Nouvelles autour de l'EUCD et de la lutte contre la contrefaçon

Posté par (page perso) . Modéré par Fabien Penso.
0
18
juil.
2004
Audiovisuel
L'initiative EUCD.info a écrit au Ministre de la Culture français pour lui demander un siège à la table ronde du 15 juillet « de concertation et de rassemblement entre acteurs concernés par le développement de l'interopérabilité sur les marchés de la musique en ligne et de la vidéo à la demande. »

Le compte-rendu de ZDNet de la réunion suscite des interrogations sur la liste fsfe-france sur la définition du délit de contrefaçon, son constat, sa sanction, etc.

L'examen du projet de transposition de l'EUCD est reporté à l'automne. La FSF France avait demandé, dans une lettre ouverte, qu'au nom du droit d'auteur le Premier Ministre décide un tel report. Apparemment un grand concours de phrases choc a été lancé ces derniers temps :
- le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabre a déclaré : « La piraterie, c'est du chômage. C'est du vol. Mais c'est bien plus encore. » Mais aussi « Si on veut penser à l'usager, ce qui est mon cas, il faut développer l'inter-opérabilité c'est-à-dire que, sans aucune restriction technique, l'ensemble des catalogues soit disponible pour l'ensemble des publics. Il ne faut pas qu'à travers le maillage des normes techniques un nouveau protectionnisme se développe. » (article du Figaro)
- le BSA : « Il faut faire admettre que le piratage de logiciels, c'est du vol. »
- le Syndicat National de l'Édition Phonographique (SNEP) qui assimile le partage à du vol.
- et l'inénarrable Pascal Nègre d'Universal Music France : « Télécharger, c'est voler », mais aussi « qu'on arrête de me dire que les CD sont trop chers, ça coûte à peine le prix de 2 places de cinéma, c'est à dire 3 fois rien » et « si je dois être le Sarkozy de l'Internet, je le deviendrai... C'est mon boulot »

On notera la phraséologie et la dérive des termes (piratage voire piraterie pour de la contrefaçon, et même vol...). Voir quelques remarques sur le choix des termes sur les sites de la FSF (« Termes prêtant à confusion que vous devriez éviter ») et de l'APRIL (« Terminologie »).
  • # ...

    Posté par . Évalué à 9.

    s/ deviendrais/deviendrai

    On essaie donc de "victimiser" les grands majors, en rejetant toute la faute aux consommateurs. Il leur faudra peut-être comprendre un jour que ce sont eux précisément qui sont leurs clients. Fait-on l'économie au sevice de l'homme, ou l'homme à celui de l'économie ?

    Et puis, tout le monde n'a pas le salaire de Monsieur Nègre, il se moque ENCORE une fois de ces clients : c'est lui qui doit s'adapter, encore une fois, pas nous. Il est inutile de dire qu'effectivement les CD sont bien trop chers.
    • [^] # Re: ...

      Posté par . Évalué à 6.

      Je ne sais pas si les CD sont trop chers, je pense que leur prix serait correct (ou irait vers quelque chose de correct) si la copie était libre.

      Dans la série guerre des mots, ne faudrait-il pas faire de même vers les majors et les politiques ? La difficulté est d'être bien compris. Les traiter de terroriste ne serait, à mon avis, pas plus excessif que leur emploi des termes « piraterie » et « vol » (surtout le premier qui désigne des actes sanglants). Seulement la propagande a marché sur le terme « pirate » qui ne paraît plus excessif à la plupart des gens alors que désigner majors et politiques comme « terroristes » serait mal perçu. (peut-être un autre mot ? Celui-ci me paraissait assez adapté à cause du climat de peur qu'ils recherchent).

      Mieux vaut sans doute n'employer que les termes corrects pour tout le monde, et corriger ceux qui parlent de piraterie et de vol, en leur expliquant qu'il ne s'agit que de contrefaçon sans profit.

      Si quelqu'un a des infos sur des associations militant pour la copie libre (ou des artistes, hors copyleftistes et autres artistes libres), sans aller jusqu'à l'abolition de la propriété intellectuelle, merci d'avance pour les liens ou références !
      • [^] # Re: ...

        Posté par . Évalué à 3.

        Je ne sais pas si les CD sont trop chers, je pense que leur prix serait correct (ou irait vers quelque chose de correct) si la copie était libre.

        Oui, j'ai oublié de le mentionner, mais tu as parfaitement raison. On ne s'attend pas à ce que la liberté des gens soit aussi restreinte, à ce prix-là.

        Leur champ lexical douteux, même s'il ne consiste pas à première vue en une offense envers les consommateurs, contribue à induire les gens en erreur sur des termes très excessifs.
        C'est pour ça que je trouve le lien vers la page de la FSF très pertinent :) !

        Alex.
        • [^] # Re: ...

          Posté par . Évalué à 5.

          > Oui, j'ai oublié de le mentionner, mais tu as parfaitement raison. On ne s'attend pas à ce que la liberté des gens soit aussi restreinte, à ce prix-là.

