Journal Radio

Posté par (page perso) . Licence CC by-sa.
27
7
mai
2018

Bonjour.
On le sait tous, nos réseaux de communication sont loin d’être indépendants, décentralisé et leur neutralité pose des problèmes dont nous parlons souvent dans ces pages.
Et même si certains, tel que la FFDN et tout ce qui gravite autour, y travaillent, les communications libres restent encore largement tributaire d’opérateur privés dont l’éthique … diverge souvent de la nôtre.

Je commence à m’intéresser aujourd’hui à une communication décentralisée par conception : La radio.
Vaste domaine de la technique, avec leurs règles, leurs codes et leurs geeks : Les radioamateurs.

Un peu de technique

Aujourd’hui, et avec l’idéologie du « sans-fils », la radio est omniprésente dans notre quotidien. Mais les usages sont strictement réglementés, et les droits dépendent de la fréquence utilisée.

Écouter les ondes

Mis à part visuellement, à la vue d’une antenne peu discrète, il n’est pas possible de détecter la réception d’onde radio. Une règle à respecter toutefois : Tout ce qui est diffusé hors des fréquences publique (La télévision et la « Radio » comme on en trouve en masse dans le commerce) rentrent dans le cadre des conversations privées, il est interdit d’en diffuser le contenu.

Une technique, répondant au nom « RTL-SDR » (Realtech – Software Defined Radio) permet de transformer un ordinateur en récepteur radio multifréquence (Entre 50 et 1700 MHz) et multimodes pour un cout faible. Une clef USB (dérivé des récepteurs TNT USB populaire il y a quelques années) est piloté par un logiciel (Voir GQRX ou GNU Radio sur nos systèmes) pour recevoir les différentes fréquences. (NB : Ne pas oublier l’antenne)

Émettre

Quand on veut émettre, les choses se compliquent un peu.
De nombreuses fréquences sont simplement interdites et réservées. Et si nous les utilisons parfois, elles ne se font que via du matériel dument homologué et parfois via un opérateur (dans le cas de la téléphonie mobile par exemple).

Un ensemble intéressant sont les « fréquences radioamateur », elles sont un terrain de découverte, d’expérimentation et de nobles bidouilles. Elles nécessitent une licence et la vérification d’acquis technique, mais le tout reste accessible d’un amateur particulier (ne pas savoir ce que l’on fait dans ce domaine pouvant vite perturber d’autres usagers)
Encore au début de ma découverte, j’attends que le club radioamateur local termine sa trêve de début mai pour prendre plus directement contact avec eux.

Les fréquences libres

Cas intéressant, il existe 3 plages de fréquences utilisable sans licences par les particuliers (en respectant malgré tout certaines règles sur le matériel) : La CB, les PMR 446 et les LPD 433.

Ce matériel est disponible dans le commerce, parfois même dans la grande distribution (pour les PMR 446).
Avec des tarifs qui peuvent être tout à fait abordable et d’une utilisation simple, il suffit de les allumer et de les utiliser.

Et en pratique ?

Je dois bien l’avouer, jusque ici, mes quelques essais, qu’ils soient en « RTL-SDR » ou en « PMR 446 » sont restés peu concluants.
Et soit la portée de réception de mon matériel est trop faible (et je ne sais clairement pas en optimiser les performances), soit les ondes (et la décentralisation qu’elle propose) intéresse bien peu de monde.

  • # Talkie-walkie

    Posté par (page perso) . Évalué à 8.

    Les normes PMR 446 et LPD 433 sont des normes de talkie-walkie, c'est donc totalement normal que tu ne captes à peu près rien dessus : c'est prévu pour un usage très local (et professionnel). La puissance est d'ailleurs limitée par la loi, tu n'as par exemple pas le droit de changer l'antenne pour une plus performante, tout comme il te faut une autorisation spécifique pour installer un système répéteur (qui te permet d'utiliser ce genre de technologie dans un environnement compliqué pour le passage des ondes, ou sur un site plus grand que la portée réelle).

    La CB avait encore une communauté au début des années 2000, je ne sais pas ce qu'il en est plus de 15 ans depuis mes dernières informations.

