À Toulouse, ouverture d'une formation de développeur d'Applications « full-stack »

Posté par . Édité par Yvan Munoz, Nÿco et palm123. Modéré par Yvan Munoz. Licence CC by-sa
16
25
août
2016
Éducation

Une nouvelle formation 100% open-source ouvre à l'INP/ENSEEIHT de Toulouse fin octobre : "Développeur d'Applications Full-Stack". L'école publique d'ingénieurs ENSEEIHT accueille la formation et offre un campus avec toutes les facilités en plein centre de Toulouse ; elle délivrera un diplôme bac+3. L'ensemble est structuré en 5 mois d'enseignement de novembre à mars suivis de 4 mois de stage en entreprise d'avril à juillet.

Elle vise à combler le manque de développeurs d'applications web et mobiles, en les formant aux technologies les plus demandées : Python, Node.JS, Angular, React, Git, etc. Bien sûr toute la formation sera faite sous Linux, sous une forme essentiellement appliquée de classes inversées.

Un projet 'fil-rouge' choisi par groupes d'étudiants leur permettra de développer une application de leur choix - l'occasion aussi de concrétiser un projet de start-up pour ceux le souhaitant.

5 entreprises partenaires participent aux enseignements et sont prêtes à signer des « Préparations Opérationnelles à l’Emploi » (POE) tant la demande est grande dans ce secteur. La POE permet à un demandeur d'emploi d'être financé par Pôle Emploi,

L'inscription est possible jusqu'à début octobre et il reste des places vacantes. Le profil recherché est ouvert (un simple entretien d'admission aura lieu). Parlez-en autour de vous, si vous avez des amis qui ont la fibre numérique et qui souhaitent se réorienter vers un métier passionnant et porteur.

  • # Lapin compris

    Posté par . Évalué à 8.

    Qu'est ce que ça signifie "Développeur d'applications Full-Stack" ?

    Par ailleurs, il me semblait qu'on écrivait "N7" pour faire cool et branché
    (la bise aux toulousains).

    • [^] # Re: Lapin compris

      Posté par . Évalué à 9. Dernière modification le 25/08/16 à 23:15.

      meme question :
      c'est quoi "full-stack"

      car de ce que je comprend finalement, vous formez des developpeurs webs et applicatifs.

      ah mais c'est vrai que je suis vieux, à mon epoque on parlait de "developpeur web" pour un mec qui faisait le code fonctionnel, l'IHM et la base de donnée d'un site web
      apparemment, depuis les formations s'etaient specialisées IHM only, ou uniquement base de données, etc

      pour finalement revenir aux concepts plus generaux.

      http://www.inteam.fr/fiche-metier/developpeur-full-stack/
      http://www.laurencegellert.com/2012/08/what-is-a-full-stack-developer/

      mais apparement c'est en fait former des moutons à 5 pattes
      http://devmag.fr/arretez-de-croire-au-pere-noel-les-developpeurs-full-stack-nexistent-pas/

      • [^] # Re: Lapin compris

        Posté par . Évalué à 4.

        Fullstack veut dire : toute la pile applicative.

        Donc tu fais du code côté serveur, potentiellement en n'importe quel langage: on appelle ça le backend.

        Et tu fais du code qui va tourner dans un navigateur, en javascript, ou truc qui compile en javascript.
        On appelle ça le frontend.

        Donc en gros, fullstack=backend+frontend

        Et maintenant, le grand jeu concours ! Toi aussi trouve des termes en français pour
        remplacer ces affreux anglicismes.

        • [^] # Re: Lapin compris

          Posté par (page perso) . Évalué à 10.

          Développeur restauration = développeur salle + développeur cuisine
          Développeur spectacle = développeur scène + développeur coulisses
          Développeur fringues = développeur survêtement + développeur sous-vêtement
          Développeur marine = développeur bateau + développeur sous-marin
          Développeur quotidien = développeur du dimanche + développeur des autres jours
          … Hmm vendredi…

        • [^] # Re: Lapin compris

          Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 27/08/16 à 10:38.

