Livre : Du bon usage de la piraterie - Florent Latrive

Posté par (page perso) . Modéré par Benoît Sibaud.
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28
oct.
2004
Livre
Le nouveau livre de Florent Latrive, journaliste à Libération et coéditeur de « Libres enfants du savoir numérique », vient de sortir et s'intitule « Du bon usage de la piraterie - Culture libre, sciences ouvertes » (Éditions Exils, 18 euros).

Préfacé par Lawrence Lessig (à l'initiative des Creative Commons et auteur de Free Culture), en voici la présentation en quatrième de couverture :

Dans cet essai très documenté, Florent Latrive met à jour les enjeux de la bataille en cours autour de la propriété intellectuelle. Qu'il s'agisse de musiques ou d'images en ligne, de circulation des savoirs ou des brevets sur les médicaments, il plaide pour une ouverture raisonnée et contre le tour juridique. Au lieu de criminaliser tous les « pirates » sans distinction, établissons un régime équilibré de l'immatériel. Où créateurs et public ne seront plus soumis aux diktats des intermédiaires et producteurs.

Le livre est sous licence Creative Commons BY-NC-SA. Il est disponible en téléchargement (PDF) sur le site dédié à l'ouvrage mais il est aussi est surtout disponible chez votre libraire le plus proche ! Sommaire :
- Préface de Lawrence Lessig
- Introduction : Tous pirates !
- Chapitre 1 : Qu'est ce qu'un pirate ?
- Chapitre 2 : Idées reçues
- Chapitre 3 : Savoirs et cultures libres
- Chapitre 4 : La connaissance, un lien ou un bien ?
- Chapitre 5 : Politique de l'immatériel
- Chapitre 6 : La rareté contre l'abondance
- Épilogue : Vers la gratuité
- Bibliographie
  • # Piraterie et économie

    Posté par . Évalué à 10.

    Sans avoir lu le bouquin, j'imagine qu'il prône des solutions raisonnables que nous avons tous dans l'esprit ici. Maintenant, j'ai peur que ces solutions soient complètement incompatibles avec l'économie de marché.

    La législation sur le droit d'auteur est floue et inadaptée. En France, l'exception de la "copie privée" est contredite par tout un tas d'amendements, qui disent qu'elle n'est pas valable pour les logiciels, la musique, etc. Le droit de citation n'est pas applicable pour les oeuvres non "textuelles" : il est impossible de citer une partie d'image, un extrait de musique ou de film, etc. Du coup, la seule manière "logique" de résoudre tout ces problèmes, et sous la pression des industries du livre, de l'audiovisuel et du logiciel, c'est de durcir la loi pour éliminer ces exceptions. Et ça se comprend un peu dans la logique actuelle: chacun défend ses intérêts, et le plus fort gagne. Le droit du consommateur reste très nébuleux, et le seul droit qu'on lui accorde actuellement, c'est le droit de se taire et de payer.

    Dans ce contexte, ça me paraît inimaginable de redonner des droits au consommateur sans repartir à la base: à quoi servent les brevets, à quoi sert la propriété intellectuelle. Ils n'ont en tout cas pas été conçus pour être des sources de revenus directs à travers des procès. Ca ne plairait pas à l'OMC, ni aux industriels de rediscuter de ces notions, mais il faudra bien un jour repasser par là. Maintenant, le carcan est tellement énorme que ça me paraît impossible, mais on peut toujours rêver. A mon avis, la seule solution, c'est de créer des législations extrêmement permissives dans certains pays (ce n'est certainement pas possible en France, je penserais plutôt aux futurs grands pays de demain, Chine et Inde), de manière à laisser aux autres le choix d'arrêter tous les échanges industriels ou de revoir leur propre législation.... C'est pas gagné...
    • [^] # Re: Piraterie et économie

      Posté par . Évalué à 10.

      La législation sur le droit d'auteur est floue et inadaptée.
      Elle est surtout complexe.

      En France, l'exception de la "copie privée" est contredite par tout un tas d'amendements, qui disent qu'elle n'est pas valable pour les logiciels, la musique, etc.
      Sources ? La copie privée n'est pas permise en tant que telle pour les logiciels, en effet. Mais pour la musique, elle est parfaitement autorisée, c'est d'ailleurs la raison d'être des redevances relatives, et le point faible des attaques actuelles contre les téléchargeurs.