    La connaissance libre : https://zestedesavoir.com

    • [^] # Re: Talkie-walkie

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      Je dois avouer que je n’ai jamais utilisé de CB. Juste un peu de PMR 446 il y a plus de 15 ans (à courte portée).

      Pour de vrai essai de réception, j’utilise le SDR qui balaie plus de fréquences, et pourrais recevoir des émetteurs plus puissants.
      Mais il n’est pas capable de descendre jusque au 27 MHz de la CB, donc impossible pour moi de vérifier s’il y a du trafic sur cette fréquence.

      Dans mes recherches (cela fait un moment que je fouine sur le net), les derniers messages à propos de la CB semblent dater de 10 ou 15 ans.
      Le monde Radioamateurs fournis aussi assez peu de contenu récent. On y trouve du contenu de 2008, 2011, parfois 2014 ou 2016 …

      Les seuls messages plus récents parlent de PMR 446, sans que j’arrive à comprendre (À part pratique spécialisée, telle que l’airsoft) comment ils arrivent à en faire vraiment quelque chose. Surtout que certains parlent même de « contact longue distance ».

      Peu être sont-ils tous migré vers les réseaux sociaux.

      En tout cas l’idée de ces réseaux décentralisés pas conceptions m’intéresse, et je vais continuer à creuser un peu.

      • [^] # Re: Talkie-walkie

        Posté par . Évalué à 2.

        La CB existe probablement encore, beaucoup de poids lourds ont encore une antenne ad-hoc.
        C'est autour de 27 Mhz, une quarantaine de canaux autorisés en analogique FM normalement (mais on peut aussi transmettre en AM ou en BLU)

        • [^] # Re: Talkie-walkie

          Posté par (page perso) . Évalué à 5.

          La CB existe probablement encore

          Les fréquences sont toujours réservées à cet usage et on trouve encore des commerces en lignes qui vendent du matériel CB.
          Mais si je n’ai aucun doute sur le fait que le réseau existe, est il encore utilisé … j’ai étonnamment peu de retour certains et essentiellement du probable à ce propos.

          En un sens, depuis l’âge d’or de la CB (et même de la radio) c’est largement démocratisé l’informatique et internet.
          Pour un prix tout à fait accessible, nous avons facilement une connexion numérique haut débit à internet dans notre poche, qui offre bien plus de possibilités (et de portée) qu’une simple liaison audio.

          Si je prends l’exemple (le cliché) du trafic routier, ou la CB pouvais rendre de fiers services, nous en somme aux applications signalant les « Zones de danger » (bien souvent avec un Képi), GPS et autre objets connectés.

          Après j’idéalise peu être cette époque des communications CB des années 80/90, leur côté humain … me disant que c’était peu être mieux avant (Hé merde … je deviens vieux …)

          Depuis cette époque le monde a changé, évolué, et l’omniprésence actuelle des réseaux mobiles et surtout d’internet change aussi la donne.

          • [^] # Re: Talkie-walkie

            Posté par (page perso) . Évalué à 10.

            Depuis cette époque le monde a changé, évolué, et l’omniprésence actuelle des réseaux mobiles et surtout d’internet change aussi la donne.

            Gael Musquet est intarissable (et passionnant) sur les radioamateurs et la transmission radio, les besoins de matériel et d'énergie réduits, la très longue portée des transmissions, l'utilisation en situation de crise, etc. L'Internet et le réseau mobile, c'est cool quand toute l'infrastructure est en place et fonctionnelle, qu'il y a de l'électricité, et que l'on peut se permettre de gaspiller un maximum de ressources à utiliser des ordinateurs miniatures portables énergivores empilant de millions de ligne de code et envoyant des milliers/millions d'octets pour liker, poker, mettre de pouces bleus, envoyer des photos de chatons et commenter sur LinuxFr.org. Bref globalement ça reste au minimum utile (et à ne pas oublier/perdre) en cas de cataclysme mettant à mal les infrastructures dans les pays qui en sont pourvus, et partout ailleurs dans les pays qui n'en sont pas pourvus.