          Donc en gros, fullstack=backend+frontend

          Ah ouai donc c'est juste un terme ronflant pour dire développeur ;)

          Ma question préférée d'entretien pour les "développeurs fullstack": Alors sur x86_64 elle va dans quel sens la stack ?

          • [^] # Re: Lapin compris

            Posté par (page perso) . Évalué à 4.

            Do not stack

          • [^] # Re: Lapin compris

            Posté par . Évalué à 6.

            Pas vraiment parce que dans la pratique, il y a toujours eu dans l'industrie une séparation frontend/backend (y'avait des mecs qui faisait des serveurs web en java et puis des designer qui faisait du html, genre, en très gros) et dernièrement, avec l'arrivée de trucs comme nodejs, angular ou mongodb, le fait que le langage soit le même a poussé de plus en plus de dev à faire les deux côté du dev, design (au sens designer, pas conception logicielle) inclut.
            En plus on s'est rendu compte que ça marchait super bien avec des méthodes agiles de dev.

            Perso j'exècre javascript et je trouve que nodejs est un truc pourrave, mais en même temps il a créer des usages nouveaux en terme de dev qui sont assez intéressant.

            Mais en fait on peut faire du fullstack avec du Java (genre Jersay, dropwizard, ce genre de trucs) ou du Erlang (des trucs comme Elixir) pour le backend avec du SQL et du Javascript ou Elm pour le frontend si on veut :)

            Ce qui est important c'est d'avoir une vision et un contrôle sur toute la stack du frontend au backend, ce qui n'est pas forcement le cas de dev dans le passé.

      • [^] # Re: Lapin compris

        Posté par . Évalué à 2.

        mais apparement c'est en fait former des moutons à 5 pattes
        http://devmag.fr/arretez-de-croire-au-pere-noel-les-developpeurs-full-stack-nexistent-pas/

        Penses-tu, en 5 mois d’enseignement, ça le fait…

        Mes commentaires sont en wtfpl. Une licence sur les commentaires, sérieux ? o_0

        • [^] # Re: Lapin compris

          Posté par . Évalué à -5.

          Certes, il y a un problème de communication avec ce concept de développeur « full stack » et l'article que tu mentionnes est édifiant et mérite lecture.

          On pourrait critiquer le projet de former des larbins pour les multinationales en leur faisant miroiter des chimères, sauf qu'ici le projet semble être de former des codeurs notamment pour des PME françaises (*) sur des technologies ciblées avec des perspectives d'embauche.

          Je note que le principe des classes inversées (expérimentations en classes — notamment orientées sur un projet dans le cas d'espèce — et étude des cours chez soi) est particulièrement propice aux élèves en difficulté dans le système traditionnel, cf. Classe_inversée qui cite l'étude conduite en 2014 sur la classe inversée dans des cours de science d’un lycée parisien, par Vincent Faillet, chercheur en sciences de l’éducation). La Pédagogie_active mise en oeuvre en classe inversée se libère du modèle {cours (assimilation de notions) / exercices (mise en application des notions) / contrôle (évaluation)} pour le remplacer par la séquence {confrontation à un problème concret / recherche d'information (autoformation) / recherche d'une solution}.

          (*) par exemple, je vois la société Makina Corpus citée dans la section titrée « Nos formateurs sont salariés des entreprises » sur le
          Site web dédié à cette formation. Je n'ai pas regardé ce qu'il y a derrière les noms des autres entreprises citées.

          • [^] # Re: Lapin compris

            Posté par . Évalué à -8.

            Correction : c'est NeoX< qui mentionnait l'article de Devmag titré « Arrêtez de croire au Père Noël : les développeurs full-stack n’existent pas » et Whity< reprenait la citation.

          • [^] # Re: Lapin compris

            Posté par . Évalué à 8.

            Le gros problème, c’est surtout l’inadéquation entre les prérequis pour rentrer dans la formation et le rêve qui est vendu en sortie.

