Journal la pénurie d'informaticiens ... épisode MMMDCCXCIX : la géomatique

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13
avr.
2005
page 14 d'un journal papier du 8 avril 2005 spécialisé sur l'information en informatique, D. C. sous la plume de T. P., suggererait qu'il manquerait 10 000 à 15 000 informaticiens dans le secteur de la géomatique puisque le secteur actuellement ne compte que 10 000 géomaticiens.

la géomatique est la branche de l'informatique s'occupant de tous les outils pour le géomarketing.

quand on pense qu'il y a 50 000 cadres informaticiens au chomage en France, et que cela représente plus de 10% de la population active des cadres informaticiens ...

ma recommandation serait d'externaliser cela dans un pays du tiers monde dès maintenant et de ne faire des géomaticiens en poste des bons chef de projets polyglotes en géomatique.

la connerie humaine est le seul domaine qui connaisse une croissance est à deux chiffres continues depuis des décades malgré les cracks boursiers et autres tsunami economique.
  • # non

    Posté par  . Évalué à 2.

    Ce n'est pas de la connerie, c'est de la corruption.
  • # géomatique != géomarketing

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 9.

    NON !

    la géomatique est la branche de l'informatique qui s'occupe de l'information géographique.
    • [^] # Re: géomatique != géomarketing

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

      certes, et l'information géographique est utilisé par qui ?

      - par les opérateurs de telephonie mobiles pour proposer les partenaires pas loin
      - par les centre d'appel en cas d'affrêtage d'un produit pour limiter les couts de transports
      - par les transporteurs pour réduire la consommation d'essence et la perte de temps et livrer plus rapidement
      - par les sociétés voulant ouvrir un point de vente en un lieu
      - par les sites internet pour personnaliser l'information
      - par les éditeurs pour fournir des encarts adaptés pour les abonnées dans les publications nationnales avec des ecarts régionnaux
      - etc


      le géomarketing est quoi ?

      pouvoir faire des recherche sur une carte pour pouvoir en tirer des niches comportementale géographique pour aller leur vendre un truc.

      et que font les utilisateurs de la géomatique ci dessus ?


      A la rigueur, les autres usages sont : la sécurité du territoire, la santé, la recherche, ... donc des services publics.

      donc :

      - la géomatique travaille sur les outils pour les traitements d'informations géographique ( dev & admin ).
      - ces outils ont divers applications.
      - le géomarketing a besoin des outils de la géomatique.
      - les outils de géomatique sont nécéssaire pour le géomarketing.
      - le géomarketing represente un sous ensemble des usages possibles de la géomatique.

      maintenant prennons la proposition suivante :

      "la géomatique est la branche de l'informatique s'occupant de tous les outils pour le géomarketing."

      en quoi cette proposition contredit le fait que la géomatique ne fait pas que du géomarketing ?


      ce qui suit concerne un certains nombre de commentaires dans cette page :

      IL Y A ENCORE DES PERSONNES QUI PARLENT DE PENURIE D'INFORMATICIEN ALORS QU'A PEINE LA MOITIE DES INFORMATICIENS CHOMEURS SUFFISENT AMPLEMENT A FAIRE DISPARAITRE CETTE SOIT DISANTE PENURIE. que je puisse raconter des conneries sur le géomarketing, cela mérite 1 voire 2 commentaire tout au plus. mais bon, il y a des choses qui échappe à l'entendement des gens.
      • [^] # Re: géomatique != géomarketing

        Posté par  . Évalué à 3.


        IL Y A ENCORE DES PERSONNES QUI PARLENT DE PENURIE D'INFORMATICIEN ALORS QU'A PEINE LA MOITIE DES INFORMATICIENS CHOMEURS SUFFISENT AMPLEMENT A FAIRE DISPARAITRE CETTE SOIT DISANTE PENURIE.


        heuu.
        Il disent (tu donnes pas les sources (journal papier), alors je suppute... : Il manque des géomaticiens. Soit.
        Toi tu réponds qu'il y a plein d'informaticiens chomeurs. Soit.
        Mais sur tes informaticiens chômeurs, combien sont géomatitiens ?

        Faut voir le taux de chomage des géomaticiens.
        • [^] # Re: géomatique != géomarketing

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 5.

          et la reconversion ?

          et la formation continue ?

          et le fait qu'une formation en informatique est avant tout une formation théorique ?
          • [^] # Re: géomatique != géomarketing

            Posté par  . Évalué à 3.


            et la reconversion ?
            et la formation continue ?
            et le fait qu'une formation en informatique est avant tout une formation théorique ?