            • [^] # Re: Talkie-walkie

              Posté par (page perso) . Évalué à 5.

              En même temps j'étais déjà convaincu de la faiblesse de ce manque de diversité technologique. Qu'en cas d'incident technologique qui mettrait en défaut cela poserait de gros problèmes.
              Je ne savais pas que certains y avaient réfléchis aussi sérieusement, et qu'un tel mouvement (et finalement si concret existais).

              Merci pour cette découverte, aussi bien de la démarche que du personnage.

              En tout cas, cela donne envie.

      • [^] # Re: Talkie-walkie

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        Attention, la « longue distance » du PMR 446, c'est de la longue distance pour des talkie. Donc, quelques kilomètres (sauf cas très exceptionnels) au lieu de quelques centaines de mètres pour les talkies « standards ».

        La connaissance libre : https://zestedesavoir.com

  • # Fréquences

    Posté par (page perso) . Évalué à 6.

    En fait, y a pleins de plages de fréquences libre, toutes sur wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Radioamateur#Fréquences

    Je pense que le plus intéressant c'est d'écouter les 7MHz et 14MHz, qui sont sur les ondes HF, y a pas mal de radio-amateurs qui font des contacts dessus. On peut trouver des récepteurs qui gèrent ces fréquences pour 30€.
    Après en explorant le spectre on peut trouver des choses intéressantes, comme les ballons météos, les tempos pour les horloges réglées par radiofréquence (style casio), etc.

    À une époque j'étais tombé sur un site web que proposait une équipe scandinave, qui permettait de faire de la radio-écoute sur toutes les fréquences avec du gros matos et avec une UI plutôt sympa. Ça permettait de faire de la radio-écoute sans matos et sans logiciel, pratique !

    Opera le fait depuis 10 ans.

    • [^] # Re: Fréquences

      Posté par . Évalué à 3.

      La plus part des fréquences libres, sauf PRM 466 et 2-3 autres demandent une licence de radio amateurs.
      De plus, la communeauté HAM est assez organisée et a donc définit certaines fréquences "libres" pour certains applications (dont le DATA).

      Après si tu squatte une fréquence au hasard c'est illégal, c'est comme télécharger des films ou violer la GPL, il y en a qui se font avoir

    • [^] # Re: Fréquences

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      Le site WebSDR fait la liste de nombreux récepteurs connectés à internet, et laissé en libre service aux curieux. Même si ce n'est pas avec son matériel, et pas forcément proche de soi, c'est une méthode de découverte économique.

      Ce matin je me suis connecté sur la bande des 7 MHz, sur un récepteur luxembourgeois, et il y avais effectivement du trafic de diverse nature.

      Mais effectivement les 7 et 14 MHz sont probablement des fréquences plus intéressantes à explorer, surtout pour un grand débutant comme moi.
      Par curiosité j'ai exploré un peu le net à la recherche de récepteur sur ces fréquences, mais je n'ai rien trouvé dans les gammes de prix que tu donnes, ou alors qui ne sont que des récepteurs de radiodiffusion classique (comme le poste de mon grand-père avec ces modes GO/PO/AM/FM).

      Aujourd'hui je n'ai capté que quelques signaux continus, ou autres choses que je n'arrive pas à déchiffrer.
      La seule chose qui me fait dire que mon matériel fonctionne est que j'arrive à capter la radiodiffusion FM (bien mieux qu'avec mon radio réveil)

  • # Voix ou données?

    Posté par (page perso) . Évalué à 5.

    Une question me traverse l'esprit: est-il envisageable d'utiliser les fréquences pour envoyer des données et non seulement de la voix?

    • [^] # Re: Voix ou données?

      Posté par . Évalué à 4.

      Oui bien sûr. Exemple une fréquence comme la 433Mhz, avec ton bip de garage. Ou ton bricolage maison à base de Raspberry pi ou Arduino.
      Recevoir : https://www.princetronics.com/how-to-read-433-mhz-codes-w-raspberry-pi-433-mhz-receiver/
      Emettre : http://blog.idleman.fr/raspberry-pi-08-jouer-avec-les-ondes-radio/

    • [^] # Re: Voix ou données?