      Le droit de citation n'est pas applicable pour les oeuvres non "textuelles" : il est impossible de citer une partie d'image, un extrait de musique ou de film, etc.
      Faux, il suffit de lire la loi :

      Art. L. 122-5. Lorsque l'oeuvre a été divulguée, l'auteur ne peut interdire : [...]
      3° Sous réserve que soient indiqués clairement le nom de l'auteur et la source :
      a) Les analyses et courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d'information de l'oeuvre à laquelle elles sont incorporées ; [...] [source : http://www.celog.fr/cpi/lv1_tt2.htm#al-122-5(...)]
      Ce qui signifie que pour une analyse, critique, scientifique ou pédagogique, des extraits (de texte, d'audio comme d'image) peuvent être cités. Il n'y a pas, dans le texte de loi, quoi que ce soit qui exclue les citations audio, par exemple, de ce champs.
      • [^] # Re: Piraterie et économie

        Posté par . Évalué à 3.

        Sources ? La copie privée n'est pas permise en tant que telle pour les logiciels, en effet. Mais pour la musique, elle est parfaitement autorisée, c'est d'ailleurs la raison d'être des redevances relatives, et le point faible des attaques actuelles contre les téléchargeurs.

        Pour l'audiovisuel, la copie privée est autorisée sous condition de rémunération des auteurs, ce n'est donc pas ce qu'on appelle habituellement une "copie", puisque c'est la démarche équivalente à l'achat d'un droit de copie privée. Je ne vois donc pas de différence majeure avec un logiciel.

        Art. L. 311-1. Les auteurs et les artistes-interprètes des oeuvres fixées sur phonogrammes ou vidéogrammes, ainsi que les producteurs de ces phonogrammes ou vidéogrammes, ont droit à une rémunération au titre de la reproduction desdites oeuvres, réalisées dans les conditions mentionnées au 2° de l'article L. 122-5 et au 20 de l'article L. 211-3.
        Art. L. 311-3. La rémunération pour copie privée est, dans les conditions ci-après définies, évaluée selon le mode forfaitaire prévu au deuxième alinéa de l'article L. 131-4.


        Ce qui signifie que pour une analyse, critique, scientifique ou pédagogique, des extraits (de texte, d'audio comme d'image) peuvent être cités. Il n'y a pas, dans le texte de loi, quoi que ce soit qui exclue les citations audio, par exemple, de ce champs.

        Pourtant, elles le sont. La jusrisprudence établit clairement qu'il ne peut pas y avoir de citation d'images ou de sons. Je ne sais pas du tout pourquoi, il paraît que "ça se plaide, mais ça ne se gagne pas". Il n'y a pas que les textes, il y a la manière dont ils sont interprétés, et là, l'interprétation est clairement défavorable à la citation d'images et de films.

        En fait, le code de la propriété intellectuelle est très favorable au consommateur: on a le droit de faire des copies privées, de citer, de caricaturer, etc. Cependant, son application l'est beaucoup moins, le droit à la copie privée est marginal par exemple, et beaucoup d'entreprises ou de particuliers prennent de très larges libertés vis-à-vis de ces lois qu'ils ne trouvent pas assez protectrices pour eux (par exemple les musées qui interdissent les photos sans flash d'oeuvres tombées dans le domaine public, ou la tentative de protection par copyright de données publiques, etc.). Enfin, il reste très flou sur certains points : par exemple, est-ce que j'ai le droit de diffuser un scan d'une photo de la Joconde que j'ai pris dans un livre? Qui est l'auteur? Léonard de Vinci? Le photographe (qui va certainement dire qu'il y a un aspect artistique et créatif dans sa photo, à cause des lumières, des choix techniques etc), la personne qui a scanné la photo? Bref, c'est ce genre de cas qui me font dire que la loi est définitivement mal faite et ouverte à toutes les interprétations.
        • [^] # Re: Piraterie et économie

          Posté par . Évalué à 3.

          Pour l'audiovisuel, la copie privée est autorisée sous condition de rémunération des auteurs,
          Non. La redevance au titre de la copie privée est apparue dans un second temps. Elle n'est pas proportionnelle aux copies effectivement réalisées, et elle n'en est pas la contrepartie obligatoire (contrairement à ce qu'essaient de faire croire, bien maladroitement dans leur intérêt, les représentants des ayants-droit).