            Ben oui.
            justement.
            Il manque des géomaticiens, des informaticiens peuvent se former.
            Il est où le problème de l'article source.

            Il manque des géomaticiens. point. Je ne comprends vraiment pas pourquoi tu t'affoles quand un papier parle d'oportunité de carrière pour une catégorie d'informaticiens.

            C'est là pensée qu'il y a derrière ton journal qui m'échappe. Au contraire tu devrai te réjouir au lieu de faire un journal pour raler.
            (en parcourant les commentaires, je ne suis apparement pas le seul à comprendre ta pensée ).
      • [^] # Re: géomatique != géomarketing

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 6.

        Affligeant.
        «certes, et l'information géographique est utilisé par qui ?»
        Par ordre d'importance :
        1. par les industries d'exploitation du pétrole, je te l'accorde, ça n'est pas joyeux-joyeux
        2. par les industriels de l'agro-alimentaire, non pas pour repérer leurs clients mais pour faire des prévisions de rendement sur des zones, grandes comme, hum, l'Europe de l'Est au hasard
        4. par mappy et al.
        3. le monde de l'agriculture, PAC, irrigation, rendement, agriculture de précision&co
        4. par les instituts de protection/préservation/surveillance de l'environnement&co, pour le suivi de populations animales, végétales, de zones à risque,
        J'en passe, mais bon, moi, sans être géomaticien, je bosse là dedans et tes propos me vexent par leur naiveté méchante.
  • # Qualité des contributions.

    Posté par  . Évalué à 9.

    Etant donné qu'il n'y a pas de lien vers le web et qu'on ne sait pas non plus dans quelle publication cette ânerie est parue, je m'étendrai sur la forme plutôt que sur le fond. Donc, s'il vous plaît, veuillez dorénavant utiliser à chaque fois le mot "bêtise" à la place de "connerie". Ce n'est vraiment pas la peine d'être vulgaire, et c'est tellement plus agréable pour le lecteur ...

    Merci d'avance.
    • [^] # Re: Qualité des contributions.

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4.

      disons qu'au début j'avais écrit les noms de la revue et des personnes.

      ces memes personnes pouvent demander un retrait ces mentions, tout comme la revue.

      j'ai préféré donner toutes les informations qui permettent de retrouver cette revue parlant du monde informatique parue le vendredi 8 avril 2005 ( cette date est sous le titre de la revue sur un fond blanc et sur la partie gauche de la couverture ), et de cet article page 14.
      • [^] # Re: Qualité des contributions.

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4.

        ces memes personnes pouvent demander un retrait ces mentions, tout comme la revue.

        Et moi qui croyait qu'il existait un droit à l'information... A moins que les données que tu cite soit de caractère privé...
  • # définition

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 7.

    la géomatique est la branche de l'informatique s'occupant de tous les outils pour le géomarketing.

    La géomatique s'occupe du géomarketing ? Non, mais n'importe quoi et je reste poli ! La définition : http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9omatique(...)
    extrait :

    La géomatique regroupe l'ensemble des disciplines et moyens informatiques permettant de réprésenter, d'analyser et d'intégrer des données géographiques.

    Ca n'a rien a voir avec le marketing, même géo !
    Le Géomarketing est une discipline liée au Marketing et qui consiste à analyser le comportement des individus économiques en tenant compte des notions d'espaces, notamment de la zone d'attraction commerciale d'une entreprise. (Wikipédia)

    La géomatique utilise des outils représentation géographique (SIG) elle ne développe pas des logiciels, à la rigueur des modules/plugins pour ces logiciels (ArcView, MapInfo, Grass, ArcInfo, etc.).

    Le seul lien est l'utilisation de données géographiques. A la rigueur, le géomarketing s'aide de la géomatique pour représenter ses données et en tirer des cartes, un SIG, ...

    Donc pour revenir sur ton journal, comment demander à des informaticiens de faire de la géomatique ? Aucune idée, bonne chance ! Je ne doute qu'il y ait une telle demande aujourd'hui, dans le future, peut etre mais c'est mal barré.
    Ensuite je vois mal un informaticien spécialisé en réseau, php, mysql, perl, c++ faire de la géomatique. A la rigueur s'il a des notions de base de données, il pourra se convertir. La géomatique est un mélange d'informatique et de géographie.

    Cordialement,

    Y.
    • [^] # Polyinformaticiens.

      Posté par  . Évalué à 7.