      Posté par . Évalué à 3.

      J'avais joué un temps avec le projet rtl_433 qui me permettait de lire les infos de température/humidité du capteur de ma station météo. Mais vu la portée ridiculement faible de l'antenne de réception, j'ai remisé tout ça aux oubliettes.

      • [^] # Re: Voix ou données?

        Posté par (page perso) . Évalué à 5.

        Je pensais à quelque chose d'un peu différent: peut-on implémenter le protocole tcp/ip sur la bande CB avec côté client comme serveur un émetteur récepteur?

        Du coup j'ai googlé ça et j'ai trouvé quelques liens: https://en.wikipedia.org/wiki/AMPRNet

        Je trouve le concept amusant

        • [^] # Re: Voix ou données?

          Posté par . Évalué à 5.

          il me semble que c'est interdit, le packet radio par exemple est formellement interdit sur la bande CB en france.

          amha, c'etait idiot car cela aurait pu lancer un bon petit reseau nationale facilement dans les année 80/90, un reseau national de packet radio sur la bande CB aurait eu du sucées, pouvoir faire du 'chat' échanger des fichiers, avoir des forums… tous cela en 1988 snif

          bref un petit raté de l'histoire de mon point de vue.

          • [^] # Re: Voix ou données?

            Posté par . Évalué à 1.

            Je crois que les bandes publiques publiques sont assez cadrée (car il y a peu d'espace) mais les radio amateurs ont un peu plus d'espace et ont des fréquences pour jouer avec des données,
            au hasard : https://fr.wikipedia.org/wiki/AMPRNet

            • [^] # Re: Voix ou données?

              Posté par (page perso) . Évalué à 7.

              J'étais radioamateur (hb9ond) j'ai encore ma concession mais je ne suis plus en activité.

              A l'époque (il y a bientôt 20 ans (les années 90)) je faisais beaucoup de packet radio.
              Ca marchait bien il y avait un réseau européen voir mondial (avec certain tronçon qui passait par internet).
              Par contre ça allait bien pour de la messagerie ou du chat, mais pour le transfert de donnée c'était très lent (j'avais un modem radio à 1200 bauds) les backbones étaient à 9600 bauds voir 19200 et rarement 38200.
              C'était la belle époque, il y avait plein de truc à explorer.
              Comme je vis dans le Jura et que j'avais que le droit d'émettre en onde ultra-courte il y avait des relais qui nous permettait de parler avec des radioamateur de région voisine (trafique voix).

              On pouvait même se connecter en packet radio sur la station spatial mir (mais un seul à la fois) j'ai réussi une fois une connexion de 5min avec Mir à 5h du matin (un tnc connecté à un émetteur VHF FM de 50W avec une antenne 5/8 d'ondes).

              Pour en revenir à la discussion on pourrait construire un réseau haut-débit en très haute-fréquence, la technologie existe aujourd'hui mais le problème ça demande bien plus de connaissance technique. Certain radioamateur ce sont mis au numérique
              Construire un réseau c'est pas simple il sera forcément moins performant que les réseaux commerciaux et beaucoup plus chère, le faire dans des bandes radioamateur (par des radioamateurs) est faisable mais il sera soumis à la législation qui entoure le radioamateurisme et le contenus devra être filtrer ce qui enlève tout l'intérêt de la chose.

  • # nos lois

    Posté par (page perso) . Évalué à 6.

    "les communications libres restent encore largement tributaire d’opérateur privés dont l’éthique … diverge souvent de la nôtre."

    Ben oui quand ce sont eux qui écrivent nos lois et s'approprient les bandes de spectre pour faire passer les gens à la caisse avec la complicité de nos gouvernements, c'est ce qui se passe.

    Dernière en date, les bandes UHF qui seront mises aux enchères pour la "5G".

    • [^] # Re: nos lois

      Posté par . Évalué à 3.

      s'approprient les bandes de spectre pour faire passer les gens à la caisse
      les bandes UHF qui seront mises aux enchères pour la "5G".

