C'est en ce 30 juin 2006, peu après 15h00, que vient d'être adopté en France, sans grande surprise, le projet de loi DADVSI, à la veille des vacances parlementaires. Ce vote (à main levée, au Sénat comme à l'Assemblée nationale) est donc finalement passé, malgré l'opposition des groupes socialistes, communistes, ainsi que des parlementaires Verts et de certains députés UDF (d'autres ayant préféré l'abstention ou l'absence).
C'est le texte issu de la commission mixte paritaire qui vient d'être adopté, avec toutes les composantes décriées par les opposants à ce projet de loi (protection des mesures techniques de protection (MTP), protection très limitée de l'interopérabilité, menaces sur les développeurs de logiciels de partages et de contournement des protections, ...).
Ceci met donc un terme à la longue procédure d'adaptation de la directive européenne EUCD, qui s'est déroulée dans un climat souvent houleux, ponctué de nombreuses suspensions de séances, et dont le calendrier a étrangement coïncidé avec les périodes de faible affluence (séances tardives, juste avant les fêtes de fin d'année ou juste avant les vacances parlementaires).
Le mouvement d'opposition mené ces derniers mois par de nombreux collectifs d'internautes ne devra pas cesser pour autant, et il conviendra de ne pas baisser les bras après cette lourde défaite. C'est la seconde fois, après la directive sur les brevets logiciels, qu'un texte sur un sujet proche de l'informatique voit autant de personnes impliquées dans le débat, notamment au travers la pétition EUCD.info, qui a recueilli plus de 170 000 signatures, par les nombreuses manifestations organisées, les députés étant eux-mêmes étonnés par la fréquentation assidue des flux vidéo (de piètre qualité et en formats fermés, soit dit en passant) de l'Assemblée nationale et du Sénat.
L'opposition a d'ores et déjà fait savoir qu'un recours sera déposé devant le Conseil constitutionnel, dont elle a exposé les moyens à l'Assemblée, et qu'elle compte remettre totalement à plat cette loi en cas de victoire en 2007.
NdM : Merci à Francois Revol qui a aussi proposé une dépêche.
Timers haute résolution et horloge dynamique.
Thomas Gleixner et Ingo Molnar ont produit un patch pour le noyau Linux 2.6.17 qui apporte deux améliorations concernant l'horloge et les interruptions associés sur architecture x86 (y compris SMP) et prochainement sur x86_64, PPC et ARM.
La première amélioration concerne la précision de l'horloge, cette modification permet aux timers POSIX et à la fonction nanosleep() d'atteindre la précision offerte par le matériel, typiquement 1µs sur un PC classique, et ceci de manière totalement transparente. L'implémentation classique du noyau s'appuie sur la valeur de HZ, ce qui offre une précision médiocre de 1ms à 10 ms (1ms pour les noyaux compilés avec HZ=1000Hz)
La seconde amélioration appelée "tickless kernel" pourrait être traduite par "Noyau sans tic d'horloge" ou "sans métronome". Il est possible de choisir à la compilation un mode dans lequel il n'y a plus de signal d'horloge périodique, l'horloge est alors programmée à chaque fois en fonction de la prochaine interruption d'horloge nécessaire. S'il n'y a aucun besoin pendant 1,5 secondes, le processeur restera réellement en état IDLE pendant 1,5 secondes. D'après les développeurs, les interruptions d'horloge sont réduites à 1 ou 2 par seconde. L'implémentation actuelle du noyau fait qu'une interruption d'horloge arrive avec la périodicité définie à la compilation (100Hz, 250Hz ou 1000Hz) même lorsque cela n'est pas nécessaire.
Cette amélioration permet de réduire la consommation du processeur et de ce fait, réduire la chaleur dégagée et augmenter l'autonomie de la batterie dans le cas d'ordinateurs portables. En prime c'est une solution à un problème récent: certains utilisateurs des Core-Duo d'Intel, en particulier sur les MacBook d'Apple, se plaignent d'entendre les interruptions de l'horloge lorsque leur processeur est au repos (probablement à cause des pics de courant générés avec une fréquence audible et d'un couplage inductif), l'absence de ces interruptions devrait leur permettre de retrouver le silence.
La première amélioration concerne la précision de l'horloge, cette modification permet aux timers POSIX et à la fonction nanosleep() d'atteindre la précision offerte par le matériel, typiquement 1µs sur un PC classique, et ceci de manière totalement transparente. L'implémentation classique du noyau s'appuie sur la valeur de HZ, ce qui offre une précision médiocre de 1ms à 10 ms (1ms pour les noyaux compilés avec HZ=1000Hz)
La seconde amélioration appelée "tickless kernel" pourrait être traduite par "Noyau sans tic d'horloge" ou "sans métronome". Il est possible de choisir à la compilation un mode dans lequel il n'y a plus de signal d'horloge périodique, l'horloge est alors programmée à chaque fois en fonction de la prochaine interruption d'horloge nécessaire. S'il n'y a aucun besoin pendant 1,5 secondes, le processeur restera réellement en état IDLE pendant 1,5 secondes. D'après les développeurs, les interruptions d'horloge sont réduites à 1 ou 2 par seconde. L'implémentation actuelle du noyau fait qu'une interruption d'horloge arrive avec la périodicité définie à la compilation (100Hz, 250Hz ou 1000Hz) même lorsque cela n'est pas nécessaire.