            La plupart des formations arrivent à peine à donner les bases suffisantes à des gens dans un domaine précis. Là, on parle d’une formation qui va couvrir l’intégralité des besoins d’un développement fullstack (qui très fréquemment sont faits par des équipes séparées), et qui vend le fait que le mec sera autonome derrière.

            J’aurais pu comprendre l’approche si elle s’adressait à des développeurs chevronnés souhaitant étendre leurs compétences. Mais avec des modules comme « initiation à l’algorithmique », ça ne semble pas être le cas. En 3 ans, peut-être qu’il y aurait quelque chose à faire. Mais en 5 mois, comment dire… On va former des mecs qui auront tout survolé et iront au casse pipe derrière (sans compter qu’il n’y a pas de sécurité informatique au programme → on court à la catastrophe).

            Mes commentaires sont en wtfpl. Une licence sur les commentaires, sérieux ? o_0

            • [^] # Re: Lapin compris

              Posté par . Évalué à -9.

              A la réflexion, je te rejoins. Si cette sévère critique que tu fais a au moins le mérite de leur faire revoir la copie en matière de communication, c'est déjà ça. Notons qu'ils ont été jusqu'à réserver un nom de domaine dédié au nom explicite (formation-fullstack.fr)… Ils proposent du rêve.

              Au delà de cette communication, il y a peut-être du sens pour les entreprises partenaires de l'opération, mais qu'ils assument (eux et l'N7) de dire la vérité. C'est le moment…

            • [^] # Re: Lapin compris

              Posté par . Évalué à 4.

              Effectivement, on va bien donner seulement les bases de chacun des domaines, sans aller trop dans les détails. Attention, il ne s'agit pas de toute l'informatique, seuls 2 langages seront au programme (Python, JS/NodeJS) et 2 frameworks (Django/DRF et AngularJS)
              C'est bien normal, la formation commence par des bases de l'algorithmique et de la programmation en Python (impératif) et JS/NodeJS (+ fonctionnel) pour mettre à niveau des gens qui pourront venir d'horizons divers (autres disciplines scientifiques, autodidactes, etc.)
              Par ailleurs tu as dû lire trop vite, il y a bien de la sécurité informatique au programme, fournie par un spécialiste reconnu.
              Enfin, dire qu'il vont ensuite aller au casse-pipe derrière : mais c'est déjà le cas des gens qui sont recrutés après un DUT en 1 an comme il y en a plein, parce que la demande est très grande et l'offre insuffisante. On cherche justement à combler ce vide avec des gens mieux formés, et qui pourraient venir d'horizons très divers ou qui se sont mal orientés.

              • [^] # Re: Lapin compris

                Posté par . Évalué à 2.

                Par ailleurs tu as dû lire trop vite, il y a bien de la sécurité informatique au programme, fournie par un spécialiste reconnu.

                Comme il est tout à fait possible que j’ai lu trop vite, je suis allé reregarder, et je n’ai rien trouvé ni dans les « modules » ni dans le programme détaillé. Ou alors, tu parlais seulement de la partie « configurer l’accessibilité réseau d’une machine Linux », mais on est loin de ce que j’entendais par sécurité (présentation des différents types d’attaques – injections sql, ddos, xsrf, buffer overflow, timing information attacks… – les contre-mesures courantes, etc). Sinon, je veux bien des détails en plus.

                Enfin, dire qu'il vont ensuite aller au casse-pipe derrière : mais c'est déjà le cas des gens qui sont recrutés après un DUT en 1 an comme il y en a plein, parce que la demande est très grande et l'offre insuffisante.

                Ça par contre, je ne peux malheureusement pas te donner tort. Après, est-ce que de rajouter des formations qui pensent mieux préparer ne risque pas d’amplifier le problème (càd, les managers qui pensent qu’on peut former un développeur en 6 mois, que c’est facile), question ouverte.

                Mes commentaires sont en wtfpl. Une licence sur les commentaires, sérieux ? o_0

    • [^] # Re: Lapin compris

      Posté par . Évalué à 3.