          Ce n'est pas pour cette raison là que je me disais ça. Pour moi notre niveau technologique permet la copie personnelle (contrairement à l'époque où ces lois ont été faites, elle n'était possible que par des professionnels). C'est le progrès, pourquoi ne peut-on pas en profiter alors que cette pratique ne nuit à personne ? Aujourd'hui on restreint le progrès pour des intérêts privés qui ne sont même pas ceux de l'art en général, mais ceux des capitalistes (majors). L'artiste a toujours des sources de revenu, même avec la copie libre : concerts, ventes de disques, produits dérivés. Il n'y a que ceux qui ont déjà trop de sous que ça gène vraiment, les autres ont besoin de diffuser avant tout. Tout comme RMS pense que tout logiciel devrait être libre (que c'est un droit des utilisateurs), j'ai le même raisonnement pour la liberté de copier (je ne parle même pas des autres) et en la limitant au non-commercial (interdiction de faire du profit sur ces copies si on est pas l'ayant droit).

          Quand je lis ces discours de ministres et de représentants des majors, j'ai vraiment l'impression de voir des survivants de l'Ancien Régime défendre des privilèges qui datent d'une autre époque. N'oublions pas que leur discours revient à dire : « pas de liberté car la liberté n'est pas rentable ».
      • [^] # Re: ...

        Posté par (page perso) . Évalué à 7.

        > Celui-ci me paraissait assez adapté à cause du climat de peur qu'ils recherchent).

        Il n'y as qu'a parler du _cartel_ des majors, de pègre... Toujours parlé de _copie_ ou de partage du savoir et de l'information.
        Insister sur le fait que la SACEM ne publie pas ces comptes, qu'il est anormal que l'état subventionne une industrie déclinante du fait qu'elle ne s'adapte pas aux nouvelles technologie et à la demande de ses clients.
        Qu'il est anormal que les DVD soit moins cher que les cd audio et que les majors refuse de baisser leur marge et préfère baisser celle des artistes ou taxer les citoyens ou les autres sociétés innovantes tel que les FAI.

        Accepterait t'on que les supermarchés taxe les routes et autoroutes sous pretexte que les gamins qui piquent des barres de chocolat les utilise pour rentrer chez eux et que c'est un énorme manque à gagner pour eux !
        • [^] # Re: ...

          Posté par (page perso) . Évalué à 8.

          allez nourrisons le troll:
          voilà ce qu'on peut lire sur mac bidouille :-) (http://www.macbidouille.com/niouzcontenu.php?date=2004-07-02(...))

          Voici un témoignage qui vous permettra de comprendre mieux l'attitude des majors face à la musique en ligne. Nous vous livrons ce témoignage en ayant, avec l'accord de l'intéressé, purgé les noms des protagonistes. Attention, nous ne savons pas si toutes les majors se comporteront ainsi.

          Je suis co-réalisateur de 5 titres sur le prochain album de [Une artiste française] qui doit sortir en octobre prochain.
          Le réaisateur artistique est contracté par le producteur (la major) pour arranger, orchestrer, diriger artistiquement et superviser les enregistrements d'un artiste pour un nombre de titres déterminés par le contrat.
          En échange de ce contrat, le client (la major) rémunère le ou les réalisateurs sous forme de redevances par disque vendus.
          Par rapport à ce projet et en raison de l'apparition des sites de téléchargement payants du style iTMS, j'ai eu l'impudence de demander à [major] comment je serai rémunéré sur les ventes des titres de ce futur album en cas de téléchargement.
          Il m'a été répondu sous la forme du mail joint: PAS DE REMUNERATION sur les téléchargements.Ce qui veut dire en clair que [major] encaisse les droits payés par Apple mais refuse de les reverser aux artistes, aux réalisateurs et autres ayants droits.
          Ce qui est parfaitement illégal. [major] argumente sur le fait que les contrats qui nous lient ont pour objet la vente de "support" du type CD, cassette, vynil etc., mais que dans le cas de téléchargement, il n'y a pas de support donc il n'y a aucune raison que nous soyons rémunérés.
          Cependant, [major] négocie avec Apple sur le montant des redevances à percevoir sur chaque téléchargement des oeuvres que nous avons réalisées pour leur compte.
          Je pense, ainsi qu'avec de nombreux autres artistes et réalisateurs, qu'il y a là une forme bien plus vicieuse de piratage organisé.

          [Nom de la victime]
          (PS: pour info,je suis dans cette profession depuis plus de 40 ans et j'ai déjà contribué à titre de mixeur ou de réalisateur à plus de 40 000 000 de disques vendus sans pour autant être propriétaire de mon appartement.)

          Et voici le mail en question.

          De: *******
          Date: 1 juillet 2004 12:25:41 GMT+02:00
          À: ******
          Objet: RE : RE : Contrat de co réalisation pour *******
          Chère ******, Cher ******,

          Je fais suite à votre dernier e-mail.

          Je vous confirme ainsi que vous l'a également indiqué ****** (Cf : contrat album [une artiste française]) que nous ne prévoyons pas de rémunération au titre du téléchargement......

