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Dépêche modérée par

: Violation de GNU GPL : la FSF intervient lors d'un procès

Posté par Frederic Couchet (). Modéré le 27 février 2002.
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La FSF par l'intermédiaire de son avocat général Eben Moglen interviendra à partir
d'aujourdhui dans un procès concernant une violation de GNU GPL par la société Progress Software Corp. La FSF n'est pas partie prenante dans le procès qui oppose MySQL AB à Progress Software Corp.

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Attendons le verdict

Posté par pwet pwet (page perso, ) le 27/02/2002 à 11:41. (lien). Évalué à 9.

Hello,


ce qui sera interessant ce sera le verdict et l'amende s'il y a.
Ca pourrait ouvrir la porte a des proces envers les societes qui se croit tout permis en usant/croyant que la fsf etant en gros une association, ils n'ont pas de fric et donc qu'ils n'attaqueront pas.

Plus l'amende s'il y en a une sera grosse, meilleure ce sera.
Wait and see donc.

fsf et gpl

Posté par Code34 (page perso, ) le 27/02/2002 à 11:52. (lien). Évalué à 2.

Since Progress distributes no FSF-copyrighted code, the FSF is not a party in the case; however, the FSF takes a strong position that Progress is indeed in violation of the GNU GPL.

...
@++
Code34

la FSF comme contre pouvoir?

Posté par - neuro (page perso, ) le 27/02/2002 à 11:55. (lien). Évalué à 11.

Il semble qu'on voit aujourd'hui la FSF s'elever en veritable contre pouvoir face au logiciel proprietaire, tant au niveau mediatique que juridique.
C'est une tres tres bonne chose car nous nous devons de combattre sur tous les plans si nous desirons que nos libertes soient sauvegardees. J'espere que nous verrons de plus en plus ce genre de cas.

FSF GPL Quelques précisions

Posté par Code34 (page perso, ) le 27/02/2002 à 12:00. (lien). Évalué à 6.

je vous copie une partie de l'excellent livre oreilly "tribune libre" consultable sur le net au sujet de la création de la Générale Pulic License ...

En 1984, Richard Stallman, un chercheur au laboratoire d'intelligence artificielle du MIT (MIT AI Lab), démarra le projet GNU. Ce projet visait à faire en sorte que personne ne se trouve jamais tgenu de payer pour du logiciel. Stallman le lança parce qu'il sentait essentiellement que le savoir qui constitue un programme exécutable (ce que l'industrie informatique appelle le code source) devrait être libre. S'il ne l'était pas, raisonne-t-il, un petit mais puissant groupe personnes domineraient l'informatique.


Là où les éditeurs de logiciels commerciaux et propriétaires n'ont vu qu'une industrie gardant pour elle des secrets économiques qui doivent être jalousement protégés, Stallman a vu un savoir scientifique qui doit être partagé et distribué. Le principe de base du projet GNU et de la Free Software Foundation (l'organisation gérant le projet GNU) est que le code source accélère le progrès en matière d'informatique car l'innovation dépend de la diffusion du code source.


Stallman s'est préoccupé de la manière dont le monde réagirait au logiciel libre. La connaissance scientifique est souvent dans le domaine public ; c'est une des fonctions de la publication académique de la rendre publique. Avec le logiciel, malgré tout, il était clair que que le simple fait de laisser le code source rejoindre le domaine public aurait tenté le monde des affaires de le détourner à son profit. La réponse de Stallman à cette menace était la "GNU General Public License", connue sous le nom de GPL (voir chapitre 19).


La GPL autorise l'utilisateur à copier et distribuer à volonté le logiciel qu'elle protège, pourvu qu'il n'interdise pas à ses pairs de le faire aussi, soit en leur faisant payer pour le logiciel en tant que tel, soit en le plaçant sous une autre licence. La GPL requiert aussi que tout dérivé d'un travail placé sous sa protection soit lui aussi protégé par elle.


Lorsque Stallman et d'autres auteurs de textes publiés dans ce livre parlent du logiciel libre, ils traitent de liberté et non de gratuité. Le terme anglais rend mal cette distinction entre gratuité et liberté, et l'expression "Free as in speech, not as in beer"[1]. Ce message radical a mené beaucoup de sociétés de logiciels à rejeter de façon absolue le logiciel libre. Après tout, leur préoccupation est de gagner de l'argent, non d'ajouter à notre corpus de connaissance.


Pour Stallman, ce désaccord entre l'industrie informatique et la science de l'informatique était acceptable, peut-être même désirable.


c est toujours fascinant de voir pourquoi ça été montée et dans quel objectif ;)

@+ Code34

re....

Posté par Benjamin Michotte (page perso, ) le 27/02/2002 à 12:13. (lien). Évalué à 3.

c'est une bonne chose, ça prouvera aux décideurs(TM) qu'on peut faire du code libre et ouvert et être quand même protégé... Esperons que le verdict sera juste....

Comment mettre en évidence un violation de la GPL ?

Posté par Yannick () le 27/02/2002 à 12:17. (lien). Évalué à 6.

Ia ora na !

Une question que je me pose - et que par ce post je vous pose - :
Si quelqu'un récupère du code GPL et l'inclut dans un logiciel
propriétaire, comment peut-on attaquer cette personne puisqu'on n'a
pas accès aux sources de son programme pour prouver qu'une partie du
code est issu de code GPL ?

Yannick.

MySQL AB devrait pardonner

Posté par Loic Dachary () le 27/02/2002 à 12:26. (lien). Évalué à 22.

Aujourd'hui la distribution de MySQL incluant Gemini est conforme a la GNU GPL. MySQL AB pourrait donc pardonner les erreurs passées mais se refuse à le faire pour des raisons que je ne connais pas. L'historique de conflit entre les deux entreprises n'y est certainement pas étranger ;-). La FSF a fait tout son possible pour convaincre MySQL AB d'abandonner les poursuites. En vain.

Quoi qu'il advienne le Logiciel Libre perdra quelque chose. Dans le moins pire des scénarios, l'entreprise est condamnée à ne plus pouvoir distribuer MySQL sous licence GNU GPL et devra contracter avec MySQL AB pour obtenir une autre licence. Une telle décision signifiera que des avocats un peu partout dans le monde vont se mettre en chasse de cas similaires afin d'en tirer profit. Un entrepreneur produisant du Logiciel Libre sera tenté d'utiliser une violation accidentelle d'un de ses concurents pour lui faire subir un sort similaire.

Alors que nous avons toujours reglé les cas de violation de GNU GPL (accidentels dans l'immense majorité des cas) à l'amiable, l'insistance de MySQL AB dans ce conflit va transférer devant les juges un dialogue auparavant informel et efficace. C'est une mauvaise nouvelle pour le Logiciel Libre.

Actions juridiques de la FSF

Posté par Bruno Stévant () le 27/02/2002 à 12:42. (lien). Évalué à 0.

Y'a-t'il eu des precedents d'actions juridiques auxquelles la FSF ait deja participe, voir meme des actions entamee par elle meme ?

Quelqu'un aurait des pointeurs sur le sujet ? Dans le monde tout-juridique actuel (meme la guerre se regle au tribunal), c'est un sujet dont on devrait (heureusement/malheureusement ?) entendre encore beaucoup parler ...

--
Taliesin
"et c'est ainsi messieurs les jures, que tout a commence ..."

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