      Oui c'est vrai, à Toulouse on dit 'N7' !
      Un développeur fullstack, c'est en effet un développeur d'applications web ou mobiles qui peut travailler aussi bien côté serveur ('back-end', en Python ou NodeJS) que côté client ('front-end', en Javascript/angularJS/ReactJS). Il y a une forte demande dans ce secteur, car les entreprises, surtout les petites, affectent leurs développeurs à des taches toujours changeantes, et ont besoin de gens les plus autonomes possibles et qui facilitent la vie des autres.
      On a appelé la formation 'développeur d'applications fullstack' pour se démarquer du 'développeur web' qui bien souvent ne travaille que du côté 'front-end'.
      Il y a une forte volonté de l'N7 de développer cette formation qui commence et nous avons pour le moment plus d'entreprises partenaires que de candidats ! N'hésitez pas à en parler à des gens autour de vous qui voudraient se recycler .

      • [^] # Re: Lapin compris

        Posté par . Évalué à 4.

        Les différents commentaires m'ont bien éclairé sur le sujet.
        C'est pas un peu tendu d'avaler toutes ces "couches" en 5 mois
        (même en ajoutant 4 mois de stage) ?

        • [^] # Re: Lapin compris

          Posté par . Évalué à 4.

          En fait, par rapport à l'article, le programme a l'air plus modeste. Ça
          n'a pas l'air de prétendre sortir un guru à la fin, juste quelqu'un qui
          programme de l'application web par les 2 bouts.

          Le format a l'air sympa en plus, avec pas mal d'application, et un projet
          perso réalisé, ce qui doit être un gros plus pour se vendre plus tard.

          Bref, ça fait du fullstack débutant, pas du fullstack expérimenté.

          Rhhhooo, ça y est j'emploie les anglicismes, je suis prêt à être chef.

      • [^] # Re: Lapin compris

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        Oui c'est vrai, à Toulouse on dit 'N7' !

        Pourquoi? Parce que le dev refait 7 fois son code avant que ça marche?

        http://devnewton.bci.im

      • [^] # Commentaire supprimé

        Posté par . Évalué à -10.

        Ce commentaire a été supprimé par l'équipe de modération.

  • # Commentaire supprimé

    Posté par . Évalué à -3.

    Ce commentaire a été supprimé par l'équipe de modération.

    • [^] # Re: Le vrai but:

      Posté par . Évalué à -10. Dernière modification le 27/08/16 à 16:52.

      Alors que payer un seul type

      Alors que payer un type seul

      ca change la donne et tu peu adhérer a une association de lutte contre la sollitude afin d'obtenir des avantages fiscaux.

  • # jeune only

    Posté par . Évalué à 2.

    Je tiens le pari que le profil recherché est moins de 25 ans et 10 ans d'expérience en dev.

  • # Honnêtement

    Posté par . Évalué à 1.

    Je ne suis pas du tout de ce métier, loin de là mais cette formation pourrait vraiment m'intéresser. Utilisateur Linux depuis 5-6 ans, j'ai quelques bases maigres, mais bases quand même, dans le domaine d'info. Que vaut vraiment cette formation ? Ils n'ont pas le temps de former des génies j'en suis conscient mais que pensez-vous vraiment de cette formation ? Pourrait-elle être intéressante pour quelqu'un qui a fait des études dans un domaine qui n'est pas fait pour lui finalement ?

    D'avance merci :)

    • [^] # Re: Honnêtement

      Posté par . Évalué à 2.