          Comme l'a indiqué "la victime" les majors qui ont tant hurlé contre le piratage et la perte de droits engendrée, se comportent eux-même d'une façon similaire.

          On peut imaginer ce que sera l'avenir. Les sites de téléchargement en ligne les plus gros vont commencer à signer directement avec les artistes des contrats de distribution qui vont contourner les majors. On assistera alors à des guerres d'influence terribles dont les artistes serviront de bâton et de bouclier.
        • [^] # Re: ...

          Posté par (page perso) . Évalué à 5.

          L'Express du 10/06/1999
          Le lourd passé de la Sacem
          http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/sacem/dossier.asp?ida=69(...)

          SACEM et Internet : ou sont les droits d'auteurs ?
          http://linuxfr.org/2001/11/29/6149.html(...)

          Droits d'auteur: tout baigne pour la SACEM
          http://linuxfr.org/~kurun/14134.html(...)

          On se la coule douce à la SACEM
          http://linuxfr.org/~boa13/13858.html(...)

          Les très fausses notes de la Sacem
          L'Express du 04/05/2000
          http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/sacem/dossier.asp(...)

          ...
  • # Le cinéma c'est rien:

    Posté par . Évalué à 3.

    >les CD sont trop chers, ça coûte à peine le prix de 2 places de cinéma, c'est à dire 3 fois rien
    Pour moi, c'est plutôt un peu plus de 3 places de cinéma pour un CD. Et au cinéma, y'a pas que du rien. Y'a quelques bons films.
    Sinon, c'est pas parce que dans les CD d'Universal y'a rien qu'il faut faut les payer 3 fois leurs prix.
    • [^] # Re: Le cinéma c'est rien:

      Posté par . Évalué à 8.

      Ça n'intéresse personne, mais j'ai la carte UGC. Là où ça devient intéressant, c'est que si je veux vraiment, je vais voir 30 films dans la semaine. À raison de 16 euros 50 environ par mois, en comptant 4 semaines et demi, ça nous fait 135 films au cours du mois, soit un peu plus de 12 centimes par film.
      Un prix vert à la FNAC, c'est 16 euros environ, soit un peu plus de 13 euros avant la TVA. Ce qui revient théoriquement à un prix équivalent à plus d'une centaine de places de cinéma.

      Bien sûr c'est ridicule, puisque je verrais dans ce cas certainement un bon nombre de fois les mêmes films, mais j'ai la possibilité de le faire.

      Pour le cinéma, on a des forfaits. Pour le téléphone, on a des forfaits. Pour l'Internet, on a des forfaits. Pour les transports, on a des forfaits. À quand les forfaits pour la musique ?
      Toute la question est de savoir qui y a intérêt (à part les clients bien sûr), et qui freinerait des quatre fers.
      • [^] # Re: Le cinéma c'est rien:

        Posté par . Évalué à 1.

        Pour le cinema et pour les transports, ajoutons aussi que beaucoup de gens ont des aides, via des tarifs reduits pour etudiants, via le CE des entreprises, via les tarifs pour chomeurs, les tarifs pour personnes agees...
        Pour le cinema, les malchanceux peuvent encore se faire fournir par les amis. Qui, beneficiant de tarifs preferenciels via le CE n'a pas deja fait beneficier de tickets a prix reduits a des amis qui n'en beneficiaient pas ?
        Pour les transports, qui n'a pas un jour fait du co-voiturage pour aller a la mer ou a la montagne avec les potes ? Ah oui, c'est vrai, les geeks ne sortent pas de leur caverne :)

        Avec les disques pourquoi n'y a-t-il pas de tarifs preferentiels ? Pourquoi ne peut-on pas faire partager ses avantages (quels avantages au fait ?)
        J'achete mon CD
        Tu achetes ton CD
        Il achete son CD
        Nous achetons notre CD (*)
        Vous achetez votre CD (*)
        Ils achetent leur CD (*)

        Le bonjour chez vous,
        Yves

        (*): notre/votre/leur et pas nos/vos/leurs parce qu'apres avoir achete un CD, on n'a plus de sous pour en acheter un autre
        • [^] # Re: Le cinéma c'est rien:

          Posté par . Évalué à 1.

          > Avec les disques pourquoi n'y a-t-il pas de tarifs preferentiels ? Pourquoi ne peut-on pas faire partager ses avantages (quels avantages au fait ?)

          Bof, je ne suis pas sûr que ce soit attaquer avec le bon angle, ça : le transport, le ciné, etc. tout ça tu ne peux pas en faire des copies privées.

          On pourrait te rétorquer que tu peux acheter d'occasion un CD, en faire une copie privée, et le revendre (ta copie reste légale). Évidemment il y a les protections anti-copie en Europe, sont-elles vraiment efficaces ?