      Ces deux affirmations me semblent relativement incompatibles. Si l'État met aux enchères des bandes du spectre électromagnétique, c'est bien que la collectivité demandent aux privés d'ouvrir le tiroir-caisse pour utiliser un bien public. Évidemment, les opérateurs privés vont forcément répercuter ce coût sur leurs clients, mais seulement sur leurs clients ; si tu n'es pas client de ces opérateurs, tu "gagnes".

      La privatisation du spectre électromagnétique ne semble pas très différente de la privatisation du foncier, par exemple. Tu as un bien commun qui ne semble raisonnablement pas pouvoir être exploité par la collectivité (plusieurs agriculteurs ne peuvent pas ou ne veulent pas exploiter les mêmes parcelles, tu ne peux pas construire une maison sur une pacelle où il y a déja quelque chose de construit, etc), et du coup, la collectivité privatise. Pour le foncier, c'est pire, parce que la privatisation a eu lieu il y a très longtemps et sans compensation pour la collectivité ; pour le spectre EM, au moins, il y a une compensation, et en plus j'imagine que c'est juste l'exploitation qui est mise au enchères.

      Sans connaitre réellement les spécificités du problème, j'ai l'impression que de toutes manières il est plus raisonnable que chaque opérateur privé exploite sa fréquence, plutôt que tout le monde se marche sur les pieds. Après, le système des enchères reste pernicieux ; d'une part il induit forcément une inflation, et donc une perte de pouvoir d'achat pour les clients, et d'autre part, ce genre d'enchères est sujet à la malédiction du vainqueur, qui nuit à la rentabilité de l'investissement, et donc à la bonne santé de l'économie.

  • # nos ancêtre les radio-pirates....

    Posté par . Évalué à 5.

    Bon, je sais, ce ne sont pas nos ancêtres puisqu'ils ne respectaient pas la loi (contrairement à nous libristes qui utilisons la loi pour nous défendre, en théorie), ceci dit, il me semble que justement ils ont forcé la loi à ouvrir des bandes de fréquence utilisables par tout le monde.

    Ceci étant dit, il est évident pour moi que nos mondes ne sont pas si éloignés que ça: quand je zonais sur la ml internationale de debian ou quand je lisais l'interface d'aptitude comme un dictionnaire (oui, il m'est arrivé de lire le dico pendant des heures perdues, et alors?) j'ai trouvé pas mal de traces de la présence de radioamateurs dans le logiciel libre.
    Je n'y avais pas prêté attention plus que ça jusque maintenant, mais effectivement, le radioamateurisme (attention, j'ai lu que les connaissances nécessaires pour être radioamateur ne sont pas si triviales que ça, notamment avec la connaissance du morse?) peut être lié à nos envies de communications libres.

    En tout cas, à titre personnel, je serais très heureux de lire d'autres journaux sur le sujet, que ce soient les points techniques ou sociaux, car j'ai cru comprendre qu'il n'était pas impossible de discuter avec des gens distants de plusieurs centaines de kilomètres, ce qui, dans ma vieille europe natale, implique un nombre de cultures assez impressionnant quand on y pense.

    [presqu-edit]
    Du coup, je me dis, mais, c'est quoi, le débit? Ok, il faut être compact au maximum, par respect pour les autres, mais du coup, du texte, ou de la donnée, ça doit être plus compact que de la voix? On pourrait imaginer des jeux video (en tour par tour) via ce medium? Si c'est le cas, comment ça se fait que nos industriels n'y aient pas pensé?

    • [^] # Re: nos ancêtre les radio-pirates....

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      Je me suis étonné de ne pas trouver de contenu sur les pratiques Radioamateur ici, et c'est pour cela que du haut de mes faibles connaissances dans le domaine, j'ai malgré tout décidé de faire un journal.
      Ces deux domaines me semblent avoir des points de convergences.

