• # Bis repetita

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 6 (+4/-1). Dernière modification le 23/05/22 à 12:25.

    On utilise l'ADN pour stocker les données en le mentionnant sur un stockage électronique parce que des supports à ADN n'arrivent pas à se rappeler qu'il y a déjà eu des précédents (et aussi parce que des nouveautés apparaissent et/ou sont mieux traitées) :

    https://linuxfr.org/users/vida18/journaux/l-adn-le-stockage-de-demain (2021)
    https://linuxfr.org/users/deuzene/liens/stockage-de-donnees-la-revolution-sur-adn (2013)

    (et de façon annexe https://linuxfr.org/users/faya/journaux/adn-overflow-c-est-de-la-faute-de-l-open-source (2017))

  • # Sans intérêt

    Posté par  . Évalué à 10 (+9/-0).

    Le lien n'a aucun intérêt, c'est du gloubiboulga pseudo-vulgarisateur («Un neurologues (sic) m’a dit un jour : “il y a plus d’information dans un cerveau humain que dans internet tout entier”. Alors pourquoi pas stocker de l’information numérique dans de l’ADN"»).

    Le coût de la synthèse d'ADN, c'est en gros 1€/4 pb (= 1€/octet, il y a 2 bits par pb) (bon, après ça dépend de la longueur du fragment, là c'est pour > 1ko par fragment). Le coût de la lecture d'ADN, c'est beaucoup moins par octet (< 1000$/génome humain (3Gb), soit 6€/Mo), mais attention, il faut séquencer tout l'échantillon (on ne peut pas choisir le petit bout qu'on veut). Du coup, ça revient beaucoup plus cher, pour lire 1ko dans un tube qui contient 1Go, ça revient à plusieurs centaines d'euros.

    Bref, si l'idée n'est pas totalement absurde dans l'absolu, ça n'a aujourd'hui aucun intérêt. Je ne sais même pas si le bilan carbone est meilleur; les séquenceurs sont des grosses machines demandant beaucoup de ressources informatiques, la chimie nécessaire aux opérations de synthèse et de séquençage est complexe, et l'ADN doit être stocké dans de bonnes conditions (froid, -20°C, voire -80°C). Même l'espace nécessaire au stockage n'est pas forcément optimal, parce qu'il faut partitionner les données en de nombreux "secteurs" à lire séparément. Si on réduit trop les quantités d'ADN, ça va commmencer à poser des problèmes de fiabilité, et surtout, la lecture est destructive; après plusieurs cycles de lecture il faudra resynthétiser.

    Si vous voulez une vraie application de l'ADN, le marquage pour traçabilité est une vraie possibilité. Un petit pshit d'ADN dans une péniche de blé et on peut tracer le moindre grain de blé jusqu'au consommateur.

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