          Sinon, je pense que s'il n'y a pas de tarifs préférentiels, c'est parce que :
          - les bons albums valent leur prix
          - les mauvais albums ne vaudraient pas le leur même à tarif préférentiel ! ;)
    • [^] # Re: Le cinéma c'est rien:

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      On voit bien que ce personnage est déconnecté de la réalité. 9 € (oui, c'est le prix des cinéma en région parisienne) ça me fait 2 repas. Je n'appelle pas ça rien !
      • [^] # Re: Le cinéma c'est rien:

        Posté par . Évalué à 1.

        pour l'etat ca fait meme presque 3 repas ; les tickets restos des fonctionnaires sont a 3euros et quelques

        je crois qu'on est tous d'accord pour dire qu'une place de cine c'est pas 3 fois rien ;) (enfin sauf ceux qui ont leurs salaires qui augmentent de 10 % par ans alors que la croissances est a 1% .... )
      • [^] # Re: Le cinéma c'est rien:

        Posté par . Évalué à 2.

        Pour beaucoup une place de cinéma c'est déja trop cher, alors me dire qu 'un CD c'est à peine le prix de 2 ou 3 CD c'est pas ça qui va faire vendre !!
  • # EUCD.info : qu'est-ce que c'est.

    Posté par . Évalué à 10.

    Rappelons (pour ceux qui ne sont pas plongés dedans tous les jours) que EUCD.info se définit lui-même ainsi :


    EUCD.INFO est une initiative créée par la FSF France (Fondation pour le Logiciel Libre) dont la mission est d'informer sur les conséquences sociales et économiques de la directive européenne du 22 mai 2001 relative au droits d'auteurs et aux droits voisins dans la société de l'information (surnommée EUCD). Grâce à une levée de fonds elle finance les travaux d'une équipe de juristes dirigée par Cyril Rojinsky. Elle entend ainsi permettre une transposition de l'EUCD qui préserve l'exception de copie privée en particulier et l'intérêt des auteurs et du public en général. EUCD.INFO est représentée dans treize pays de l'union européenne et a vocation à fédérer les organismes français dont les intérêts pourraient être lésés par une transposition hâtive de l'EUCD.


    EUCD = European Union Copyright Directive
  • # Vous connaissez la musique libre ?

    Posté par . Évalué à 9.

    Pour ceux qui ne connaissent pas, je signale qu'il existe de la musique libre. C'est le même principe que pour le logiciel : on peut la copier, la modifier, l'écouter autant qu'on veut, etc...
    Quelques liens pour se tenir au courant :
    http://rezal404.org/wikini/wakka.php?wiki=Mp3Legal(...) (spécialement la partie "zik libre")
    http://www.lunerouge.org/spip/rubrique.php3?id_rubrique=31(...) (pour les liens vers les artistes)
    http://www.altitune.org/(...) (tout nouveau donc pas trop de musique encore mais de bonnes explications de ce qu'est la musique libre)
    http://www.gnuart.net/data/musique/index.html(...)
    http://www.magnatune.com/(...)
    http://www.musique-libre.org(...)
    http://www.opsound.org/opsound.html(...)
    http://muzik.agnula.org/(...)
    http://www.lapostrophe.org/modules/news/(...)

    A diffuser fortement donc.
  • # Blanche-Neige

    Posté par . Évalué à 3.

    Pendant que vous vous prélassez dans votre indifférence crasse, toutes les 3 minutes un pauvre artiste meurt de faim à cause du piratage. Est ce que vous pensez à ses veuves et à son orphelin pendant que vous écoutez le mp3 pirate de Tata Yoyo ? non évidemment.

    Alors vous ne voulez pas de la taxe internet, vous boycottez les fnac, vous faites des chichis pour surfer sur itunes, vous évitez allofmp3 parce que c'est la mafia russe. Mince, qu'est ce qu'il faut faire pour que vous lachiez les pépéttes ? c'est affligeant de voir des rats pareils, comprenez que les ministres s'énervent à force, c'est vrai quoi ? Vous y pensez à Bill Gates et à ses problèmes de CLUF ? non évidemment.

    NOUS DEVONS tous migrer sans délai sur un p2p complètement crypté et anonyme où n'importe qui pourra partager et télécharger n'importe quoi. Et en parallèle, n'importe qui pourra aussi contribuer en versant de l'argent dans une cagnotte, un fond secret. Et c'est le ministre de la culture qui redistribuera les pépéttes aux ayants droits. Et s'il reste de la thune à la fin du mois on fera la fiesta sur une frégate à Taiwan entre amis.

    C'est pas un problème de vol, en fait. On sait tous parfaitement qu'il y a des sommes fabuleuses de manque à gagner qui circulent de manière invisible dans les milieux pirates. La seule petite adaptation à faire, c'est d'offrir un moyen de blanchiment afin que les capitaux soient réinjectés dans l'économie légale, renforcant ainsi la croissance, la diversité culturelle et l'employabilitance sectorielle.

