Journal «...un (tout petit) peu sur ta légalité, tu comprends ?»

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26
avr.
2008
Ou la réponse du Béranger à la Bérangère.

De: NanarDon, auteur de Sophie.zarb.org
A: Béranger, critiqueur professionnel

Je n'ai pas pour habitude de m'attarder sur les moralisateurs qui sautent sur tout ce qui bouge dans le seul but qu'on parle de leur insignifiance, mais lorsque ceux-ci m'attaquent, j'aime à ce qu'ils fassent le ménage chez eux.

Ainsi il n'y a de cela pas plus de quelques jours, Béranger postait un article intitulé "Sophie, je me demande..." sur une de mes oeuvres majeur. Son agacement profond vient du fait que l'actuel site utilise un photographie du jouet "Sophie la Girafe" créer et produite par l'entreprise Vulli. Puis, il s'égare, critiquant ou le fait que ce projet ne soit pas soutenu, voir hébergé, par Mandriva, il s'inquiète également des liens entre Zarb.org et Mandriva.

J'ai évidement profité de mon droit de réponse, je vous laisse la lire, il s'agit du commentaire numéro 8 (de NanarDon). J'y reconnais ma complète responsabilité, honteux d'être pris la main dans le sac (de jouets), et j'en profite pour apporter les réponses aux questions existentielles qu'il se pose et sans lesquelles je sens bien qu'il n'arriverait à dormir le soir même.
Et bien, Mesdames, Messieurs, il m'a répondu. Je sens déjà votre impatience à l'idée de connaître son long argumentaire auquel je n'ai effectivement rien à répondre, le voici, pincez-vous le nez:

Tu sais, c'est exactement pour ce genre de réponse que la plupart des « gens du libre » chient.

Nous en déduiront la règle suivante, que je nommerais «la loi Béranger»:
Lorsque l'Homo criticus est à cours d'arguments:

  1. son vocabulaire diminue,

  2. il retourne aux préoccupations biologiques de base.



Mais ce qui est le plus gênant dans cette affaire, c'est que nous en sommes en droit de lui poser la même question ! Le site arbore en bas de page un joli logo «Creative Commons», mais quid des diverses illustrations utilisées ?


Sur cette dernière on peut même lire, sans rire "Sorry for the unauthorized use of copyright work". Ce qui tend à prouver qu'il l'a fait en toute connaissance de cause, de surcroît.

Alors, Béranger, d'après toi, que pense les auteurs de voir leurs oeuvres réutilisées, modifiées, voir détournées de leurs sens premier ?

Il est vrai que d'habitude Béranger critique les logiciels, il est difficile d'avoir une idée sur ses compétences en la matière puisque sa rubrique "Projects" est désespérément vide.

Je n'ai jamais prétendu être impeccable, mais, contrairement à Béranger, je ne donne pas de leçons aux autres.

PS. J'attends toujours la proposition de logo de Béranger :)
  • # Coin fait la Girafe !

    Posté par  . Évalué à 10.

    Il est vrai que d'habitude Béranger critique les logiciels, il est difficile d'avoir une idée sur ses compétences en la matière puisque sa rubrique "Projects" est désespérément vide.
    Ca me rappelle beaucoup de gens dans le logiciel libre: Se mettre sur un piedestal ou arriver à ce que les gens les placent sur un piedestal. Critiquer sans connaitre véritablement, mais laisser supposer qu'ils connaissent mieux que leurs interlocuteurs (bah oui, "eux", ils savent plus que vous ! voyons !), quand on leurs demandent de participer à un projet, ils ont jamais le temps ... ou bien ils oublient comme par enchantement et bien entendu, on ne trouve jamais rien sur ce qu'ils ont fait, publier ou coder.

    Allez Nanar, on t'aime, pête lui sa gueule à coup de girafe en caoutchouc(c)(tm) ! ;-)
  • # Lapin compris ?

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 10.

    Je comprends rien à ce qui est écrit dans ce journal, je comprends rien à ce qui est écrit dans le blog cité ("Moi, j'aurais leur demandé... qu'ils me demandent l'autorisation" gni ?!?), bref, c'est grave docteur ?
    • [^] # Re: Lapin compris ?

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 10.

      Je ne suis pas seul \o/, moi non plus je n’ai absolument rien compris.

      En gros nanard c’est fait critiqué par Béranger. Il a usé de son droit de réponse (il y a un droit de réponse sur un blog ?) mais a reçu une insulte impardonnable en retour. Donc il post un journal sur DLFP pour dire tout le mal qu’il pense de Béranger.
      Mais c’est quoi le lien entre une girafe pour enfant et mandriva ?

      C’est beau la blogosphère.
      • [^] # Re: Lapin compris ?