      Je crois que ce que le marché du travail recherche, ce sont des "polyinformaticiens". Chaque fois qu'un secteur, quel qu'il soit, connaît une forte croissance, celle-ci engendre une quantité de données hallucinante à traiter dans les plus brefs délais. Parallèlement, et c'est l'effet pervers de l'informatique et d'une manière général du progrès, un nouvel outil permet d'être dix fois plus efficace et rapide, donc tout le monde s'aligne, donc tout le monde est dès lors obligé de suivre la cadence, donc tout le monde aujourd'hui est obligé de maîtriser un peu d'informatique quoi qu'il fasse.

      Ce que me gène, c'est que l'on oublie trop souvent qu'être informaticien est un métier à part entière, et même plusieurs puisqu'un programmeur ne fait pas le même travail qu'un administrateur système, qui lui-même travaille sur un segment différent de celui du DBA, etc. Mais comme le disait Carettero (?) : "Conduire une voiture ne transforme personne en mécanicien, pas plus que de raboter une porte ne fait de vous un ébéniste, mais taper sur un clavier fait de tout un chacun un informaticien. On n'arrête pas le progrès.".

      Je pense que si la géomatique se développe suffisament, on verra apparaître le même genre d'individu que dans l'actuellement florissante bioinformatique : Il y aura quelques déviants qui maîtriseront parfaitement les deux domaines et qui tireront à eux-seuls leur boîte vers le haut, mais la plupart du temps, être {bio|géo}informaticien, cela signifiera simplement avoir été formé à la discipline de base et avoir reçu en fin de cursus une couche de Perl pour traiter les données qu'Excel ne peut pas supporter.
  • # malentendu ?

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 6.

    Voilà un site sympa qui recence les annonces de le domaine de la géomatique :
    http://geomatique.georezo.net/job-archives.php3(...)
    C'est une référence pour tous ceux qui cherchent du travail dans la géomatique.

    Ca n'a rien à voir avec le marketing, de plus je ne comprends rien à ton journal, c'était quoi le fond de ta pensée ?
  • # geo machin...

    Posté par  . Évalué à -3.

    Sa pensée ? Elle est partie en villégiature géoexternalisée hé hé !
  • # Journal : la pénurie d'informaticiens ... épisode MMMDCCXCIX : la géomat

    Posté par  . Évalué à 6.

    il manquerait 10 000 à 15 000 informaticiens dans le secteur de la géomatique
    quand on pense qu'il y a 50 000 cadres informaticiens au chomage en France, et que cela représente plus de 10% de la population active des cadres informaticiens ...

    La connerie serait de conclure qu'il faut former de nouveau informaticiens.

    Au contraire, on peut en conclure qu'il y a une branche demandeuse, vers laquelle peuvent se spécialiser ceux qui sont au chômage.
    • [^] # Re: Journal : la pénurie d'informaticiens ... épisode MMMDCCXCIX : la gé

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

      soyons honnêtes... Le pékin moyen qui lit ça se dit (à tort) qu'il y a pénurie de travail dans l'informatique...
    • [^] # Re: Journal : la pénurie d'informaticiens ... épisode MMMDCCXCIX : la gé

      Posté par  . Évalué à 2.

      Il faudrait former proprement les informaticiens.

      Mon avis personnel (à préciser pour éviter que le post vire au troll) est que l'école a cinquante and de retard sur la réalité du monde du travail et en informatique, cela correspond à plusieurs ères.

      On oublie aussi qu'on ne peut pas former les gens à l'informatique comme à un autre métier parce que celui-ci devient trop vite obsolète et c'est à mon avis une des causes du chômage dans l'informatique et cela fait du tort à toute la profession. Un pilote de ligne, un architecte, ou un chauffeur de métro verra son métier évoluer en toute une carrière mais dans des proportions limitées et qui lui seront toujours accessibles avec son savoir et son expérience. Jamais il n'aura à réapprendre son métier depuis zéro au bout de dix ans (ce qui est extrêmement difficile).

      Non seulement je pense que pratiquement aucun jeune diplômé d'une école d'informatique n'a réellement conscience de ce fait (et je fais une différence entre être averti et avoir réellement conscience) mais lorsque nous aurons atteint ce stade, nous allons réellement avoir des milliers d'informaticiens "scolaires" impossibles à reclasser, et pas seulement des cadres. Cela va faire chuter les salaires dans le secteur, provoquer un chômage monstre, sans pour autant combler la demande en personnel qualifié.
      • [^] # Re: Journal : la pénurie d'informaticiens ... épisode MMMDCCXCIX : la gé

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 7.

        Mon avis personnel (à préciser pour éviter que le post vire au troll) est que l'école a cinquante and de retard sur la réalité du monde du travail et en informatique, cela correspond à plusieurs ères.