    --
    Un jour, mon Prince viendra,
    Un jour, on s'aimera,
    Dans son château, heureux, s'en allant
    Goûter le bonheur qui nous attend !
    • [^] # Re: Blanche-Neige

      Posté par . Évalué à -1.

      excellent =^^=
    • [^] # Re: Blanche-Neige

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      NOUS DEVONS tous migrer sans délai sur un p2p complètement crypté et anonyme où n'importe qui pourra partager et télécharger n'importe quoi. Et en parallèle, n'importe qui pourra aussi contribuer en versant de l'argent dans une cagnotte, un fond secret.

      Le système est intéressant, mais en pratique il est complètement irréaliste !

      C'est entièrement basé sur la bonne volonté des gens à déclarer ce qu'il ont réellement téléchargé et à payer en conséquence : c'est utopique... Rappelle-moi quel est le taux de fraude pour la redevance télé qui repose sur un principe similaire ?
      • [^] # Re: Blanche-Neige

        Posté par . Évalué à 0.

        > C'est entièrement basé sur la bonne volonté des gens à déclarer ce qu'il ont réellement téléchargé et à payer en conséquence.

        Ou a-t-il dit ça ? Non tu ne paies que si tu le souhaites, et sans rapport avec ce que tu consommes.

        > Rappelle-moi quel est le taux de fraude pour la redevance télé qui repose sur un principe similaire ?

        Rien à voir, là tout le monde est tenu de payer (légalement) et un prix fixé !
        • [^] # Re: Blanche-Neige

          Posté par . Évalué à 3.

          > tu ne paies que si tu le souhaites, et sans rapport avec ce que tu consommes.

          Oui c'est bien ce système là que j'évoque. C'est un système où le consommateur est complètement débridé, et qui permet à l'amateur de s'exprimer en versant une somme quand lui juge que c'est correct, valable, juste.

          Ce système que j'évoque ne me plait pas. Du point de vue du consommateur, c'est génial : il est le roi, c'est lui qui tiens les rennes du pouvoir. Du point de vue économique, c'est du caritatif : on consomme et puis apres on paye. C'est le denier du culte. C'est l'économie des pieces jaunes pour payer des humidificateurs contre la canicule. C'est l'économie du mécénat où les riches se payent en bonnes oeuvres et où Molière termine sa carrière enterré dans le fossé.

          Le caricatif, je suis contre. Je pense que c'est trahir les artistes. Eux aussi ont fait la Révolution et ils étaient bien content d'abolir ce système. C'est à ce moment là qu'on a inventé le droit d'auteur aussi, en réaction. Il y a d'autres systèmes économiques normaux (on paye avant de consommer et pas l'inverse) qui demande à être appliqué. Bmc, plus haut évoque le forfait par exemple. Dons le caritatif, on doit pouvoir s'en passer je suppose.

          My 20 centimes d'euros.
          • [^] # Re: Blanche-Neige

            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

            Au temps pour moi, j'avais mal compris ton message.
          • [^] # Re: Blanche-Neige

            Posté par . Évalué à 5.

            Je suis plutôt d'accord avec toi, sauf sur un point : "consommer". Sincerement, si tu te contente de "consommer" de la musique, je te plaind. Le terme n'est pas vraiment bien choisi : consommer, ca à une connotation à usage unique (ptet que t'achete des DVD à usage unique remarque).

            Moi j'écoute de la musique (de préférence libre, j'ai pas énormement d'argent à mettre là-dedans, et vennez pas me dire que j'ai qu'à pas faire de l'info : j'ai mon PC (le même) depuis 5 ans). Je trouve que les CD n'ont pas très bon gout (j'évite de les gouter trop souvent parce qu'en plus c'est pas très bon pour la santé).

            Voila bien le but ultime de certains éditeurs et distributeurs : faire "consommer" de la musique. Moi ca me dérange.
            • [^] # Re: Blanche-Neige

              Posté par . Évalué à 1.

              On est d'accord. Consommer est un terme assez choquant, ce n'est pas pour rien que je l'emploie. Tu remarqueras que quand tu annonces que tu es citoyen avec un droit de vote, on te rit au nez. Quand tu annonces que tu es un rebelle armé, on te rit au nez. Mais quand tu annonces que tu es un consommateur avec plein de pépéttes en poche alors là RESPECT. Les plus grands s'inclinent.

              > j'ai pas énormement d'argent

              looser. ;-)
              Il fallait dire : J'ai été à deux doigts de racheter Thomson Multimédia.

              Pour creuser un peu le sujet... Oui l'usage des oeuvres est divers. Par exemple, tu dis que tu ECOUTES la musique, mais il arrive parfois que tu ENTENDES la musique. Ce sont là deux niveaux de consciences différents et utiles chacun. STP, saurais tu nous dire combien d'heures d'écoutes et combien d'heures d'entente tu consacres à la musique chaque année ?
              Ca permettrait à la SACEM de t'adresser la facture. ;-)
              En fait ECOUTER et ENTENDRE sont des usages que l'on fait des oeuvres, mais on ne peuut pas dire que ce soit là de la consommation. Ce n'est donc pas facturé.

              Ce qu'on facture, c'est la PRISE DE CONTROLE sur une oeuvre. Consommer, c'est posséder (ou déposséder).