        Posté par  . Évalué à 3.

        Mais c’est quoi le lien entre une girafe pour enfant et mandriva ?

        Sophie est aussi un bot sur irc. Pendant un temps elle s'est appelée "hamster". Infâme boulet que j'étais je n'avais pas enregistré le nick, et bien sûr, quelqu'un l'a pris.

        J'ai donc demandé à l'assistance un nouveau nom. A la suite de diverses private joke autour des girafes, "Sophie la girafe", en référence au jouet, a été choisi.

        Rien de bien méchant.
      • [^] # Re: Lapin compris ?

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 5.

        (il y a un droit de réponse sur un blog ?)

        Oui. Internet n'est pas une espace de non droit, contrairement à ce que certains se plaisent à penser :

        "Publier gratuitement et sous trois jours à compter de la réception un droit de réponse de toute personne nommée ou désignée dans un billet ou un commentaire, sous la même forme de caractère et de taille, sans que cette réponse ne puisse dépasser la longueur de l'écrit initial (sauf accord de l'éditeur, bien sûr). Dans le cas d'une mise en cause par un commentaire, la personne en question pourra y répondre directement par un commentaire la plupart du temps, bien sûr. Dans le cas d'une mise en cause dans un billet, l'éditeur doit publier le droit de réponse sous forme d'un billet. Sanction : 3.750 euros d'amende, article 6, IV de la LCEN."
        Source : http://maitre-eolas.fr/2008/03/24/905-blogueurs-et-responsab(...)
  • # Bon, il faut bien

    Posté par  . Évalué à 9.

    Ce journal est-il pertinent ou inutile ?

    (et si on pouvais inverser les signes des votes, comme ça je me prend pas un -10).

    Envoyé depuis mon lapin.

  • # Serious Business

    Posté par  . Évalué à -3.

  • # re

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 6.

    J'ai rien compris à cette phrase.
    'Tu sais, c'est exactement pour ce genre de réponse que la plupart des « gens du libre » chient."

    On dirait un truc venant de l'anglais voulant pas dire grand chose en francais .
    • [^] # Re: re

      Posté par  . Évalué à 5.

      On dirait surtout la phrase d'un crétin qui c'est fait
      démolir par un réponse longue et structuré et qui
      répond bêtement un truc bête !!

      Un BEAU crétin quoi.
      • [^] # Re: re

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

        je ne l'ai pas compris non plus, mais en enlevant le "pour", ça devient à peu près compréhensible :

        ...c'est exactement [le] genre de réponse que la plupart des « gens du libre » chient.
        • [^] # Re: re

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3.

          nan mais en le traduisant en anglais, c'est beaucoup plus court et beaucoup plus compréhensible
          « you suck » (traduction libre de « u sux »)
      • [^] # Re: re

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

        En plus elle était assez drôle et sans agressivité la réponse de Nanar.
        Quel triste sire ce Béranger :-/
  • # Internet

    Posté par  . Évalué à 7.

    Décidément, Internet à beau être plus ou moins mon métier, je ne comprends pas toujours ce que vous y mettez dedans.
  • # commentaire

    Posté par  . Évalué à 5.

    Comme Béranger à censuré "mon" commentaire, je profite lachement de linuxfr pour le proposer, en espérant qu' il vous fera rire :

    "90 % des gens sont cons. Vous avez vos chances. Gardez-les mais ne les ruinez pas. Être con est salutaire. Avoir l'air con est rédhibitoire. Soyez assez intelligents pour saisir la nuance.


    Premier exercice : Comment ne plus avoir l'air con.

    a) Le con parle pour ne rien dire. Ne dites rien. Vous ne direz rien d'intelligent, mais ça vous empêchera de dire des conneries. Vous y gagnerez. Au lieu de dire : « Quel con ! », votre interlocuteur se dira : « Joue-t-il au con ? ». C'est un premier point.

    b) Si vous avez vraiment envie de parler, ne vous retenez pas. Dites vos conneries. Et concluez : « Bon, j'arrête de déconner. ». Votre interlocuteur se dira : « Il joue au con ! ». C'est un deuxième point.

    Deuxième exercice : Comment avoir l'air intelligent.

    - Vous avez à votre disposition une série de mimiques qui donnent inévitablement l'air intelligent. Soyez assez cons pour les copier sans complexes.

    a) L'Air entendu : Repérez la personne intelligente. Si vous êtes dans un groupe de dix, il y a neuf cons, dont vous. La personne intelligente, c'est celle qui vous semble bizarre. Dès quelle dit quelque chose de bizarre, faites comme si vous compreniez. Même si vous n'y comprenez rien, les autres auront l'air plus cons que vous.

    b) L'Air pénétrant : Pensez très fort aux contraventions, aux impôts, à votre bagnole emboutie. N'en parlez surtout pas, ça ferait con. Mais pensez-y. Si vous êtes vraiment très con, ça ne vous donnera pas l'air intelligent. Mais l'air emmerdé fait toujours bien quand on ne donne pas ses raisons.

    c) L'Air pénétré : Même exercice que le précédent mais avec un compas dans le cul. Avantage : donne une dimension souffreteuse.

