• # Complément

    Posté par  . Évalué à 9 (+8/-0).

    Cinq rapporteurs spéciaux de l’ONU alertent sur les risques pour la liberté d’expression de la proposition de loi « Yadan ».

    Je me demande aussi dans quelle mesure cette loi enfonce un coin dans le droit fondamental à résister à l'oppression, garanti par l'article 2 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen.

    • [^] # Re: Complément

      Posté par  (site web personnel) . Évalué à 7 (+4/-0).

      Le droit à la liberté d'expression et la lutte contre les discriminations et les discours de haine sont en effet parfois en conflit.

      Y a plein de cas devant les courts internationales (avec des noms qu'on connaît, comme Robert Faurisson en 1993, Eric Zemmour en 2022, Dieudonnée en 2015, les 3 devant la CEDH), donc oui, ça rentre clairement dans une question de balance.

      Parce que bon, aucun droit n'est absolu. Est ce que j'ai le droit d'"emprunter" une voiture pour résister à l'oppression sachant que ça va contre le droit à la propriété ? est ce que l'état a le droit de réquisitionner ma caisse pour cette raison ?

  • # Article payant, donc on en sait rien…

    Posté par  . Évalué à 4 (+2/-0).

    Ce que contient vraiment la proposition de loi est ici

    Chacun pourra se faire son opinion.

    • [^] # Re: Article payant, donc on en sait rien…

      Posté par  . Évalué à 2 (+0/-0).

      Article payant, donc on en sait rien…

      L'article était en libre accès quand j'ai posté le lien hier.
      Toutes mes excuses.

    • [^] # Re: Article payant, donc on en sait rien…

      Posté par  . Évalué à 8 (+7/-0).

      Dans sa proposition de loi, Madame Yadan, à l'article 2 propose :

      Art. 437‑1. – Le fait de provoquer directement ou indirectement à la destruction ou à la négation d’un État, ou de faire publiquement l’apologie de sa destruction ou de sa négation, est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.

      Dans ma compréhension très limitée et certainement erronée des choses, cette loi permettrait de punir les personnes qui soutiennent publiquement la politique menée par Israël puisque les dirigeants de ce pays entreprennent ouvertement de détruire la Palestine, un pays reconnu par la France. Ainsi, Madame Yadan tomberait sous le coup de cette loi si elle réitère certains de ses propos.

      • [^] # Re: Article payant, donc on en sait rien…

        Posté par  . Évalué à 5 (+4/-0). Dernière modification le 09 avril 2026 à 18:26.

        Madame Yadan tomberait sous le coup de cette loi si elle réitère certains de ses propos

        Ainsi que tous les sionistes qui nient l'Histoire du peuple Palestinien et de la Palestine, dont la Nakba
        https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9ni_de_la_Nakba
        https://linuxfr.org/nodes/142846/comments/2018326

      • [^] # Re: Article payant, donc on en sait rien…

        Posté par  . Évalué à 6 (+3/-0).

        Est-ce qu'il y a la moindre chance que ce texte puisse passer le conseil constitutionnel? La destruction, éventuellement, mais la négation? Ça voudrait dire que dès lors qu'un État est reconnu par la France, il devient illégal de discuter de la légitimité de cette reconnaissance? C'est quand même assez étrange.

        • [^] # Re: Article payant, donc on en sait rien…

          Posté par  . Évalué à 4 (+3/-0).

          Est-ce qu'il y a la moindre chance que ce texte puisse passer le conseil constitutionnel?

          20 janvier 2026 La députée PS, Marietta Karamanli

          "Le premier enjeu est le respect du principe de légalité des délits et des peines. Le texte introduit ou élargit les incriminations à partir de notions floues – provocation indirecte, jugement favorable, légitime résistance, relativisation, banalisation – dépourvues de critères objectifs. Ces termes ouvrent la voie à des interprétations extensives."
          (…)
          "Le deuxième enjeu porte sur la distinction entre antisémitisme et critique d’un État étranger. La Cour européenne des droits de l’homme rappelle que la liberté d’expression protège les positions politiques, y compris lorsqu’elles sont polémiques, contestataires ou excessives. Confondre critique d’un État et haine d’un peuple serait contraire à cette jurisprudence et à l’esprit même de notre démocratie. (…)
          Le nouveau délit de provocation à la destruction d’un État est un troisième point de vigilance. Cette incrimination est inédite dans notre droit. Là encore, le Conseil d’État appelle à la prudence. La notion d’État n’est pas définie dans le code pénal…"
          (…)
          "Enfin, le texte comporte un risque de surpénalisation. Notre droit prévoit déjà des outils puissants pour sanctionner les propos et actes antisémites : apologie du terrorisme, provocation à la haine raciale, contestation de crime contre l’humanité."
          https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/comptes-rendus/cion_lois/l17cion_lois2526028_compte-rendu#

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