        Je dirais "oh, emporte-pièce" car la plupart des écoles font faire du java à leur étudiants de nos jours, et un bon nombre a commencé le C# (c'est triste mais c'est comme ça). Quand tu rajoutes à cela le fait que les stations unix passent massivement sous NT/XP tu te rends compte que 50 ans de retards c'est un petit peut abusé mon cher ami.

        On oublie aussi qu'on ne peut pas former les gens à l'informatique comme à un autre métier parce que celui-ci devient trop vite obsolète et c'est à mon avis une des causes du chômage dans l'informatique et cela fait du tort à toute la profession.

        Je dirais "bof bof, emportons donc une autre pièce tiens donc". Les formations en deux ans ont généralement le temps d'enseigner beaucoup d'aspects (modélisation/conception, programmation, hardware, mémoire, projets, gestion/humanités) et dans celles en cinq ans il est courant d'aborder plusieurs langages très divers tels qu'un dialecte de lisp, du prolog, ou un ML ce qui tend à prouver que le but de cet enseignement est de montrer la diversité et comment aborder la nouveauté plutôt que l'utilisation robotisée de quelque chose de déterminé.

        lorsque nous aurons atteint ce stade, nous allons réellement avoir des milliers d'informaticiens "scolaires" impossibles à reclasser, et pas seulement des cadres.

        Et je dirais "emporteuuuh tiens y'a plus de pièce dans le coin" parce que si il y a bien quelque chose qui est scolaire c'est ce que demandent les boîtes ("2/5 ans d'expérience dans _exactement_ ce que nous cherchons" par exemple en ce moment java pour le domaine bancaire) alors que les formations mettent en général l'accent sur les notions générales et les concepts sous-jacents (structures de données, conception d'un logiciel, modélisation, spécifications..).
        • [^] # Re: Journal : la pénurie d'informaticiens ... épisode MMMDCCXCIX : la gé

          Posté par  . Évalué à 4.

          Emporte-pièce, pas tant que cela à mon goût. En tout cas, on ne peut pas résumer l'état de l'art de l'enseignement en informatique en quelques lignes. Donc ce commentaire est forcément, d'un certain point de vue, émis à l'emporte-pièce.

          car la plupart des écoles font faire du java à leur étudiants de nos jours, et un bon nombre a commencé le C#.


          C'est pas tant les langages enseignés qui me gènent que la manière de faire. Et surtout, cela n'est pas propre à l'informatique.

          Quand tu rajoutes à cela le fait que les stations unix passent massivement sous NT/XP tu te rends compte que 50 ans de retards c'est un petit peut abusé mon cher ami.


          Encore une fois, tu n'as pas saisi. Même Unix n'a pas 50 d'âge. Migrer les machines est une chose, mais cela ne formera toujours les informaticiens qu'à ce qui ce fait au moment précis où ils sont en cours. D'une année scolaire à l'autre, les machines et les logiciels sont mis à jour. Cela ne reglera rien au problème de l'obsolescence.

          Il n'est pas à recommander de se vouer corps et âme dans un langage comme on le ferait en mathématiques ou dans une science quelquonque car il y a de fortes probabilités que ce à quoi tu as consacré toute ta personne n'existe plus avant que tu n'aie pu prendre ta retraite. Il y a vingt ans, je faisais du BASIC 128 : cela n'existe plus. Trois ans plus tard, je faisais de l'assembleur sur toutes les machines que me tombaient sous la main. Le langage machine existera tant qu'il y aura des microprocesseurs, mais plus personne n'embauche pour écrire du code machine. Le C est resté pérenne, mais tout de même, avec la multiplication des langages, les développeurs C/C++ tendent à se faire plus rares.

          ADA, LISP, Fortran, tous ces langages sont vénérables et encore enseignés en milieu universitaire, mais sur le marché du travail, en dehors du Java et des bases de données, point de salut ou presque. Et demain ?

          si il y a bien quelque chose qui est scolaire c'est ce que demandent les boîtes ("2/5 ans d'expérience dans _exactement_ ce que nous cherchons" par exemple en ce moment java pour le domaine bancaire) alors que les formations mettent en général l'accent sur les notions générales et les concepts sous-jacents (structures de données, conception d'un logiciel, modélisation, spécifications..).