              Moi aussi, il y a une chose me choque énormément dans ton texte.
              > J'écoute de la musique, de préférence libre

              Les licences sont des textes arbitraires qui n'ont rien à faire avec l'esthétique. La licence ne doit pas être un guide qui modèle ton goût.
              J'écoute de la musique, de préférence les morceaux dont le titre commence par une voyelle. C'est absurde, non ?
              esthétique != éthique
              • [^] # Re: Blanche-Neige

                Posté par . Évalué à 2.

                En fait je ne voulais pas dire ce que tu as cru que je voulais dire :)
                Quand je dis "de préférence" libre, ca veut pas dire qu'esthétiquement je prefere tout le temps la musique libre. Ca veut dire que je cherche principalement de quoi satisfaire mes oreilles parmis de la musique libre (notemment pour des raisons de cout). Et que quand j'adore de la musique proprio je l'ecoute quand meme :)

                Vu comme ca tu ne peux guere me reprocher de "preferer" c'est à dire de visez en priorite le libre : d'autant plus qu'en modifiant un peu ton discours j'obtiens un truc qui va faire dresser les cheveux sur la tete de plein de lecteur de LFR :

                Les licences sont des textes arbitraires qui n'ont rien à faire avec l'esthétique la technique. La licence ne doit pas être un guide qui modèle ton goût choix.
                J'écoute de la musique J'utilise des logiciels, de préférence les morceaux ceux dont le titre commence par une voyelle. C'est absurde, non ?
                esthétique technique != éthique

                Bien evidemment je ne dis pas que tu es près a dire ca, d'autant que j'ai très bien capté que tu avais cru que j'avais utilisé "préférance" dans le sens de aimer esthetiquement plus que. Mais faire le parrallèle entre licence et première lettre me semble tout de même être un peu abusif !
          • [^] # Re: Blanche-Neige

            Posté par . Évalué à 2.

            > Ce système que j'évoque ne me plait pas. Du point de vue du consommateur, c'est génial : il est le roi, c'est lui qui tiens les rennes du pouvoir. Du point de vue économique, c'est du caritatif : on consomme et puis apres on paye. C'est le denier du culte. C'est l'économie des pieces jaunes pour payer des humidificateurs contre la canicule. C'est l'économie du mécénat où les riches se payent en bonnes oeuvres et où Molière termine sa carrière enterré dans le fossé.

            On parle bien de la même chose mais ça n'a rien à voir avec du caritatif. Je suis contre le caritatif mais favorable à ce système là, qui n'a vraiment rien à voir. On paie juste a posteriori, et de manière facultative, vraiment aucun rapport avec le caritatif qui est totalement déconnecté de ce qu'on consomme (d'ailleurs là il n'y a pas forcément consommation). C'est un moyen fiable de vivre, pas de la mendicité, et faudrait pas oublier non plus les moyens normaux de revenus non liés à la musique sur support (concerts, produits dérivés etc.)
            • [^] # Re: Blanche-Neige

              Posté par . Évalué à 1.

              Voici ma définition du caritatif.
              Je suis un pourri égoiste, je suis une sangsue, je suis un profiteur et j'assume.
              Si tu es trop bete pour m'offrir quelque chose sans rien me demander en échange, je vais me gaver au maximum.

              D'après moi, tu te trouves dans un système économique caritatif si l'unique moyen d'obtenir une coopération consiste à faire appel aux grands sentiments, à culpabiliser les gens. Certes, le système caritatif peut rapporter de l'argent, c'est loin d'etre négligeable, mais il entraine une surenchère moralisatrice fort néfaste sur le long terme. C'est pour quoi je l'écarte.

              Je préfère de loin le forfait simple : tu me payes, tu jouis ; tu me fraudes, tu vas en taule.

              Je présume que, face à des vraies sangsues, le système auquel tu penses n'a aucun moyen de coercition autre que moral. Me tromperai-je ?
              • [^] # Re: Blanche-Neige

                Posté par . Évalué à 1.

                Sauf que dans le cas en question, on parle d'immatériel, donc on n'offre jamais rien, auquel cas il y aurait problème certainement.

                Dans le système dont je parle, il n'y a aucun devoir, aucun appel aux sentiments, à culpabilisation, etc. Tu gagnes si les gens achètent quelque chose (qui peut être symbolique) sachant qu'ils peuvent contourner ça et faire les copies eux-même. Rien de moralisateur, et pas le moindre aspect caritatif.

                > Je présume que, face à des vraies sangsues, le système auquel tu penses n'a aucun moyen de coercition autre que moral. Me tromperai-je ?

                Vu que la notion de sangsues n'existerait pas, puisqu'on n'exige l'achat de personne. On voit aujourd'hui que les acheteurs symboliques sont plus que suffisants. Pas de moyens de coercition, moral ou autre, on s'en fout le but est justement de les rendre inutiles.
  • # Irréaliste

    Posté par (page perso) . Évalué à 5.

    Il est en effet fort regrettable qu'un communiqué officiel d'un ministère utilise le mot "piraterie" (piratage ne figure pas dans mon dictionnaire Larousse - éd. 1992) en lieu et place des termes corrects de fraude et de contrefaçon.