Cette amélioration permet de réduire la consommation du processeur et de ce fait, réduire la chaleur dégagée et augmenter l'autonomie de la batterie dans le cas d'ordinateurs portables. En prime c'est une solution à un problème récent: certains utilisateurs des Core-Duo d'Intel, en particulier sur les MacBook d'Apple, se plaignent d'entendre les interruptions de l'horloge lorsque leur processeur est au repos (probablement à cause des pics de courant générés avec une fréquence audible et d'un couplage inductif), l'absence de ces interruptions devrait leur permettre de retrouver le silence.
PC de marque avec Linux pré-installé
Serait-ce le signal que de nombreux libristes attendaient ?
Si l'on avait déjà vu des PC de marque livrés pré-installés avec Linux, notamment avec HP et Mandriva, Acer va plus loin. Cette société offre en effet la possibilité, sur une configuration matérielle donnée, de comparer les prix entre Linux et la "taxe Windows". Linux permet donc de faire une économie de 100 EUR HT soit 20% du prix d'une configuration de base.
En outre, les distributions Linux grand public comprennent une ou plusieurs suites bureautiques compatibles avec la norme ISO 26300 et n'obligent pas à un passage par la taxe antivirus.
Si l'on avait déjà vu des PC de marque livrés pré-installés avec Linux, notamment avec HP et Mandriva, Acer va plus loin. Cette société offre en effet la possibilité, sur une configuration matérielle donnée, de comparer les prix entre Linux et la "taxe Windows". Linux permet donc de faire une économie de 100 EUR HT soit 20% du prix d'une configuration de base.
En outre, les distributions Linux grand public comprennent une ou plusieurs suites bureautiques compatibles avec la norme ISO 26300 et n'obligent pas à un passage par la taxe antivirus.
PTT 1.0 : outil de trace pour la NPTL
PTT (POSIX Thread Trace Toolkit) est un outil distribué sous licence LGPL ayant pour but de simplifier le débogage ainsi que l'optimisation d'applications multithreadées utilisant la NPTL (Native POSIX Thread Library) sous Linux. La version 1.0 de cet outil est disponible sur SourceForge.
Depuis la sortie de la version 0.10.0 (voir cette dépêche à ce sujet), PTT s'est enrichi d'un nouvel outil permettant de mesurer la contention durant l'exécution des applications. Cet outil permet entre autre de lister les objets (mutex, sémaphores...) les plus contendants ou de fournir la durée des périodes d'attente pour chaque thread. L'analyse de ces informations est une aide précieuse pour identifier les goulots d'étranglement dans un programme et permettre au développeur de focaliser ses efforts d'optimisation sur les parties du code réellement critique.
Depuis la sortie de la version 0.10.0 (voir cette dépêche à ce sujet), PTT s'est enrichi d'un nouvel outil permettant de mesurer la contention durant l'exécution des applications. Cet outil permet entre autre de lister les objets (mutex, sémaphores...) les plus contendants ou de fournir la durée des périodes d'attente pour chaque thread. L'analyse de ces informations est une aide précieuse pour identifier les goulots d'étranglement dans un programme et permettre au développeur de focaliser ses efforts d'optimisation sur les parties du code réellement critique.
La France 5ième au dernier TOP 500 des supercalculateurs
La France est 5ième dans le dernier classement du TOP 500 des plus puissants supercalculateurs avec 42.9 TFlop/s.
Il s'agit du Supercalculateur du CEA à Bruyeres-le-Chatel (le Tera-10 construit par BULL). Il comporte 8704 Processeurs 64 bits Itanium 2 à 1.6 Ghz et 26000 Giga de mémoire. Il tourne sous Linux.
Le numéro 1 est toujours le BlueGene/L (IBM) avec 280.6 TFlop/s. Il comporte 131072 processeurs IBM PowerPC. Premier depuis les 3 derniers top 500, il est installé au Lawrence Livermore National Laboratory en Californie.
Le classement par système d'exploitation est assez significatif et montre bien la domination sans faille de Linux qui atteint presque les trois quarts du parc, suivi par les Unix qui font presque tout le restant. On peut aussi remarquer que Windows vient de doubler sa part en passant de une à deux machines.
Le prochain classement aura lieu dans 6 mois.
Il s'agit du Supercalculateur du CEA à Bruyeres-le-Chatel (le Tera-10 construit par BULL). Il comporte 8704 Processeurs 64 bits Itanium 2 à 1.6 Ghz et 26000 Giga de mémoire. Il tourne sous Linux.
Le numéro 1 est toujours le BlueGene/L (IBM) avec 280.6 TFlop/s. Il comporte 131072 processeurs IBM PowerPC. Premier depuis les 3 derniers top 500, il est installé au Lawrence Livermore National Laboratory en Californie.
Le classement par système d'exploitation est assez significatif et montre bien la domination sans faille de Linux qui atteint presque les trois quarts du parc, suivi par les Unix qui font presque tout le restant. On peut aussi remarquer que Windows vient de doubler sa part en passant de une à deux machines.
Le prochain classement aura lieu dans 6 mois.