          Pourtant, elles le sont. La jusrisprudence établit clairement qu'il ne peut pas y avoir de citation d'images ou de sons.
          Quelle jurisprudence ? A-t-on vu un prof d'école ou de fac poursuivi pour avoir diffusé des extraits sonores ou vidéo d'une oeuvre à des fins d'études ? A-t-on vu des critiques poursuivis pour avoir cité des extraits dans leurs avis ?
          • [^] # Re: Piraterie et économie

            Posté par . Évalué à 0.

            A-t-on vu des critiques poursuivis pour avoir cité des extraits dans leurs avis ?

            oui. et comme par hasard, quand ça ne plaisait pas...
          • [^] # Re: Piraterie et économie

            Posté par . Évalué à 4.

            A-t-on vu un prof d'école ou de fac poursuivi pour avoir diffusé des extraits sonores ou vidéo

            Je ne sais pas, mais ça me rappelle fortement ma première année de fac où j'avais pris l'option "cinéma".
            Chaque fois que le prof diffusait une bande, classiquement dans le but d'analyser plan par plan de courtes séquences (de 5 minutes au grand maximum), il fermait la porte de la salle à clefs (en dépit des consignes de sécurité, d'ailleurs).
            Il la ré-ouvrait à la fin de la projection, non sans avoir au préalable retiré la cassette du magnétoscope pour la ranger dans son cartable.
          • [^] # Re: Piraterie et économie

            Posté par . Évalué à 2.

            Non. La redevance au titre de la copie privée est apparue dans un second temps. Elle n'est pas proportionnelle aux copies effectivement réalisées, et elle n'en est pas la contrepartie obligatoire

            Je crois que tu rêves. Dans les faits, elle est obligatoire, sinon quel intérêt d'introduire ça dans la loi? De plus, ça ne règle pas le problème du peer to peer, parce que ce qui est complètement illégal, c'est de mettre sa copie privée en téléchargement (puisque ce n'est alors plus une copie privée). La loi dit : "t'as une copie, je ne veux pas savoir comment tu l'as eue, car tu as le droit. Par contre, si tu as diffusé une copie privée, alors tu vas en taule. " Etrange, hein? Bref, copie privée ou pas, le peer to peer reste illégal, c'est la partie upload qui est illégale.
    • [^] # Re: Piraterie et économie

      Posté par (page perso) . Évalué à 7.

      A mon avis, la seule solution, c'est de créer des législations extrêmement permissives dans certains pays
      Le problème est que tous les pays ont signé un accord ("de Marrachech" il me semble) sur tout ce qui concerne la propriété intellectuelle (et sûrement d'autres choses passionnantes pour les économistes).

      Un pays qui assouplirait tout celà se verrait attirer les foudres internationales pour violation de l'accord, avec toutes les armes économiques que sont capable d'inventer les pays "capitalistes" (embargo, taxes, GIs, tous les moyens sont bons pour faire respecter le capita... euh démocratie). Bref, un pays qui ferait celà serait considéré comme un pays "pirate" (vu que c'est le terme qu'ils emploies pour désigner ceux qui privilégie la morale à la logique commerciale).

      Je crois surtout qu'il faut sensibiliser les gens autour de nous, les amener à s'interroger, à travers ce genre de livre par exemple. En effet j'ai constaté que beaucoup trouvait le système actuel capitaliste vis à vis de la culture (il n'y a pas que du mauvais dans le capitalisme) "normal". Et là je me dis que toutes ces "industries" de la culture ont réussi à façonner leur vision dans le cerveau des gens, consommateurs qui ont l'impression d'avoir le pouvoir de se cultiver et de choisir, alors qu'ils passent à côté des vraies valeurs culturelles.
      • [^] # Re: Piraterie et économie

        Posté par . Évalué à 0.

        Moi je crois plus que la solution peut venir des individus qui partageraient librement (vive le p2p), qui détruiraient la séparation producteur / consommateurs (vive l'autoproduction) et proposeraient la gratuité pour toutes et tous. Ce n'est pas compatible avec le capitalisme.
        • [^] # Re: Piraterie et économie

          Posté par . Évalué à 2.