          - Déjà, je pense que l'on ne peut pas former un bon programmeur sans un minimum de connaissances générales en informatique. Donc l'un ne va pas sans l'autre.
          - Ensuite, admettons que les programmes scolaires collent au marché. Tu as besoin de de développeurs Java. On va te former des développeurs Java, comme tu le souhaites : formés à exactement ce que tu cherches, en accéléré, et sans fioritures. Dans 5 ans, le projet en cours sera développé en C#. Là encore, l'école te fournira des petits jeunes spécialement formés au besoin du moment. Que feras-tu des développeurs Java que tu as fait faire et qui n'ont jamais connu que cela, à ce moment ? Et dans tout cela, nous n'avons parlé que de programmation.

          On forme du personnel jetable.
          • [^] # Re: Journal : la pénurie d'informaticiens ... épisode MMMDCCXCIX : la gé

            Posté par  . Évalué à 5.

            > On forme du personnel jetable.

            Je sais pas moi rien que cette année j'ai fait

            Langage de prog: C, C++, CAML, Java, Icon

            J'ai eu des cours:
            * Base de donnée : (SQL basique, un rien de datamining)
            * Langages et paradigmes
            * Genie logicel : UML, OCL, verification formel, tests
            * Java
            * XML, XSLT & co, J2EE
            * Reseau
            * Compilation : Partie arriere/optimisation
            * Théorie des jeux
            * Calculabilité
            * complexité
            * Programmation répartie
            * Synthèse d'image

            J'ai pas l'impression que c'est former du personnel jetable ca. Ca combine un bon background de théorie avec les technos qui se font aujourd'hui. Forcement si tu formes des gens qui ont juste de la théorie tu en envois 90% dans le mur et si tu ne fais que de la techno dans 5 ans ils sont au chomage.

            Tu proposes quoi de mieux ? Au lieu de dire que l'école ne fait que de la merde j'aimerai que tu argumentes un tantinet et propose des solutions...

            Les choses comme http://euterpe.unice.fr/~ol/M1I/cours.pdf(...) me paraissent quand même être de très bonne choses pour donner une chance aux elèves de survivre plus de 5 ans non ?
        • [^] # Re: Journal : la pénurie d'informaticiens ... épisode MMMDCCXCIX : la gé

          Posté par  . Évalué à 10.

          N'hésitons pas, les annonces de recrutement depuis 2 ans c'est du grand n'importe quoi, au moins pour les ingénieurs en informatique / électronique.

          99% des annonces ne sont pas destinées aux débutants, elles commencent avec un minimum de deux ans d'expérience, quand ils ne précisent pas "les stages ne comptent pas" en gras, rouge souligné et clignotant. À croire que l'expérience s'acquiert par sauts discrets, un procédé quantique, quoi.

          Elles sont en plus tellement ciblées que c'en est déprimant, il faut *impérativement* maitriser tous les logiciels possibles et inimaginables de son domaine, et en plus être un dieu de la communication.

          Finalement, quand on voit qui embauche, c'est le coup de grâce: une énorme majorité de sociétés de service. Je veux bien qu'on fasse appel à une société de service pour une mission clairement définie qui sera de toute facon courte, mais quand c'est pour bosser plusieurs années en étant détaché dans la même boite et en changeant de projet, quel est l'intérêt pour la société cliente ? Ces sociétés paient au minimum trois fois plus cher pour une sacro-saint e flexibilité dont ils ne tirent au final aucun avantage, puisque les personnes restent relativement longtemps. Quant aux "ben oui mais c'est pas le même budget entre la RH et les services", ca c'est une raison pipeau, ils pourraient très bien changer le budget des services concernés.

          Résultat au bout d'un an et demi de recherche, j'ai trouvé un boulot en Allemagne. Là-bas, ils ne comprennent pas qu'un ingénieur cherche du boulot... Ils font appel au sociétés de se(r)vice dans des cas bien précis, pour des projets déterminés dès le début. Ce qui fait que je suis dans une société de service allemande, mais ca me gêne moins parce que le contrat entre ma boite et le client est clair.

          Quand on aura compris en France que la société de service est un outil comme un autre et pas la panacée, peut-être qu'on recommencera à avoir des "vraies" embauches. M'enfin, on peut toujours rêver.
          • [^] # Re: Journal : la pénurie d'informaticiens ... épisode MMMDCCXCIX : la gé

            Posté par  . Évalué à 6.

            Juste une correction:

            Quant aux "ben oui mais c'est pas le même budget entre la RH et les services", ca c'est une raison pipeau, ils pourraient très bien changer le budget des services concernés.


            Il faut savoir que l'utilisation de personnel externe n'est pas qu'une question de budget... mais bien souvent de bilan comptable.

