnaires, managers désincarnés.
# Extrait de la fin de l'article
Posté par dovik (site web personnel) . Évalué à 2 (+0/-0).
Envoyer un commentaire
Suivre le flux des commentaires
Note : les commentaires appartiennent à celles et ceux qui les ont postés. Nous n’en sommes pas responsables.