          Et comment sont financés les artistes ?
          • [^] # Re: Piraterie et économie

            Posté par . Évalué à 1.

            Il n'y en a plus, puisque la distinction producteur/consommateur a disparu. Mais la gratuité peut s'étendre aussi au logement et à la nourriture et ceux qui aiment créer de la musique peuvent le faire, tout comme ceux qui aiment préparer des bons repas.
            • [^] # Re: Piraterie et économie

              Posté par . Évalué à 1.

              Oui, maintenant il est temps que tu te reveilles et que tu reviennes sur terre.

              Remarques, si tu cuisines bien et que tu me nourris et loges gratuitement pendant un an je veux bien te chanter une chanson par semaine.
              • [^] # Re: Piraterie et économie

                Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                > Oui, maintenant il est temps que tu te reveilles et que tu reviennes sur terre.

                C'est marrant comme certaines personnes ont peur dès qu'on leur parle de gratuité, ou tout simplement d'entraide gratuite entre les hommes.
                Dès qu'on commence à parler de ça il faut immédiatement stopper la discussion.
                On vit dans un monde où tout doit se vendre, sinon c'est forcément de la merde, et où tout doit avoir un prix, même l'amitié et l'amour.
                Je n'aimerais pas être ton ami.
                • [^] # Re: Piraterie et économie

                  Posté par . Évalué à 2.

                  Je suis entierement d'accord avec toi. En meme il faut bien voir que quand on cause ici ou aillleurs, partout et tout le temps on le fait gratuitement et juste pour le plaisir.
                • [^] # Re: Piraterie et économie

                  Posté par . Évalué à 3.

                  C'est marrant, j'ai dit ou qu'il ne fallait pas donner ? Nulle part, tu detournes ce que je dis tout simplement.

                  Un monde fait d'amour et d'eau fraiche ou les gens partagent tout sans contrepartie, c'est illusoire et c'est evident, c'est ca que je dis.

                  Je serais ravi que tu me prouves le contraire, mais va falloir convaincre plusieurs centaines de millions de gens de donner une partie de ce qu'ils ont, bonne chance.
                  • [^] # Re: Piraterie et économie

                    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                    Les évidences, c'est seulement une question de culture. Ne te parait-il pas évident qu'on va dans une auto-école pour apprendre à conduire ? Aux états-unis, les leçons de conduite sont données à l'école. Il est tout aussi évident que pour ouvrir une porte il faut appuyer sur la poignée. Met un guyanais face à une porte et tu te rendras compte que ce n'est pas le cas.

                    Le seul modèle économique que tu connais est celui dans lequel tu vis, mais ce n'est pas pour autant le seul viable.
                    • [^] # Re: Piraterie et économie

                      Posté par . Évalué à 2.

                      T'as pas repondu a la question, montre moi un systeme autre que le capitalisme qui est viable a l'echelle de la planete.
                      • [^] # Re: Piraterie et économie

                        Posté par . Évalué à 1.

                        Si c'est être viable qu'aller vers le gouffre, tu as raison. Dans les temps préhistoriques, la barbarie a été un système viable à l'échelle de la planète.
                • [^] # Re: Piraterie et économie

                  Posté par . Évalué à 2.

                  Qui a parlé de stopper la discussion ? Qui a dit avoir peur ? ...
          • [^] # Re: Piraterie et économie

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            on finance pas un artiste.
            Dans l'idéal un artiste ne cherche pas à faire d'argent.
            Par contre un artiste pout vouloir vivre de son art. Et ce ne sotn pas les solutions qui manques, en commencant par les 2 premières : la représentation (concert, expo, etc.) ou la commande d'oeuvre (je suis qu'un pauvre interprête mais j'ai une superbe voix, tu veux bien me faire une chanson ?).
      • [^] # Re: Piraterie et économie

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        Les états-unis avaient aussi ratifier les accords de Kyoto. Comme quoi les engagements, ça peut se rompre sans trop d'encombres, suffit d'avoir des motivations.
    • [^] # Re: Piraterie et économie

      Posté par . Évalué à 7.

      wai, je sais que ce que je vais dire est tout a fait naif et pas aussi techniques que vos dire, mais...

      "Le droit du consommateur reste très nébuleux, et le seul droit qu'on lui accorde actuellement, c'est le droit de se taire et de payer."