            Un prestataire externe n'est pas compté dans la masse salariale mais dans les charges, donc au final le ratio chiffre d'affaire / salarié augmente, et la direction financière (ou direction tout court) est contente de pouvoir présenter un joli bilan à ses actionnaires - même si au final le bénef (ou le déficit) est le même, comptablement les chiffres sont plus "beaux", les analystes sont contents, la bourse s'envole, et les utilisateurs de main d'oeuvre externe ont rempli leur contrat, et touchent leurs primes...
          • [^] # Re: Journal : la pénurie d'informaticiens ... épisode MMMDCCXCIX : la gé

            Posté par  . Évalué à 4.

            mais quand c'est pour bosser plusieurs années en étant détaché dans la même boite et en changeant de projet, quel est l'intérêt pour la société cliente ?

            L'intérêt est de pouvoir dire "au revoir" à l'ingénieur qui vient de passer 3-4 ans, quand son boulot est terminer, sans avoir à le licencier et à payer d'indemnités. Et si entre temps, la boîte cliente a des difficultés, elle peut plus facilement arrêter son contrat avec la SSII qu'avec un salarié.
  • # Interrogation

    Posté par  . Évalué à 2.

    C'est quoi un informaticien ?
    Je sais ce que fait un administrateur système, un programmeur, mais un informaticien, je ne sais pas !!!

    Je crois quant à moi que l'informatique en est au même stade que la médecine il y a bien longtemps (dans le sens où il y a de plus en plus de spécialisation ; et que généraliste est en soi une spécialisation). Etre informaticien ne veut rien dire, on ne peut que difficilement couvrir l'entiereté de ces connaissances. Il faut se spécialiser (réseau, base de données, système, etc), et arrêter d'employer ce terme qui ne veut plus rien dire. C'est juste une piste de réflexion, je ne sais pas quels seraient au juste les spécialités, mais bon, de plus savants pourront se pencher là-dessus !

    J'ai lu dans les commentaires ci-dessus que bioinformaticien ne serait qu'un biologiste qui aurait fait un peu de Perl ou d'Excel (je simplifie volontairement le propos), mais l'inverse est vrai aussi ! Un informaticien qui fait de la bioinformatique, c'est juste un type qui programme et qui à appris que A dans ses fichiers signifiait adénosine ! Il faut se rendre compte que l'informatique peut n'être qu'un outil, c'est tout. Programmer n'est pas bien compliqué, surtout si on veut prendre en entrée un fichier CSV et en faire autre chose. Mais je ne pense pas que "computer science" désigne uniquement la programmation, que les algorithmes d'optimisation de parcours de graphe soit des choses banales. Bref, il faut distinguer les moyens et les objectifs. Programmer pour moi fait partie des moyens, pas des objectifs.

    Finalement, ce n'est peut-être pas d'informatiens dont il y a pénurie, mais de gens qui sont capable de cumuler deux filières métiers !
    • [^] # Re: Interrogation

      Posté par  . Évalué à 4.

      Je crois quant à moi que l'informatique en est au même stade que la médecine il y a bien longtemps (dans le sens où il y a de plus en plus de spécialisation ; et que généraliste est en soi une spécialisation). Etre informaticien ne veut rien dire [...]


      Je suis assez d'accord avec cela. Ceci dit, tout le monde sait ce qu'est un « médecin ». Donc, dans le même esprit, un programmeur ou un administrateur système peut être qualifié d'informaticien dans le sens où l'un comme l'autre sont connaissent les bases (et même en peu plus) de l'autre discipline.

      En revanche, si les médecins sont connus pour devoir remettre fréquement leur connaissances à jour, je pense que cela reste sans commune mesure avec le monde de l'informatique (en même temps, je n'ai pas fait médecine pour le savoir). Si un médecin doit en permanence garantir la qualité de son savoir, s'il doit se former aux technologies modernes et aux nouvelles méthodes de soin, les maladies qu'ils traitent se multiplient moins rapidement que le matériel informatique et les pépins qui apparaissent avec, et le corps humain (ou celui de tout autre animal) n'évolue pas significativement en moins de 100000 ans.

      J'ai lu dans les commentaires ci-dessus que bioinformaticien ne serait qu'un biologiste qui aurait fait un peu de Perl ou d'Excel (je simplifie volontairement le propos), mais l'inverse est vrai aussi ! Un informaticien qui fait de la bioinformatique, c'est juste un type qui programme et qui à appris que A dans ses fichiers signifiait adénosine !


      Oui, en fait, c'est Adénine. Mais les bioinformaticiens ne sont pas tous généticiens, mais si c'est là qu'on en trouve le plus quand même.