    - Vous avez aussi à votre disposition une série d'attitudes.

    d) Le penseur de Rodin : Asseyez-vous. Mettez votre poing fermé sous votre menton et regardez dans le vide. C'est radical. Même si vous ne pensez à rien (ce qui est normal pour un con), il se trouvera toujours un autre con pour vous dire « A quoi penses-tu ? ».

    e) L'Air du type qui n'en pense pas moins : On développe devant vous une théorie saisissante. Vous n'y comprenez rien. Reportez-vous au petit a) : l'air entendu. Pour corser, ayez l'air non seulement de comprendre, mais d'avoir votre idée pas con là-dessus. Appliquez le petit b) : l'air pénétrant.

    f) Le rictus de connivence : Hochez un peu la tête de bas en haut. Appliquez l'air pénétré (le compas vous aide à crisper finement les maxillaires).

    - Méfiez-vous des révélateurs involontaires de votre connerie !

    g) Surveillez votre regard. Votre oeil vide et sans vie vous trahit. Par définition, vous êtes trop con pour avoir la pupille pétillante. Ne vous laissez pas abattre. Gardez l'oeil fixe.

    h) Fermez bien votre bouche. Rien ne fait plus con qu'une bouche entr'ouverte. Maîtrisez-vous : ne mâchez plus de chewing-gum. Si vous êtes trop con pour exécuter en même temps les exercices oeil fixe - bouche close, utilisez le truc de la cigarette : tirez sur votre mégot et fixez la fumée.



    Troisième exercice : Comment passer pour quelqu'un d'intelligent.

    a) Ne perdez pas votre temps à lire des livres intelligents, à voir des films pensés... Vous n'y comprendrez rien et ça vous déprimerait. Lisez plutôt des critiques intelligentes. Apprenez-les par coeur et changez quelques mots.

    Exemple : « Ce film a la beauté désertique d'une douleur sans fin. » devient « Ce film a la beauté squelettique d'une couleur sans teint. ». Vous ne plagiez pas vraiment et vous gagnez en hermétisme. L'hermétisme est le secret de ce troisième exercice. Quand vous dites des conneries, dites des conneries incompréhensibles. Les cons les prendront pour des finesses qu'ils ne comprennent pas et, double avantage, les gens intelligents se sentiront cons.

    b) Ne faites jamais de citations. Ça fait très con. Appropriez-vous les carrément. Mais attention, ne faites pas le con ! N'utilisez pas des citations trop connues. Si un autre con vous dit : « C'est de toi ça ? », ne prenez pas l'air confus. Ne doutez pas de vous. Votre connerie native vous y aidera.

    Voilà. Maintenant, vous passez à peu de frais pour quelqu'un d'intelligent. Méfiez-vous ! Des gens intelligents vont venir vous poser des questions intelligentes. Vous allez être con pour y répondre. Comment faire ? Renvoyez la balle : « Pourquoi me poses-tu cette question ? ». Quand vous ne pouvez plus la renvoyer, affrontez l'adversaire. Utilisez les quelques célèbres formules qui répondront pour vous : par ordre chronologique :
    - « Tu vois ce que je veux dire... » (la formule qui sauve)
    - « Il me semble que tu limites le problème... » (l'autre a l'air con)
    - « Tu crois vraiment ce que tu dis ? » (l'autre a l'air hypocrite)
    - « C'est tout ce que tu trouves à dire, ben merde ! » (l'autre a l'air limité)
    - « Tais-toi, tu m'atterres. » (l'autre a l'air très con)
    S'il se tait, vous avez gagné.

    Ultime traquenard : la tentation de l'intelligence véritable.

    Attention ! Ne tombez pas dans ce panneau démoniaque ! Les gens intelligents sont malheureux. Ils ont compris qu'on était là pour vieillir et crever. Avant, il n'y a rien, après non plus, et pendant, on en chie. Comprendre, c'est perdre les avantages du con. C'est connaître le doute, la solitude, la marginalité odieuse, l'insomnie, l'angoisse, les battements de coeur, la souffrance. Et tout ça pour rien puisque vous serez toujours un con. Surtout, ne changez pas. Soyez assez intelligents pour rester cons.
    Et longue vie."

    muny@twitter.com

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