      L'utilisateur reste maitre, il a toujours le droit de se soumettre librement, ms si on formait les utilisateurs a acheter et payer intelligement, on aurait plus ce genre de pb. Ex. tout le monde se plaint des prix des CD actuellement. les intermediaires, studio, la publicité, tt le monde nécessaire a la production, ca coute cher, dit on. ms la différence entre le prix d'un cd et celui d'un dvd ou il y a besoins de bcp plus de moyen est si faible qu'il invalide la justification du prix du cd.
      hors, si le consommateur decidait de ne pas acheter les cd a ce prix, les major seraient bien obliger de déscendre leur prix, faut bien qu'il vende, non ?

      c pour ca que RMS lance un : "You can’t make your decision about freedom based on economic consequences because they’re secondary. Freedom is so directly important that by comparison economics take second place." Les gens devraient penser d'abord à leur liberté avant d'acheter, et ce pour tous les produits et a tous les niveaux.

      C vrai que bcp n'y connaissent rien, et Microsoft fait en sorte que ces gens la croit qu'il n'y a pas de solution en dehors de Microsoft (ex. msn messenger, qui sait se faire remarquer qd on install un windows XP. A lorigine, ICQ est de bien meilleur qualité, ms pourkoi un utilisateur irait voir ailleur, qd ya sous la main un produit qui en plus ne se tait pas tant qu'on ne sait pas enregistré sur .NET passport!)
      ms bcp connaissent les logiciels libres et les alternatives linux. Leur réponse a ceux la est soit :
      - j'ai une solution, elle marche bien, de toute facon je paye rien non plus, puisque c'est du pirater, donc pourkoi s'embeter a passer au libre. En plus, Everquest 2 ne sortira pas dessus.Soit,
      - de toute facon, TCPA paladium, le jour ou on s'en servira pour tout ce que tu mdis, les gens bougeront et ca restera pas en place. Mais maintenant c pas le cas, alors laisse moi vivre en paix avec mon W XP.

      voila, donc si l'usager utilisait en gardant plus en tete les notions de droit et de liberté, il aurait enfin le pouvoir dont il reve. C sur, yen a qui se plaignent, ms ils voudraient que tout leur soit du, sans se bouger l'arriere train !
      Il ne faut pas oublier que notre liberté actuelle n'est pas un du, d'autre se sont battu avant nous pour que nous puissions vivre ainsi...

      (ok, je me suis bcp dispersé, veuillez m'en excuser.. ;))

      Salutations
    • [^] # Re: Piraterie et économie

      Posté par . Évalué à 5.

      Si on continue dans les analyses naïves, on peut se demander si le droit d'auteur (ou le droit de copie dans d'autres pays) ne sont pas des archaïsmes qui disparaîtront au XXIe siècle. A mes yeux, le véritable problème que n'ont pas compris les industriels et les politiques, c'est la dissociation entre le support de l'information et l'information elle-même. Jusqu'à une époque récente, acquérir l'information revenait à acquérir son support : on achetait un disque pour avoir la musique, on achetait un livre pour avoir le texte, un tableau pour avoir l'image etc. Or, avec la technologie, il est apparu des moyens de reproduire l'information en réduisant le coût du support : la photographie par exemple, puis les cassettes audio et vidéo, et aujourd'hui l'informatique. Bref, dans le prix d'un CD, il y a 5% de support et 95% de "vent". Parce que si le support a un coût intrinsèque, l'information n'en a pas. L'information "les alliés vont débarquer en Normandie" aurait valu des millions de Marks pour Hitler, pour nous, elle ne vaut pas un kopeck.

      Bref, les industriels essayent encore de nous vendre du support, et c'est là leur erreur monumentale, car ils ne peuvent plus justifier leurs prix quand le support disparaît. Il me paraît probable que l'avenir nous réserve la dissociation totale du support et de l'information, ce qui va forcément entraîner une liberté de circulation de cette information : on va acheter des DVD mais pas les films qu'il y a dessus, puisqu'on peut les télécharger sur Internet.

