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Dépêche modérée par

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« L'Institut Curie s'en va en guerre de brevets. Une firme américaine détient le monopole des tests génétiques du cancer du sein. »

C'est la chapo de l'article de Libération. A lire. Et merci à 08:59:07 de la Tribune pour ce lien.

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[+] Guerre de gros sous

Posté par Gaétan RYCKEBOER (page perso, ) le 06/09/2001 à 11:30. (lien). Évalué à -2.

Connaissant l'Institut Curie, ils sont surtout jaloux de ne pas avoir le brevet eux même...
D'ailleurs, première ligne :
"Que reprochez-vous exactement à Myriad?
D'abord leur monopole. Je ne suis pas opposée au principe du brevetage"
Enfin. Cela pourra toujours servir notre cause..

A lire à ce propos le bouquin "Le monde n'est pas une marchandise", de Bové et Dufour. Quelques passages croustillants sur l'usage des brevets...

Decadence !

Posté par BaaL () le 06/09/2001 à 11:33. (lien). Évalué à 2.

Arf ... il faudrait apprendre le bon sens aux politiciens. C'est vraiment pas cool d'accepter des brevets pareils qui vont a l'encontre de la santé de nos amies les filles.

Rappelons la lutte contre les brevets logiciels ...
J'espere qu'on ne jouera pas avec nos logiciels comme on joue avec la santé ... il nous reste encore un e chose a sauver dans ce monde cruel ... snif '(

http://www.april.org/actions/brevets/academie.html(...)

Dérogation pour certains produits...

Posté par Axel R. (page perso, ) le 06/09/2001 à 11:33. (lien). Évalué à 3.

Il me semblait pourtant qu'il existe une dérogation de la part de l'OMS pour justement des produits de nécessité absolu. J'en avais entendu parlé au sujet du Brésil qui utilise des trithérapies génériques sans payer de royalties aux firmes américaines.
Il est normal de financer la recherche, mais le modele économique américain prouve encore une fois ses inconvenients, alors que la france dépense plusieurs dizaines de millions dans la recherche contre le SIDA, aux états-unis, la recherche n'est financer que par des entreprises privés. Heureusement d'ailleurs, car je doute que ce soit la priorité de G.W.Bush...

Axel - 584

Un triste exemple mais ce n'est que le début

Posté par Moule Atarte (page perso, ) le 06/09/2001 à 11:36. (lien). Évalué à 8.

Je suis ravi par cet article et ce à plus d'un point.
<Firewall>Je ne suis absolument pas ravi par le sort de ces femmes, merci de s'abstenir</Firewall>

a) La PQN montre enfin une application pratique et inique des excès de la politique du brevet.

b) le cas de la médecine est un cas interessant car tout le monde désire être mieux soigné, et cela peut amener les lecteurs à refléchir sur les conséquence de du brevetagze du vivant. En matière médicale, bien sûr, mais aussi pour l'agriculture (OGM, MontSantos et ses semences stériles etc.)

c) enfin l'Institut Curie, au même titre que l'Institut Pasteur est porteur d'une valeur affective très forte auprès des français (il me semble) et l'auteur de cette action, plus que l'action en elle-même peut amener l'opinion à s'interroger, une fois de plus, sur la "brevetabilité" de tout et n'importe quoi.

A nous, ou nos représentants, de faire entendre nos voix pour souligner les analogies profondes entre le cas de la recherche biologique et les brevets logiciels...

[+] cerveau

Posté par Emmanuel Blindauer (page perso, ) le 06/09/2001 à 13:23. (lien). Évalué à -2.

moi je dépose un brevet sur mon cerveau.
Gare a celui qui pourrait faire une utilisation semblable à la mienne avec un cerveau.

Rapport libre sur les brevets

Posté par Christophe GRAND (page perso, ) le 06/09/2001 à 14:43. (lien). Évalué à 1.

Pourquoi ne pas lancer un projet de documentation libre sur les brevets puis le soumettre à l'Etat, l'UE, etc. ?

Le problème est de rédiger ceci sans rester "entre nous" : l'aide de journalistes mais aussi d'acteurs économiques en bio, en info, etc. serait nécessaire.