    Je note avec amusement que les États-Unis sont mentionnés alors même qu'il est démontré que les ventes de disques y sont bien en hausse (+10% sur le premier trimestre 2004 par rapport à 2003, confirmés sur le semestre), notamment depuis qu'Universal y a passé le prix du CD de $18 à $12.

    En effet, il apparaît assez clairement que les chiffres avancés par la RIAA concernent les commandes passées par les disquaires, qui elles ont effectivement baissé, mais non les ventes qui ont bel et bien monté (source SoundScan.) En gros les disquaires états-uniens ont moins de stock d'avance mais vendent plus.

    Alors pourquoi ne pas baisser le prix du CD ici aussi ?

    Ah !? La promo est chère !?

    Mais pourtant, la promo est payée par l'artiste, pas par la maison de disque. En effet, un contrat type prévoit un abattement des royautés reversées à l'artiste en période de promo (1 mois avant et 5 mois après). Voire, la maison de disque retire des royautés le prix de l'espace pub au prix fort, alors qu'ayant de nombreux artistes, elle négocie l'achat d'espace en gros. Bref, les marges de profit atteignent 75%.

    Sans parler des abattements sur les supports autres que le CD. Les artistes touchent moins sur un CD 'non copiable' (comme si ça pouvait exister), touchent moins sur un DVD, alors que les ventes de vidéo affichent une progression de +75,5% (source SNEP).

    Il y a quelques temps, un artiste français (riche et célèbre) a préféré un contrat sans abattement pour une de ses productions en échange de quoi il payait sa promo lui-même. Il a donc du sortir plus de 3 200 000 € de sa poche, mais s'est retrouvé largement gagnant au final. Certes, tout le monde n'a pas les moyens de faire ça et si la prod en question avait été un flop... ouyeouye !

    Alors bon, il serait peut-être temps de jouer franc-jeu et d'arrêter les abus. Et pendant ce temps, même si elle n'a toujours pas retrouvé son cours à l'introduction, l'action Vivendi-Universal a pris +33% ces douze derniers mois... Garcimore dirait "pas mal."
    • [^] # Re: Irréaliste

      Posté par . Évalué à 4.

      >Alors pourquoi ne pas baisser le prix du CD ici aussi ?

      Parce que Pascal Nègre ne veut pas en entendre parler et qu'il sait tout mieux que les autres?
      Il ne cesse de répéter qu'en lançant des poursuites aux Etats-Unis, Universal and Co. ont vu leurs ventes progresser. Il se garde bien de dire que les prix ont baissé en même temps et de manière importante. Comme il se garde bien de parler de l'explosion du DVD et du fait qu'il y a eu un très gros transfert des dépenses de la population vers celui-ci et le téléphone mobile.

      En attendant, boycott des majors du disque depuis plusieurs mois en ce qui me concerne (pour ce qui est mis en avant de toutes façons...): hors de question de filer de l'argent à des entreprises qui vont s'en servir pour attaquer des gens qui font juste quelques copies et qui passent leur temps à menacer et à glorifier la nullité, bref, qui se foutent de la gueule du monde.

      En fait, contrairement à ce qu'ils essaient de faire croire, ils oeuvrent contre la culture et son accès, sauf si tu as de l'argent. Et comme ils sont appuyés par un ministre de la Culture, - connu pour son honnêteté sans faille -, pour qui "La gratuité, c'est une société qui efface les traces de ses pas." "Le mythe de la gratuité détruit la valeur de la création. Lorsque tout est gratuit, on ne perçoit plus la valeur de la création, que l'on prend et que l'on jette", on peut comprendre que cela ne va pas aller en s'arrangeant.
      L'Art et le Beau n'ont donc de valeur que marchande: quel joli monde que voilà où tout se ramène au commerce et à l'industrie.

      ------

      Un lien pour montrer l'impact de l'arrivée du DVD sur les ventes de disques et que les pleureuses du disque ne disent pas tout: http://www.erik-n.net/idees/mai04.php(...)

      Sinon, quelques liens avec de la musique légalement téléchargeable:
      http://www.archive.org/audio/etree.php(...) (allez voir celui-là en premier il y a vraiment beaucoup de très bonnes choses).

      et d'autres:
      http://www.garageband.com/(...)
      http://www.soundclick.com/(...)
      http://www.vitaminic.fr/main(...)
      http://www.iuma.com/(...)
      http://www.godon.org/accueil.php(...)

      Une chanteuse américaine, Janis Ian, critiquant les majors et le système actuel: http://www.citizenjazz.com/article3456238.html(...)
  • # Idées detestables

    Posté par . Évalué à 3.

    Dans l'article "Lutte contre le piratage" sur ZDNet on trouve quelques idées que je juge détestables ou idiotes (en plus des termes idiots employés "piratage" ... ) :

    Une première étude en ce sens a déjà été menée par Capgemini, [...] Ce rapport valide «la faisabilité technique et économique du filtrage sur le haut débit», et estime à 2,82 euros hors taxe par abonné, le coût que devrait supporter un FAI pour filtrer définitivement un utilisateur.