      Cette formation vient d'être créée et aura sa première promotion fin octobre. C'est une des priorités de la nouvelle direction de l'ENSEEIHT, comme en témoigne ce mot du directeur. Avec l'aide notamment de la Mélée numérique, nous avons réalisé une enquête auprès des PME de l'informatique de la région Toulousaine qui nous ont fait remonté ce besoin de développeurs formés aux technologie récentes du développement d'applications web et mobiles, et qui connaissent -au moins à peu près- toute la pile car ils doivent pouvoir se remplacer, et faciliter le travail des autres. Pour être les premières à pouvoir embaucher les étudiants qui sortiront, déjà 5 entreprises ont proposé de signer des promesses d'embauche (dispositif POE), et ont fourni des développeurs qui participeront en tant que formateurs !
      Nous proposons la garantie d'un emploi créatif et passionnant (ça vous le savez déjà), que demander de plus..! Et nous seront très ouverts sur le profil, sur tous les plans âge, formation etc. Nous envisageons avant l'entretien d'admission de faire faire un tuto du web aux candidats pour vérifier qu'ils ont l'esprit logique ; les entreprises seront présentes pour discuter avec les candidats et signer éventuellement des POE et leur proposer des thèmes pour le stage de 4 mois.

    • [^] # Re: Honnêtement

      Posté par . Évalué à 2.

      Tu sembles avoir un des profils typiquement recherché pour cette formation : quelqu'un qui aime l'informatique et qui souhaite se réorienter. Je connais (dans une des entreprises partenaire) des développeurs qui ont fait des études de biologie et de géologie, sans trouver de travail. Ils ont fait l'IUT en 1 an et ont été embauchés ; ils ont galéré pas mal car il a fallu les former sur le tas à Python/Django etc., qu'ils n'avaient pas du tout vu à l'IUT. Au contraire, le programme de cette formation va évoluer chaque année pour cibler les techno les plus utilisées dans les projets qui démarrent.

  • # buzzword

    Posté par . Évalué à 2.

    La première fois que j'ai lu "développeur d'Applications « full-stack »" J'ai fait "wouah doit falloir être calé en tout : tous les langages, tous les middlewares, du sol au plafond en passant par la cave". Je veux être ça !
    Puis en lisant en détail "ha non, c'est juste html5/CSS3/JS et du node.js… donc du JS". Je te dis pas la déception.
    Loin de moi l'idée de dénigrer ces technologies. Ca fait le job. Je critique le branding.

    • [^] # Re: buzzword

      Posté par . Évalué à 2.

      Tu n'as pas dû lire tout le programme : il y a aussi les bases de l'admin Linux, du Python, du Django, de l'AngularJS, de la sécurité informatique, le tout chapeauté par Git et Scrum, de l'anglais. Bref, ce qu'il faut pour construire et déployer une appli web ou mobile d'aujourd'hui
      Bien sûr 'fullstack' est un buzzword, mais c'est aussi un terme couramment employé dans les offres d'emploi et ça couvre exactement ces besoins.

      • [^] # Re: buzzword

        Posté par . Évalué à 1.

        Je ne critique pas le contenu de la formation.

        ça couvre exactement ces besoins

        Bah justement, vu le mot fourre-tout que c'est, ça couvre si tu as envie que ça couvre, suffit d'adapter la définition.

  • # Start up ?!

    Posté par . Évalué à 7.

    Pour avoir gérer une formation de ce type (sur 2 ans par contre) pendant un an, je peux dire qu'il est possible de se former en quelques mois au développement web "full stack" sans base préalable.

    Par contre, il faut être sacrément motivé, bosser énormément et être autonome dans sa façon de travail, ce qui n'est pas le cas de tout le monde…

    Ce qui me gène un peu plus dans l'annonce c'est cette incitation permanente à pousser les jeunes à monter des "start up". Suis-je le seul à être choqué par cela ?
    Nous sommes dans un système ultra libérale qui est en train de nous détruire à petit feu et la start up en est le pire exemple car le but est de commencer petit, lever des fonds et revendre pour faire un maximum de plus-value, ce qui est parfaitement aberrant selon moi et pousse des personnes à créer des entreprise dans le seul but de "gagner à la lotterie". On ne fait plus des sites ou des applications parce que c'est utile mais parce qu'on espère être le nouveau flappy bird, angry bird, instagram… c'est désolant… On se réjouit de voir qu'une boite avec quelques salariés et quelques lignes de codes peut se "valoriser" à plusieurs milliards de dollards, je trouve ça simplement fou.

    Incitons plutôt les jeunes à monter des coopératives (ou rejoindre des coopératives d'entrepreneurs), voir même créer des associations !