Rendre un rapport libre, public et surtout plus impartial que celui de l'académie des sciences.

Ca branche des gens ?

[+] Moralité :

Posté par Anonyme () le 06/09/2001 à 16:31. (lien). Évalué à -2.

L'abus de brevets peut mener au cancer du sein.
Vous êtes prévenus.
Le prochain qui respecte un brevet est un assassin !

Mon point de vue avant d'hésiter ...

Posté par Trois_Pommes () le 07/09/2001 à 07:00. (lien). Évalué à 1.

Personne ne lira, trop tard déja :) Tant pis, je me lance quand même. Voici mes idées initiales:

Bon, il est clair que le brevet posé sur un médicament fait des victimes. Il est aussi clair pour moi mais pas pour tous, que le médicament ainsi protégé n'existerait probablement pas sans la compagnie qui en fait l'exploitation, causant ainsi beaucoup plus de victimes par omission.

Plus grave que cela, le VIH me semble menacer non pas seulement des populations humaines mais l'espèce même en raison de sa capacité d'évolution ultra-rapide combinée à sa grande période de latence chez les porteurs contagieux asymptomatiques.

J'ai dit "n'existerait _probablement_ pas", ce dont il vous est permis de douter ! Avec toutes les avenues de recherche possible, il me semble aussi improbable de mettre deux fois le même traitement au point que d'écrire mot pour mot les mêmes lignes de code deux fois.

Une fois la molécule trouvée, elle doit etre publié, un médicament ne saurait être commercialisé sans la caractérisation complète de son contenu... C'est à ce niveau que le pharmaceutique ne soutient pas la comparaison avec le logiciel pour ses opérations commerciales. Il est astreint de facon à ce que la connaissance soit immédiatement accessible à tous. Il me semble qu'il est toujours possible par la suite: hors-frontière, ou sans permission, ou même légalement de contourner le brevet, je vous explique.

Une trouvaille moléculaire ouvre une nouvelle voie de recherche au niveau des analogues, molécules presques identiques mais pas complètement, qui pourraient s'avérer aussi efficaces sinon meilleures que la première découverte. Si la portée du brevet pharmaceutique n'exclut pas le développement d'analogues (difficilement définissables donc difficilement reglementable) , on vient de recevoir un cadeau...

Je parle en connaissance de cause..
Imaginez travailler à chercher à l'aveuglette, les conditions idéales de la méthode qui permettra peut-être d'analyser des substance qui sont peut-être impliquées dans un processus de la maladie, qui s'il est identifié on pourra faire agir un inhibiteur dessus s'il s'avère supportable pour l'être humain. Tout ca en utilisant du jetable à tous les jours, travailler avec des composés de 200 $ le mg, des appareils de centaines de milliers de dollards (C'est comme si vos pc valaient chacun 100 000 $ et que vous devienz changer votre RAM quotidiennement pour developper un seul logiciel)

J'ai fait un stage dans la recherche publique (je vis au Québec) et c'etait absolument fou l'atmosphere.. les entorses qu'il fallait faire à un travail de qualité et j'en passe. Verdict: sous-financement.

Donc, je suis bien sur CONTRE le financement de la recherche privée par le gouvernement, TOUT doit aller au public, mais je ne saurais dire non à l'argent des investisseurs, ces chercheurs d'or dans la chair humaine. Si on trouve mieux comme système, j'applaudis. Invitation au brain-storming..

Mais pour le moment, la question demeure: qui exploite qui.

Je vois le brevet limité comme une scintillante trappe à sous, qui ouvre des voies de recherches que l'on pourra développer par la suite. Je pense qu'il faut exploiter avec doigté ce mouvement... dans le sens du bien des gens.. surtout qu'il force la publication des connaissances.


C'est tordu je sais
et peut-être me trompé-je, n'étant pas ferrée en politique
et qui plus est, encore ignare de la portée exacte des brevets selon les pays.

--
Une idée d'outre-mer.

Vu sur France Infos aujourd'hui aussi!

Posté par Anonyme () le 07/09/2001 à 09:05. (lien). Évalué à 0.

Un reportage sur ce sujet est diffusé sur France Infos (105.5) aujourd'hui!

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