      Le financement des artistes peut très bien être assuré par les distributeurs de CD ou de DVD, puisque sans artistes ils ne peuvent plus rien distribuer. Tu veux vendre des CD? Bah paye un artiste pour qu'il chante, sinon tu ne vendras jamais de CD vides. Un peu comme un vendeur de logiciels libres, qui peut ou non financer le logiciel libre. De plus, un artiste n'a qu'à travailler pour gagner sa vie, de nos jours beaucoup de nos compatriotes font ça : faire des concerts, par exemple. C'est fatiguant de travailler, je sais, mais les acteurs de théatre le font bien, hein...

      Tout ça pour dire qu'au lieu de traîner les pieds à mettre au point des lois de plus en plus complexes et contraignantes, autant aller vers l'avenir, et décider que la propriété intellectuelle n'est plus synonyme de contrôle de la diffusion. Le modèle économique suivra les réformes idéologiques, comme ça devrait être toujours le cas et que ça ne l'est presque jamais.
      • [^] # Re: Piraterie et économie

        Posté par . Évalué à 2.

        Juste pour montrer à quel point le consommateur se fait avoir sur le prix du matériel :
        en Chine, un DVD « pirate » (je mets les guillemets parce que IANAL et surtout pas en droit chinois, et je suis sûr que les chinois n'appellent pas ça de la piraterie), avec jaquette et tout, c'est 0,5 ¤ (EUR). Et je suis sûr que le vendeur fait son beurre.
        À comparer avec le prix d'un DVD vierge par chez nous...
        • [^] # Re: Piraterie et économie

          Posté par . Évalué à 3.

          C'est sur.
          En meme temps je doute que quiconque ici accepte de vivre avec le salaire moyen d'un revendeur de DVD pirate chinois.
          Ce genre de comparaison est ultra-pervers (nous ne sommes pas que des consommateurs, nous sommes aussi des salariés, des assurés sociaux,...). PArce que sinon, avec ce genre de chiffres, on va tous finir en ouvriers de maquiladoras madelinistes...
          • [^] # Re: Piraterie et économie

            Posté par . Évalué à 4.

            C'est bien pour cela que je ne parle pas du prix du macdo (je prends le macdo comme exemple parce que cela se rapproche du produit que l'on trouve partout), qui dépend des fournisseurs locaux et du « niveau de vie » des acheteurs potentiels.
            Là je prenais comme exemple le prix de revient d'un dvd gravé : si avec 50 centimes le chinois s'en sort, c'est que le dvd vierge + l'amortissement du matos lui reviennent à moins de 50 centimes.
            Pourquoi donc le dvd vierge en France est-il plus cher que ça ? (un rapport de 10 si je ne m'abuse) Tout simplement parce que le con_sommateur français peut dépenser 5 euros pour un dvd vierge.

            « Il ne faut pas prendre les gens pour des cons, mais il ne faut pas oublier qu'ils le sont. » (Les Inconnus, sketch de l'agence de pub)
      • [^] # vive le support (hard core)

        Posté par . Évalué à 1.

        Le support, c'est précieux. Regardons les angelots des beffrois ou les automates qui jouaient de la musique, les orgues de barbarie, les pianos mécaniques. Ca fait longtemps que l'Homme voulait fixer la musique, garder l'empreinte d'une interprétation. En prendre contrôle. Pour les sons, cette invention ne date que d'un siècle. C'est le microsillon qui permet de démocratiser le controle du son. Révolution. Comme l'avion qui controle l'espace aerien, comme le papier qui controle l'écrit.

        La démocratisation du controle de l'écriture s'était faite bien plus tôt : 1450, ca date de Gutenberg, dirais je. Ne m'a t'on pas vanté le livre rechargeable, l'encre électronique, la fin du paper desktop ? Ou en est on de ces effets d'annonce annoncant que le livre est mort, que la presse traditionnelle est obsolête avec internet ? C'est rien que du bluff : l'inflation du monde papier continue de plus belle et les nouvelles technologies n'y sont pour rien. Il me suffit de relever la tête de mon écran et de faire quelques pas. Partout sont ces maudits supports, pour les livres, pour la musique, pour les films, pour les journaux. Et aussi des disquettes, des CD, des DVD, des cartouches, des clés usb. Mes objets de moi.