    Voilà mon ptit coup de gueule du lundi, sinon bravo pour l'initiative.

    A part ça, comment faites-vous pour délivrer un BAC+3 au bout de quelques mois de formation ? C'est ouvert uniquement aux BAC+2 ?

    • [^] # Re: Start up ?!

      Posté par . Évalué à -8.

      Je te rejoins complètement, notamment sur ta critique du système ultra libéral et l'incitation à monter des "startup" pour gagner à la loterie.

      Pour le coup du BAC + 3 en quelques mois (5 mois d'enseignement + 4 mois de stage) sans prérequis, c'est tout simplement énorme. Plus c'est gros…

      Je suppose qu'il y a beaucoup d'argent en jeu.

    • [^] # Re: Start up ?!

      Posté par . Évalué à 2.

      Effectivement, sur le plan administratif, il ne sera possible de délivrer un diplôme bac+3 qu'aux étudiants déjà tiulaires d'un diplôme au moins bac+2, ce qui sera sans doute le cas de la majorité des inscrits. Nous verrons pour les autres quelle validation ou diplôme pourra être délivré, l'essentiel étant la qualité de la formation qui sera assurée par des enseignants chevronnés de l'ENSEEIHT (école d'ingénieurs publique) et par des développeurs des entreprises partenaires.

      • [^] # Re: Start up ?!

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        l'essentiel étant la qualité de la formation qui sera assurée par des enseignants chevronnés de l'ENSEEIHT (école d'ingénieurs publique) et par des développeurs des entreprises partenaires

        Est-ce que cette formation sera aussi suivie par des étudiants issus du cursus sup/spé ?
        L'ENSEEIHT étant dans le peloton de tête des ENSI (avec l'ENSIMAG, l'ENSICA… 'fin dans mon classement en tout cas, dommage d'avoir été Hβ à l'écrit pour moi… bah je suis piston, ça va tout de même), c'est une vraie chance àmha pour ceux qui suivront cette formation, même si l'informatique reste un des domaines où l'auto-formation et l'autodidacte sont possibles, les échanges avec des étudiants ingénieur donneraient quelques réflexes utiles en entreprises (capacité à gérer les coups de bourre, travailler en équipe, s'appuyer et se faire tirer par le haut par les sachants, connaître ses limites et savoir reconnaître quand il manque de contexte dans la demande ou de compétence pour y répondre, savoir poser des questions pour converger vers des solutions simplifiées et répondant au besoin…).
        Le fait qu'il y ait des intervenants extérieurs est très intéressant : cela donnera du réalisme aux cours qui pourraient paraître abscons ou irréalistes autrement, l'expérience terrain permettant de faire mieux comprendre l'aberration du coût / qualité / délai avec des exemples concrets de gestion de la complexité des projets.

        Concernant un commentaire sur la sécurité ci-dessus, afficher une sensibilisation à l'ISO 27001 et https://owasp.org seraient déjà fournir un bagage minimal pour le travail sur Internet.

  • # Le manque d'informaticiens est un mythe

    Posté par . Évalué à 5.

    Il est faux qu'on manque d'informaticiens - tout court.

    On manque d'informaticiens payés au smic, qui ont 3 ans d'expérience sur des techno qui ont 1 an, dans les ESN.

    Je rappelle à qui veut bien vérifier qu'il y a 80 000 cadres sup au chômage en informatique, 10% de cadre chômeurs en informatique contre 5% tous domaines confondus.. Si on cherche on trouve. Mais on risque de tomber sur des gens qui connaissent la musique… Ils sont moins faciles à entuber.

    Et sinon : Bac+3, en 9 mois… c'est ridicule.

    • [^] # Re: Le manque d'informaticiens est un mythe

      Posté par . Évalué à 4.