      Ce matin sur un WebSDR (un récepteur radio utilisable par internet) situé au Luxembourg, j'ai entendu un Italien échanger avec un Allemand. De ce que j'ai compris l'allemand disais « Bonjour, on te reçoit jusque ici en Allemagne » (dans les fréquences ~ 7 MHz)

      Pour le moment c'est un monde que je commence seulement à explorer, et j'ai encore beaucoup de mal avec la technique et les codes utilisés. Mais si j'arrive à avancer dans mes explorations, j'essaierais de refaire des journaux ici (en tout cas tant que j'arrive à trouver un lien avec le monde libriste)

    • [^] # Re: nos ancêtre les radio-pirates....

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      (attention, j'ai lu que les connaissances nécessaires pour être radioamateur ne sont pas si triviales que ça, notamment avec la connaissance du morse?)

      De ce que j'ai lu, les conditions se seraient un peu assouplies actuellement (et ne demandait plus de connaissance en Morse). Mais cela reste une épreuve et demande au moins une certaine implication.

      Je n'en connais pas beaucoup plus.

    • [^] # Re: nos ancêtre les radio-pirates....

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      comment ça se fait que nos industriels n'y aient pas pensé?

      Il y a par exemple SigFox qui utilise un réseau bas-débit pour transmettre des informations sur de très longues distances et ainsi couvrir de grands territoires avec peu d'antennes.
      D'après l'article Wikipédia, les fréquences utilisées sont 868 MHz en Europe et 902 MHz aux États-Unis.

  • # Emeteur / Récepteur

    Posté par (page perso) . Évalué à 1.

    Un point me turlupine, mais c'est sans doute mon manque de connaissance.

    On a tous un émetteur/récepteur dans la poche avec nos smartphones. Qu'est ce qui nous empêche de communiquer directement de smartphone à smartphone sans passer par les antennes relais ?

    Question distance je dis pas, ça se limiterai à qq mètres (quelle est la portée de nos téléphone ?), mais, par réseau, ça pourrait étendre la distance.

    C'est une question de législation uniquement ou il y a aussi des raisons techniques derrière ?

    • [^] # Re: Emeteur / Récepteur

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      Loin d’être un spécialiste, et du haut de mes quelques connaissances, voici mon avis.
      Si quelqu’un s’y connaît plus que moi, qu’il n’hésite pas à me corriger.

      Je sais que dans les téléphones portables, même le plus libre possible, le système de gestion GSM est un module propriétaire verrouillé (qui en as même son propre système d'exploitation). L'OS principal ne fait que piloter un périphérique qui lui-même gère la communication.

      Au niveau législation, il n'est pas autorisé d'utiliser un module GSM qui ne soit pas certifié (comme sur d'autres plages de fréquences). Et non seulement il n'existe pas de module libre, mais en plus, s’il en existait un, modifier son code (et donc son fonctionnement) lui ferait perdre sa certification, donc la légalité de son utilisation.

      Je n'ai aucune connaissance des normes à appliquer dans ce domaine, mais je doute que le mode point à point soit prévu.
      Pire, pour un système prévu pour fonctionner complétement en mode infrastructure, il faudrait de grosse modification pour développer un mode point à point (et les industriels n'ont aucun intérêt à faire des démarches dans ce sens, ce ne serait que leur compliquer le travail)


      La vraie bonne méthode serait d'utiliser un autre module de communication que le GSM pour créer un mode P2P, et les smartphones modernes en possèdent déjà : Les modules WiFi et BlueTooth, mais leur portée est limitée.
      Reste la possibilité d'inclure un 4éme module radio dédié à cette fonction P2P, mais peu le feront vu l'usage que l'on pourrait en avoir.

      Autre méthode : Remonter une antenne relais, et un cœur de réseau permissif (qui accepte tout appareil et toute communication – Même pas sûr qu’il y ai besoin de cartes SIM dans ce cas). Ceci permettrait alors de recréer une cellule dans là qu’elle les GSM présent pourrait communiquer. Mais les communications resteraient limité à cette cellule, ou ce réseau de cellule.
      Il me semble avoir vu des choses dans ce domaine, mais je ne sais plus ou.

      Mais après oui. De façon illégale on pourrait communiquer en P2P sur les fréquences dédiées à la téléphonie mobile.

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