        Mais que me veut elle, cette Société de l'Immatériel ? Elle va venir me dépouiller de mes objets réels familiers controlés, qui m'entourent et me rassurent. Elle va me laisser face à face avec ma mémoire humaine défaillante et la grosse database centralisée des oeuvres, froides, impérissables, à laquelle je serais relié par un cable direct haut débit ?

        immatériel = non matériel = non hardware = software ? Moi je ne crois pas que ce soit le bon enjeu. Laissons le Logiciel Libre avancer peinard dans la fourniture de distribs utiles et amusantes et gardons nous de généraliser à l'immensité du monde numérique, économique, capitaliste ou je ne sais quelle autre chimère.

        --
        This is the CENTRAL SCRUTINIZER... Yes... he used to be a nice boy... He used to cut the grass... But now his mind is totally destroyed by music. He's so crazy now he even believes that people are writing articles and reviews about his imaginary guitar notes, and so, continuing to dwindle in the twilight realm of his own secret thoughts, he not only dreams imaginary guitar notes, but, to make matters worse, he dreams imaginary vocal parts to a song about the imaginary journalistic profession...
        • [^] # HS: vive le support (FZ hard core)

          Posté par . Évalué à 0.

          c'est du Zappa ta signature ?

          je n'ai jamais digéré l'interdiction par les héritiers de Ravel de la reprise du Boléro par Zappa :[
          rien que pour ça, ce système mérite d'être remplaçé.
  • # sous licence Creative Commons ;)

    Posté par . Évalué à -1.

    Il est à noter que le livre est sous licence Creative Commons et qu'il est téléchargeable au format PDF sur le site.
    Je me jette dans sa lecture dès que j'aurai fini de lire "la bataille du logiciel libre" (http://www.labatailledulogiciellibre.info/(...))
    • [^] # Re: sous licence Creative Commons ;)

      Posté par . Évalué à 1.

      Il est à noter que c'était écrit dans la newz, quand même ...
      Je t'aide :
      Le livre est sous licence Creative Commons BY-NC-SA. Il est disponible en téléchargement (PDF) sur le site dédié à l'ouvrage mais il est aussi est surtout disponible chez votre libraire le plus proche !

      Et donc, il est à noter qu'on peut *aussi* l'acheter.

      Il est à noter que ce post non plus, ne sert à rien.
      • [^] # Re: sous licence Creative Commons ;)

        Posté par . Évalué à -2.

        ok, autant pour moi, ça m'apprendra à tout lire en diagonale !

        L'intérêt de mon intervention était de relever qu'en moins d'une semaine sortent deux livres autour du libre ; ouvrages visiblement très intéressant.

        Mais t'as pas dû lire mon post jusqu'au bout parce que j'en parlais dans les derniers caractères ;)
  • # titre

    Posté par . Évalué à 3.

    Je me demande si le titre est une provocation ou juste si l'auteur n'a pas compris que le terme "piraterie" est on ne peut plus ridicule, sujet à amalgames douteux, bref dangereux...
    • [^] # Re: titre

      Posté par . Évalué à 2.

      Le terme piraterie est trop fort puisqu'il s'agit simplement de l'usage non autorisée de faire quelque chose (écouter, utiliser, jouir) mais en même temps, les pirates et les corsaires des bateaux qui jetaient leurs ennemis à la mer jouissent d'une image très positive dans l'imaginaire collectif même si c'était des criminels.
    • [^] # Re: titre

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      Diverses infos collectées sur piraterie/piratage :
      http://wiki.april.org/Terminologie(...)
    • [^] # Re: titre

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      >Je me demande si le titre est une provocation ou juste si l'auteur n'a pas compris que le terme "piraterie" est on ne peut plus ridicule, sujet à amalgames douteux, bref dangereux...

      Lis le bouquin, tu verras qu'il explique que les termes "pirate", "pirateries" et "vol" reviennent sans arrêt dans la bouche des majors (et des directeurs de labos pharmaceutiques).
      • [^] # Re: titre

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        ... et des directeurs de labos pharmaceutiques.

        Ceux qui avaient fait virer Martin Winckler de TF1 ?
        • [^] # Re: titre

          Posté par . Évalué à 1.

          Ceux qui avaient fait virer Martin Winckler de TF1 ?
          France Inter.

          Il se prend pour Napoléon, son état empire.

  • # sens de la phrase.

    Posté par . Évalué à 1.

    met à jour ---> met AU jour.
    Décidément les solécismes sont plus simples que le parler correct.

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