    Je n'avais clairement pas envi de travailler chez CapGemini dans le futur avant de lire ca, mais maintenant que je sais qu'ils sont capables de sortir des idioties pareilles, je n'irais meme pas chez eux sous la menace d'une arme.

    Remarquez si ils disent vrai ca aura des repercutions sympa en matière d'attaques cryptographiques ;)

    Elle prévoit ainsi que les FAI s'engagent à adresser systématiquement un message d'avertissement aux abonnés qui «auront été surpris en train de faire du piratage sur l'internet». «Il s'agit d'une mesure pragmatique, dont l'efficacité est, à mes yeux, très prometteuse», assure Nicolas Sarkozy. Selon lui, elle montrera aux pirates que le risque d'être repéré existe et permettra aussi d'alerter les parents.

    Et comment on surprend les gens en train de faire de la contrefacon par le réseau ? On écoute bettement les réseau p2p et on regarde le nom des fichiers ? Et si je met OOo dans un fichier "jeniferlopez.mp3" ils envoient la police chez moi ? Puis admettons... les messages on les envoit comment, par la poste ? qui est ce qui supporte le cout ? Ou alors on hack les box des abonnés pour les faire apparaitre sur son ecran ptet.

    Bref comme d'habitude dans ces débats, on entends des choses fabuleusement absurde de la part de responsables. Personnelement je trouve ca très grave.
    • [^] # Comment vont-ils détecter les téléchargements illégaux ?

      Posté par . Évalué à 1.

      C'est le genre de truc qui m'interpelle.

      Plusieurs possibilités :

      a) Des "policiers du net" mettent en partage des fichiers dont ils n'ont pas les droits et enregistrent les adresses IP des personnes qui les téléchargent.
      => C'est illégal en France (mais pas aux US).

      b) Les FAI sont priés de faire tourner un programme qui scanne tous les flux à destination de leurs abonnées.
      => C'est peu réalisable techniquement ou alors très peu fiable
      => C'est peut-être illégal car ça porte atteinte à la vie privée
      => Bienvenue en Chine si ça passe et viva Freenet.

      c) En fait, ils ne peuvent que "pincer" les personnes qui partagent. Les "policiers du net" se branchent sur les réseaux P2P les plus en vogue (Kazaa, eDonkey, ...) et essaient de télécharger un fichier qui semble suspect.
      Ils reçoivent ce fichier de la part de plusieurs personnes, ils notent les IP...
      Ouais, comment prouver dans le cas de plusieurs IP de partage, qu'une de ces IP possède le fichier incriminé en entier et que après téléchargement de plusieurs fragments issus de sources _différentes_ il s'agit bien d'un fichier dont le diffuseur ne dispose pas des droits de difffusion justement ?

      La grande question est de savoir quelles sont les preuves qui peuvent être collectés et leur poids devant un juge ?
      Est-ce que nous n'allons pas assister un grand mouvement pour "faire peur" dans lequel les FAI seront dans l'obligation d'envoyer des messages d'alertes à leur abonnées suivant les directives des "policiers du net". Et en ratissant large, ils tomberont bien sur des vrais cas de téléchargements d'oeuvres sans en avoir les droits...
    • [^] # Re: Idées detestables

      Posté par . Évalué à 4.

      Et comment on surprend les gens en train de faire de la contrefacon par le réseau ? On écoute bettement les réseau p2p et on regarde le nom des fichiers ? Et si je met OOo dans un fichier "jeniferlopez.mp3" ils envoient la police chez moi ?

      Ben non, c'est l'avantage immense du "tous coupables". pas besoin de chercher qui fait quoi, on envoit une milice (de préférence privée, payée par le FAI) chez toutes les personnes, ayant, ayant eu ou prevoyant d'avoir un jour une conenction internet.


      Ou alors on hack les box des abonnés pour les faire apparaitre sur son ecran ptet.

      C'est une autre solution, mais malheureusement c'est peu pratique. En effet si on démontre aussi simplement que'il est très facile de hacker une connection internet pour faire ce qu'on veut avec la machine, le coup^W^H^Wl'accusé pourait plaider qu'il s'est fait voler sa machine avant par un trojan et qu'aucun des téléchargement n'est de son fait, mais que c'est un méchant pirate qui a fait ca a l'insu de son plein gré.

      Au niveau des prises de controlle le mieux serait de créer un navigateur internet grévé de bugs, totalement intégré dans le système pour le rendre indésisntalable, avec des systèmes de prises de controlle a distance activés par défaut dans tous les sens et qui permettrait de surveiller, voire de planter la machine d'au moins 90% des particuliers. Mais qui serait assez bête pour faire celà, et surtout comment convaincre les utilisateurs d'utiliser un produit aussi dangereux ?

      Non vraiment c'est la quadrature du cercle.

      Kha

Suivre le flux des commentaires

Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n'en sommes pas responsables.