      C'est parfaitement faux - va dire ça aux patrons de nos entreprises partenaires qui recherchent des développeurs. Mais c'est comme pour toute activité pointue : ils cherchent des gens compétents ou susceptibles de le devenir rapidement, et malheureusement beaucoup de gens anciennement formés ont perdu le fil de l'évolution des techniques. Et les salaires ne sont bas que pour les débutants (1700€ brut en moyenne à Toulouse) et progressent moins vite dans les petites entreprises. Ce sont les résultats de l'enquête que nous avons menée début 2016 et confirmés dans nos 5 entreprises partenaires.
      Xavier Niel a fait le même constat avant de créer son école 42.
      Je suis dérouté par toutes ces réactions négatives à l'idée de faire entrer du sang neuf dans le monde du développement. En tant qu'ingénieur, enseignant dans une école d'ingénieurs, en lien avec plusieurs entreprises de développement, je le répète à tous ceux qui lisent encore ces commentaires et qui ont dans leur entourage des gens qui aiment l'informatique et qui auraient les qualités d'organisation et de logique nécessaires au développement : cette formation est une véritable opportunité de réorientation, avec de très importants débouchés.

      • [^] # Commentaire supprimé

        Posté par . Évalué à -7. Dernière modification le 01/09/16 à 10:25.

        Ce commentaire a été supprimé par l'équipe de modération.

      • [^] # Re: Le manque d'informaticiens est un mythe

        Posté par (page perso) . Évalué à 5. Dernière modification le 01/09/16 à 10:43.

        C'est parfaitement faux - va dire ça aux patrons de nos entreprises partenaires qui recherchent des développeurs. Mais c'est comme pour toute activité pointue : ils cherchent des gens compétents ou susceptibles de le devenir rapidement, et malheureusement beaucoup de gens anciennement formés ont perdu le fil de l'évolution des techniques.

        Le fait d'avoir perdu le fil de l'évolution des techniques n'est pas un problème en soi, la plupart des techniques nouvelles ou à la mode sont plutôt dans la continuité de ce qui se faisait il y a dix ans ou quinze ans. (Ce qui a beaucoup changé en revanche, c'est la guerre sans fin à la prétendue innovation que se livrent les grosses entreprises par logiciel libre interposé pour asseoir une forme de domination de leurs idées et technologies.) Très franchement aucun développeur aguerri ou même un débutant assez ambitieux ne devrait avoir de mal à se raccrocher aux branches,

        Dans l'entreprise où je suis nous avons des difficultés à recruter des développeurs, pas tant à cause de l'absence de dossier, mais de la difficulté qu'il y a à identifier les profils intéressants. Par la force des choses on ne peut pas inviter tout le monde à un entretien or c'est là qu'on commence vraiment à savoir si on a envie de travailler avec le candidat à l'embauche. Malheureusement trop peu de candidats ont le courage ou la force de caractère, ou même peut-être tout simplement l'idée, de montrer vraiment qui ils sont dans leur lettre de motivation ou de mettre en lumière quelques points qui démontrent leur capacité à apprendre et s'adapter, leur capacité à produire un résultat et leurs compétences sociales. Cela paraît bête de le rappeler mais pour un employeur qui s'intéresse à une relation longue avec ses employés, ce sont des points importants pour les décisions de recrutement. (Après on peut dans des cas particuliers rechercher un sénior avec beaucoup d'expérience sur un sujet particulier, mais c'est loin d'être le gros des recrutements.)

        • [^] # Re: Le manque d'informaticiens est un mythe

          Posté par . Évalué à 2.

          Désolé, je poste tard, mais juste au cas où, une technique qui peut un peu améliorer la situation est de renvoyer un mail sur les lettres de motivation trop plate où tu redis clairement ce que tu attends d'une lettre de motivation (en quelques mots hein) et tu invites à renvoyer une nouvelle lettre. C'est intéressant de voir si la personne se prend au jeu et est motivée.

          Par exemple dans une boite on disait clairement qu'on voulait savoir ce qui le motive dans le projet, ce qui le motive dans une journée et moi j'aurais ajouté quelques illustrations de son expérience relationnelle (ou autre point fort).

Suivre le flux des commentaires

Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n'en sommes pas responsables.