      Attention, comme dit plus haut également, ce n'est pas une généralité. Il existe bon nombre de personnes qui méritent pleinement ce titre. Comme tu le dis, cette « approximation » est tout-à-fait valable dans l'autre sens. Mais en général, un codeur qui a reçu une couche de bio moléculaire fondamentale pour gérer les données d'une base a, s'il est raisonnable, le bon goût de se prétendre programmeur et pas « bioinformaticien » non plus.

      Programmer n'est pas bien compliqué, surtout si on veut prendre en entrée un fichier CSV et en faire autre chose. Mais je ne pense pas que "computer science" désigne uniquement la programmation, que les algorithmes d'optimisation de parcours de graphe soit des choses banales. Bref, il faut distinguer les moyens et les objectifs. Programmer pour moi fait partie des moyens, pas des objectifs.


      Oui, enfin si l'on va par là, piloter un avion de ligne est aussi en soi un « moyen » mais cela réclame tout de même des gens doués, qualifiés, dévoués et suffisament responsables pour prendre à leur charge 300 passagers. En général, les pilotes se consacrent entièrement à leur activité. Il n'y a pas de raison pour qu'il en soit vraiment autrement avec les ordinateurs. Jouer à un jeu vidéo ou mouler sur la Tribune sont des finalités en elles-mêmes, et il faut des gens qualifiés tout au long de la chaîne de développement pour mener cette tâche à bien (bon c'est plus vrai pour les jeux vidéos que pour la Tribune, mais ceux-ci forment aujourd'hui une industrie, et cette industrie est comparable à celle du cinéma).
      • [^] # Re: Interrogation

        Posté par  . Évalué à 1.

        Effectivement, c'est adénine et pas adénosine (cette dernière étant déjà un dérivé de la première), mes cours de chimie et de biologie aurait bien besoin d'un petit rafraichissement.

        Pour la mise à jour des connaissances, et bien ma foi, cela dépend, je connais personnellement des informaticiens qui n'ont plus remis à jour leur connaissances depuis un sacré bout de temps. Donc, je pense que ce n'est pas une obligation de la fonction, mais juste une implication personnelle. Je suppose qu'il existe des médecins et des informaticiens qui sont plus intéressés par le fait d'avoir un bon boulot que par la passion de soigner ou de devoir gérer un parc informatique. Et puis, tu dis que les maladies évoluent peu, et bien moins que le matériel informatique. Je crois que c'est une vue de l'esprit un peu faussée. Le matériel évolue, soit, mais la partie logicielle ? L'informatique est un enfant par rapport à la médecine, et pourtant, la médecine évolue encore beaucoup. Il y a des évolutions dans les maladies (virus, etc) et je pense que c'est bien plus problématique que celle du matériel puisque nous ne les contrôlons pas ! Mais bon, je crois que j'ai compris ce que tu voulais dire.

        Par contre, on ne s'est pas bien compris pour la notion de moyen. Pour moi, l'informatique fait partie de l'infrastructure de mon métier, au même titre que mon stylo (et contrairement aux avions). Donc, si j'ai appris à correctement utiliser mon stylo pour avoir une écriture pas trop crade (en tout cas permettant de me relire), je me dois de faire la même chose avec l'informatique. En effet, la simple utilisation d'un traitement de texte implique des connaissances (de base) en typographie pour produire un document lisible. Combien d'utilisateurs font des documents à a va-vite et passe des jours à reprendre leur structure pour produire le document final ? Donc, pour moi, il n'y a pas eu appréhension et maîtrise de l'outil (même si j'ai conscience de la complexité de l'outil puisqu'un ordinateur ne se résume pas à un traitement de texte, mais plutôt à un couteau suisse capable de faire plein de trucs à condition de savoir s'y prendre). Donc, oui, il faut des personnes pour gérer l'infrastructure (de préférence motivées et compétentes) mais la tâche objective pour les utilisateurs finaux dépassent le cadre informatique.

        Et piloter un avion n'est pas un moyen pour moi, mais l'avion oui, un moyen de déplacement (même si le pilote fait partie des moyens humains nécessaires à ce mode de transport). Et donc, l'informatique est un moyen au service de métiers, les informaticiens font partie des moyens humains au même titre les pilotes. Mais sauf pour les entreprises IT, l'informatique est un moyen et pas une infrastructure ; ce qu'elle semble oublier quand on retrouve un chef du département informatique comme bras droit de l'entreprise alors que la place devrait être occupé par coordinateur opérationnel. C'était souvent le cas dans le passé, et cela à l'air de changer, et je m'en réjouis.
  • # Oh la jolie dernière phrase....

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

    Comme elle m'a bien fait rire, j'ai décidé de la retoucher un peu pour qu'elle soit encore plus “présentable. Je propose ma version pour un usage libre.

    Elle est ici : http://dascritch.net/blog.php/2005/04/14/123-jtai-casse-euh(...)
    • [^] # Re: Oh la jolie dernière phrase....

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3.

      ta reformulation qui sorti de ce contexte prend son charme des plus séduisant, et synthétise bien l'ensemble du texte.

      je te remercie d'avoir perçu le sens profond des incohérences apparantes de ce court texte.
  • # Mouarf

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4.

    Ton coup de gueule m'inspire quelques remarques :

    - il n'y a pas 54 000 cadres demandeurs d'emploi en informatique en France. Même d'apres les stats ANPE données par le MUNCI ( http://munci.org/article597.html(...) ) qui pourtant, en bon syndicat, devrait présenter les chiffres de manière a montrer l'importance du chomage dans la profession :)

    - un géomaticien c'est un spécialiste du traitement d'informations géographiques. Donc on en trouve peut-être dans le géomarketing mais je ne pense pas que ce soit la principale filière pour ces personnes. Ton argumentaire ( http://linuxfr.org/comments/560189.html#560189(...) ) me parait particulièrement bancal. Par exemple, dans la téléphone mobile, d'après ce que j'ai compris, la géomatique c'est surtout utilisé pour la gestion de la couverture. Et puis, e ne vois pas ce qu'il y a de marketing dans l'optimisation de la gestion d'un transporteur routier.

    - la "presse" nous a rabbattu les oreilles avant 2000 avec une pénurie d'informaticiens et des salaires délirants. Il faudra qu'ils m'expliquent comment ces "journalistes" ont évalué cette pénurie et ces salaires parce qu'a part une ou deux exceptions, je ne connais pas grand monde qui en a vu la couleur. Il y avait énormément plus d'annonces qu'actuellement et moitié moins de demandeurs d'emplois, mais je ne sais pas si on peut dire que "seulement" 20 000 chomeurs ça fait une pénurie dans une branche. A moins que je ne connaisse que des loosers...

    Bref, on va pas se faire un fromage avec les délires d'un bavouillard dans un torchon adressé aux décideurs pressés (tu as bien dit : spécialisé sur l'information en informatique ?).
    • [^] # Re: Mouarf

      Posté par  . Évalué à 2.

      +1

      (à part ça, c'est « rebattre les oreilles », parce que tout le monde ne les a pas décolées ;oP )
    • [^] # Re: Mouarf

      Posté par  . Évalué à 2.

      > la "presse" nous a rabbattu les oreilles avant 2000 avec une pénurie
      > d'informaticiens et des salaires délirants. Il faudra qu'ils m'expliquent
      > comment ces "journalistes" ont évalué cette pénurie et ces salaires
      > parce qu'a part une ou deux exceptions, je ne connais pas grand
      > monde qui en a vu la couleur.

      Et même à cette époque les salaires soit disant délirants étaient en dessous de ce que gagne un cadre d'une autre branche. En France on considère un ingénieur comme une espèce de super techinicien.
  • # petit sondage

    Posté par  . Évalué à 1.

    très franchement, vous vous servez de ce que vous avez appris à l'école dans votre boulot de tous les jours ?

    je suis ingénieur en info et maths appli de formation, tout ce que je fais dans la vie de tous les jours je l'ai appris sur le tas :-(
    • [^] # Re: petit sondage

      Posté par  . Évalué à 4.

      Tu as apris à apprendre.

      tu as apris a apprendre de tes reussites et de tes echecs.

      Tu as apris a avoir confiance en toi et en tes capacités à aprehender et resoudre un probleme, creer qque chose ex-nihilo, travailer en equipe, etc


      tout ca tu ne l'aurais pas appris en restant devant ta tele...
      • [^] # Re: petit sondage

        Posté par  . Évalué à 2.

        nan (je parle pour l'école d'ingé).
        J'ai appris (bachoté) des technos obsolètes, j'ai fait du scolaire-scolaire-scolaire.
        Des projets bidons dont tout le monde se foutait. De la vraie daube :(

        seuls points forts : les cours de com', et les stages (2 fois 6 mois) pour apprendre sur le tas.
    • [^] # Re: petit sondage

      Posté par  . Évalué à 1.

      ben moi ce que j'ai appris en ecole post bac me sert tout les jours . Ok c'etait une ecole en alternance (bac+4 en informatique) et les matieres principales etaient SAP et Unix. Ok les technologies ont évoluées depuis (surtout SAP).

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